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ISBN : 2919285181
Éditeur : Editions Antidata (15/02/2017)

Note moyenne : 4.8/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Ecrit à la première personne dans une langue aussi incorrecte que truculente, Cendres de Marbella est le récit d'une trajectoire au ras du bitume, celle d'un petit gars qui voudrait bien s'extirper de sa banlieue en déliquescence autogérée, pour être quelqu'un d'autre du bon côté du périphérique.
Une nouvelle drôle et noire.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
koalas
  23 octobre 2017
Cité Ravel, Ziz petit dealer de 15 ans
a des rêves plein la tête :
la Porche Cayenne, la montre bling bling ,
la bourgeoise accro et  les lumières de Marbella...
Ses ainés lui ont appris la leçon :
si tu veux veux gravir les échelons
et ne pas finir en zonzon
tu ne dois pas faire de fausses notes...
Hervé Mestron lui n'en fait pas quand
il se met dans la peau d'un petit caid 
qui délaisse sa capuche pour un look
respectable qu'il se taille à sa démesure...
Ziz se met en condition, se fout la pression,
affronte les requins et les coquins mais hors
de question qu'il partage son paquet de Granola...
Mestron joue en solo le Boléro de la cité de Ravel et de Debussy,
de façon magistrale, tantôt speedée, cynique, acide, cash,
 trash, pétaradant...On en prend plein le caillou.
Sa nouvelle de 78 pages défile d'un trait...presque sans morts.
Après Jérémie Guez et Eric Maravelias, il y a désormais
Hervé Mestron qui nous plonge le nez dedans...
Les cendre de Marbella...encore brûlantes !
Je remercie Babelio, Masse Critique et les Editions Antidata
pour cette très bonne nouvelle noire.
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paroles
  25 octobre 2017
Bigre, j'aurais presque eu de l'empathie pour cet enfoiré de Mat ou de Ziz, prénom qu'il se choisit en fonction du lieu où il roule sa bosse et enfume les autres.
C'est qu'Hervé Mestron écrit foutrement bien et qu'il décrit la déchéance comme personne.
Ziz vit dans la banlieue parisienne. Son frère est en prison, belle carte de visite pour qui veut être introduit dans le milieu de la came. Il est en bas de l'échelle professionnelle, avant d'être vigile physionomiste il était guetteur. Mais Ziz a des rêves de grandeur et de propreté. Il voudrait grimper les échelons, se sortir de sa banlieue et « investir dans la légalité. » Alors quand le boss l'envoie travailler dans les beaux quartiers de Paris, qu'il goûte au luxe et fréquente le milieu bourgeois, il se dit que tout est possible. Mais voilà, le boss l'avait prévenu, avec les filles tu fais gaffe...
Cette histoire se lit très vite et d'une traite. Elle est écrite comme une page de journal intime. le seul narrateur et les seules pensées sont celles du jeune Ziz, beau gosse et mineur. On est troublé par les réflexions de ce jeune homme qui tantôt vous chavirent, tantôt vous écoeurent. Les milieux de la drogue et de banlieue y sont décrits de façon très réaliste. Je ne peux pas dire que l'auteur y dénonce les fonctionnements mais il se fait le témoin d'une certaine façon de vivre ou plutôt de survivre.
Bref une nouvelle qui vous remue les tripes et que je suis contente d'avoir reçue des éditions aNTIDATA, grâce à l'opération Masse critique de Babelio.

Lien : http://mes-petites-boites.ov..
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Leraut
  30 octobre 2017
« Les Cendres de Marbella » de Hervé Mestron publié par la majestueuse maison d'édition Antidata sont brûlantes. C'est une oeuvre de souffrances, de luttes et de désespoir. Cette nouvelle aux 78 pages menée d'une main de maître est l'emblème du feu qui couve dans les banlieues. Plus que cela encore, sociologique, dure par les faits irrévocables, cette nouvelle réaliste, puissante, se lit comme si on était en face en face avec le narrateur, comme si on marchait sur un champ remplit de mines. le narrateur, enfant des cités devenu un petit dealer, grandit en même temps que sa montée dans les affres de la drogue. Aucune possibilité de s'en sortir, tant les injustices des inégalités sont pour lui des chaînes au feu vif autour de ses chevilles. Il est corps et mains lié aux trafiquants, point d'appui d'une délinquance inéluctable. Tourmenté, cherchant en force et vérité le fil à plomb d'une Marianne qu'il voudrait atteindre pour se sauver de lui-même. « Moi, tout ce que je veux c'est franchir les échelons pour un jour pouvoir investir dans la légalité. »On tremble, on a froid, on voudrait pousser d'une main dans le dos, cet être en perdition de lui-même. Les évènements s'enchaînent, l'escalade dans la violence donne le vertige, la gangrène de la drogue répand ses cendres, Marbella manichéenne, devient un mauvais rêve, un contre-sens, une voie sans sortie de secours. Cette nouvelle réaliste, au style aérien, urbain, fluide, est de haute voltige. Hervé Mestron écrit comme il regarde et ressent. Passeur d'une nouvelle qui crie à la face du monde combien les cendres deviennent des poussières collantes sur les vitres des cités, et les larmes d'une jeunesse dont on n'a pas compris le rire invisible avant la tempête. Cette nouvelle est mémoire, outil, elle devrait être offerte en partage à tous. Les cendres du Mal telles les racines du baobab du Petit Prince seraient éradiquées. Cette nouvelle triste, authentique est un film vivant. Mimétisme d'un mal sociétal, elle bouleverse le lecteur et transperce de ses cendres l'impossible renaissance. « Ici à Marbella, j'ai compris que j'avais encore du chemin à faire. Inutile se sortir les outils de mesure, c'était clair. Elle m'aurait peut-être expliqué qu'il s'agissait d'un chemin initiatique. »C'est une nouvelle qui marque de son sceau le lecteur et en devient un devoir de vérité. Cette nouvelle est dans la cour des grands humanistes. de plusieurs degrés de lecture elle est indispensable pour l'espérance d'un beau soleil levant en devenir sur les cités qui se meurent. Merci à Babelio et masse-critique et Les éditions Antidata pour l'envoi de
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Charybde2
  06 mars 2017
Le rêve halluciné du dealer de choc. Flamboyant, rageur et speedé.
