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ISBN : 2748507762
Éditeur : Syros (22/01/2009)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 12 notes)
Résumé :

" On m'a toujours traité comme un prince, surtout Maurice. Là, je ne comprends pas son attitude. [...] Avec cette déclaration de guerre, il est devenu fou. Je pendouille dans son dos, semblable à une besace, secoué par les cahots des chemins." Un violoncelle, instrument noble et délicat, se retrouve engagé malgré lui dans les tranchées de la première guerre mondiale. Un petit garçon décide d'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
ValerieLacaille
  07 janvier 2019
Trois nouvelles initialement destinées à un public de collégiens, mais qui se lisent très bien, avec énormément d'émotion, lorsqu'on est adulte.
La première nouvelle, éponyme, met en scène un violoncelle qui suit « son » musicien sur le front de la guerre des tranchées de 14- 18. L'instrument de musique raconte l'horreur que vivent au quotidien les poilus, entre les obus qui tombent du ciel et la boue qui les empêche d'avancer au sol, la pénurie d'alimentation et l'absence d'hygiène. Son regard est « innocent » ; il n'apporte pas de jugement. Ce qui est décrit parle de lui-même.
La deuxième nouvelle est très émouvante car il y est question de la relation filiale ; ces hommes qui n'osent pas câliner leur fils, lui dire qu'ils l'aiment parce que cela ne se fait pas, et bien sûr, les longs regrets qui en découlent. C'est le journal tenu par un papy ancien Poilu et écrit par son petit-fils qui va faire émerger la nécessité d'exprimer ces sentiments-là en particulier.
La dernière a pour narrateur un fusil à baïonnette exposé dans un musée, qui raconte, non sans humour, le destin d'un objet exposé.
Un recueil qui se lit avec plaisir car la plume d'Hervé Mestron joue avec les émotions du lecteur avec sensibilité, que celui-ci soit petit ou grand !
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IrishStew
  28 août 2014
Aujourd'hui nous fêtons le centenaire du début de la 1ère Guerre mondiale. Et pour ne pas oublier ce conflit, et surtout pour apprendre ce qu'il en a été durant ces plus de quatre ans aux jeunes générations, plusieurs auteurs ont publié et publient encore des albums et des romans jeunesse autour du sujet. C'est le cas de Pef, par exemple, mais aussi d'Hervé Mestron, qui nous offre ici trois nouvelles. Hervé Mestron qui a fait des études musicales au Conservatoire national supérieur de musique de Lyon, et qui a collaboré avec l'Historial de la Grande Guerre pour ce recueil.
La première nouvelle donne son titre à celui de ce recueil: le narrateur n'est rien d'autre qu'un violoncelle qui a connu la vie dans les tranchées avec son propriétaire, d'où le nom de violoncelle poilu. Un violoncelle qui a connu la douceur des salons bourgeois, de la prestigieuse salle Pleyel, et qui se retrouve dans une housse rugueuse dans la boue des tranchées, dans la Somme. C'est une manière intelligente que de parler de la guerre par la musique, par le violoncelle, qui en plus de ça a une âme, des émotions et des sentiments. Plusieurs instruments de ce conflit nous sont parvenus, d'ailleurs, et nombreux sont les artistes qui ont été fortement influencés par la guerre. le violoncelle poilu est triste, affreusement triste. Ca se termine mal d'ailleurs et on ne peut pas ne pas contenir nos larmes. A la lumière de Beethoven, le compositeur préféré du violoncelliste, nous sommes confrontés à la vie dans les tranchées; le doux chant du violoncelle a du mal à percer le hurlement des obus qui déchirent le ciel et celui des officiers qui sonnent la charge. A savoir que le violoncelliste s'appelle Maurice, sans doute un clin d'oeil à Maurice Ravel, qui a bien connu la guerre de 14-18...
La deuxième nouvelle s'intitule Quoi de neuf depuis 14-18?, et c'est un garçon qui prend la parole. Son papy est né en 1915. le garçon a l'intention de noter dans un grand cahier ce que son grand-père a connu du conflit, et surtout des conséquences. C'est clairement une nouvelle de témoignage, avec ce que cela entend de transmission intergénérationnelle. Encore une fois le violoncelle guide l'histoire; ce n'est plus le même, mais le chant de l'instrument est toujours présent. Cette nouvelle est intéressante, parce qu'elle s'intéresse davantage aux conséquences de la guerre, les gens qui rentrent chez eux complètement fous, ceux qui ne rentrent pas du tout, les familles détruites, les enfants de la honte que l'on cache...
Enfin, la dernière nouvelle, Dernier pet d'un fusil à baïonnette, cherche à briser cette idée que, durant la Grande Guerre, les français étaient des héros et que les allemands étaient des bourreaux; que les deux camps étaient nourris au patriotisme voire au nationalisme. Que les soldas étaient conscients de ce qu'ils faisaient et qu'ils le faisaient de bonne grâce. Cette nouvelle, dans laquelle c'est un fusil qui parle, montre le contraire. Elle montre que ceux qui n'étaient pas patriotes étaient tués par leurs frères, que les deux camps s'échangeaient des cigarettes pendant les trêves. Elle montre que la guerre n'a jamais eu de sens et que ceux qui sont à blâmer sont les officiers dont personne n'a vu les visages et qui pourtant ont été décorés de médailles. Cette nouvelle est la plus courte, et en même temps la plus violente selon moi.
