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EAN : 9782919285242
Éditeur : Antidata (17/06/2019)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Nous retrouvons Ziz, le jeune dealer entreprenant de Cendres de Marbella, à sa sortie de prison.
Physiquement amoché, moralement changé, Ziz retourne dans sa cité, où plus rien n'est vraiment comme avant : le cannabis a été légalisé, bouleversant les habitudes et l'économie locale. Pour continuer son chemin dans ce monde sans pitié, Ziz va devoir trouver autre chose...
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
koalas
  23 septembre 2019
Après un long séjour à l'ombre,
Ziz est de retour à la cité Ravel.
Depuis sa sortie de zonzon,
l'ancien dealer a beau se frotter les mirettes,
il ne reconnaît plus la petite zique du boléro.
Tout à changé :
le biz de cannabis est légalisé.
Ses anciens potes ont pris des rides, du bide
et tout son fric
comme Dick l'empaffé !
Pas un rond en poche.
Plus de Rolex ni de Porche en rêve
mais un job en vue !
Une nouvelle vie toute tracée
dans la sécurité pour Ziz...
Deux ans après les Cendres de Marbella
qui m'ont littéralement enflammées
Je ne croyais pas retrouver mon Zizou préféré
dans de nouvelles aventures
et dans un nouveau costume
un peu moins seyant
mais qui lui va comme un gant..
Certes cette suite est moins fumante
mais la prose de Mestron s'avère toujours aussi
musicale et percutante.
Un seul bémol, la nouvelle de 64 pages
défile à mon goût un peu trop vite..
En espérant un prochain Ziz plus étoffé ,
je remercie Babelio, Masse Critique
et les Editions aNTIDATA
pour ce court mais bon Mestron.
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paroles
  30 août 2019
J'ai retrouvé Ziz que j'avais laissé en sale état à la prison (chronique ici). Pour finir, il en avait pris pour dix ans. Dix ans de trou, d'humiliation, de solitude...

Dix ans pour se refaire une santé ? Quel jeu de mots naze quand on sort de prison. Des espoirs ? Il en a gardé : le fric qu'il avait caché devait l'attendre. Mais ça, c'était sans compter sur l'ami Dick qui lui a tout piqué et qui le prend sous son aile à sa sortie. Il lui doit bien ça !
Ziz, il en peut plus de sa vie. Retrouver la banlieue, les potes et se dire que rien n'a changé, ça fout le bourdon. Pourtant si, tout a changé. Dealer, ça ne sert plus à rien, la beuh est devenue thérapeutique et en vente libre, bien propre dans les pharmacies. Alors tous les p'tits caïds ont dû changer de job, et ils se sont tournés vers la prostitution, enfin vers les filles pour les prostituer. Mais les filles, Ziz n'en veut pas. Des garçons non plus d'ailleurs. Il ne supporte pas qu'on le touche, la prison, les geôliers ou les détenus n'encouragent pas les sentiments mais plutôt la défonce... Et puis, il aimerait faire quelque chose, mais quoi ? Alors quand Pôle Emploi lui propose une formation d'agent de sécurité, sans rire, il accepte et se retrouve bientôt au sein de la franc-maçonnerie pour surveiller les loges. Et qui sait, peut-être que là au milieu des frères et soeurs, il trouvera sa voie.

Encore une fois, j'ai été happée par le talent de conteur d'Hervé Mestron. Il décrit à merveille les états d'âme de Ziz, la prison, le retour à la liberté, les conditions de vie. On ressent souvent de l'empathie pour cet ancien dealer malgré son parcours chaotique. La désespérance, la détresse, la solitude... toutes les émotions de Ziz sont formidablement analysées et terriblement humaines. On se prend à vouloir pardonner ce jeune homme et à lui laisser une chance. Puisse-t'il la saisir !

Un grand merci à Olivier des éditions aNTIDATA pour ce service presse. J'ai aimé renouer avec Ziz et Hervé Mestron, une vie loin des chemins connus.

Lien : http://mespetitesboites.net
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Sharon
  05 octobre 2019
Quelle surprise ! Dans Gardien du temple, nous retrouvons Ziz, l'anti-héros de Cendres de Marbella. Il a passé dix ans en prison, et ça y est, c'est l'heure de la sortie, l'heure aussi de découvrir un monde qui a continué sans lui, et qui a bien changé. Oui, le cannabis a été légalisé, et c'est toute une économie souterraine qui s'est effondrée. La tolérance envers ceux qui ont fait de la prison est devenue, me semble-t-il, plus élevée : aidons-les à se réinsérer, eux qui ne peuvent plus reprendre leur ancien travail, eux qui connaissent bien toutes les failles qui peuvent exister dans un système de sécurité, puisqu'ils les ont exploitées à fond. Ou comment, aussi, voire l'envers du décor, regarder ses agents de sécurité condamnés à se fondre dans le décor afin de mener à bien leur travail, protéger des objets qui valent plus que leur salaire mensuel, ou prendre soin de personnes pour lesquelles ils sont invisibles.
