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Reinhold Messner (Illustrateur)
EAN : 9782700303230
330 pages
Éditeur : Editions Arthaud (04/11/2009)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 9 notes)
Résumé :

La tragique ascension du Cerro Torre en 1959 est aujourd'hui encore empreinte de mystère. Reinhold Messner, l'un des plus grands alpinistes du xxe siècle, mène l'enquête sur une passionnante énigme de l'histoire de la montagne. Ce sommet réputé inatteignable, Cesare Maestri décide de l'escalader par esprit de compétition. Cesarino Fava et Toni Egger le suivent dans cette course folle. Maestri déclare avoir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Nastie92
  26 novembre 2018
Le grand Reinhold Messner joue à Sherlock Holmes.
Il s'attaque à une de ces sales affaires qui ternissent l'image de l'alpinisme.
Un alpiniste dit avoir atteint un sommet difficile, tellement difficile que beaucoup l'ont déclaré "impossible", mais dans la communauté des grimpeurs, chacun doute de sa parole. Alors, devant l'absence de preuves matérielles, qui croire ?
Plantons d'abord le décor.
Le Cerro Torre est un sommet de Patagonie, situé à la frontière entre le Chili et l'Argentine. Il fait partie de ces montagnes qui prouvent que leur difficulté ne tient pas qu'à leur altitude. En effet, culminant à "seulement" 3 102 mètres, bien loin des 8 000 mètres des géants de l'Himalaya, il est considéré comme l'une des montagnes les plus difficiles au monde. Il consiste en effet en une paroi granitique quasi verticale de plus de 800 mètres de haut surmontée d'un champignon de glace instable.
Beaucoup s'y sont frottés, tous ont échoué.
Du moins jusqu'en 1959... si l'on en croit les dires de l'alpiniste italien Cesare Maestri. Celui-ci affirme avoir atteint le sommet avec l'autrichien Toni Egger qui décède lors de la descente, emporté par une avalanche. Dès lors, l'italien est le seul à pouvoir raconter. Sa parole seule fait foi, d'autant plus qu'il affirme que les photos prises au sommet se sont perdues avec son compagnon.
Après un premier échec, le Cerro Torre était devenu pour Maestri une idée fixe. Il voulait le conquérir à tout prix. Il allait jusqu'à affirmer "Je mourrai sur le Torre ! Il ne peut en être autrement... je reviendrai au Torre et je m'accrocherai à ses parois avec l'énergie du désespoir."
En 1959, lorsqu'il part pour le sommet tant convoité, il dit : "Si je ne reviens pas, vous direz aux gens que c'est là-haut, sur le Torre, que je cherchais le sens de ma vie."
Reinhold Messner rend bien compte de la volonté farouche de Maestri, de cette pensée permanente qui confine à l'obsession, voire à la folie ; j'ai beaucoup aimé cet aspect du livre. D'autant plus que sa démarche est honnête. Dans un premier temps, il ne doute pas de la parole de Cesare Maestri, il cherche simplement à éclaircir une situation opaque. C'est avec l'absence de réponses et l'hostilité de plus en plus affichée à son encontre que notre "enquêteur" va changer d'avis. Un changement étayé par des faits matériels imparables.
Voilà donc un ouvrage original, à la frontière entre le récit d'aventure et le roman policier, fondé sur des faits réels. Une énigme mythique de l'histoire de l'alpinisme.
Reinhold Messner apporte ses connaissances de spécialiste sur cette affaire, son analyse est intéressante.
Je regrette cependant qu'il se soit un peu enlisé dans des propos qui deviennent répétitifs, et qu'il soit desservi par une traduction pas toujours à la hauteur. Pour ces raisons, je ne recommanderais ce livre qu'aux passionnés d'alpinisme.
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jffremaux
  09 janvier 2012
Une montagne impossible à gravir dans le Parc de Paine en Argentine et en 1959 un des meilleurs grimpeurs Italiens de son époque, Cesare Maestri, va en tenter l'ascension et va la réussir, tout au moins le prétend il. Pas de témoin puisque le second Toni Egger y meurt et le troisième va redescendre de manière acrobatique sans atteindre le sommet. Reinhold Messner va raconter cet exploit qui reste un exploit bien que Maestri ait menti. La polémique va enfler des années plus tard.
C'est tout à la fois une enquête policière au sommet et une étude de l'âme de cet aventurier de l'extrême, piégé par son mensonge jusqu'à la fin de sa vie.
