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ISBN : 2919285181
Éditeur : Editions Antidata (15/02/2017)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Ecrit à la première personne dans une langue aussi incorrecte que truculente, Cendres de Marbella est le récit d'une trajectoire au ras du bitume, celle d'un petit gars qui voudrait bien s'extirper de sa banlieue en déliquescence autogérée, pour être quelqu'un d'autre du bon côté du périphérique.
Une nouvelle drôle et noire.
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
koalas
  23 octobre 2017
Cité Ravel, Ziz petit dealer de 15 ans
a des rêves plein la tête :
la Porche Cayenne, la montre bling bling ,
la bourgeoise accro et  les lumières de Marbella...
Ses ainés lui ont appris la leçon :
si tu veux veux gravir les échelons
et ne pas finir en zonzon
tu ne dois pas faire de fausses notes...
Hervé Mestron lui n'en fait pas quand
il se met dans la peau d'un petit caid 
qui délaisse sa capuche pour un look
respectable qu'il se taille à sa démesure...
Ziz se met en condition, se fout la pression,
affronte les requins et les coquins mais hors
de question qu'il partage son paquet de Granola...
Mestron joue en solo le Boléro de la cité de Ravel et de Debussy,
de façon magistrale, tantôt speedée, cynique, acide, cash,
 trash, pétaradant...On en prend plein le caillou.
Sa nouvelle de 78 pages défile d'un trait...presque sans morts.
Après Jérémie Guez et Eric Maravelias, il y a désormais
Hervé Mestron qui nous plonge le nez dedans...
Les cendre de Marbella...encore brûlantes !
Je remercie Babelio, Masse Critique et les Editions Antidata
pour cette très bonne nouvelle noire.
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paroles
  25 octobre 2017
Bigre, j'aurais presque eu de l'empathie pour cet enfoiré de Mat ou de Ziz, prénom qu'il se choisit en fonction du lieu où il roule sa bosse et enfume les autres.
C'est qu'Hervé Mestron écrit foutrement bien et qu'il décrit la déchéance comme personne.
Ziz vit dans la banlieue parisienne. Son frère est en prison, belle carte de visite pour qui veut être introduit dans le milieu de la came. Il est en bas de l'échelle professionnelle, avant d'être vigile physionomiste il était guetteur. Mais Ziz a des rêves de grandeur et de propreté. Il voudrait grimper les échelons, se sortir de sa banlieue et « investir dans la légalité. » Alors quand le boss l'envoie travailler dans les beaux quartiers de Paris, qu'il goûte au luxe et fréquente le milieu bourgeois, il se dit que tout est possible. Mais voilà, le boss l'avait prévenu, avec les filles tu fais gaffe...
Cette histoire se lit très vite et d'une traite. Elle est écrite comme une page de journal intime. le seul narrateur et les seules pensées sont celles du jeune Ziz, beau gosse et mineur. On est troublé par les réflexions de ce jeune homme qui tantôt vous chavirent, tantôt vous écoeurent. Les milieux de la drogue et de banlieue y sont décrits de façon très réaliste. Je ne peux pas dire que l'auteur y dénonce les fonctionnements mais il se fait le témoin d'une certaine façon de vivre ou plutôt de survivre.
Bref une nouvelle qui vous remue les tripes et que je suis contente d'avoir reçue des éditions aNTIDATA, grâce à l'opération Masse critique de Babelio.

Lien : http://mes-petites-boites.ov..
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WilliamS_HC
  16 avril 2018
Critique des Cendres de Marbella Striebig William
Né à Valence, Hervé Mestron est diplômé du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon (CNSM), et l'auteur d'une cinquantaine de livres. Prix des jeunes Lecteurs 2010 avec Embrouilles à la Cantine (Archipoche), Prix littéraire de la Citoyenneté 2013, pour son roman Soupçons (Syros), il reçoit en 2016 le Prix REAL pour GENERATION MUR (Bulles de Savon).
