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EAN : 9782953944723
348 pages
Éditeur : Callidor (10/10/2015)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Au cœur des à-pics glacés et des neiges éternelles de l’Alaska, Leif découvre une étrange vallée que le temps semble avoir oubliée. Il y rencontre la belle Evalie, mais aussi la sorcière Lur, une guerrière redoutable qui reconnaît en lui l’incarnation d’un grand roi du temps jadis : le terrible Dwayanu. Et bientôt, celui-ci surgit des ombres de son inconscient, s’emparant de l’esprit de Leif… Il va pourtant falloir faire face, car la guerre fait rage à présent. Mais... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  20 mars 2016
Nous sommes dans l'entre-deux-guerres et une poignée d'auteurs à l'imagination fertile s'émancipent du positivisme, de l'ésotérisme et du romantisme historique pour offrir de nouveaux univers de grande aventure.
Zou, musique d'ambiance ! https://www.youtube.com/watch?v=1_xgecR0ifo
Dans ce roman d'Abraham Merritt paru en 1932, un héros qui s'ignore s'en va au bout du monde connu découvrir un monde perdu, et va devoir se muer en guerrier pour mener un coup d'Etat puis en guerrier de l'esprit pour mener une révolution contre une élite dépositaire de tous les vices du pouvoir qui exploite les peuples quand il ne les dresse pas les uns contre les autres… Un immense potentiel de supracoolitude pour les lecteurs de l'époque coincés entre les forces occultes du Grand Capital et celles de la Bête Immonde !

Dans le Livre de Khalk'ru :
Nous suivons Leif Langdon, être hors de son temps, véritable viking né dans une famille de bourgeois matérialistes, voué à devenir comme tous les mâles de sa famille un gratte-papier… Lors d'une expédition scientifique en Mongolie, son physique et son don des langues le rapproche des nomades de la steppe infinie qui lui apprennent l'art du combat à l'épée… Mais les Ouïgours reconnaissent en lui leur héros messianique Dwayanu, et le confient aux bons soins d'un vieux prêtre qui l'initie aux mystères plein de démons et de merveilles de Khalk'ru le Grand Dissolveur (on t'a reconnu Cthulhu ! ^^)
Dans le Livre du Mirage :
Dans cette phase très lovecraftienne du récit, avec une narration à la première personne intimiste mais débarrassée des gimmicks du Maître de Providence, nous suivons l'expédition en Alaska de Leif Langdon le wasp et de son ami à la vie à la mort James T. Eagle le cherokee (argh les mixophobes s'arrachent les cheveux… bien fait pour eux !). Les habitués des livres de Jack London seront ici à la fête, avant que Leif attiré par l'Appel de Khalk'ru ne découvre dans les montagnes du cercle polaire arctique une vallée perdue tropicale et leurs habitants hors du temps…
Dans le Livre d'Evarie :

Dans le Livre de la Sorcière :

Dans le Livre de Dwayanu :

Dans le Livre de Leif :

Au bout du chemin, à la toute fin, après tant d'épreuves Leif Langdon doit faire un choix : une vie modeste et simple avec la douce Evalie en tant que Leif, ou une vie aventureuse et trépidante avec l'ambitieuse Lur en tant que Dwayanu… Il va sans dire que le héros en plein crise existentielle est fortement soumis à la tentation ! Oh que oui, Mon Précieux !!!
La nouvelle édition réalisé par Callidor a la belle intelligence d'offrir à la fois la fin voulue par l'auteur (du sang et des larmes, car nous sommes dans la tragédie !), et la fin voulue par l'éditeur (happy end gnagnagna la morale est sauve gnagnagna tout est bien qui finit bien gnagnagna… Soupirs)

"Les Habitants du mirage" sont une oeuvre pionnière de la Fantasy à une époque où les liens entre science-fiction et fantastique étaient encore très forts. Ici nous sommes au point d'équilibre parfait entre l'horreur à la H.P. Lovecraft et la sword & sorcery à R.E. Howard. La force du roman est d'ailleurs aussi une de ses limitations (avec ce triangle amoureux bancal dont l'un des angles repose sur une romance à l'eau de rose) : nous sommes à l'aube de ce genre, et l'auteur bascule de la science-fiction au fantastique sans jamais véritablement choisir, opposant aux éléments surnaturels des explications rationnelles en laissant constamment planer le doute (schizophrénie, possession, métempsychose ?)… Il ne ménage ainsi pas ses efforts pour ancrer son récit dans le réalisme : géologie, climatologie, géographie, histoire, études ethnographiques, mythologies comparées, recours aux travaux de Sigmund Freud et Carl Gustav Jung… franchement, à ce niveau-là c'est du bel ouvrage !
