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ISBN : 2344006877
Éditeur : Glénat (01/04/2015)
Résumé :
Le plus grand alpiniste de notre temps a 70 ans ! Dans le monde de l’aventure, les légendes vivantes sont rares. Pour avoir échappé au destin tragique de nombre de ses compagnons et parce qu’il continue de mener plusieurs existences en une, Reinhold Messner est un « plus que vivant ». Il signe ici son livre le plus personnel.

Reinhold Messner revient sur sept décennies d’une vie aux confins de l’extrême. Au cœur de son propos, la vie dans ce qu’elle a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Nastie92
  02 juillet 2015
Reinhold Messner est incontestablement un "personnage" dans le milieu de l'alpinisme. Un homme à part, un homme exceptionnel.
Anticonformiste autoproclamé, il est loin de faire l'unanimité. Si ses exploits sportifs ne peuvent que susciter l'admiration, le bonhomme agace beaucoup, voire inspire parfois des réactions hostiles assez violentes.
Il faut dire qu'il a une sacrée personnalité, n'hésite pas à donner son avis sur tout (et tous), à critiquer ouvertement ce qui d'après lui mérite de l'être, et à donner des leçons. Quitte à se montrer souvent très arrogant et méprisant envers ses détracteurs. Pour lui, ceux qui le jugent mal font preuve de faiblesse ou sont jaloux, et il les envoie promener d'une phrase condescendante : "Ne faut-il pas être indulgent avec les perdants ?" Voilà qui explique que Messner ne plaise pas à tout le monde.
Dans ce livre écrit pour ses soixante-dix ans, on trouve à travers soixante-dix chroniques l'essentiel de Reinhold Messner : sa vie d'alpiniste, sa vie de citoyen, sa vie d'homme engagé pour de multiples causes.
Par petites touches successives, un portrait se dessine.
Ce qui frappe avant tout, c'est cette volonté farouche d'indépendance qui est l'une de ses marques de fabrique et qu'il clame une fois de plus haut et fort dans ce recueil.
"Je refuse qu'on me contrôle" dit-il d'une façon générale, ou à propos d'internet et des moyens de communication "Je ne supporte pas qu'on puisse me joindre à tout moment", ou encore "Je me méfie des idéaux imposés. Comme des normes sociales universelles." Des phrases de ce genre, on peut en extraire tant qu'on en veut. L'insoumission est vitale chez Messner.
Ce que l'on remarque aussi, c'est une vitalité débordante. Qui transparaît dans ses exploits sportifs, et qui se voit sur son visage : une grande bouche énergique, comme prête à avaler le monde entier, et un regard puissant et déterminé. Des caractéristiques que l'on trouve déjà sur les photos (bienvenues dans le livre) de Reinhold enfant.
À ce sujet, on peut se demander si l'enfance de Messner n'explique pas en grande partie l'adulte qu'il est devenu. Grandir dans cent mètres carrés au milieu d'une fratrie de neuf enfants, habiter un petit village entouré de montagnes : voilà qui a pu donner des idées d'aventure et d'évasion à un enfant qui a manifesté dès le plus jeune âge des goûts indépendants.
En tout cas, le petit Reinhold est devenu le grand Messner, un alpiniste de génie, doté de qualités physiques et psychologiques incontestables qui lui ont ouvert les portes des plus grands exploits : les quatorze 8000, tous sans oxygène, dont la première de l'Everest sans oxygène, l'ascension de sommets de plus de huit mille mètres en "technique alpine", c'est à dire sans portage ni installations de camps par des sherpas, etc. La liste serait trop longue si l'on devait tout énumérer. Il y a dans l'histoire de l'alpinisme un avant et un après Messner, tant il a réalisé des choses dont tous les spécialiste disaient qu'elles étaient impossibles.
Pour conclure : le sur-vivant n'est pas exempt de défauts (comme son auteur !). Certains passages sont moins réussis, d'autres ne sont pas très bien rédigés (ou traduits ?). On trouve enfin, vu la forme du livre, des redites.
