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Farouk Mardam-Bey (Autre)Richard Jacquemond (Traducteur)
EAN : 9782330149406
288 pages
Éditeur : Actes Sud (14/04/2021)
5/5   1 notes
Résumé :
Une jeune écrivaine égyptienne, Enayat El-Zayyat, s’est donné la mort en 1963, et personne ne se rappelle plus de son seul et unique roman, «L’Amour et le Silence», publié en 1967. Plus de quarante ans plus tard, Iman Mersal l’a lu et, intriguée par le suicide de son auteure, a mené une longue et minutieuse enquête pour reconstituer son histoire. Un livre inclassable, entre la biographie, l’enquête historique et journalistique ou encore l’essai, superbement écrit pa... >Voir plus
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   11 juin 2021
Qu’une femme se donne la mort – une femme jeune, qui avait un fils, un père,
une amie – pour un livre était une véritable tragédie,mais c’était une tragédie fascinante. Je me la représentais aux prises avec la grammaire arabe, essayant de mettre tout ce qu’elle voulait dire dans un roman, refusant de le publier à compte d’auteur. Elle ressemblait à son
héroïne Nagla, mais la quête d’identité de Nagla dans le travail, l’amour et la conscience politique s’était achevée dans l’espoir, avec la révolution de Juillet et les chars dans les rues où “l’aube commençait à se lever”, tandis que la quête artistique d’Enayat s’était achevée dans le désespoir ; Dar al-Qawmiyya, une des créations de la révolution de Juillet dans le domaine culturel, l’avait rejetée. Je me représentais Enayat en héroïne de son théâtre intime ; l’écriture était son identité, sa seule voie dans la quête de sens : le refus du roman équivalait à mettre en cause cette identité, à anéantir ce sens.Je me demandai si Mansour avait ressenti quelque culpabilité. Mais après tout, elle ne lui avait pas donné son roman une fois achevé, pas plus qu’elle ne lui avait demandé son aide pour le publier ni n’avait eu recours à lui quand Dar al-Qawmiyya l’avait refusé. Elle avait donc décidé de se passer de ses services.
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rkhettaouirkhettaoui   11 juin 2021
“Enayat a épousé Kamal, le fils Chahine, celui du savon. Il était aviateur et riche, mais il n’était pas comme nous, il n’avait pas fait le lycée allemand, il n’aimait pas la lecture ni le cinéma. Elle était jeune et naïve, lui, il était violent. Un jour elle m’a appelée le soir, c’était pendant ramadan, on est allés chez elle, Adel et moi. Son vmari était en voyage, on a passé la soirée et on a dormi
chez elle. Cette nuit-là, elle nous a dit qu’elle voulait divorcer. Elle n’a rien voulu entendre. Elle était déterminée, et révolutionnaire. On était toutes révolutionnaires, c’était une période de transition. Enayat et moi,nous étions nos propres leaders, nous savions que lechangement social qui se produisait alors, ce n’était pas
une plaisanterie, que notre génération était capable de
faire ce qu’elle voulait.”
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rkhettaouirkhettaoui   11 juin 2021
“C’était ma camarade de classe à l’école allemande de Bab el-Louk. J’avais dix ou onze ans, et elle un an de plus. Au début je ne l’aimais pas. Elle passait son temps dans la cour à lire, elle n’était pas sociable. Moi j’étais
une petite diablesse, j’aimais le sport, la musique, le gymnase, j’étais une meneuse. L’année suivante, je me suis trouvée dans la même classe qu’elle parce qu’elle n’avait pas passé l’examen. C’est la première personne qui m’a fait aimer la lecture, elle lisait seulement en allemand…
Et puis en 1949 ou 1950, on a lu ensemble le roman
de Youssef al-Sibaï Je m’en vais, c’était le premier livre qu’elle lisait en arabe et on a pleuré
ensemble. Par la suite elle s’est mise à lire davantage en arabe, elle aimait beaucoup Yahya Haqqi.
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rkhettaouirkhettaoui   11 juin 2021
“L’image d’Enayat Zayyat ne me quitte jamais. Si elle disparaît un instant, je peux la faire revenir en quelques
secondes. Enayat était une camarade de la première enfance, on s’était connues à l’école, pourtant on était à l’opposé l’une de l’autre. Elle avait l’air sûre d’elle,toujours un livre à la main, elle méprisait les filles qui criaient et se chamaillaient, et moi j’étais à leur tête !
L’année suivante, je me suis assise à côté d’elle, j’ai découvert qu’elle aimait dessiner comme moi, et comme elle était très forte en allemand, je copiais sur elle. L’amitié est passée de l’école à la maison.
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rkhettaouirkhettaoui   11 juin 2021
Pour lui, c’est une belle histoire et il trouve toujours quelque chose à en dire, sans que son point de vue sur son héroïne
évolue avec les années. Ou plutôt, sa relation avec elle évolue après sa mort : ce n’est plus une simple écrivaine
débutante qui sollicite l’avis d’une star de la littérature, c’est une amitié profonde.On comprend des propos de Mansour qu’il a lu L’Amour et le Silence autour de 1960, qu’il a fait des remarques à son autrice avec lesquelles elle n’était pas d’accord. Il n’a pas essayé de publier le roman après son suicide, bien qu’il fût en possession d’une version manuscrite.
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