Entre le petit peuple de JRR Tolkien, allégorie presque caricaturale de la gentry anglaise, et le petit peuple d'Abraham Merritt, peuple premier qui lutte vaillamment pour sa survie face à plus puissants que lui, mon choix est vite fait (sans parler des Ayjirs qui annoncent carrément avant l'heure les Melnibonéens de Michael Moorcock !)… Car oui, je suis encore obligé de préciser que la Fantasy moderne n'apparaît pas en 1937 avec "Le Hobbit" : d'ailleurs, elle existe avant et en dehors de l'oeuvre de l'universitaire d'Oxford.
On ne va pas tourner autour du pot : au-delà d'un classique qui a bien vieilli avec sa belle prose d'une autre époque littéraire, une oeuvre majeure du genre indispensable pour tous les amateurs des genres de l'imaginaire et de belles aventures !
Et pour ne rien gâcher la nouvelle édition réalisée par Callidor est superbe : l'imprimeur lithuanien Standartu Spaustuve a réussi à nous offrir un libre-objet d'un très appréciable rapport qualité/prix, le préface d'Alain Zamaron et en postface l'article de l'auteur qui était journaliste avant d'être écrivain apportent un plus bienvenu, et les belles illustrations, superbes même parfois, de Sébastien Jourdain nous envoient directement dans un univers of High Adventures ! (surveillez-le bien celui-là, il pourrait vous surprendre ^^)… Cela me navre au plus haut point qu'en termes de qualité de travail une Small Press se place bien au-dessus des gros éditeurs dont on taira les noms par pure charité chrétienne.
Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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jaiuneheurealire
  03 septembre 2016
Je termine "Les habitants du mirage".
On entre dans une histoire écrite dans les années 30, dans la lignée du "Monde perdu" écrit 20 ans plus tôt. Les deux héros foncent tête baissée (ou plutôt au bout d'une longue glissade) dans la découverte de ce "nouveau monde" perdu au milieu de l'Alaska, où le cycle des jours et des nuits est un seul changement de luminosité dans le halo nuageux qui recouvre le pays. Une société de femmes guerrières, issue d'une ancienne peuplade qui a migré dans les temps reculés du désert de Gobi. Des peuples isolés de notre univers qui vivent encore selon des traditions ancestrales; le culte d'un dieu cruel; des tensions entre ces communautés et des luttes de pouvoir.
Une certaine idée de l'hégémonique désir des forts sur ceux qu'ils considèrent faibles, une dénonciation comme une sorte de rappel à la grande guerre.
L'originalité tient à l'idée de réincarnation d'un héros ancien dans l'actuel qui résoudra la prophétie.
L'écriture est descriptive, onirique, agréable à lire.
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Bleuopale
  26 décembre 2016
J'aime me plonger dans ces récits où l'auteur nous fait découvrir des contrées inexplorées de notre Terre et où il nous suggère tout le mystère que recèle les temps anciens de notre planète. de plus, contrairement à d'autres auteurs de SF/Fantasy de cette période, l'écriture de l'auteur est agréable à lire et j'ai pris plaisir à relire les descriptions de lieux oniriques et magiques.
L'auteur nous transporte dans ce récit entre les grandes étendues arides du Gobi et les montagnes glacées de l'Alaska. Leif Langdon, reflet vivant des guerriers vikings d'autrefois, se retrouve confronté, lors d'une expéditions ethnologique, a une ancienne tribus Ouïgours perdues dont des rites millénaires vont profondément le marquer et réveiller en lui des "souvenirs" qui ne lui appartiennent pas. Ainsi apparait Dwayanu, guerrier venant des temps anciens et adorateur de Khalk'ru, le Dissolveur. Entre souvenirs suggérés ou mémoire atavique, Leif commence un voyage au bout du monde pour découvrir qui est cette part de lui et peut être trouvera-t-il une réponse dans ce pays perdus au milieu du mirage.
