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3,77

sur 90 notes
lyoko
  18 mars 2017
Je comprends parfaitement que ce livre ai fait scandale dans les anneés 50.
Ce livre est juste une ode aux femmes.. a leur liberté, à leurs droits, a leur épanouisement,...

Ce roman passe la société américaine de l'époque au vitriol. Dans ce petit village qu'est Peyton Place , tout se sait ou presque. L'auteure ne laisse aucun répit à ses personnages. Les sujets sont vastes adultère, inceste, fille mère, mère possessive, mensonges, ...

J'ai franchement adoré. J'ai aussi été révoltée au long de ma lecture par les commérages, par les actes, ou par les paroles. Mais j'avoue que l'auteure a réussi un travail remarquable tous ses personnages sont très humains, très bien pensés dans leurs actes comme dans leurs caractères.

Mais j'avoue que c'est la critique de Foxfire qui m'a donné goût à cette lecture... donc si j'avais un conseil c'est d'aller faire un tour sur l'avis de Fox qui est très complet et très bien fait... et ensuite de foncer lire ce roman.
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Foxfire
  16 novembre 2016
Fin des années 30, début des années 40. Une petite bourgade de Nouvelle-Angleterre. Ses habitants. Leurs joies, leurs peines, leurs espoirs, leurs drames.
A sa sortie, en 1956, "Peyton place" a connu un énorme succès et a suscité la polémique. Taxé d'amoral, de vicieux, le roman de Grace Metalious a même été banni de nombreuses bibliothèques. Il faut dire que "Peyton place" n'est pas le soap lisse auquel on pourrait s'attendre (et qu'il est devenu en étant adapté pour la télé par des gens qui, de leur aveu même, détestaient le livre). le roman est plutôt corrosif. Et ce, à plusieurs titres.

En premier lieu, la peinture sociale est assez saisissante. L'auteure dépeint une société de classes où les plus nantis vivent les uns avec les autres, tous dans la même rue, tandis qu'à la périphérie de la ville les pauvres s'entassent dans des baraquements vétustes. de plus, Metalious n'hésite pas à pointer du doigt la responsabilité collective de cet état de fait.

Mais si le propos social a pu embarrasser certains, c'est surtout la peinture des moeurs qu a scandalisé. Metalious se plait à gratter le vernis lisse et poli de l'american way of life pour mettre à jour ce que la société feint d'ignorer et veut cacher. Et ces dysfonctionnements interviennent principalement au sein même de la cellule familiale. Adultère, voyeurisme, mensonge, alcoolisme, inceste... L'auteure dynamite la conception qui veut que la famille est un refuge. Dans "Peyton place", le foyer n'est pas synonyme de paix ou de bonheur, au contraire, il est souvent à l'origine des dysfonctionnements de la communauté entière. Ainsi, une mère exerce sur son fils une domination équivoque malsaine, une autre cache à sa fille les origines de sa naissance, un père répare les conséquences de l'irresponsabilité de son fils avec son argent...

"Peyton place" est aussi un roman qui peut tout à fait être qualifié de féministe. Les femmes sont au coeur du roman, le récit est vu par elles et tourne principalement autour d'elles. Les héroïnes ne sont pas de dociles jouvencelles qui attendent le prince charmant pour aller s'épanouir derrière les fourneaux. Elles sont volontaires, cherchent à s'affirmer dans leurs individualités. Elles veulent être actrices de leurs vies. L'existence de Selena a beau être une succession d'épreuves, celle-ci n'est jamais réduite à un rôle de victime. Elle est déterminée, indépendante, prend sa vie en main. Quant à Allison, elle rêve d'autre chose qu'une vie rangée de femme au foyer. Elle veut être écrivain, avoir des amants et ne jamais se marier.
La peinture de la sexualité féminine a également choqué la puritaine Amérique des années 50. Les femmes de "Peyton place" sont actrices de leur sexualité. Elles ne sont pas réduites au stéréotype de la colombe innocente et romantique. Elles ont des désirs, des envies et ne se contentent pas d'être les objets du désir masculin. Ainsi, un personnage masculin se verra même reprocher de ne pas être assez entreprenant.

Outre ces aspects, "Peyton place" est un livre très bien écrit, aux personnages bien campés, aux descriptions soignées, un roman-chorale addictif qui se lit d'une traite. Grace Metalious ayant mal vécu le succès et les polémiques a sombré dans l'alcoolisme avant de mourir à 39 ans d'une cirrhose du foie. Un destin tragique pour une auteure qui aurait mérité une longue carrière et qui n'aura malheureusement pas eu le temps de laisser que très peu de livres. Reste ce "Peyton place", excellent roman qui mérite de connaître une seconde jeunesse auprès d'un nouveau lectorat.