Mais qu'importe ! On pardonne volontiers ces petites faiblesses, largement compensées par l'intérêt général. Et par quelques passages très originaux, comme dans le chapitre "Temps".
Certains faits de l'histoire de l'alpinisme sont évoqués de façon plutôt succincte (l'histoire de Bonatti, ou l'expression "la conquête de l'inutile" utilisée à plusieurs reprises, calquée sur le titre du livre de Lachenal "les conquérants de l'inutile"), et je pense que certaines choses pourront du coup paraître peu claires pour les lecteurs non initiés, mais mise à part cette petite réserve, ce livre est une très bonne façon de découvrir Reinhold Messner, ou d'apprendre à mieux le connaître, car il n'y parle pas que de montagne, il y parle aussi beaucoup de lui-même.
La fin en particulier est assez touchante car le génial alpiniste s'y livre comme jamais : il parle sans détours du vieillissement, de la baisse de ses capacités physiques et intellectuelles. Mais attention, le vieux lion rugit encore ; il pousse encore ses "coups de gueule", il fustige, il dénonce... Messner n'est pas fini !
"Se donner le droit de choisir son chemin oblige en quelque sorte à se réaliser et à réussir sa vie." : Reinhold Messner a choisi son chemin, et il a incontestablement formidablement réussi.
Un grand merci à Babelio et aux Éditions Glénat de m'avoir envoyé ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique.
Enfin, si le personnage vous intéresse, je vous conseille vivement le documentaire (visible sur internet) "Messner - Profession : alpiniste". Vous y découvrirez un homme hors du commun, et, ce qui ajoute au plaisir, de magnifiques images de montagne.
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Louis111222
  10 juin 2019
Un titre très prétentieux. Sur-vivant....je rassure Rheinold, il n'est que poussière et rejoindra bientôt la poussière comme tous les mortels ici bas. Et je pense que de l'autre côté il sera attendu avec humour: "Ah c'est toi le sur-vivant".
Parlons de l'alpiniste qui est en fait plus un excellent commercial qu'un véritable alpiniste et se présente volontiers comme le plus grand alpiniste du 20e siècle. Un slogan qui fait très vendeur de savonnettes ou de dentifrices. Allons, un peu de sérieux mon cher Rheinold.
Les Alpes, parlons en, qu'avez vous fait par vous même. Oui, la face nord des Droites en solo, dans un bon horaire, mais bon très loin des temps d'un Boivin, pour ne citer que lui. Les trois derniers problèmes...vous vous présentez comme le grand spécialiste des faces nord des Alpes. On voit votre photo et propagande partout sur Wikipédia. Les avez vous gravies en solitaire? Non. Les avez vous gravies en hivernale? Non. Ne parlons même pas des hivernales solitaires, ce n'est pas de votre niveau. Car c'est de cela qu'il s'agit, votre niveau réel, pas celui de vos hagiographies redondantes. Et là, surprise, on s'aperçoit vite que vous avez eu l'intelligence de recourir aux services des meilleurs guides. Whymper faisait cela, mais au moins, Whymper savait reconnaitre les immenses mérites de son guide Michel Croz. Là, dans les Alpes, on constate que vous faites les trois derniers problèmes, Cervin, Grandes Jorasses, Eiger, par les faces nord, en été, dans des horaires très corrects, et surtout avec un guide extraordinaire, Peter Habeler.
L'Himalaya. Une superbe réussite commerciale. les quatorze sommets de plus de huit mille mètres, sans oxygène, parfois en solo, bravo. Mais il faut relativiser, les voies normales sur ces géants, c'est souvent rien d'autre que de la marche en haute altitude, il suffit de voir le nombre d'ascensions réussies depuis les premières des années 50 et souvent par des touristes qui ne sont pas ou peu des alpinistes mais qui savent utiliser de bons sherpas. Là aussi mon cher Rheinold, vous avez su utiliser les services de très bons guides pour faire la trace dans ces randos en haute altitude. A part au versant Rupal du Nanga Parbat, on ne vous voit pas sur des itinéraires très techniques. Votre Magic Line au K2 n'était que de l'esbrouf, un tracé au feutre sur papier glacé. Vous avez vite renoncé à la majestueuse arête SSO qui est du véritable alpinisme pour aller faire votre rando sur la voie normale. C'est cela votre niveau réel.
