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EAN : 9782810217991
112 pages
Éditeur : Rue de Sèvres (04/03/2020)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 17 notes)
Résumé :
BÉATRICE prend chaque jour le train pour se rendre au travail. Dans la cohue de la gare, un sac à main rouge attire son attention. Jour après jour, à chaque passage dans la gare, il semble l’attendre. Succombant à sa curiosité dévorante, Béatrice, en emportant l’objet chez elle, ouvre les portes d’un monde nouveau…
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Bdotaku
  10 mai 2020
Ultra moderne solitude
L'histoire se déroule à la fin des trente glorieuses comme nous l'apprennent un néon publicitaire qui vante l'arrivée de la collection hiver 1972 aux galeries La Brouette , les façades des cinémas qui passent « le Cercle rouge » avec Montand et Delon et les Renault 4 et 16, Peugeot 404 et 504, et autres Citröen DS qui sillonnent les rues. Elle prend place dans une ville imaginaire emblématique qui mélange certaines caractéristiques de Paris et de Bruxelles. La Tour « Glouglou » avec son néon circulaire qui se détache sur fond de ciel nocturne rappelle l'ancienne tour du centre international Rogier surmontée du logo d'un célèbre apéritif italien ; le « Café Faust » évoque, quant à lui, les célèbres cafés bruxellois « Falstaff » et « Cirio » avec les miroirs, les hauts plafonds et les splendides vitraux du premier et les célèbres banquettes rouges, colonnes dorées et lustres ouvragés aux motifs floraux du second. On retrouve également le monumental escalier des galeries Lafayette dans celui des galeries La Brouette, les immeubles haussmanniens en pierre de taille, la gare de Lyon rebaptisée « gare centrale » (comme celle de Bruxelles), le jardin des Tuileries et les minuscules appartements avec vue sur les toits de Paris .
Dès la première (double) page en plongée ans, où les passants grouillants sont réduits à de simples bonhommes filaires hâtivement crayonnés au milieu du flot ininterrompu de voitures toutes semblables, on comprend que, dans cette métropole, règnent la frénésie et le consumérisme. « On nous fait croire/ Que le bonheur c'est d'avoir/De l'avoir plein nos armoires/Dérisions de nous dérisoires» comme le rappellera quelques décennies plus tard une chanson mélancolique. La ville ne dort jamais et est comme défigurée par tous les messages publicitaires qui saturent l'espace et qui scintillent dans la nuit dans une débauche de néons et d'électricité. Les galeries La Brouette sont le temple de la consommation et les nombreuses pages qui y sont consacrées ne sont pas sans rappeler les descriptions qu'effectuait Zola dans « Au Bonheur des dames » mais tout cela dans une succession de vignettes muettes !
En effet, aucun texte, aucun phylactère, aucune légende dans cette oeuvre de 112 pages hormis les titres des cinq chapitres qui le constituent et les mots des affiches de cinéma, des panneaux publicitaires et des néons. Ce parti-pris est assez rare en bande dessinée : on pourrait évoquer « Un océan d'amour » de Panaccione et Lupano, bien sûr, récit muet pétillant de malice, mettant en scène un duo improbable ( un vieux marin malingre et sa matrone imposante ) dans des situations cocasses et un rythme échevelé empruntant au burlesque. Mais, dans l'album de Mertens, cette absence de paroles ne relève ni du comique de l'oeuvre précédente ni de l'exercice de style gratuit. Elle acquiert, au contraire, une fonction dramatique. Dans cette fourmilière, magistralement évoquée dans la double page inaugurale citée plus haut mais aussi dans de grandes cases en plans d'ensemble et en plongée, les gens sont littéralement « écrasés » par les bâtiments et le flot des humains se déplace de façon machinale sans aucune expression sur les visages (passage en plan rapproché), les yeux baissés. Personne ne se parle, ni même ne se regarde ! Dans ces pages au trait presque rough, « malgré la chaleur des foules/ dans les yeux divers/ c'est [donc] l'ultra moderne solitude ».
