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Critiques sur L'instinct de mort (13)
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Bonheur_Lecture
  25 juin 2015
« L'instinct de mort », voici un récit que j'avais depuis un bon moment dans ma PAL. Pourquoi je ne l'ai pas lu avant ? Je n'en ai aucune idée !

Tout le monde connait Jacques Mesrine, au moins de nom. Tout le monde sait que c'était « l'ennemi public numéro 1 », tout le monde sait ses nombreuses évasions des prisons, que ce soit en France ou au Canada, tout le monde connait ses nombreux crimes… Je ne vais donc pas revenir sur cela.

« L'instinct de mort » c'est 472 pages dont je n'ai pas pu me lasser. Impossible de m'arrêter, j'étais fascinée ! Bien sûr, je ne suis pas cruelle, je ne suis pas une « Mesrine » donc je ne peux approuver ses divers crimes, ces vies qu'il a enlevé, tout aussi froidement, sans une once de regret. Ah si, j'oubliais, il a eu qu'un seul regret dans sa vie en ôtant une vie : celle d'un petit oiseau alors qu'il n'avait qu'une dizaine d'année.

Mais malgré tout cela, Jacques Mesrine reste pour moi un Homme, celui avec un grand H. Il a fait un choix de vie, qui, il le reconnaît lui-même, n'était peut-être pas le bon, mais il a assumé, jusqu'au bout. Ne l'assume-t-il pas en écrivant ce témoignage où il prend le risque de tout raconter ? Vivre dans ce milieu, c'est aussi accepter tout ce que cela engrange : les années d'enfermement, les années de cavale, les années loin de sa fille Sabrina, « la Puce » comme il la surnommait. Certes, il fait des braquages et est plein aux as, mais ce n'est pas de tout repos… Loin que je veuille lui trouver des excuses, ne pensez pas ça de moi, mais je trouve cela admirable un homme qui assume comme il a pu le faire tout au long de sa vie de criminel.
Comme beaucoup d'hommes de ce milieu, Mesrine collectionne les femmes, tout comme les armes d'ailleurs, mais réellement, combien ont su conquérir son coeur ? Oui, parce que je pense que même si c'est un des plus grands criminels de l'Histoire, c'est un homme avec un coeur que j'ai découvert pendant cette lecture. Il suffit juste de savoir lire entre les lignes.

Je savais à l'avance que ce livre allait me plaire, parce que je suis comme beaucoup de monde, fascinée par les histoires interdites, celles qui font froid aux yeux et au coeur parfois. Cet homme, il a du bon et du mauvais en lui, comme tout être humain qui se respecte. A une autre échelle, dans notre société d'aujourd'hui, qui aiderait son prochain comme il a pu aider des hommes qu'il sentait dans le besoin ? Personnellement, j'en connais très peu capable d'aider autrui à la hauteur de ce qu'il a fait, même si c'était pour relâcher des criminels dangereux dans la nature.

Il nous parle aussi des conditions de vie d'un détenu et l'après prison ici. Tout le monde a le droit de faire des erreurs dans la vie, aussi graves soient-elles. Mais que ce soit avant ou maintenant, une chose est sûre, c'est que la société ne pardonne pas. Comme il le dit lui-même, après ses « conneries », il a essayé de se remettre dans le droit chemin, pour éviter de faire souffrir du monde, alors il a essayé de travailler, mais avec un casier judiciaire comme celui qu'il a, très peu de monde l'a accepté, alors on est dans un engrenage, on replonge, c'est comme la drogue !
Puis la prison, je me suis déjà posé la question à plusieurs reprises, est-ce vraiment la solution ? Quand on voit le nombre de récidiviste que l'on a dans notre pays, peu importe le délit commis ? Cela nous amène tout de même à réfléchir…