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CVolland
  13 février 2019
Reinhold Messner, le sur-vivant est tour à tour historien de la montagne, romancier et enquêteur dans cette "biographie" du Cerro Terro. C'est effectivement un vrai feuilleton que ses ascensions, avec leurs lots de drames, de déceptions, de héros et de victoires.
C'est surtout de Cesare Maestri dont il est question et de son ascension contesté de 1959. Messner mène l'enquête à travers divers témoignages.
Malheureusement le livre se répète beaucoup trop et vire encore une fois au règlement de compte et aux éternels débats sur la pureté de tel ou tel style, même si Messner prétend ne pas s'intéresser à la question.
Je me suis donc pas mal ennuyé et la fin se fit languir même si incontestablement, L'auteur sait de quoi il parle.
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Irenadler
  25 août 2015
Gravir le Cerro Torre n'a rien à voir avec une promenade de santé ; l'expédition de 1959 orchestrée notamment par Egger et Maestri l'a bien compris. D'ailleurs seul Maestri reviendra de cette excursion... en ayant atteint le sommet, du moins, le prétend-il.
Un beau travail de recherche et d'écriture, à la croisée des genres entre le récit de montagne, le compte-rendu journalistique et le roman.
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Rocco151115
  15 mars 2020
Le récit m'a semblé très décousu et finalement peu propice à dresser un bilan clair ( par affection des protagonistes (?)).
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   26 novembre 2018
Le soir, ils sont encore à cent mètres des cordes fixes, Maestri tente de creuser un abri dans le névé sur le bord droit du glacier bien délimité, à un endroit qui ne paraît pas sûr à Egger. Toni veut aller chercher plus bas une meilleure place pour le bivouac ou, mieux, continuer jusqu'en bas. Maestri le descend avec la corde. C'est là qu'advient l'accident : un bloc de glace a dû se détacher du rocher sommital et tombe dans un fracas assourdissant. Puis c'est l'obscurité. Cesare crie pour avertir Toni... Egger, suspendu à la corde vingt mètres sous Maestri, est happé par l'avalanche de glace et disparaît. Maestri, plaqué contre le rocher, sent que ses mains ne tiennent plus qu'un bout de corde vide. Egger a-t-il été touché à la tête par un morceau de glace, emporté par la pression de l'avalanche ? Est-il mort ? Le bout de corde est tout léger, oui, il manque Toni. Anxieusement, à voix basse, comme si Egger était à côté de lui, Cesare souffle : «Toni», dans le silence nocturne. Personne ne répond. Maestri n'entend que le mugissement du vent et le vacarme d'une coulée de neige qui dégringole. La violence de l'avalanche a tout emporté dans l'abîme. Maestri ne possède plus que sa vie en tout et pour tout.
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Nastie92Nastie92   12 février 2019
Les trois autres laissent tous les pitons et une corde fixe en place pour la descente et suivent Casimiro qui continue à grimper. Il franchit une goulotte, des champignons de glace et contourne un éperon verglacé. Les derniers vingt mètres reprennent à la verticale, mais il fonce, ignorant les difficultés du terrain. Rien ne peut plus l'arrêter. Soudain, il ne voit plus que du brouillard. Le monde semble aplati. "White out !". Mais il n'y a plus d'obstacles, seulement des précipices. Miro doit être arrivé au sommet, à l'unique extrémité du Cerro Torre. Casimiro Ferrari est le premier homme au monde à se dresser sur ce sommet. Il n'y reste pas longtemps dressé et tombe à genoux en pleurant. Il ne parvient pas à proférer un mot ou une simple consigne. Aucun sentiment de triomphe, aucun cri de victoire, on n'entend que ses sanglots ténus entre deux rafales de vent.
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Nastie92Nastie92   11 mars 2019
Face au danger et aux difficultés qui le confrontent à ses propres limites, l'homme ne prend-il pas rapidement conscience de la créature imparfaite qu'il est ?
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Nastie92Nastie92   23 décembre 2018
Qu'on se représente Maestri, qu'on se le figure en train de descendre − sous le choc, désespéré, livré aux éléments, seul avec sa souffrance et luttant constamment dans la tempête. Trois cent mètres de paroi verticale dans le Cerro Torre peuvent se transformer en éternité, quand il ne reste plus au survivant que la peur, la mort et le désespoir.
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