Ce pourrait n'être que ce sujet, et ce serait déjà beaucoup pour ce récit de 64 pages. C'est aussi le retour à la vie, cette vie en dehors de cette formation, de ce travail. Ceux qui dix ans plus tôt se voyaient avec un destin flamboyant ne l'ont pas eu non plus. Les gamines ? Elles ont mal grandi, victimes de la violence des leurs, et ne trouvant que des solutions extrêmes pour obtenir une autonomie. Disons plutôt que la solution tient en un mot : l'argent.
C'est à un Ziz touchant et blasé parfois que nous avons à faire : il constate que la violence, encore elle, est toujours là, comme elle était bien présente à l'intérieure de la prison. Est-il vraiment besoin de préciser que le système judiciaire, tel qu'il est dépeint dans ce livre ne sort pas grandi ? Qui pourrait croire que tout est pour le mieux dans le meilleur système pénitentiaire du monde ? Ziz pense à son avenir, aussi, en une fin ouverte qui n'est pas forcément des plus optimistes. Qui sait ? Peut-être retrouverons-nous Ziz une troisième fois ?
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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zazimuth
  16 septembre 2019
J'ai reçu ce court roman en service de presse et j'en remercie les éditions aNTIDATA.
Il fait suite aux "Cendres de Marbella" et débute lorsque Ziz sort de prison après une peine de 10 ans. Il revient dans son quartier et est obligé de cohabiter à nouveau avec Dick qui lui fait sentir tout ce qu'il a perdu mais tout à changé.
Depuis que la vente de cannabis a été légalisée, les dealers et le trafic dans la cité n'ont plus de raison d'être et Ziz ne veut pas toucher aux réseaux de prostitution comme certains anciens camarades.
Alors quand Pôle Emploi lui propose une formation pour de venir Agent de Sécurité, il a envie de tenter sa chance.
L'ambiance glauque du polar me laisse toujours un peu mal à l'aise mais j'ai vraiment aimé observer comment le héros essaye de se reconstruire.
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Takalirsa
  25 mars 2020
Dix ans ont passé et c'est un Ziz complètement démoli psychologiquement que l'on retrouve (« Les nerfs, je ne les ai plus »), à cause de ce qui s'est passé en prison et que l'on apprend en filigrane. A la cité Ravel, « rien n'a vraiment changé. C'est juste pire qu'avant. » : le tapin a remplacé la beuh, l'empire de Dick s'est effondré mais celui-ci refuse de l'admettre ce qui lui donne des allures de looser (« On a changé d'époque et Dick il veut continuer comme avant. Or il n'était plus rien. »). Ziz ne porte pas vraiment de jugement, il cherche plutôt à s'adapter tout en reprenant sa ligne de conduite : trouver « un boulot honnête, déclaré ».
Ziz opte donc pour une formation d'agent de sécurité financée par Pôle Emploi (il y a une scène savoureuse avec le formateur qui se la pète et pousse les candidats à bout afin de tester leur sang froid). Et même si Dick le traite de « traître » parce qu'il cherche à se ranger, même s'il est conscient que c'est « un boulot de naze » obtenu grâce à un « certificat bidon », Ziz a le sentiment que « c'est ce que j'ai réussi de mieux dans ma vie », que « quelque chose est en train de se construire », et surtout il ressent le « besoin d'effacer mes cauchemars ». Alors il fait des compromis avec Dick le « vicieux » qui le débecte mais dont il a besoin financièrement.
Bien sûr l'ironie n'est jamais loin (« Ça me plaît d'apprendre toutes ces choses utiles ») et le héros oscille constamment entre volonté de changement et dérision. Si une fois de plus sa bonne mise lui vaut de travailler dans un milieu huppé (un cercle franc-maçon) où il ne se sent pas jugé (« Putain, c'est la première fois ») et retrouve un peu de dignité, le destin lui réserve encore quelques mauvaises surprises. La fin, amère, désabusée, fait sentir tout le poids des origines socio-économiques sur l'individu.
En tout cas, chapeau à l'auteur dont la polyvalence me fait découvrir des oeuvres et des thématiques très diverses qui me sortent de mes lectures habituelles !