Donc en conclusion, vous n'êtes absolument pas le meilleur alpiniste du XXe siècle et de très loin. Vous pouvez berner les médias généralistes et le public qui se laisse prendre aux grandes manchettes mais pas les alpinistes. Quant au sur-vivant, cela me fait rire. Il faudra l'écrire sur votre tombe. "Ci git celui qui se croyait sur-vivant".
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blandine5674
  12 juin 2015
Ouah quel homme ! Pour commencer la photo de Reinhold Messner en page de couverture est fascinante. La preuve en est que ceux qui voyaient le livre étaient attirés par ce visage expressif, sympathique aux yeux malicieux. Alors je cachais le nom et demandait qui est-il à votre avis ? On m'a répondu navigateur, acteur, etc. Ce à quoi j'ai répondu : « - C'est le plus grand alpiniste, véritable légende vivante, le plus grand himalayiste de tous les temps pour avoir gravi les 14 sommets de plus de 8 000 mètres d'altitude et l'Everest sans oxygène.
Récit qui alterne avec des pensées et idées philosophiques, anarchistes, écologistes, l'inquiétude de ce monde moderne où les enfants restent scotchés devant les écrans et son parcours de l'enfance tyrolien à ce jour en nous racontant ses ascensions. le décès de son frère, ami, compagnon de cordée, reste toujours présent au fil des pages. On retrouvera les restes de son corps 35 ans plus tard dans la moraine du Nanga Parbat,
Homme de liberté, de la passion, au caractère bien trempé qui a fêté ses 70 ans.
Je pense qu'il faut prendre le récit de cet aventurier comme il nous le donne, sans chercher à lire sur internet les discriminations auxquelles il a eu droit. Voir le documentaire d'Arte : Messner - Profession : alpiniste.
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delcyfaro
  28 juin 2015
Au dernier Babelio Masse critique j'ai eu la chance d'être sélectionnée pour 2 romans (surement ceux dont peu de personnes voulaient) et j'étais vraiment ravie de pouvoir lire l'autobiographie de Reinhold Messner l'un des plus grands (si ce n'est le plus grand) alpinistes de tous les temps.
Pourquoi avoir choisi cette autobiographie, moi qui affirme tout le temps que ce n'est pas ma tasse de thé ? Tout simplement parce que, bien que n'ayant jamais fait d'escalade moi-même, ni même de vraies randonnées en montagne, j'ai toujours été fascinée par la montagne et surtout par Reinhold Messner dont je suivais les exploits quand j'étais jeune.
Le premier alpiniste à avoir vaincu sans oxygène les 14 sommets de plus de 8000 mètres sur terre nous raconte son parcours, de ses premières escalades avec son père et son frère dans le Tyrol du Sud à son entrée au parlement européen sur la liste des "verts".
L'auteur nous explique sa philosophie de vie, ses déboires, parle des drames qui ont jalonné son parcours d'alpiniste, la perte de son frère lors de la descente au Nanga Parbat, les attaques qu'il a subi après ce drame , son amputation des orteils qui a conditionné son avenir , sa vision de la montagne et d'un alpinisme "propre" qui ne défigure pas la roche et les sites et aussi de son engagement auprès des "verts" point d'orgue de son engagement écologiste.
C'est une autobiographie qui met vraiment en valeur les qualités morales et humaines de cet homme qui a vécu sa passion jusqu'au bout et qui s'est battu et se bat encore contre cet alpinisme de "confort " qui abîme la beauté de la montagne et qui donne l'illusion que n'importe qui peut parcourir ses voies qui portent vers les plus hauts sommets.
J'ai vraiment aimé la façon dont l'auteur nous raconte tout son parcours et toutes les difficultés qu'il a rencontrées au cours de cette carrière dont il ne peut qu'être fier.