Ambitieux, Ziz va mettre le nez dans la drogue. Son but est de sortir de sa banlieue parisienne, « investir dans la légalité » et aller à Marbella. L'impressionnante gamme d'hôtels à Marbella, réputée comme la Saint-Tropez espagnole pour son côté jet-set, symbolise justement l'attraction de la ville. Mais franchir les Pyrénées n'est pas franchement une sinécure pour une personne comme Ziz. Car le quotidien d'un dealer est loin d'être un long fleuve tranquille. La vie n'a d'ailleurs pas vraiment souri à Ziz, seize ans et demi. Empêtré dans sa cité, il n'a plus de parents, alors que son grand frère est en prison. Sans attache, il glisse alors inexorablement de l'autre côté de la ligne blanche ou plutôt en plein dedans. Grâce à son ambitieux, le petit dealer va alors gravir les échelons de la criminalité à vitesse grand V. Au point d'être promu à la tête de son réseau dans les chics quartiers de l'Ouest parisien. En guise de couverture, Ziz change d'identité et devient Mat, un agent immobilier bien habillé et propre sur lui, enfin de premier abord. Leur business, leur mode de vie, la mort... la vie de ces hors-la-loi fascine autant qu'elle écoeure.
Ce livre est très facile à lire et vise un publique plus large, plus jeune. Malgré le language et les expressions qui ne sont pas très correcte, l'histoire est prenante. Les personnages de l'histoire ont peu d'importance, on ne nous les décrit que brièvement et tout reste centré sur Ziz qui vit sa vie indépendamment des autres. J'ai trouvé cela plutôt bien de ne pas s'attarder sur les personnages secondaires car c'est une nouvelle qui accord peu d'importance aux détails, ce qui la rend rapide et facile à lire. Selon moi les Cendres de Marbella est une nouvelle qui peut être lue et comprise de tout le monde. L'histoire est bien écrite, prenante, le personnage est intéressant et tout ceci fait de cette nouvelle une très bonne oeuvre.
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GaryG_HC
  14 avril 2018

Hervé Mestron écrit Cendres de Marbella qui est une nouvelle à l'accent urbain. Langages grossiers et langages d'aujourd'hui nous font plonger dans le livre. Ca donne plus envie de lire que les anciens romans au langage soutenu, surtout pour quelqu'un qui a comme moi, à 15 ans et qui ne supporte pas de lire les livres datant d'avant les années 2000. Bref l'histoire parle de Ziz qui vit dans la banlieue parisienne et qui a un frère qui est en prison… Ziz est en quelque sorte en bas de l'échelle professionnelle. C'est pourquoi avant d'être agent de sécurité il exercer le métier de guetteur.
En effet j'ai bien dit métier car son but n'était pas seulement de vendre traficoter etc mais de grimper en échelons. « La thune ne poussait pas dans ma poche. Je suis entré dans le bizness parce que je voyais des gens bien sapés autour de moi. Frères Armani et Hugo Boss, je vous salue. Dans la rue, le Gaulois, il va se planquer pour fumer, pour rouler son pétard. le mec de la barre Ravel, il va sortir son matos au grand air légal, comme un paquet de Granolas. La seule chose dont tu dois te cacher, c'est la famille, les anciens. C'est eux, pour nous, la police. Mais perso, comme je suis orphelin, je n'ai peur de rien. »
Tout cela est du à son patron qui, à force de le voir faire bon boulot, l'envoie dans les beaux quartiers parisiens ou bourgeoisie et luxe sont omniprésent. Ziz avale ce bonheur ce qui lui donne l'idée que tout est possible.
Pour conclure qui est un véritable film vivant, qui parle du mal social, des cités etc. Il se lit très facilement car c'est fluide et le narrateur nous fait part de ses émotions, de son ressenti. Bon voyage !
Gary
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AsenaR_HC
  14 avril 2018
Critique Cendres de Marbella-Antidata

- Ce livre, je te le conseille vraiment, il est génial.
- Ah bon ? Il a quoi de particulier?
- Il est vraiment super. J'adore le style d'écriture, il est direct, sans filtre, réaliste et honnête. On est dès la première page plongé dans l'histoire, dans l'univers. On est complètement noyé dans ce monde malhonnête qui pour certaines raisons donne envie et pour d'autres non. On s'attache aussi très rapidement aux personnages, à leur caractère et pensées.
- Ça à l'air bien. Et sinon ça parle de quoi ?
- C'est un homme qui raconte l'histoire. C'est un point de vue interne. L'histoire se passe principalement dans une cité en France, surtout au début. On voit aussi tous les points positifs et négatifs de la vie là-bas. On parle de trafic, d'armes, de problèmes. Tout ça m'est étranger mais étonnement on veut toujours en apprendre plus.
- Si c'est si génial je veux bien le lire, mais est-ce que il y a par exemple un extrait qui t'a frappé?