Sur mon blog : https://charybde2.wordpress.com/2017/03/06/note-de-lecture-cendres-de-marbella-herve-mestron/
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critiques presse (1)
Actualitte   19 décembre 2017
Sous fond de désir d’ascension sociale trafic de drogue, Cendres de Marbella (Antidata) d’Hervé Mestron dépeint avec un réalisme criant le quotidien tumultueux d’un jeune de cité en perdition.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
parolesparoles   30 octobre 2017
Dans certains milieux, la délinquance n’est pas vécue comme une promotion négative. Quand tu nais dedans, tu ne vois rien d’autre et tu ne connais rien d’autre, et cela ne veut surtout pas dire que tu es malheureux. Voilà, c’est comme ça, tu ne te poses pas de questions parce qu’il n’y a pas lieu de t’en poser.
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Charybde2Charybde2   12 mars 2017
La thune ne poussait pas dans ma poche. Je suis entré dans le bizness parce que je voyais des gens bien sapés autour de moi. Frères Armani et Hugo Boss, je vous salue. Dans la rue, le Gaulois, il va se planquer pour fumer, pour rouler son pétard. Le mec de la barre Ravel, il va sortir son matos au grand air légal, comme un paquet de Granolas. La seule chose dont tu dois te cacher, c’est la famille, les anciens. C’est eux, pour nous, la police. Mais perso, comme je suis orphelin, je n’ai peur de rien.
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Charybde2Charybde2   12 mars 2017
C’est quoi la tendance ? Aujourd’hui, tu flingues d’entrée, en gros, tu ne discutes pas. Avec du matos de Turquie, fusil à pompe ou Kalach, puis tu remontes dans ta Cayenne qui pue le neuf. Que demandent ceux qui vont mourir ? Rapidité et précision. C’est comme ça que ça se passe entre les gangs maintenant. Fascination de la préhistoire. Tu as des petits guns sympa qui tiennent dans une poche Armani. Pour aller au resto, en boîte, c’est bien, tu n’es pas seul. Si tu as un problème, tu n’es pas obligé d’appeler ton cousin. En même temps, tu peux aussi choisir de soudoyer des gosses en échec scolaire. Pour 50 euros et un calibre, tu es sûr que le travail sera fait dans la journée. Les gens ne se méfient pas assez des mômes. Ceux qui connaissent la rue dès l’âge de cinq ans, à douze, ils deviennent des tueurs. On apprend le métier sur le tas, comme les musiciens manouches.
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Charybde2Charybde2   12 mars 2017
On est là, on ne fait rien. On essaie de travailler dans le quartier. On guette, on vend, on fait tout. Si on peut voler, on vole. Tout ce qui peut rapporter de l’argent. On a les pieds sur terre, on paie notre loyer. On cotise pour la caisse de la cité. Quand un voisin est invité à l’hôpital, on raque sans passer par le DAB. C’est comme une mutuelle qui te rembourse les dépenses imprévues. La vie dans la cité est totalement sécurisée. Et ça, les gens, ils t’en sont reconnaissants. Ils t’aiment bien. Quand t’as envie de parler, tu tires la sonnette, tu es toujours bien reçu. Mais quand on flingue un môme, l’égrégore se grille. Un enfant couché au sol, ça fout la trouille aux vieux.
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Charybde2Charybde2   12 mars 2017
C’est mort la cité pour le bizness. Tout le monde le sait mais personne ne veut comprendre. C’est plus là que ça se passe. Les mecs vivent sur les braises des années quatre-vingt-dix. À quoi reconnaît-on un cramé dans une cité ? À la capuche. L’épave embrigadée. Le naze profond qu’a pas muté. Dans les années quatre-vingt-dix, la capuche elle baisait ta mère, aujourd’hui elle fait marrer ton grand-père. Le rap sera bientôt de la danse baroque. Finie la révolte. Branches pourries. Décadence d’un mythe.
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