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EAN : 9782070374441
635 pages
Éditeur : Gallimard (03/03/1983)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 1344 notes)
Résumé :
Une guerre atomique dévaste la planète, et dans la France détruite un groupe de survivants s'organise en communauté sédentaire derrière les remparts d'une forteresse. Le groupe arrivera-t-il à surmonter les dangers qui naissent chaque jour de sa situation, de l'indiscipline de ses membres, de leurs différences idéologiques, et surtout des bandes armées qui convoitent leurs réserves et leur " nid crénelé " ?
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Critiques, Analyses et Avis (117) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  26 septembre 2013
Une belle (re)découverte.
Publié en 1972, Malevil est un roman post-apocalyptique réunissant toute les notions abordées généralement dans le genre.
"Le jour de l'événement", Pâques 1977. Nul ne sait pourquoi, un cataclysme nucléaire ravage la terre entière. L'électricité cesse de fonctionner et un fracas, vacarme, roulement de tonnerre, sirènes hurleuses, locomotives folles retentit. S'ensuit une élévation de la température digne des portes de l'enfer. La terre est morte, l'humanité est occise. Non, sur les 412 habitants de Malevil, bourgade de campagne française, que compte les 4 milliard d'habitants de la terre, une poignée a réussi à survivre. Et autour d'Emmanuel Comte et quelques amis, la survie s'organise, avec pour base ce château moyenâgeux dont ils occupaient la cave lors des faits. Et ils auront fort à faire, non pas pour reconstruire, mais déjà pour survivre...
Ce roman est un récit, celui d'Emmanuel, annoté de quelques chapitres de Thomas, le rendant ainsi plus réaliste et crédible. Il aborde tous les thèmes chers à la littérature post-apocalyptique. La survie à court terme, à long terme, le partage du reste des ressources, la défense contre les "autres" la politique la religion... On aura une vision particulièrement machiste de la condition féminine, les femmes étant soit vieilles et destinées aux corvées ménagères soit aguicheuses et "dévouées" à tout le monde, soit souffreteuses.
Le roman est moins complexe et moins "difficile" à lire que je ne le redoutais, sans doute influencé par les diverses critiques lues ça et là. Il est bien écrit, mais fait très "Français", voire campagnard (à grand renfort de "La menou" "La falvine" et "La noiraude"). D'un autre côté nous y sommes à la campagne, profonde, caricaturale, avec du consanguin (une certaine vision en 1972 ?). On est loin des romans post-apocalyptiques américains avec des survivalistes armés jusqu'aux dents qui feraient fuir une bande de zombies clopin-clopant.
Il y a des longueurs, et notamment une très longue introduction, qui permet certes, d'éclairer la psychologie du personnage principal (son rapport à la religion notamment), mais qui retarde beaucoup trop l'entrée dans le vif du sujet. Parfois trop de détails peuvent nuire à la fluidité du récit.
Cette religion, notamment, dont on verra la force et la puissance manipulatrice notamment grâce au machiavélique Fulbert.
Une vision très locale, on ne sait rien du reste du monde, avec des problèmes logistiques et des combats très locaux eux-aussi.
Bref, sans être un chef d'oeuvre ou un précurseur du genre, Malevil reste un roman post-apocalyptique franco-français agréable à lire et qui mérite d'être (re)découvert.
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CasusBelli
  29 mars 2020
Malevil est l'un des romans qui m'a le plus marqué, suffisamment pour le lire trois fois.
Robert Merle nous propose ici une histoire dans un environnement post-apocalyptique parfaitement crédible où un groupe de personnes habitant un château devra sa survie à l'épaisseur des murs après une probable catastrophe nucléaire.
Passé le choc et la stupéfaction, l'évidence est là, ils sont peut-être les seuls survivants et très vite le problème des ressources et l'organisation de cette nouvelle vie va accaparer toute l'énergie de ce petit groupe.
La vie reprend petit à petit ses droits et une harmonie précaire va s'installer, jusqu'au jour où l'on apprend qu'il y a d'autres survivants, plus nombreux que l'on croyait, passés les premiers espoirs, le doute s'installe, après tout l'homme n'est-il pas un loup pour l'homme ?