La vie par procuration
Alors, pour trouver un peu de réconfort, pour sortir de sa routine abrutissante, Béatrice se plonge dans les livres : une bibliothèque est l'un des seuls meubles que l'on trouve dans son appartement mansardé et on la voit lire à chacun de ses longs trajets. Elle dévore ainsi « Bonjour Tristesse » de Françoise Sagan et part alors loin de la pluie parisienne dans les landes d'été des années 1950 où elle peut mener comme la jeune héroïne Cécile la rebelle une vie trépidante qui n'est pas la sienne. Elle vit, encore, les aventures sentimentales du chirurgien exilé Ravic et de sa jeune amie Jeanne la petite chanteuse d'origine roumaine à l'aube de la guerre 1939-45 dans le roman « Arc de triomphe » d'Erich Maria Remarque.
Elle ne choisit jamais des romans contemporains et plonge déjà vers le passé. La découverte de l'album photo va être un tournant dans sa vie. En contemplant ces souvenirs d'un amour parfait dans les années 30, Béatrice va - version réaliste - pousser sa faculté d'identification à son comble , se fantasmer en alter ego de la femme des photos et tomber amoureuse du compagnon de cette dernière ; ou bien - version fantastique- Mertens nous donne une réinterprétation du pacte avec le diable, à la Buzzati, avec un album de photos à la place du « veston ensorcelé » comme le laisserait à penser le nom du café -Faust- où tout bascule.
Quelle que soit la version que l'on souhaite privilégier, l'album intrigue et fait rêver l'héroïne ainsi que le montre le montage alterné : cases en couleurs au présent avec des gros plans sur les réactions de Béatrice mélangées avec la présentation des clichés en N&B. Elle va donc se lancer sur la piste du jeune couple , un peu comme la protagoniste solitaire et introvertie mais pleine de fantaisie du film de Jeunet « Amélie Poulain » se mettait en quête de retrouver l'adulte qui avait caché enfant ses trésors dans la boîte en métal qu'elle venait de découvrir derrière une plinthe descellée de sa salle de bains. Les deux protagonistes ont le même visage lunaire et expressif et l'on observe dans la bande dessinée les mêmes teintes sépias que celle choisies par le cinéaste avec seulement quelques touches de couleurs vives : le rouge. Ici il s'agit de celui du manteau de Béatrice ou du sac renfermant le précieux album. La narration est extrêmement visuelle : le lecteur est « happé » par ces taches rouges et, cherchant Béatrice au milieu de la grisaille monochrome des passants, s'élance à sa suite. Elle qui empruntait toujours le même chemin rassurant va dévier de sa route et s'aventurer dans des quartiers qu'elle ne connaissait même pas sur la foi des maigres indices qu'elle trouve sur les photos. Les rues prennent alors des couleurs et dans sa quête , elle découvre sa ville et se découvre elle-même ….
Et, si les pages deviennent ensuite paradoxalement en noir et blanc, c'est là qu'elle vit vraiment pleinement pour la première fois. Ces cases si vivantes forment alors un vibrant hommage aux films muets, comme le film à succès « The Artist » : on retrouve l'équivalent de la grammaire cinématographique d'antan dans l'alternance rapide de petites vignettes où l'on passe d'un personnage à l'autre en champ/contrechamp comme s'il y avait un dialogue mais dans lequel le message ne passe que par les visages exagérément expressifs. Les personnages semblent devenir comme des acteurs des années 1930 dont il prennent les poses tandis que leurs voyages ou leurs occupations sont présentés selon les codes des affiches de cinéma de l'époque avec polices spéciales, juxtaposition de plans, et médaillons. Mertens qui a travaillé pour le cinéma et la télévision en tant que directeur artistique et storyboarder réalise ici des planches au découpage très innovant. Il est aussi photographe et semble rendre hommage dans son histoire au côté consolateur de cet art qui fixe l'éphémère.
