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EAN : 9782070327782
313 pages
Éditeur : Gallimard (04/01/1994)
2.88/5   4 notes
Résumé :
Assez des clichés qui sortent l'un après l'autre dès qu'on parle de modernité.
Des contemporains ont la bouche pleine de la rupture, du nouveau, de la vangarde, du " il-faut-être-résolument-moderne " de Rimbaud. Mais Rimbaud n'a pas dit ce qu'on croit. Baudelaire est travesti. On entasse toutes les fins : du sacré, de l'homme, du siècle, de l'art et de la modernité. Schémas, et dans les schémas il y a du maintien de l'ordre. L'ordre des relations entre l'art,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
HenryWar
  27 août 2021
On le sait, la modernité m'intéresse – je parle en toute franchise et au nom d'une science « dure », sans ironie ni intention mauvaise – : je me concentre tout particulièrement à l'entreprise de caractériser notre époque si étrange et particulière ; ce m'est un défi personnel, un challenge, une gageure, que d'estimer objectivement ce que nous sommes, d'expertiser la teneur de notre mentalité et de nos moeurs, d'analyser nos vices et nos vertus, et c'est sans doute parce qu'il faut pour cette tâche un esprit dégagé et une véracité sans faille que je m'y sens plus propre qu'aucun autre, que je m'en fais un devoir, une mission, une spécialité. Sans présomption, je l'assure, je veux évaluer la « mesure commune », vérifier la solidité du matériau humain, estimer au plus juste l'humaine dimension de notre temps, état qu'on tend à abandonner à l'automatique, à l'instinct, à l'indistinct, restant ainsi potentiel, indéfini ou mystère qui présume toujours bien. On peut certes se targuer d'être moderne et par défaut se considérer avantageusement tant qu'on ignore ce dont il s'agit, tant qu'on s'abstient de définir la modernité, tant qu'on s'épargne la difficulté de la distance. Comme « nous y sommes » justement, nous espérons, plus ou moins par vanité, des spécificités à notre ère, et nous nous en vantons en loin comme des différences, nous nous contentons d'y admettre un progrès d'office en ce que toute évolution apporterait un bienfait comme ce semble effectivement le cas à quelque vaste échelle temporelle – notre altérité supposée nous flatte, parce que nous aimons à nous croire « distingués ». Mais je tiens, moi, à la précision qui définit plutôt qu'au général qui valorise au bénéfice-du-doute, et, de plus, comme notre état actuel s'inscrit dans une histoire graduelle, j'ai besoin, pour augurer où nous allons en tant qu'êtres et que peuple, de déterminer cette direction : c'est ma « psychohistoire », pour reprendre l'idée originale d'Isaac Asimov. Je ne me satisfais pas des sensations et des proverbes, je ne me contente pas des convictions, je ne me sens aucun intérêt, positif ou négatif, à approuver ou à réfuter des préjugés, je considère que c'est déjà une perte de temps de les entendre, ou bien tant d'inepties seraient à contredire qu'une vie n'y suffirait pas, qu'on n'aurait rien bâti, oeuvré en rien tant qu'on en resterait à les contester. Toutes les acceptions variées et diversement connotées du mot « modernité », par exemple, ne sauraient valoir, à mon avis, qu'on fonde là-dessus la matière principale d'un livre : c'est que je tiens à discerner l'essence de la modernité, moi, nullement ses interprétations. C'est porter, je trouve, l'attention sur des erreurs plus que probables, sur quantité de prismes étrangers, sur toutes sortes de considérations procédant de l'humain et fort sujets en cela à caution – je ne fais confiance à personne, j'examine, puis délibère seul – au lieu de porter l'observation directement sur la réalité à examiner, bravement. C'est pourquoi je n'ai jamais élaboré ma philosophie sur des commentaires ou des critiques, sur des usages répandus ou non de telle idée, sur des rapports de rapports, même si des philosophes rares m'ont révélé des réalités. le jargon généralement m'importune, et s'il faut disséquer des dires, je n'ai pas appétence à corriger des torts, surtout exclusivement : relever le faux est stérile si cela ne sert premièrement à (r)établir le vrai ; et donc : plutôt établir que rétablir, c'est moins d'efforts gaspillés, inutile de corriger si l'on peut en venir directement au juste. À mon opposé : la chicane lexicale, la vétille conceptuelle, la correction d'une inexacte parure. Notamment ce qui est l'apanage de l'universitarisme, avec sa pédante insignifiance et ses commentaires d'analyses de théories, est bardée de termes abscons qui relèvent seulement de représentations, d'imaginations, de concepts, de fantasmes surtout, tant d'idées insensibles destinées à renforcer une impression de réalité sérieuse et savante, faute de pouvoir paraître, sans ces « décorations », consistante et de quelque importance, d'avoir mine « scientifique » – où l'ornement, le plus souvent bizarre et byzantin, doit servir à prouver – ; or, ce qui démontre un phénomène, ce n'est point la complexité de celui qui en parle où avec laquelle on en disserte – les universitariens ont oublié cela –, mais c'est la correspondance d'un discours sur la réalité avec la réalité même ou, si l'on préfère, le caractère net et irréfutable d'une démonstration. Or, toute une littérature s'est construite sur des textes dont chaque phrase, chaque proposition, peut être admise et reconnue vraie ou fausse, selon l'angle d'examen, selon la terminologie et selon l'interprétation qu'on veut faire de ses constituants, preuve que ces mots n'ont aucune influence sur la vie, qu'ils n'ont même aucun projet de rapport avec le monde et la vie. Ce n'est qu'un jeu de valorisation, de mondanité, de vanité au sein de la connaissance ou plutôt en l'à-côté de la connaissance, attendu que cet « apport » théorique ne réalise aucune observation, ne décèle rien, ne détermine nulle forme à l'image de laquelle la réalité se précise, s'interprète, réalise une conscience et un choc, donne naissance à des faits jusqu'alors inconnus faute d'avoir été observés et intériorisés : non, ça ne m'intéresse pas. J'ai mieux à faire – à bâtir surtout – que des étymologies savantes, des paradoxes intelligents et des analyses vétilleuses. C'est pourquoi ce qu'a signifié « modernité » pour tel ou tel auteur quelle que soit son « importance » culturelle, ou tout ce que ce vocable contient d'implicite et de subjectivité à tel moment de la géographie et de l'histoire, ou le défaut d'intérêt, de distance ou de goût que certaines catégories d'amateurs prétendument éclairés ont manifesté quand ils en ont parlé, voilà bien qui m'est égal, voilà qui se sent assez d'emblée sans avoir besoin d'en dresser une liste, exhaustive ou partielle, dans un livre. Un livre qui s'appellerait : « liste des erreurs » et qui prétendrait ne rien définir ! Où chaque entrée ne ferait que vérifier que tout, dans cette liste, est erreur, tout et même son contraire, qu'il n'est pas une vérité qu'on puisse utilement en dire ou en révéler ! Où, en commençant si l'on voulait par le mot « Dieu », l'auteur affirmerait qu'on a aussi bien tort (et raison) de reconnaître son existence et sa supercherie ! Vraiment, savoir si « moderne » est une qualité ou un défaut, et selon qui, et selon quelle époque, pour exprimer alternativement qu'aucun n'a touché au vrai, à ce vrai que l'auteur refuse cependant de préciser, n'est qu'une façon d'ordonner en tableau synthétique les nombreuses interprétations du terme et d'indiquer par là comme on est érudit et organisé, à la façon des thésards formés à colliger des corpus et à effectuer des recensions. Mais ça ne dit toujours pas de quoi la réalité est faite, ça ne confronte à rien, ça ne rapproche pas du réel, ça n'élabore rien de vrai. Tout au mieux, si encore un pareil classement est convenablement et impartialement établi, on apprendra la réalité des mots qu'ont employés ceux qui ont plus ou moins essayé de parler de la réalité ; on focalisera sur des interprètes de la vérité au lieu de la vérité même ; on s'éloignera de plusieurs degrés du fait auquel on ne touchera point, et l'on découvrira tout au plus, en