Lien : https://www.takalirsa.fr/cen..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   11 août 2019
Je porte un treillis stylé avec des poches factices, un modèle Kenzo à 99 euros qui vient de Chine. Mais franchement, à parti si tu fumes les coutures, tu ne vois pas la différence. Puis quand je vois la silhouette de Dick sortir de la cicatrice d’un bloc de béton, je ne bouge pas. Pendant que j’étais en zonz, ce mec m’a tout piqué : la fille qu’était avec moi et le fric que j’avais planqué sous la baignoire d’un Formule 1.
Il est venu me voir quelques fois au début de mon incarcération, puis ensuite, je n’ai plus entendu parler de lui. Des tas de fois j’ai imaginé ces retrouvailles. Moi défouraillant direct pour le fumer, lui faisant cracher sa bave en lui fracassant le nez avec la crosse. Mais je ne suis plus vraiment en état de marche.
En taule, tu penses juste à ta sortie, plus beau, plus fort, comme pour rattraper le temps perdu. Tu as les dents pourries, tu manges de la merde, tu cohabites à quatre dans 9 m2, sans intimité, sans hygiène. Alors c’est simple, tu fais des pompes, des abdos, des tractions. Une promenade par jour, trois douches par semaine, et au lieu de mourir tu ressuscites, seulement en contraignant ton corps à un entraînement de militaire. Mais les séquelles, pour t’en débarrasser, bonjour.
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Charybde2Charybde2   11 août 2019
On ne voit rien venir. Moi, coincé que je suis entre des mecs qui s’urinent dessus la nuit et un maton amoureux de moi, tu penses bien que j’ai autre chose à faire que de suivre ce que le Sénat décide de voter ou non. Et puis ça arrive, lentement, presque sans faire de bruit. C’est du lourd, tout s’effondre, comme un château de cartes. Pourtant, souviens-toi, des siècles qu’on tient boutique sans jamais un dépôt de bilan. Tout le monde en CDI, faut le faire. L’organisation qui fait ses preuves depuis des lustres, mais là, on se prend une claque sévère. L’image qu’il m’en reste, c’est un empire englouti. Des ruines, des cendres, les miettes d’une civilisation perdue.
L’ombre qui te protège du soleil disparait brutalement. Tu n’as soudain plus d’endroit où te réfugier. Tu commences à griller sur place, comme un insecte pris au piège. Et tu ne bouges pas parce que tu n’y crois pas. Tu diagnostiques un bad trip, sans pour autant tirer la sonnette d’alarme. Mais au fond, tu sais déjà que tu es perdu.
Comme c’était la droite au pouvoir, on ne capte pas tout de suite. Les gouvernements successifs n’ont jamais réussi à nous chasser de nos barres, on ne voit pas pourquoi les choses pourraient changer. Mais là, la droite elle vient de réaliser un coup historique. Un truc complètement imprévisible.
Que l’État décide de légaliser la vente de beuh, ça nous a troué le cul. Ca commence doucement, façon thérapeutique, comme en Californie. On achète de l’herbe sur ordonnance, dans les pharmacies. Les gens viennent acheter de la beuh avec un poireau sous le bras et les mômes dans la poussette. Et vu qu’ils paient en CB, ils rajoutent facile un tube de dentifrice ou du doliprane. Puis les pharmacies sont devenues la cible de multiples braquages. Avec un mec qui fait le bélier et des moutons derrière qui courent se servir dans les rayons. Et là, tout le monde s’est dit que le gouvernement allait faire marche arrière et revenir à la prohibition.
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koalaskoalas   19 septembre 2019
Je n'aime pas le sourire de Dick. Avec ses fausses incisives ma taillées, on dirait une hyène au repos
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SharonSharon   05 octobre 2019
C'est comme ça que tu tiens une meuf, avec le fric. Alors, du coup, elle est comme prisonnière du mec qui partage son pieu. Alors qu'est-ce que tu veux qu'elle fasse ? Elle attend que ça passe, c'est tout. Mais si la fille gagne sa vie, le mec, il ne peut plus la réduire à l'état d'esclave. La fille elle prend son MacBook sous le bras et elle se tire. Et en plus elle va porter plainte pour coups et blessures. Mais une fille qui n'a pas de blé, c'est la misère pour elle, et les mecs, ils n'ont plus de limite. (p. 46)
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zazimuthzazimuth   16 septembre 2019
Je repense à Dick et me demande comment on a fait tous les deux pour cumuler autant d'échecs dans une même vie. Peut-être qu'on est doués, tout simplement. (p.64)
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