Si je devais trouver un défaut à cette histoire c'est un peu la répétition de certaines choses que l'on retrouve à divers moments dans le livre mais malgré tout elles sont là, répétées, pour mieux appuyer le point de vue de Reinhold Messner.
J'ai aimé l'hommage qu'il rend à certains alpinistes qui avaient la même vision que lui de la montagne et sa modestie générale alors qu'il est reconnu comme étant l'un des meilleurs alpinistes de tous les temps.
Si vous aimez les destins peu ordinaires, n'hésitez pas à chausser vos crampons et à enfiler votre doudoune pour lire ce roman, vous y découvrirez un homme exceptionnel.
Un grand merci aux Editions Glénat et à Babelio Masse Critique pour cette excellente lecture.
Lien : http://delcyfaro.blogspot.fr..
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CVolland
  05 août 2019
De la genèse d'une passion à l'age adulte de la raison, en passant par l'inévitable purgatoire, vous saurez tout de votre idole grâce à cette autobiographie que dit-je cette auto-hagiographie tant Messener n'y vas pas de main morte lorsqu'il s'agit de se mettre en avant. le Grand collectionneur de 8000 nous donne les clés pour comprendre sa personnalité, mais c'es plutôt entre les lignes qu'on la cerne le mieux.
On atteint là des cimes d'orgueils parmi les plus hauts du monde et la concurrence est rude ! Si vous êtes fan du monsieur, ce livre vous comblera par son côté synoptique. Sa personnalité anarcho-libertaire n'aura plus de secret pour vous. Tandis que les moins passionnés, après un long chemin de croix, finiront par errer dans les limbes.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   24 novembre 2017
Je ne savais alors rien de l'Option, cette possibilité de choisir entre émigrer dans le Reich ou rester au pays. Cette « impossibilité », devrait-on dire, fut imposée aux Tyroliens du Sud après un accord passé entre Hitler et Mussolini. On leur demandait de choisir entre leur terre ou leur langue, ou l'inverse. C'était leur terre ancestrale qui était en jeu. J'ai appris plus tard que 86% des Tyroliens du Sud de langue allemande avaient opté pour l'Allemagne de Hitler. La guerre, qui ralentit puis empêcha les mouvements de population, sauva in extremis l'unité humaine et territoriale du Tyrol du Sud.
Page 34
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gavarneurgavarneur   07 décembre 2017
Que nous le voulions ou non, nous sommes constamment en interaction les uns avec les autres. Même en étant éloignés. [...]Ainsi fonctionne l'être humain : il aperçoit un point dans une paroi et il se projette instinctivement dans son ascension. Ce type n'a pas laissé son nom au refuge, encore moins ses affaires, devait-il penser. Mes pas d'escalade et la perspective angoissante de ma chute faisaient naître chez mes observateurs les mêmes sentiments que les miens. Ceux d'en bas partageaient les émotions de l'inconnu là-haut.
Page 135
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gavarneurgavarneur   05 décembre 2017
Les alpinistes s'exposent en toute connaissance de cause, nul besoin qu'ils soient tenus responsables des risques également acceptés par leurs compagnons. Ceci étant convenu, ils peuvent se lancer dans l'aventure. Au moins sommes-nous d'accord, nous les alpinistes : notre activité n'a pas à se justifier !
Page 177
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gavarneurgavarneur   22 novembre 2017
J'ai l'impression de tout savoir sur cette terre bien que je vive sans Internet, sans ordinateur et sans SMS. Peut-être suis-je une sorte de marginal un peu dérangé et rétrograde ? En tout cas, je ne supporte pas qu'on puisse me joindre à tout moment. Nous sommes tous les auteurs de notre histoire intime, à condition de ne pas espérer que demain soit la réplique exacte d'hier. La réalité et la perception subjective ne trompent pas, pourvu qu'on les écoute.
Page 35
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gavarneurgavarneur   04 décembre 2017
Le courage est indispensable pour oser se lancer et pour surmonter les difficultés, mais il faut qu'il ait été nourri par l'expérience du danger et par la confiance en soi qu'on en a tiré.
Page 81
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Videos de Reinhold Messner (2) Voir plusAjouter une vidéo
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