Je vais terminer cette critique en disant à tout ceux qui sont comme moi, fascinés par les histoires de crimes, qu'ils ne seront pas déçus en lisant ce livre, et aux autres, je les rassure, je ne considère pas Mesrine comme un héros ou un exemple à suivre, je condamne au plus haut point les crimes qu'il a pu commettre, mais juste, essayez de lire entre les lignes…
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Reader
  24 octobre 2010
Mesrine est un homme qu'on craint ou qu'on admire. Mais attention, lorsque je parle d'admiration, il ne s'agit pas là de tous les crimes qu'il a commis, mais plutôt de l'homme en lui même. La personne. Il a été loyal envers tous ceux qui l'ont cotoyé. Son livre est presque émouvant lors de certains passages. Son écriture est fluide, on n'arrive pas à s'imaginer que c'est un grand criminel qui a écrit ce roman. Il avait des idées très claires, peut-être ne les a t-il pas menées de la meilleure des façons mais c'était quelqu'un de droit malgré tout. Un père remarquable. Je conseille ce livre a chaque personne fasciné par le crime.
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missmolko1
  08 novembre 2010
Un livre passionnant, une écriture magnifique qui nous laisse entrevoir un homme très très intelligent, bref une fois commencé impossible de lâcher ce livre.
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grm-uzik
  30 novembre 2016
Jacques Mesrine était la bête noire de la société dite bien pensante. Secrètement ou non, beaucoup de jeunes l'admiraient pour ses audacieuses évasions et le panache avec lequel il bafouait la police. Lors de son enterrement, certains dirent qu'il était le dernier des grands anarchistes.
Incontestablement, il défraya la chronique. Il fut incarcéré pour la première fois en mars 1962. En 1965, il est arrêté à nouveau alors qu'il dérobe des documents politiques à Palma de Majorque. En novembre puis décembre 1967, se succèdent un vol à main armée dans un hôtel de Chamonix et dans une maison de haute couture à Paris. En 1968, Mesrine s'enfuit au Canada avec une compagne. C' est une folle équipée faite de coups de main, de procès, de prisons, d'évasions et de meurtres (deux gardes forestiers au Canada).
Les actes de Mesrine étaient guidés par un orgueil hors du commun, alliant spectaculaire et sens de la provocation, ainsi envoya t-il à la presse des clichés de lui-même sous différents déguisements. Peu après avoir tiré sur un policier dans un bar parisien, il est une nouvelle fois arrêté le 8 mars 1973... et s'évade du palais de justice de Compiègne en juin. Cette fois, il entre dans la légende des "grands criminels ". le 27 septembre 1973, il se rend au commissaire Broussard, en 1977 il est condamné à vingt ans. Il est enfermé dans le quartier de haute sécurité à la prison de la Santé de Paris.
La France en a fait l'ennemi public numéro 1 et celui-ci ne va pas décevoir... son public.
Le 8 mai 1978, Mesrine s'évade en compagnie de François Besse. Cette "belle" ne se fit pas sans dommages, Mesrine tira sur les gardiens et
déclencha une fusillade. Un troisième détenu fut abattu mais Mesrine est libre.
En 1978, c' est l'attaque mouvementée du casino de Deauville, puis l'enlèvement d'Henri Lelièvre. Ce dernier reconnut l'intelligence de son
ravisseur et affirma qu'il aurait pu devenir un homme d'affaires prospère...
On parle de Mesrine sans cesse à la télévision et dans les journaux. le Président Giscard d'Estaing estima que Mesrine constituait un danger pour
la sécurité d'État et qu'il fallait en finir.
Le 2 novembre 1979, Mesrine tombe dans un guet-apens, lui et sa compagne sont tirés comme des lapins, assis dans leur voiture, porte de Clignancourt. le commissaire Broussard et ses hommes burent le champagne sur place, près du corps du bandit touché de 18 balles.
Cela ne fit qu'accroître "l'aura" de Mesrine, certains considérant qu'il fut exécuté lâchement par la police. La mère et la fille de Mesrine
tentèrent sans succès de poursuivre en justice les autorités policières pour homicide volontaire.
Le groupe de rock, Trust, lui consacra une chanson : "Le Mitard". Sa dernière compagne, grièvement blessée le 2 novembre, contribua à ce que leur histoire soit assimilée à un second "Bonnie & Clyde".
Jeune, Mesrine incarnait plus un viveur un peu cynique qu'un dangereux tueur, hélas sa guerre personnelle contre la société fit couler le sang d'innocents...