l'occurrence, que, selon l'auteur qui énumère, à savoir Meschonnic, d'autres auteurs – Aragon, Baudelaire, Habermas, Heidegger… –, selon eux, ont approuvé ou contesté le fait ou la notion de modernité prise dans un certain sens particulier toujours différent –, mais on n'ouvre ainsi son esprit qu'au minuscule, on le réduit en écartant la réalité, on fait des échecs dont le jeu ne s'assimile à rien d'autre dans la vie, on dresse des rapports d'administration, on chronique sans nulle évaluation personnelle une décision de justice, on effectue sans recul un travail extrêmement circonscrit non sur l'existence même mais sur l'existence d'essais divers portant, entre autres choses, sur des conceptions de l'existence. Je juge un pareil effort, outre un défaut de génie pour s'occuper ainsi à de telles futilités, un gaspillage de ressources intellectuelles, le symptôme flagrant d'un criant manque de recul par rapport aux nécessités de toute science, une incapacité à hiérarchiser l'important, et je songeais hier que, quand une société a le loisir de ne se préoccuper que de ce genre d'abstraction, alors cette société n'a manifestement pas de problème important à résoudre, si ce n'est son défaut, justement, du contraste, ou son sens des priorités, parce que ces étayages et discussions non même de théories mais de petits fragments de théorie ne relèvent d'aucun enseignement de la découverte et n'apportent nulle nouveauté utile, accumulant des péroraisons au grand Livre des Savoirs superfétatoires, comme un énième article supplémentaire à l'interminable code de procédures judiciaires quand il n'adjoint nulle autre nécessité que, pour les fonctionnaires chargés de les appliquer, la lourdeur administrative et une complication de plus.
Meschonnic en a jugé autrement.
Nous nous situons, lui et moi, manifestement à deux extrémités de l'écrit et de la pensée, tandis que notre sujet est à peu près le même, en théorie. Je me passionne bien pour la modernité en tant que fait non encore décrit, lui s'y attèle en tant que mot, que concept, que jugement issu de multiples sources qu'il décortique. Je dissèque la modernité, il autopsie les déclarations sur la modernité. J'essaye de rendre compte de la réalité inédite de la modernité, il se résout à la décrire en tant que signifié linguistique, usant d'un renfort abondant de terminologie spécialisée – « sujet », « rythme », « historicité », etc. –, termes qui n'ont alors évidemment pas le sens qu'on croit et qu'il se déprend d'expliciter, la plupart du temps, comme s'ils devaient être pour nous, puisqu'ils le sont pour lui, évidents. Un discours sur le langage qui considère la modernité, non sur le fait qui affirme la modernité : pas même de la linguistique, de la métalinguistique. On prend inévitablement l'habitude, à cette polarisation de l'étude sur des concepts et non sur des phénomènes, à ne plus parler que des mots qu'on emploie, que des mots qu'on doit fabriquer pour désigner non des choses, mais des mots qui, pris comme des choses, n'existent pas encore pour qualifier d'autres mots-choses : c'est alors l'occasion d'un déplacement de plus en plus loin du réel qui nécessite le recours aux néologismes, parce que si les hommes ont généralement trouvé des termes pour qualifier la réalité environnante, ils se sont souvent abstenus d'en imposer pour relater des spéciosités et des arguties, comme pour nommer un-mot-qui-parle-d'un-mot-qui-parle-d'un-mot-pour-dire-une-chose. Et, de la sorte, c'est souvent non dans le génie visionnaire ou extralucide mais dans l'écart au fait que se résout la création lexicale comme délire, en quoi un jugement sûr de l'apport et de la qualité d'un philosophe doit, selon moi, porter notamment sur l'opportunité avec laquelle celui-ci crée de toute pièce un langage difficile et inintelligible de façon à se fabriquer par avance des excuses à ses erreurs sitôt qu'elles seront constatées : on l'aura alors mal compris, ce n'était point ce qu'il fallait entendre, on a déformé le sens du « conatus », de la « raison pure » ou de « l'étant ». Plus précisément, je ne rechigne pas à la nouveauté des mots, des concepts et des mots-concepts, mais c'est à condition que ces formulations d'idées neuves réfèrent bien à un monde et soient en effet des clarifications, des éblouissements, des évidence jusqu'alors insoupçonnés et dont l'impérieuse nécessité d'une formulation par le langage induit la naissance d'une expression originale, plutôt que des alambication, obscurité et confusion pour donner une image de savantasse et rendre abstruse une notion mal étayée et sans autre netteté que cette répétition persuasive – car on finit certes, à force de l'avoir lu et de se l'être appris, par savoir ce que c'est que le « conatus », cette force intérieure qui enjoint à « persister dans son être », mais je crois qu'on a plutôt acquis l'illusion d'une certitude, une conviction, que mesuré empiriquement ou logiquement le degré de vérité de cette notion ; pire, si l'on admet d'autorité, par exemple parce que c'est le « grand » Spinoza qui l'a dit, telle abstraction même fausse, on a tendance à s'en laisser influencer, et tendance à voir dans la réalité ce qui n'existe que dans son esprit, et c'est ainsi qu'on suppose encore communément que les hommes souffrent tous, à un moment ou à un autre de leur vie, du fameux « complexe d'Oedipe », et probablement même que quantité d'hommes se sont créés, après coup, un désir de leur mère qui n'existait pas avant de s'être laissé envahir d'une théorie présentée à leur conscience, pour diverses raisons, comme indéniablement sûre. Mais en fait, presque toujours, le néologisme est substituable par un terme moins pédant qu'il suffit d'expliquer pour en renouveler ou en préciser l'acception. Nietzsche, à ce titre, est un penseur d'une supérieure honnêteté, en dépit de ce qu'on lui prête de difficulté parce qu'on ne l'a pas lu et parce qu'on s'attache superficiellement à l'orthographe compliquée de son nom, ou, quand on l'a lu, parce que son expression – sa prose – est d'une telle rigueur qu'elle nécessite, par son souci de syntaxe et par la densité de la pensée, une bonne concentration et souvent quelques relectures : mais il n'utilisait presque jamais de jargon pour contourner une difficulté, sauf à reprendre un autre philosophe, généralement pour le confondre justement de mésusages et d'abus lexicaux et conceptuels. Il ne se trouve ni dans sa « volonté de puissance » ni dans sa fameuse « moraline » de quoi beaucoup détourner, je pense, n'importe quel lecteur attentif d'une compréhension relativement immédiate. Or, chez Meschonnic, il faut très vite se résoudre à abandonner l'espoir d'entendre plus d'une phrase sur deux, ou, disons plus justement, d'une phrase sur quatre, qui se survole des yeux, ne valant que pour la licence et la verve frappantes. Sous prétexte d'une densité de sens, on est forcé de sauter maintes propositions qui ne peuvent signifier pour nous quelque chose, à moins d'être déjà une sorte d'initié, expert de Meschonnic, de son vocabulaire et de ses idées. Si je passe par exemple le premier article du livre – et je le passe parce qu'il est manifestement écrit après le livre : il expose d'une façon artificielle les conclusions mais avant, dans une illusion, dans une tromperie (puisque cette anachronie est caché) de génie spontané aboutissant du premier coup à toute une synthèse que l'ouvrage, peut-on croire alors, se donne pour but de nous patiemment développer comme une faveur, comme si, vraiment, nous étions bien imbéciles de n'en être pas arrivés là aussi rapidement (cet essai est ainsi, dès au commencement, une fabrique d'épate qui indique comme l'auteur est soucieux surtout de construire sa réputation) –, j'arrive, après un préambule général et entendable que j'élude, au troisième paragraphe de « Modernité de la modernité », que je cite pour ce qu'il est représentatif d'un rapport à la démonstration :
« La modernité n'est pas un mouvement. Ne se confond avec aucun de ceux qu'on énumère. La modernité est critique, et s'inverse en critique de la modernité. Elle est provocation. Mais la provocation, en elle-même, n'est pas moderne. On n'en finit plus de compter ses faux et ses vrais débuts. du nouveau au déjà-vu. » (page 17)