Challenge Multi-défis 2016 - 51 (un roman traitant d'un secret de famille)
Challenge ABC 2016-2017 - 9/26
Challenge Pavés 2016-2017 - 3
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Jackiedream
  25 juillet 2016
Sur plusieurs années, on suit les péripéties de la petite ville américaine de Peyton Place. Allison Mackensie n'a de cesse de penser à son père disparu. Elle ignore le secret que sa mère Constance, plus belle femme de la ville, cache depuis des années : Allison est l'enfant illégitime d'un homme qui était marié. Allison n'a qu'une amie, Selena Cross, qui vit dans un quartier beaucoup moins huppé, avec un père violent et alcoolique.
J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture. J'adore ces ambiances de petites villes, où chacun cache ses secrets, où ragots et commérages vont bon train. On se préoccupe surtout du qu'en-dira-t-on, dans un lieu où les réputations changent bien vite. Il y a sans cesse des rebondissements, les personnages évoluent. Ils sont complexes et nombreux, la personnalité de chacun est développée par l'auteure. Ils sont aussi profondément humains, chacun porte sa part de noirceur et de malheur. le récit m'a réellement entraînée, on a envie de connaître la suite. J'ai aimé cette ambiance en huis-clôt, l'action étant vraiment circonscrite à la petite ville. Ce livre porte une vraie réflexion sur l'être humain, sur les rapports de pouvoir entre les différentes classes. La vie est plutôt cruelle, le drame ultime étant pour une jeune fille de tomber enceinte hors mariage.Une poignée d'hommes, les plus aisés, semblent prendre toutes les décisions. Chacun semble à la fois coupable et victime des problèmes qui lui arrivent. On change également d'avis sur les personnages durant la lecture. Certains, comme Constance et Selena, me sont devenus sympathiques au fil des pages tandis que d'autres, comme Allison m'ont tantôt émue, tantôt agacée.
En somme, j'ai eu un réel coup de coeur pour cet ouvrage, c'est tout à fait le genre d'oeuvres que j'affectionne.
Lien : http://lantredemesreves.blog..
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motspourmots
  07 août 2015
"Vicieux", "sordide", "vulgaire", "amoral", "une vision de la vie digne d'un tabloïd" : voici quelques uns des charmants commentaires qui accueillirent la parution de Peyton Place en 1956 comme le révèle la passionnante postface écrite par Ardis Cameron, professeure et auteure d'une "biographie" de Peyton Place. Car ce livre fut un véritable phénomène qui révolutionna l'édition aux États-Unis, le premier best-seller de l'histoire, condamné par la critique moralisatrice mais encensé par le bouche à oreilles, un pavé que les femmes et les adolescents lisaient en cachette et dont ils connaissaient certains passages par coeur.

Sa réédition est l'occasion de le redécouvrir et de se sortir de la tête l'éventuel souvenir laissé par la série télévisée éponyme diffusée dans les années 60, début 70. Ardis Cameron nous apprend en effet comment le livre a été vidé de sa substance pour livrer un feuilleton mièvre et beaucoup plus conforme à la morale américaine. L'auteure, morte à 39 ans n'étant plus là pour s'y opposer, il semble que la série ait été un véritable contre-sens par rapport au livre. J'étais un peu jeune à l'époque et je ne me rappelle pas grand-chose à part des visages de Mia Farrow et de Ryan O'Neal. Mais ce feuilleton fut l'un des premiers qui scotcha les téléspectateurs devant leur poste pendant cinq ans... Bien avant Desperate Housewives et consoeurs.

Acheté par curiosité, ce livre m'a fait passer un excellent moment et m'a laissée estomaquée face au culot de l'auteure lorsque l'on se souvient de l'époque et de la région dont elle parle, la Nouvelle-Angleterre, puritaine et bien-pensante. Elle fait de la petite ville de Peyton Place le théâtre de l'observation de toutes les turpitudes humaines : jalousies, rancoeurs, faux-semblants, hypocrisie, névroses, tout ceci sur fond de lutte des classes. Elle traite de sujets brûlants tels que la sexualité, l'inceste, le viol, l'avortement. Et surtout, elle offre aux femmes une vision hautement féministe via ses trois personnages principaux qui sont autant d'exemples d'accomplissement d'elles-mêmes. Entre 1937 et 1945, on suit avec délice les péripéties de cette petite communauté où tout se sait mais qui cache encore quelques secrets. Comme celui de la naissance d'Allison McKenzie dont la mère, Constance tente de préserver l'innocence - en même temps que sa réputation - le plus longtemps possible. Ou celui du calvaire enduré par par la jolie Selena Cross. Une communauté régie par la lutte des classes orchestrée par une sorte de magnat de l'industrie bien décidé à maintenir les privilèges des nantis. Une communauté divisée par la présence de deux églises - catholique et protestante - dont les fidèles sont toujours prêts à se critiquer les uns les autres. Une petite ville comme une autre avec ses vieillards postés sur un banc, son cercle de notables, ses fils à papa, ses ambitieuses en quête d'un riche mari, ses alcooliques et ses mal-logés.