L'auteur excelle dans la description et la lecture des rapports humains. La perte de tous les repères qui procuraient sécurité et stabilité va donner prétexte à un scénario passionnant.
Dans l'adversité certains vont assumer par devoir un rôle qui ne les enchantent pas mais auquel ils ne peuvent pas se dérober, d'autres vont révéler des qualités insoupçonnées au service de la collectivité et faire preuve de grandeur d'âme, d'autres au contraire...
Dans une société à réinventer va-t-on répéter les mêmes erreurs ? le pouvoir corrompt-il obligatoirement l'homme ?
Emmanuel, Momo et la Menou, Miette, Fulbert, autant de personnages qui vont nous faire vivre des moments forts et nous interroger sur la nature humaine, car je crois que c'est essentiellement de cela que l'auteur nous entretient, il décortique notre mode de vie et notre société, nous parle de grandeur et de bassesse, de chute et d'élévation, d'altruisme et d'égoïsme.
Malevil est aussi et surtout une fresque épique et dramatique faite de bruit et de fureur qui saura nous tenir en haleine jusqu'au bout, pour ma part l'un des meilleurs livres que j'ai lus.
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finitysend
  08 décembre 2012
D'abord je voudrais dire que ce roman est aussi un film éponyme qui est une des plus grandes réussites du cinéma de science-fiction français et qui est aussi un incontournable absolu pour les amateurs du genre .
C'est un texte aussi puissant que Ravage de Barjavel , le style est excellent et la caractérisation est très soignée .
Un château , un terroir bien représentatif de cette délicieuse et évanouie France rurale qui vit au gré des saisons .
Lors d'une dégustation de vin, dans la cave , un éclair indescriptible se produit .
Les personnages émergent de cette cave pour arpenter un monde définitivement ravagé ..
La survie s'organise autour de ce terroir et la nature humaine se déchaîne dans ce qu'elle a de pire et de meilleur .
C'est le thème de ce roman soigné ,découvrir ce qui permet à l'homme de triompher de ses mauvais penchants pour parvenir à vivre , à construire et à créer en société mutuellement profitable .
Dans ce roman c'est avec déchirement que la civilisation fait un fameux bon en arrière et c'est avec un volontarisme raisonné que la survie s'organise autour de réalités très pragmatiques , alors que L Histoire ( avec un grand H ) recommence et continue , laborieusement et de façons éternelles .
Un must
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Gwen21
  24 mars 2013
Ah la la... J'aimerais tellement n'avoir à dire que du bien d'un roman de Robert Merle. Son écriture, son érudition, sa précision dans la narration, le charme qui se dégage de sa plume, le confort de lecture qu'il offre à ses lecteurs, tout concoure à faire de lui l'un de mes auteurs favoris. Il m'a fait rêver avec son « Idole », il m'a subjuguée avec sa « Fortune de France » et il m'a tétanisée avec son mémorable « la Mort est mon métier »...
Malevil est un roman post-apocalyptique dont Robert Merle situe l'action en France. Nous sommes dans les années 70, à cette période complexe où le monde connaît des difficultés économiques et politiques avec le premier choc pétrolier et la Guerre Froide, entre autres, et où, en France, s'essoufflent les Trente Glorieuses ; à cette période où le Mur est encore solidement debout et où l'on craint à chaque instant que Russes et Américains ne pressent le bouton rouge... Au fil des 630 pages de la collection Folio, Robert Merle m'a déroutée, m'a fascinée mais m'a également irritée. Question d'honnêteté intellectuelle, je dois bien l'admettre, je n'ai pas été totalement séduite par un roman dont j'attendais beaucoup, peut-être trop.
Je ne révélerai rien de la trame du roman en disant qu'une bombe atomique a rayé de la surface de la Terre tout ce qui vivait, humains, animaux et végétaux, c'est écrit en 4ème de couverture. Qui, des Russes ou des Américains a pressé le bouton rouge ? Bien malin celui qui désormais peut le savoir, plus personne ne vit pour en témoigner. Plus personne ? Un groupe d'irréductibles périgourdins, occupés à mettre en bouteille le vin en fût dans une cave médiévale, a pourtant survécu... Situation qui engendre autant d'optimisme que de pessimisme car, dans un monde où plus rien ne subsiste et où la seule femelle survivante compte 75 printemps, comment envisager de transformer la survie en existence ?