Accumulation de péremptoire, de concepts d'autorité, de « poésie » sibylline, de jeu sur les mots et sur le style, de paradoxes aussi plaisants qu'insensés (dont je ne résiste pas à citer la série suivante, assez typique, aux pages 136-137 : « le Moyen Âge est contemporain du romantisme », « le contemporain est ahistorique », « On est contemporain de ce qu'on lit et on n'est pas contemporain de ce qu'on lit », « Il est vrai que Lautréamont et Rimbaud ne sont pas contemporains », « La plupart des sujets ne sont pas contemporains d'eux-mêmes »), de fières « audaces » posées en aphorismes – ou interprétées, par moi, en proverbes piètres et impotents –, de cette verbosité poseuse bardée foncièrement de « bluff », je veux parler notamment à la fois du bluff de la puissance suggestive par laquelle on fait accroire, par telle démonstration d'assurance, que telle idée est facile et évidente justement parce qu'on ne l'explique pas (ce dont on serait, au juste, incapable, sinon on doit convenir qu'il n'y faudrait que quelques mots et l'on n'aurait pas de scrupules à perdre ainsi deux ou trois lignes pour épargner le malentendu), ainsi que du bluff de la fausse réflexion progressive alors que, si l'on y regarde de près en bon philologue, tout est déjà établi au départ, sans véritable justification, tout est fixé et immuable avant même l'examen, la thèse ne se construit pas, ne s'élabore pas avec la rédaction de la pensée, elle est exposée d'emblée comme introduction-synthèse – quelle faute logique : la conclusion comme axiome ! –, elle préexiste intacte et entière au livre qui n'y ajoute rien que de la figure, le reste ne sera qu'étalage, que feinte de chronologie, les arguments venant toujours après coup, après la thèse, mais au commencement de son livre l'auteur sait déjà et n'aura rien découvert après l'avoir écrit, il n'aura fait que de la pose avec de la prose (ce que Meschonnic, pour ce que j'en ai lu, fait aussi abondamment avec des vers). Il sait probablement bien qu'en présentant ainsi le discours, avec tant de formules alchimiques, tant d'étrangetés difficultueuses aux dépens du lecteur simplement attentif et rationnel, tant de confusantes évocations destinées au « sensible » plutôt qu'au domaine de la raison, et si peu de développements démonstratifs, il peut impressionner d'intelligence, produisant cet effet que, puisqu'il « se comprend » et que tout pour nous semble à l'auteur d'une netteté irréfragable, c'est décidément une lenteur, une répétition, un ennui, une éternité pour lui que de s'abaisser à expliquer tant d'évidences, et donc, puisque nous sommes si insuffisants en comparaison, de façon qu'il trouve au moins un intérêt à cette tâche fastidieuse de nous éduquer, qu'il y faut au moins l'adjonction d'une complicité mentale, faute de quoi le lecteur n'y arrive pas, si limité, si peu actif et volontaire à inférer entre les lignes, à recevoir des suggestions qu'en gens instruits et avisés on devrait entendre. C'est pourquoi, le plus souvent, Meschonnic n'explique même pas : la « connivence des grandeurs », l'impression d'appartenir une élite de la pensée supérieure, le sentiment d'une valorisation par la subsumation à une catégorie d'immédiate compréhension, passe par feindr
Lien : http://henrywar.canalblog.com
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POÉSIE BIBLIQUE - L’art du récit dans l'Ancien Testament (France Culture, 2000) Émission « Tire ta langue », par Jacques Munier, diffusée le 26 décembre 2000 sur France Culture. Invités : Dominique Barrios, responsable de la dernière édition de : "La Bible de Jerusalem" (Cerf) ; Henri Meschonnic, linguiste et spécialiste de poétique, traducteur de : "Les cinq Rouleaux" (Gallimard) et Michel Quesnel, bibliste à l'Institut catholique et coauteur de : "La Bible et sa culture" (Desclée de Brouwer).
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