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Critique de fanfanouche24


fanfanouche24
  09 décembre 2018
Découverte imprévue faite en surfant de façon buissonnière sur le site. Babelio et des camarades m'ont permise de faire un peu connaissance avec cette auteure américaine, et le premier titre qui m'a attiré par ces thèmes est cette "Femme d'en haut"...que je me suis empressée d'emprunter à la médiathèque...

Une institutrice, célibataire quarantenaire ressent sa vie comme un désert... et l'arrivée dans sa vie d'une amie artiste comme elle va lui offrir à nouveau l'Espoir, et le courage de vivre !...en étant plus ou moins intégrée à la famille de cette nouvelle famille: mari et enfant ; un jeune garçon qu'elle a comme élève... qu'elle prend sous son aile...
Elle va, à travers cette famille, vivre leur existence par procuration...et se donner l'illusion d'exister à travers eux...

Un roman sur la solitude extrême d'une quarantenaire... institutrice célibataire, appréciée, modèle, dévouée que les enfants adorent... mais qui passionnée par l'Art, fait une sorte de bilan de vie qu'elle trouve inachevée et peu satisfaisante...jusqu'au moment où une porte s'ouvre , offrant quelque lumière et chaleur humaine...
Mais jusqu'où peut-on aller dans la vie des autres pour combler ses propres manques et solitude ? Vaste question... sans réponse satisfaisante , à mon sens.

"- N'est-ce pas notre lot à toutes, obligées que nous sommes de céder du terrain, de faire un pas de côté, de rester en retrait, sans gloire ni admiration ni reconnaissance ? Nombreuses à vingt ou trente ans, nous sommes carrément légion vers la quarantaine ou la cinquantaine. Mais le monde devrait comprendre, s'il en avait quelque chose à faire, que les femmes comme nous ne vivent pas sous terre. (...) Pas de souterrain métaphorique à la Dostoïevski . Nous sommes toujours en haut. Pas comme ces folles dans leur grenier- on parle assez d'elles, d'une
façon ou d'une autre. Nous sommes la voisine sans histoires du deuxième étage au fond du couloir, celle dont la poubelle est toujours rentrée, qui vous sourit chaleureusement dans l'escalier et que l'on n'entend jamais derrière sa porte close. Dans nos vies muettes de désespoir, nous sommes cette Femme d'En Haut, avec ou sans foutu chat tigré ou fichu labrador qui court partout, et personne ne s'aperçoit que nous sommes furieuses.
Nous sommes complètement invisibles. Je ne voulais pas le croire, ou je croyais que ça ne s'appliquait pas à moi, mais j'ai découvert que je n'étais pas différente des autres. L'enjeu est maintenant de savoir quelle stratégie adopter, que faire de cette invisibilité, comment la rendre incandescente. (p. 19)

Un roman prenant sur les bilans de vie , surtout féminins, lorsqu'il n'y a ni mari, ni enfant... et que l'héroïne est persuadée qu'elle est passée à côté de la plaque... Roman intéressant, attachant et en même temps quelque peu exaspérant...On n'aperçoit guère d'avenir vraiment "ouvert" pour cette quarantenaire, talentueuses... mais... le chemin est âpre. J'ai ressenti quelques longueurs à cette fiction... que je suis contente d'avoir lue..

Je regarderai attentivement les autres écrits de cette auteure américaine...

*** Si un(e) camarade babéliote apprécie cette "dame des lettres", je lui saurais gré de me donner
quelques "conseils" !!! Je vais achever ces lignes par des lignes un peu plus toniques... car si je devais donner deux couleurs prépondérantes à ce roman, je choisirai les rose et gris pâles ...!

"Sirena, en revanche, s'occupe de la force vitale. Nous avons tous envie de cela, au fond. c'est ce qui nous attire : quelqu'un qui nous attire : quelqu'un qui nous ouvre les portes du possible, de ce que l'on imagine à peine. quelqu'un qui prend à bras-le-corps les couleurs et les textures, les goûts et les transformations- qui prend tout à bras-le corps, point final. Tous , nous recherchons ce qui est vivant, ce qui respire. (p. 192)
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