Un lecture entrainante et un peu rêveuse, des personnages intéressants et des aventures où les personnages féminins ne font pas les potiches. J'aime particulièrement découvrir ces lieux secrets encore cachés avec des auteurs dont l'imagination nous emporte au-delà du miroir de notre réalité tout en basant l'histoire dans un monde contemporain. Une belle rencontre avec un auteur précurseur mais dont l'écriture n'est pas daté, un mélange entre temps anciens et démon d'une autre dimension joliment orchestré et, il faut le dire, efficace !
Lien : http://chutmamanlit.blogspot..
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Toon
  02 juin 2018
cela m'arrive peu fréquemment, mais j'ai laissé les habitants à leur mirage environ à la moitiée du livre c'est à dire au début du Livre de la Sorcière... :(
Malgré un excellent démarrage porté par une plume brillante (fluide et riche voire ampoulée parfois mais Merrit était journaliste AVANT d'être écrivain et c'est pour cette raison que je donne tout de même 2/5 grand prince que je suis ) ainsi qu'une influence incontestablement Lovecraftienne aevc le fameux Kraken, impossible pour moi d'y trouver un quelconque intérêt. J'ai l'impression qu'il faut le lire avec les yeux et l'esprit d'un lecteur des années 30 pour apprécier..
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Ptitetrolle
  08 mars 2017
Ce roman permet de découvrir un des précurseurs de l'heroïc fantasy, dans un bel écrin illustré, et avec deux fins : la fin "officielle", et une fin alternative, préférée par l'auteur mais non publiée à ce jour. Ainsi, Les Habitants du Mirage reprend tous les codes du genre et bien plus encore : on y trouve un bestiaire fabuleux (sans Elfes, ni Orcs), un Dieu du Vide effrayant, une guerre, quelques pouvoirs magiques, et de belles femmes qui sont loin d'être là juste pour faire de la figuration. Beaucoup de points positifs, mais qui ne m'ont pas suffit pour apprécier ce roman : je me suis sentie en dehors des enjeux dès le départ, et j'ai trouvé le personnage principal bien trop spectateur de son destin. J'ai apprécié découvrir le travail éditorial qui a donné naissance à cette collection, ainsi que l'objet livre en lui-même, mais l'intrigue m'a malheureusement laissée assez froide.
Lien : http://lecturestrollesques.b..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   19 octobre 2015
Il était tout à fait certains que les Ases, les dieux et déesses de la mythologie nordique – Odin et Thor, Frigg et Freyja, Frey et Loki, dieu du feu, et tous les autres – avaient un jour existé. Nul doute qu'ils avaient été les guides d'une longue et périlleuse migration. Après leur mort, ils avaient été déifiés, comme ce fut le cas pour de nombreux héros et héroïnes similaires au sein d'autres tribus et d'autres races. Les ethnologues s'accordaient à dire que le peuple nordique originel venu s'installer au nord-est de l'Europe provenait d'Asie, comme d'autres âryens. Leur migration avait sûrement eu lieu pendant une période s'étalant entre mille et cinq mille ans avant l'ère chrétienne. Et aucun fait scientifique ne contredisait le fait qu'ils soient venus de la région de l'actuel désert de Gobi, ou qu'ils avaient été la race blonde que les Ouïghours actuels considéraient comme leurs ancêtres.
Personne, continua-t-il, ne savait exactement à quelle période le Gobi était devenu un désert, ni quelles étaient les causes de cette transformation. Certaines parties du Gobi et l'ensemble du Petit Gobi pouvaient bien avoir été encore fertiles il y a deux mille ans. On ignorait la nature de ce changement, ses causes et le rythme auquel il s'était produit ; néanmoins, il expliquait parfaitement la migration d'Odin et des autres Ases, laquelle avait débouché sur la colonisation de la péninsule scandinave. J'avais manifestement hérité de la physionomie de mes ancêtres maternels d'il y a mille ans. Rien n'excluait que j'aie hérité de celle des anciens Ouïghours — s'ils étaient bel et bien le peuple nordique originel.
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AlfaricAlfaric   18 octobre 2015
La peur ! Bien sûr que c'était la peur qui avait rendu mes mains moites, et qui m'avait serré la gorge au point de faire battre le sang à mes oreilles comme un tambour.