***ALERT SPOILER***
Le roman est très dense, vraiment très dense et, globalement, sa lecture m'a plutôt satisfaite.
L'histoire est bien construite, l'auteur nous plonge dans le quotidien et les intérêts personnels des protagonistes, des gens qui vivent à la campagne, dans une bourgade rurale du Périgord où chacun se connaît, s'apprécie ou se déteste selon ses liens avec ses voisins, concitoyens, parents, etc. A proximité de ce village se dresse la fière silhouette pleine de noblesse de Malevil, un château fort en ruines qu'Emmanuel, le héros, va acheter et restaurer. La vie est paisible, dans l'ensemble, pour la petite communauté villageoise, entre élections municipales qui se préparent, élevage des chevaux, artisans au travail, accidents de la vie courante, etc. Evidemment, aucun des habitants ne se doute qu'il vit ses derniers instants et que d'ici peu, la folie humaine va déclencher un cataclysme nucléaire et anéantir toute trace de vie dans ce joli coin de Dordogne.
L'histoire a vraiment de quoi séduire. Nous sommes très en amont de romans de type « La Route » de Cormac McCarthy et pourtant le thème est similaire. Fermez les yeux et imaginez une seconde que vous vous retrouviez seul survivant sur une terre qui ne compte plus un brin d'herbe, avec au-dessus de la tête un ciel où pas un seul oiseau ne vole et sous les pieds un sol stérile qui ne vous offre aucune chance de survie. C'est une pensée terrifiante, pas de nourriture, pas d'espoir, pas d'avenir, aucun sens à donner à votre existence, vous avez tout perdu.
J'étais vraiment très attirée par ce thème et j'ai vraiment apprécié le traitement qu'en fait Robert Merle, mettant au coeur des préoccupations de la poignée de survivants ayant échappé à la mort, avec Emmanuel à leur tête, le pouvoir, la sécurité et la spiritualité. La subsistance n'est pas tout, une fois les réserves de nourriture recensées, il faut penser à s'organiser, se structurer pour tenir sur le long terme. L'organisation sociale des survivants de Malevil devient pour le lecteur le fil ténu qui les lie à la civilisation et chaque fibre de son attention vibre au gré de leurs aventures, découvertes et déconvenues... On s'attache à chacun des personnages, ils deviennent familiers, ils sont précieux, ils sont les derniers êtres humains !
Ce que j'ai moins aimé et ce qui, par conséquent, mitige mon opinion finale, ce sont tout d'abord les longueurs, bien réelles, de la narration. Vraiment, l'auteur s'est fait plaisir, il a dû beaucoup travailler autour de la psychologie de ses personnages et de ce fait, il n'épargne à son lecteur aucun cheminement, aucune justification, aucune explication avant de poser les actes de ses protagonistes ; cela alourdit l'action qu'on aurait imaginée plus fulgurante, plus chirurgicale voire plus violente.
C'est Emmanuel qui raconte les évènements et son récit est à peine entrecoupé des notes de Thomas, un autre survivant, qui, tels des points d'orgue, viennent apporter une justification supplémentaire à ses actes. Emmanuel, propriétaire de Malevil et doté d'un ego plutôt solide, va assez naturellement prendre les rênes du pouvoir et occuper au fil des chapitres toutes les fonctions : exécutive et spirituelle. Cet état des choses ne m'a pas toujours semblé aller de soi. le pompon est atteint avec le pouvoir de séduction d'Emmanuel qui ira jusqu'au culte de la personnalité, voire la déification. Too much.
Les survivants de Malevil sont bien des survivants mais ils ne sont pas si démunis que cela. Avec une logique souvent dissonante, l'auteur a veillé à ce qu'ils ne manquent pas complètement du nécessaire et disons que les murs de Malevil renferment un kit complet et quasi prêt à l'emploi de tout ce qu'il faut pour faire renaître de ses cendres une civilisation en péril. Des bougies (qui n'ont pas fondu malgré la brusque nappe de chaleur de l'explosion qui a tout détruit sur son passage), au foin heureusement remisé avec quelques animaux dans une cavité du roc, en passant par le papier qui permet à Emmanuel d'écrire son récit, au final, les fournitures dont ils disposent sont légion et là encore, méchante fille que je suis, j'aurais préféré les imaginer dans un dénuement véritablement apocalyptique...