A la recherche du temps perdu
En effet, alors qu'elle se lance dans son enquête, Béatrice se heurte au passage irrémédiable du temps : les lieux qu'elle recherche ont disparus : ainsi, la patinoire « Pôle Nord », désaffectée, va être rasée et laisser place à un complexe immobilier. On remarquera même une distorsion avec la réalité pour souligner la perte: si l'adresse « 30 rue neuve » est bien celle du cinéma Métropole (et non Métropolis) à Bruxelles et s'il a bien été transformé en magasin de confection d'une grande enseigne espagnole bon marché, cette reconversion a eu lieu dans les années 1990 et non 1970. Mertens accélère ainsi cette évolution pour montrer la disparition du passé heureux des années folles.
Tout comme « Amélie Poulain » et « The Artist », « Béatrice » est une oeuvre nostalgique. Mertens nous place souvent en caméra subjective : ainsi , quand il choisit de mettre deux portraits du couple des années 1930 en vis-à-vis et en pleine page, il semble que nous ne tenions plus l'album de bande dessinée entre nos mains mais bien l'album photo. Nous sommes donc à la place de l''héroïne et nous éprouvons ses sentiments. Ces pages muettes nous rendent actifs : nous devons combler les vides, faire le lien, créer l'histoire. En même temps, cette absence de texte loin d'appauvrir le sens le rend plus riche : les interprétations se multiplient et l'album se mue en poème. Les années 70 qui y sont décrites deviennent nos années 30 dans cette mise en abyme. La nostalgie nous étreint à notre tour : ne dit-on pas que cette période était «une parenthèse enchantée » prospère et sans chômage et n'effectuons-nous pas à la vue de lieux d'autrefois aujourd'hui disparus ( la tour Martini et la Tour Lotto par exemple) notre propre voyage dans le temps ?
L'épilogue se déroulant de nos jours, comme l'indiquent à nouveau les véhicules (Mini Cooper, Renault Captur, l'ambulance belge …) n'en devient que plus saisissant et poignant par son apparition dans une rupture de construction. Il orchestre dans ce final sublime tous les thèmes abordés : la solitude, l'amour, la nostalgie, la vie par procuration et même la vie qui continue malgré tout grâce à l'épanadiplose douce-amère !
Joris Mertens prend le pari fou de créer sa première bande dessinée à 52 ans, une bande dessinée muette qui plus est ! Il était inconnu mais ne devrait pas le rester : son premier essai est un coup de maître. Il crée un véritable petit bijou au charme fou : le découpage, les cadrages, la colorisation et même le floutage sont les rouages essentiels de l'ensemble. Ces pages vous laisseront … sans voix !