"L'instinct de mort" est un ouvrage absolument remarquable, que je recommande vivement à tous les curieux, a ceux qui sont larges d'esprit et ceux qui aiment l'aventure, aux passionné(e)s essentiellement.
Il permet d'apprécier la grande intelligence de son auteur, de comprendre sa psychologie (il n'y a pas de fumée sans feu) et de faire connaissance avec l'Homme qu'était Jacques Mesrine : son histoire, ses relations avec tous ceux et celles qui ont compté pour lui, sa famille, l'univers carcéral en France et au Canada etc...
Ce récit autobiographique est parfaitement structuré (paragraphe par paragraphe, chronologique). le mot est toujours juste et convaincant. Les pensées sont profondes. La logique est implacable. L'histoire surtout est réellement captivante. Vous serez sans doute surpris par la qualité de l'écriture et vous passerez de très bons moments de lecture.
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Yourievitch
  02 janvier 2011
Un monument criminologique :

Crime, passion, prison, extension du filet pénal, chiffre noir, innocence, stigmatisation post-prison, étiquettage, socialisation par les pairs, instincts et pulsion morbide, hédonisme ...
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VivianeB
  16 décembre 2008
En 1976, j'avais 8 ans et l'affaire Mesrine, je ne connais que très peu. A ma grande surprise, j'ai été happée par cette histoire et "envoutée" par cet homme à la personnalité très contrastée. le bien et le mal incarné en un seul homme.
Edifiant...
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tonyboy78
  02 septembre 2019
Super livre ! Je vous conseille les produits dérivés à l'effigie du grand Jacques Mesrine disponibles sur urban-corner.com
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Lagardiere
  01 août 2018
J'ai entrepris de lire ce livre dans le but de comprendre le personnage controversé de Jacques Mesrine. Je dois dire que je n'y suis arrivé qu'à moitié. Lui-même ne se justifie pas malgré ses critiques de la société et de la justice.
Je crois qu'il faudrait étudier, ce que je n'ai pas fait, toute cette période couvrant les années 60 et 70 pour donner un éclairage plus approfondi de la criminalité de l'époque, criminalité qui a marqué plusieurs pays dont le Québec où il a réalisé plusieurs de ses actions d'éclat.
Des années de révoltes et de changement sociaux dans presque tous les pays à ma connaissance. Est-ce que ce climat peu avoir encouragé le banditisme? L'aura dont jouissait aussi d'autres acteurs de la scène publique tels que les révolutionnaires ou terroristes a-t-il encourager la violence des criminels de droit commun.
Je demeure sur ma soif après cette lecture passionnante quoique marqué par la redondance à certains égards.
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SiddharthaMarco
  03 septembre 2016
Livre à pas manquer.
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lapauselibrairie
  08 avril 2013
Le livre est comprimé dans le sens où il n'y a pas plusieurs chapitres pour accélérer/faciliter la lecture. Tout commence par son enfance, sa vie en France et le deuxième chapitre est intitulé « Canada ». Juste deux chapitres. Des paragraphes certes mais pas de réelles séparations dans le livre. Vous avez peur ? N'ayez pas peur car j'ai lu ce livre très rapidement, je l'ai dévoré ! Je pense qu'il est réellement prenant grâce à l'écriture de Jacques Mesrine. Bizarrement et mesquinement, je me demandais s'il ne l'avait pas écrit avec quelqu'un… A priori non donc je m'excuse et je salue le talent. Bref, tout cela pour dire que j'ai été totalement prise dans son histoire.

Est-ce qu'il s'excuse dans ce livre ? Non. Se cherche t-il des excuses ? Je ne crois pas. Néanmoins il amène des sujets épineux à propos de la société. Il dénonce la condition de vie des prisonniers; le fait que les délinquants, en prison, soit ils deviennent encore plus dangereux et révoltés face aux traitements qui leur sont infligés soit ils se suicident. Pour ceux qui souhaitent remonter le pente en sortant de prison sont très vite refroidis par le jugement des autres par rapport à leurs erreurs, qu'ils ont déjà payées.

Plus de détails dans l'intégralité de la chronique
Lien : http://lapauselibrairie.word..
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