De manière général, la plume d'Hervé Mestron est plaisante à lire. Ce n'est pas lourd, il ne plonge pas dans le pathos comme pourraient le faire de nombreux auteurs pour forcer le lecteur à pleurer. C'est un style que j'ai trouvé assez sobre en fait, et qui, de ce fait, met mieux en avant les horreurs de la guerre. le fait de prendre pour narrateur un violoncelle dans la première nouvelle et un fusil à baïonnette dans la dernière est très intelligente selon moi: à l'heure où tous les poilus, tous les témoins de la Grande Guerre sont morts, les objets qui nous sont parvenus nous permettent d'en apprendre encore. Ils nous parlent, d'une certaine manière, et Hervé Mestron a voulu prendre cela au mot et leur donner littéralement la parole.
Lien : http://lesjeuneslettres.blog..
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4e3_SaintCharles
  23 janvier 2015
Dans cet ouvrage du violoncelle poilu, Hervé Mestron va nous raconter les pensées d'un violoncelle parti à la guerre.
"Le Violoncelle poilu" couvre une trentaine de pages. L'originalité du récit vient qu'il est raconté du point de vue d'un violoncelle. Il est dommage que l'illustration de la page de couverture dans la nouvelle édition n'aide pas à comprendre (et même perturbe l'hypothèse) qu'à la suite d'une explosion produite sur le front, il ne reste rien que la pique (repliable) de cet instrument de musique amené là par un musicien professionnel (dont on connaît le prénom, à savoir Maurice) qui sert comme brancardier. Ceci d'autant que le texte n'est pas totalement explicite:
"Silencieusement, avant de m'abandonner, tu as glissé mon âme dans ta poche. Tout l'esprit de l'instrument se trouve compressé dans ce petit cylindre de douze centimètres. C'est une pièce maîtresse permettant le rayonnement du son, et tu le sais"
Pour moi le "Violoncelle poilu" est une histoire très prenante avec une lecture rapide et facile mais assez dure à comprendre, car si vous n'avez pas compris que c'était le violoncelle le narrateur vous allez vous perdre dans ce récit.
Ce livre s'est, à mon goût, terminé trop rapidement, la fin est un peu trop brutale. Personnellement, j'étais tellement pris dans l'histoire que j'aurais aimé que l'histoire dure un peu plus longtemps.
Malgré ces critiques, ce livre reste quand même extrêmement prenant et une histoire tout à fait hors du commun car un violoncelle narrateur, je n'en ai pas vu beaucoup.
Je le recommande fortement !
Loann
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Sharon
  17 juin 2011
Ce recueil de nouvelles s'adresse aux enfants à partir de dix ans et se propose de leur faire découvrir la première guerre mondiale. Aussi, le style est très simple, facile à lire. Afin d'accroître l'impression de réel, l'auteur insère à l'intérieur de ses nouvelles des extraits d'autres textes (lettres, journal).
"Le violoncelle poilu", la nouvelle qui donne son titre au recueil, raconte la guerre du point de vue d'un objet, un violoncelle en l'occurrence. le violoncelle poilu existe, vous pouvez le rencontrer,à la Cité de la muisique à Paris. Brisé par un obus, il est reconstitué par Maurice, violoncelliste-brancardier, transformé avec des matériaux de récupération. Il est véritablement le compagnon du jeune homme, le soir, après qu'il a passé sa journée à chercher blessés et morts dans les tranchées. Les lettres de Maurice à sa mère sont de véritables moments de grâce et donnent envie de relire des lettres de Poilus. La fin du récit vous paraît tragique ? A vous de l'interpréter comme vous le souhaitez. Après tout, avez-vous déjà entendu un violoncelle vous raconter sa vie.
"Quoi de neuf depuis 14-18 ?" est la nouvelle la plus touchante. A travers trois générations (le grand-père, le père et le petit-fils), nous voyons les ravages que la guerre et les secrets de famille ont pu créer dans une famille. Si la fin est optimiste, elle ne soulage ni les douleurs, ni les regrets.
"Dernier pet d'un fusil à baïonnette" est ma nouvelle préférée. Encore une fois, le narrateur est un objet, un fusil en l'occurrence (pour avoir partagé cette nouvelle avec mes élèves, je peux vous dire que tous ne comprennent pas qui est le narrateur). Il « vit » avec ses souvenirs, avec ce qu'il a vu, ce qu'il a fait, et son plaidoyer est particulièrement émouvant.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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Cap0CapesDoc
  30 août 2015
Voici trois nouvelles sur la première guerre mondiale, qui sont bouleversantes. Une écriture fine, avec de l'humour. Horreur de la guerre et mémoire sont présentes.
La première nouvellle est originale car le récit est raconté du point de vue d'un violoncelle. Il nous livre ses émotions, ses états d'âme dans la dure vie des tranchées.
La seconde est construite comme un pont entre passé et présent, avec 3 générations. C'est la mémoire et le souvenir qui sont ici mis en avant.
La troisième et dernière nouvelle fait parler un fusil à baïonnette. Et il nous livre un témoignage fort.
Lien : http://capocapesdoc.over-blo..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
SharonSharon   16 mai 2013
Les musiciens-brancardiers reviennent le soir, exténués, en état de choc, remerciant le Ciel d'être encore vivants.
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ValerieLacailleValerieLacaille   07 janvier 2019
Aucun orchestre ne pourra jamais rivaliser avec la force des fusils mitrailleurs!
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ValerieLacailleValerieLacaille   07 janvier 2019
Les hommes sont fous.
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portrait de Hervé Mestron.
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