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PtitVincent
  02 mai 2020
Dans une grande ville (Paris, Bruxelles ou autre ?), au début des années 70, une jeune fille habillée de rouge part travailler entourée d'une foule grise et morne. La jeune fille travaille aux Galeries de la Roulotte où elle vend des gants, vit seule avec ses chats et lit « Bonjour tristesse » de Françoise Sagan. Une vie réglée par les horaires du travail, comme emportée par la foule lorsqu'elle se déplace. Mais un sac, rouge également, laissé à l'abandon dans la gare où elle passe tous les jours, l'attire et semble l'attendre. La jeune fille hésite avant de céder à la tentation de le récupérer. À l'intérieur, un objet qui bousculera une vie tranquille et douillette. Qui la guidera à travers la ville dans une promenade inédite. Qui transportera Béatrice vers un temps révolu. Premier album de l'auteur, « Béatrice » est un véritable joyau. Une histoire qui nous raconte la solitude des grandes villes, le passage du temps, la force des rêves, le tout sur une centaine de planches totalement muettes, (hormis les affichages et enseignes publicitaires qui émaillent les dessins). Sans le moindre dialogue, le récit suit une jeune fille au visage innocent, multipliant les grimaces mutines, dont on suit les pas, le quotidien, les rêves, une jeune fille qui semble apporter de la couleur au monde qui l'entoure. Car outre l'absence de dialogue, c'est également le jeu des couleurs qui marque la lecture de cette bande dessinée : une prédominance du gris et du brun, à l'exception de la jeune fille, mais aussi de l'intérieur du grand magasin, et également de la promenade du dimanche, ainsi que l'appartement de Béatrice. Une qualité graphique indéniable, alternant gros plans et plans très larges, visages croqués et paysages urbains, époques et styles, planches fouillées ou simplement crayonnées, sombres ou colorées, l'auteur revisite l'histoire de Faust, laissant une large part de liberté au lecteur. Car cette bande dessinée muette peut se lire de nombreuses façons, le final restant ouvert à diverses interprétations possibles. Une poésie urbaine, une atmosphère mélancolique, des dessins fouillés plein de détails à découvrir, une empathie et une tendresse pour la jeune héroïne. Une réussite totale pour une bande dessinée à découvrir absolument.
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nathavh
  25 avril 2020
Magnifique! C'est le premier album de Joris Mertens, un album sans bulles, sans paroles, seuls les dessins superbes nous content l'histoire de Béatrice, la fille au manteau rouge.
Elle travaille aux Galeries "La Brouette" dans le rayon maroquinerie, elle vend des gants, des portefeuilles.
Chaque matin, elle prend le train dans la cohue sur le quai de la gare, dans les rues de la capitale, son petit livre "Bonjour tristesse" de Sagan avec elle.
Sur le quai, un sac rouge l'intrigue. Cela fait deux jours que ce sac est là, il semble l'appeler, elle ne résiste pas et plonge dans les souvenirs d'un album photos. le temps se suspend, on perd la couleur pour se rendre dans une autre époque. Elle feuillette l'album et nous emmène à la patinoire, au cinéma le Métropole, on danse, on prend un apéro "Le Chat" au café Faust, son mythe n'est pas loin...
Les visages sont expressifs, le dessin somptueux, les couleurs ou les grisés à propos. Un album magnifique à l'ambiance cinématographique, des découpages parfaits. Les thèmes traités sont la nostalgie, les souvenirs, la solitude, l'oubli.
Immense coup de coeur, j'ai de la chance, je les enchaîne pour le moment. Bravo à mon compatriote pour ce premier album très abouti.

Lien : https://nathavh49.blogspot.c..
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yv1
  12 mai 2020
Béatrice se rend chaque jour à son travail aux Galeries La Brouette, elle y est vendeuse en maroquinerie. Marche, train, c'est son quotidien. Un jour, elle aperçoit un sac rouge sur son trajet, qui semble abandonné. Elle finit par le ramasser et le rapporter chez elle. Il contient un album photo qui lui ouvre les portes d'un nouveau monde.
Superbe album muet, sorti juste avant le confinement et qui n'a donc sûrement pas eu la visibilité suffisante. Mais, passer à côté serait une erreur. L'histoire débute doucement et peu à peu, on entre dans une autre dimension, mais je ne veux rien dévoiler qui gâcherait le plaisir de la découverte. Les dessins accompagnent cette histoire fort habilement et élégamment. D'abord en noir et blanc, sauf Béatrice qui est en rouge, les couleurs s'animent lorsque le grand magasin ouvre, puis s'éteignent lorsque Béatrice prend le chemin du retour. C'est très beau et certaines planches sont encore plus que cela. J'ai lu cet album dans sa version numérique, et il me tarde de le tenir en papier pour en profiter encore davantage.
Une bande dessinée comme je les aime, poétique, dans laquelle tout passe par le dessin puisqu'elle est muette. En un mot : excellente.