- Oui c'est un passage qui m'a un peu choqué et attristé. le narrateur raconte qu'il était chez lui devant la télévision quand il a soudainement entendu des coups de feu, de kalachnikov plus précisément, des bruits de voitures et des hurlements, puis plus rien, juste la silhouette d'un petit garçon de huit ans avec la tête détachée du corps sur le sol. C'est assez choquant et triste de se dire que le pauvre garçon et mort si jeune alors qu'il n'avait rien fait. C'était juste pour mettre un "coup de pression".
- C'est horrible oui mais ça montre bien le style direct de l'auteur. Mais je suis assez curieuse je veux bien le lire, merci du conseil.
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critiques presse (1)
Actualitte   19 décembre 2017
Sous fond de désir d’ascension sociale trafic de drogue, Cendres de Marbella (Antidata) d’Hervé Mestron dépeint avec un réalisme criant le quotidien tumultueux d’un jeune de cité en perdition.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
parolesparoles   30 octobre 2017
Dans certains milieux, la délinquance n’est pas vécue comme une promotion négative. Quand tu nais dedans, tu ne vois rien d’autre et tu ne connais rien d’autre, et cela ne veut surtout pas dire que tu es malheureux. Voilà, c’est comme ça, tu ne te poses pas de questions parce qu’il n’y a pas lieu de t’en poser.
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Charybde2Charybde2   12 mars 2017
La thune ne poussait pas dans ma poche. Je suis entré dans le bizness parce que je voyais des gens bien sapés autour de moi. Frères Armani et Hugo Boss, je vous salue. Dans la rue, le Gaulois, il va se planquer pour fumer, pour rouler son pétard. Le mec de la barre Ravel, il va sortir son matos au grand air légal, comme un paquet de Granolas. La seule chose dont tu dois te cacher, c’est la famille, les anciens. C’est eux, pour nous, la police. Mais perso, comme je suis orphelin, je n’ai peur de rien.
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Charybde2Charybde2   12 mars 2017
C’est quoi la tendance ? Aujourd’hui, tu flingues d’entrée, en gros, tu ne discutes pas. Avec du matos de Turquie, fusil à pompe ou Kalach, puis tu remontes dans ta Cayenne qui pue le neuf. Que demandent ceux qui vont mourir ? Rapidité et précision. C’est comme ça que ça se passe entre les gangs maintenant. Fascination de la préhistoire. Tu as des petits guns sympa qui tiennent dans une poche Armani. Pour aller au resto, en boîte, c’est bien, tu n’es pas seul. Si tu as un problème, tu n’es pas obligé d’appeler ton cousin. En même temps, tu peux aussi choisir de soudoyer des gosses en échec scolaire. Pour 50 euros et un calibre, tu es sûr que le travail sera fait dans la journée. Les gens ne se méfient pas assez des mômes. Ceux qui connaissent la rue dès l’âge de cinq ans, à douze, ils deviennent des tueurs. On apprend le métier sur le tas, comme les musiciens manouches.
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Charybde2Charybde2   12 mars 2017
On est là, on ne fait rien. On essaie de travailler dans le quartier. On guette, on vend, on fait tout. Si on peut voler, on vole. Tout ce qui peut rapporter de l’argent. On a les pieds sur terre, on paie notre loyer. On cotise pour la caisse de la cité. Quand un voisin est invité à l’hôpital, on raque sans passer par le DAB. C’est comme une mutuelle qui te rembourse les dépenses imprévues. La vie dans la cité est totalement sécurisée. Et ça, les gens, ils t’en sont reconnaissants. Ils t’aiment bien. Quand t’as envie de parler, tu tires la sonnette, tu es toujours bien reçu. Mais quand on flingue un môme, l’égrégore se grille. Un enfant couché au sol, ça fout la trouille aux vieux.
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Charybde2Charybde2   12 mars 2017
C’est mort la cité pour le bizness. Tout le monde le sait mais personne ne veut comprendre. C’est plus là que ça se passe. Les mecs vivent sur les braises des années quatre-vingt-dix. À quoi reconnaît-on un cramé dans une cité ? À la capuche. L’épave embrigadée. Le naze profond qu’a pas muté. Dans les années quatre-vingt-dix, la capuche elle baisait ta mère, aujourd’hui elle fait marrer ton grand-père. Le rap sera bientôt de la danse baroque. Finie la révolte. Branches pourries. Décadence d’un mythe.
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