Enfin, (et je m'arrêterai là car je ne voudrais pas vous détourner de ce roman qui reste une bonne dystopie à découvrir pour les amateurs du genre et également pour les adeptes de l'auteur) il faut quand même que je dise un mot sur la place des femmes dans le récit. Vous pourrez difficilement trouver moins féministe que moi et pourtant, j'ai tiqué à la lecture de Malevil sur les rôles dévolus à ses héroïnes. Soit vieilles et bonnes à faire la vaisselle, s'assujettissant d'elles-mêmes dans une dévotion muette et résignée envers la gent mâle. Soit jeunes et ayant difficilement droit à la parole pour exprimer idées et opinions. Aucune ne m'a paru bien crédible dans son comportement et dans ses choix.
Robert Merle a donc choisi de faire de Malevil un roman viril, il l'est sans conteste mais, en pareilles circonstances, on ne saurait nier que la femme est plus que jamais l'avenir de l'Homme. Cela méritait, à mon sens, un peu plus de considération.
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lecassin
  06 décembre 2012
Malevil, un château fort du Périgord, adossé à la falaise, où la vie s'écoule dans la sérénité d'un fonctionnement campagnard un peu rustique…
Autour de Malevil, la ferme de l'Etang creusée dans la falaise, La Roque et Courcejac deux petits villages, comportant des survivants, et Malejac, un bourg proche, totalement réduit en cendres…
Survivants, cendres…
Emmanuel Comte, viticulteur est en dégustation à la cave de son château de Malevil en compagnie d'amateurs. C'est alors que « l'événement » se produit : une gigantesque déflagration… puis plus rien, plus de radio, plus d'électricité ; seulement une température extérieure suffocante… aux alentours, des ruines…
« Malevil », c'est un roman post apocalyptique, dans le genre de « ravage » de René Barjavel ; ici, point de gigantesque panne d'électricité et d'incendie, mais une explosion – que beaucoup de lecteurs considèrent nucléaire – qui transforme le paysage en champ de ruines. Les « cavistes » se croient dans un premier temps les seuls survivants ; ils ne tarderont pas à découvrir que les villages de la Roque et Courcejac ainsi que la ferme de l'Etang en comptent également, quand ils se manifesteront pour voler les ressources alimentaires de Malevil, instinct de survie oblige.
« Malevil », un roman qui donne l'occasion à Robert Merle d'étudier les différentes possibilités d'organisation humaine, de la dictature de Fulber à La Roque, à la démocratie autour d'un chef reconnu par tous, Emmanuel, bien entouré par Peyssou, Meysonnier et Colin comme à Malevil, sans oublier le coté anarchique de l'équipe de pillards emmenée par Villemain
L'occasion également d'aborder des thèmes comme la religion, la politique, la place des femmes dans la société, le monde rural, le rôle du chef, la monogamie…Bref, les piliers de toute organisation humaine.
Un roman qui fut adapté au cinéma avec une pléiade d'acteurs en renom dont Michel Serrault, Jean-Louis Trintignant, Jacques Villeret… mais qui fut renié par Robert Merle pour son coté réducteur et policé…
Il reste que « Malevil » est un de mes romans préférés dans le genre « robinsonade post-apocalyptique ».
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Citations et extraits (101) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   30 septembre 2013
Nous sommes très occupés et pourtant, rien ne nous presse. Nous disposons de vastes loisirs. Le rythme de la vie est lent. Chose bizarre, bien que les journées aient le même nombre d'heures, elles nous paraissent infiniment plus longues. Au fond, toutes ces machines qui étaient supposées faciliter notre tâche, autos, téléphone, tracteur, tronçonneuse, broyeur de grain, scie circulaire, elles facilitaient, c'est vrai. Mais elles avaient aussi pour effet d’accélérer le temps. On voulait faire trop de choses trop vite. Les machines étaient toujours là, sur vos talons, à vous presser.