Comme un tambour... Oui
Mais... pas comme ces tambours dont le roulement nous était parvenu avec le vent du nord. Leur cadence évoquait des pieds d'hommes et de femmes, de jeunes et d'enfants, courant toujours plus vite et gravissant la paroi d'un monde creux pour plonger rapidement dans le vide... se dissolvant dans le néant... disparaissant dans leur chute... se dissolvant... avalés par le néant...
Comme ces tambours maudits que j'avais entendus dans le temple secret de l'oasis du désert de Gobi, deux ans plus tôt !
Déjà à l'époque, cela n'avait pas été que de la peur. C'était de la peur, certes, mais mêlée de défi... Défi de la vie face à sa négation... Une montée violente de rage vitale... la révolte frénétique du noyé contre les eaux qui l'étranglent, la rage de la flamme de bougie contre l'éteignoir...
Y avait-il donc si peu d'espoir ? Si ce que je soupçonnais était vrai, une telle pensée revenait à s'avouer vaincu dès le départ.
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AlfaricAlfaric   19 octobre 2015
Khalk'ru était le Début-sans-Début, tout comme il serait la Fin-sans-Fin. Il était le Vide Sombre et Éternel. Le Destructeur. Le Dévoreur de Vie. L'Annihilateur. Le Dissolvant. Ii n'était pas la Mort — la Mort n'était qu'une partie de lui. Il était vivant, parfaitement vivant, mais son existence était l'antithèse de la Vie telle que nous la connaissons. La Vie était un intrus, troublant le calme sans âge de Khalk'ru. Les Dieux et les hommes, les animaux, les oiseaux, et toutes les créatures, la végétation, l'eau, l'air et le feu, le soleil, les étoiles et la lune, tous étaient destinés à être dissous en Lui, le Néant Vivant, si tel était son désir. Mais qu'ils continuent encore quelques temps. Pourquoi Khalk'ru devrait-il s'en soucier quand en fin de compte il ne resterait que... Khalk'ru ! Qu'il se retire des endroits désolés pour que la vie puisse s'y insinuer et s'y épanouir à nouveau. Qu'il ne frappe que les ennemis de ses adorateurs, pour que ceux-là soient grands et puissants, preuve que Khalk'ru était le Grand Tout. Tout cela ne durerait que le temps d'un souffle dans l'étendue de son éternité.
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AlfaricAlfaric   18 octobre 2015
J'étais le cadet, et un intrus désagréable, comme un changelin. Ce n'était pas ma faute si j'étais venu au monde en arborant les traits des ancêtres vikings de ma mère, leurs cheveux blonds, leurs yeux bleus et leurs muscles saillants. Rien à voir avec un Langdon. Les Langdon étaient bruns et minces, avaient les lèvres fines et étaient saturniens, tous faits dans le même moule depuis des générations. Les portraits familiaux me regardaient de haut, moi, « l'enfant substitué », avec une hostilité dédaigneuse, légèrement amusée. Exactement comme mon père et mes quatre frères, tous de vrais Langdon, me dévisageaient lorsque je m'asseyais à leur table, mal à l'aise.
Cela m'avait rendu malheureux, mais avait aussi poussé ma mère à m'envelopper d'affection. Comme souvent, je me demandai pourquoi ma mère s'était offerte à l'homme sombre et égocentrique qu'était mon père, alors que le sang des Écumeurs de Mers chantait dans ses veines. C'était elle qui m'avait baptisé Leif — un nom tout aussi incongru pour un Langdon que l'était ma naissance dans leur famille.
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AlfaricAlfaric   17 octobre 2015
Le Kraken ! L’ancienne légende des mers du sud parlait de la Grande Pieuvre, endormie, attendant son heure pour détruire le monde et toute la vie qu’il porte. Et à quatre mille huit cents mètres d’altitude, la Pieuvre Noire est taillée dans les falaises des Andes ! Les Scandinaves… les insulaires des mers du sud… et les Andins ! […] C’est le Kraken – ce monstre marin maléfique et très rusé qui fait partie de la mythologie nordique. Vous voyez, il y a bien douze tentacules, et non huit. Il n’a jamais été représenté avec moins de dix tentacules. Il symbolise le principe antagoniste à la Vie… pas vraiment la Mort, plutôt le néant.
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