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Nadael
  22 mars 2020
Année 72, Paris Bruxelles Anvers? de hauts immeubles gris, le flot incessant des voitures, la vague houleuse de la foule, la lumière jaune du petit matin qui fait pâlir les enseignes aux néons ; la ville s'agite. Un petit point rouge bouge dans le cortège ; Béatrice. le défilé va bientôt s'arrêter ; chacun à son affaire. Mais avant pour Béatrice, passage obligé à la gare, voyage en train, lecture de Sagan, Bonjour tristesse, et dans la tête l'image d'un sac rouge vif entraperçu par terre près d'un portillon. Puis vient la montée des marches au tapis vermeil du grand magasin où elle travaille ; vendeuse de gants de luxe. Et le soir faire le chemin à l'envers, revoir le sac rouge que personne n'a touché. Comme à l'ordinaire, se retrouver seule dans son petit appartement sous les toits. Et partir ailleurs ; en littérature. le lendemain, même itinéraire, même foule, même solitude, même lumière, même labeur… mais ce soir-là, Béatrice saisit le sac. Sa couleur, identique à son manteau, s'y fond. Invisible de tous, incroyable pour elle, cet objet va briser l'habitude, bousculer son existence. Dans ce sac, un album, dans cet album, des photographies, une époque en noir et blanc, un homme une femme, l'émanation d'un amour fou, des poses et des lieux… et par-delà les images, Béatrice sourit. Grâce aux indices, ici et là, elle part en quête des endroits foulés par ce couple de papier dans les années 20. Les rues prennent alors des couleurs et une chaleur insoupçonnées, comme la vie de Béatrice qui s'éclaire à chaque pas. Elle plonge tantôt dans le roman d'Erich Maria Remarque Arc de triomphe, tantôt dans les clichés des années folles… et quitte la monotonie de sa vie.
Vie rêvée, amour fantasmé, temps suspendu puis perdu… Quel merveilleux album, aux illustrations sans texte, puissamment évocatrices profondément émouvantes, sur le temps qui passe, l'ennui, la solitude. À la lecture de Gatsby le magnifique, Béatrice bascule vers la réalité, et en refermant l'album les mots de F. Scott Fitzgerald me reviennent : » C'est ainsi que nous nous débattons, comme des barques contre le courant, sans cesse repoussées vers le passé. »
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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critiques presse (3)
BoDoi   19 mai 2020
Jamais cette histoire n’a besoin de mots pour être comprise ni interprétée ; tout est fluide, bien composé, des détails aux décors (beaux intérieurs, très belles grandes vues urbaines), dans un style très crayonné éclatant.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Sceneario   03 avril 2020
Eludant totalement le dialogue, Joris Mertens joue beaucoup plus sur les situations, les instantanés visuels. En cela, il vient casser cette routine lassante par l’interaction d’un objet, un sac rouge, dont le contenu est appelé à bousculer les habitudes de la jeune femme et introduire cette dernière dans une sorte de tourbillon temporel chimérico-fantasmagorique.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest   11 mars 2020
À l’évidence, Béatrice n’est pas le fruit du hasard, mais l’aboutissement d’un travail de longue haleine, patiemment mûrit. Béatrice est un bel instant de lecture, de ceux qui maîtrisent l’art de la suggestion comme de l’émotion.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
BdotakuBdotaku   10 mai 2020
pas de citation, c’est une BD muette ! Alors un petit mot de l’auteur :
« J’étais en route vers une boutique de photocopies. Je suis passé par un terrain vague. En plein milieu se trouvait un sac abandonné. J’y ai jeté un coup d’œil et j’ai découvert qu’il y avait un album photo à l’intérieur. C’était il y a huit ans déjà. Je n’ai cessé d’y penser. Cela m’a fourni une sorte de piste d’envol pour cette vieille envie que j’avais de créer un album de bande dessinée »
(entretien avec Olivier Delcroix dans « le Figaro »)
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