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gillgill   08 août 2014
Robert Merle vient donc de publier chez Gallimard "Malevil", copieux ouvrage de plus de cinq cents pages, basé sur un thème archi-connu des amateurs de SF : la vie en petites communautés des survivants d'une extermination atomique.
Disons-le tout de suite : ce n'est pas sur le plan de l'originalité en matière de SF qu'il faut juger ce roman.
Durant les deux années sur lesquelles s'étend l'action, de 1977 à 1979, les survivants peints par Robert Merle font en somme tout ce qu'on attend d'eux : regroupement en clans, lutte armée entre bandes errante et sédentaires, retour forcé vers une structure agraire et lent glissement vers le mode de vie d'une société primitive, etc.
Mais ce qui compte c'est que Robert Merle est un conteur prodigieux.
Il est de la race de ces écrivains qui donnent à voir.
La réorganisation de la vie dans la communauté de Malevil, l'interaction des multiples personnages, les difficultés sans nombre qu'ils ont à affronter, tout cela n'est pas seulement raconté mais littéralement véhiculé à bout de bras vers le lecteur, avec une richesse dans le détail qui est le point d'aboutissement de toute une tradition romanesque en littérature.
Même si on est amateur de formes narratives plus modernes et plus neuves, un tel travail de romancier au sens classique ne peut laisser indifférent....
(extrait d'une critique signée Serge-André Bertrand et parue dans le 225ème numéro de la revue "Fiction" en septembre 1972)
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Gwen21Gwen21   17 mars 2013
Dans la société de consommation, la denrée que l'homme consomme le plus, c'est l'optimisme. Depuis le temps que la planète était bourrée de tout ce qu'il fallait pour la détruire - et avec elle, au besoin, les planètes les plus proches -, on avait fini par dormir tranquille. Chose bizarre, l'excès même des armes terrifiantes et le nombre grandissant des nations qui les détenaient apparaissaient comme un facteur rassurant. De ce qu'aucune, depuis 1945, n'avait encore été utilisée, on augurait qu'on n'oserait et qu'il ne se passerait rien. On avait même trouvé un nom et l'apparence d'une haute stratégie à cette fausse sécurité où nous vivions. On l'appelait "l'équilibre de la terreur".
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fnitterfnitter   27 septembre 2013
A l'Ecole Normale des Instituteurs, nous avions un professeur amoureux de la madeleine de Proust. Sous sa houlette, j'ai étudié, admiratif, ce texte fameux. Mais avec le recul, elle me paraît maintenant bien littéraire, cette petite pâtisserie. Oh, je sais très bien qu'un goût ou une mélodie vous redonnent, très vif, le souvenir d'un moment. Mais c'est l'affaire de quelques secondes. Une brève illumination, le rideau retombe et le présent, tyrannique, est là. Retrouver tout le passé dans un gâteau amolli par une infusion, comme ce serait délicieux, si c'était vrai.
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fnitterfnitter   30 septembre 2013
Certes, j'ai pour elle gratitude et amitié. Mais le premier feu du désir passé, est-ce que je l'aime ? Je veux dire est-ce que je l'aime plus que j'aime Emmanuel, Peyssou ou Meyssonnier ? Et, pourquoi aimerait-on davantage une femme – sous prétexte qu'on couche avec elle – que son ami ? Je soupçonne beaucoup de mensonges et de conventions dans ce romantisme de pacotille.
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Videos de Robert Merle (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Merle
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=64092
Pour que la chirurgie orthopédique ait pu atteindre son degré actuel de fiabilité, il a fallu une organisation hospitalière nouvelle, la création de la spécialité, son enseignement à grande échelle, la pratique d'une délibération collective rigoureuse et honnête de chaque indication opératoire, y associer médecins experts et anesthésistes, exiger une pratique opératoire efficace et applicable par tous, publier les résultats sans masquer les échecs. Tout cela, nous le devons à un assembleur. Robert Merle d'Aubigné est celui auquel les chirurgiens orthopédistes français actuels doivent de pratiquer aujourd'hui.
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