Avec un sens de la narration terriblement efficace, Grace Metalious ose suggérer aux femmes qu'elles ont droit à une sexualité épanouie et que la question de savoir si amour et sexualité sont liés n'est peut-être pas essentielle. En cela, les parcours de Constance et Allison sont très instructifs et ont dû inspirer des générations de lectrices.

Oui, Peyton Place est un brûlot qui dénonce, avec talent, les faux-semblants d'une certaine Amérique. C'est surtout un excellent roman qui n'a pas pris une ride et se lit avec un plaisir qu'il serait fort dommage de bouder.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Mimeko
  01 octobre 2016
Bienvenue à Peyton Place, cette petite ville américaine typique à la fin des années 30. On y fait la connaissance d'Allison une jeune fille au physique qu'elle pense un peu terne, plus intéressée par la lecture que la fréquentation de ses amies, sauf celle de Selena, une jeune fille déjà sensuelle, qui vit dans la partie misérable de la ville. Et enfin il y a Constance, mère d'Allison, qui se prétend veuve, mais qui n'a en fait jamais été mariée, Allison est donc une fille illégitime.
Sur une dizaine d'année, le roman de Grace Metalious nous permet de faire connaissance et suivre le destin de ses trois personnages principaux, dans une petite ville qui, sous ses aspects proprets et bien comme il faut, va révéler les agissement et des situations dérangeantes, en contraste total avec la bienpensance affichée.

Peyton Place, pour certains cela peut évoquer un feuilleton un peu neuneu, où l'on suivait les aventures amoureuses de plusieurs couples d'amis ou voisins..........mais s'attendre à ce style d'histoire dans ce roman serait une grave erreur.
Paru en 1956, le roman a fait l'effet d'une bombe, et à juste titre, car il fait voler en éclat l'image parfaite que l'Amérique souhaitait afficher, une société blanche de classe moyenne, des filles destinées à être de parfaites épouses...au contraire le roman dénonce l'anathème qui pourrait être jeté sur la femme adultère, qui pour l'éviter, s'enferre dans des mensonges de plus en plus pesants, la collusion des notables - issus des vieilles familles installées de longue date - qui confondent la gestion des affaires de leur ville avec leurs propres affaires, la mise à l'écart des zoniers, les pauvres, parqués dans un quartier, que l'on ne souhaite pas trop améliorer de peur qu'il n'attire encore plus de pauvres, et surtout une approche directe et frontale de la sexualité, de l'inceste et de l'avortement, thèmes oh combien douloureux pour une Amérique puritaine qui préfère les enfouir et souffrir plutôt que les affronter.

Dans la postface, Ardis Cameron écrit : Des millions d'américains s'en délectèrent (du roman) ouvertement. Ils se reconnaissaient dans les scènes du roman, dont les aspects choquants leur permettaient de prendre du recul sur leur propre intimité. "Je suis sûre que vous parlez de ma ville, écrivit une lectrice à Grace Metalious. J'habite Peyton Place". Comme pour lui confirmer qu'elle n'avait pas exagéré les turpitudes des petites villes, une autre lectrice lui confia :"Si vous trouvez que ce qui se passe à Peyton Place est moche, vous devriez venir voir ma ville".
Tout est dit, je recommande ce roman que j'ai dévoré, un texte qui a été très dérangeant en son temps et qui a gardé toute sa force grâce à l'écriture efficace de Grace Metalious.
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cyan
  10 septembre 2020
Peyton Place est une petite ville ordinaire de Nouvelle-Angleterre, avec un paysage de carte postale et un quotidien sans histoires. du moins en apparence.

Ce roman a fait scandale dans l'Amérique puritaine et conservatiste de 1956: il y est question des dessous d'une communauté prétendument exemplaire et le portrait n'est pas vraiment indulgent. Surtout, l'autrice aborde la sexualité et la place des femmes dans la société, d'une façon inédite pour l'époque.

J'ai été assez souvent choquée avec cette lecture, mais pas pour les mêmes raisons que les braves gens de 1956. Plutôt parce que certains évènements et actes semblaient normaux pour les protagonistes. Avec Peyton Place, nous sommes au coeur de la bourgeoisie coincée dans toute sa splendeur, qui glorifie des valeurs patriarcales archaïques et violentes en n'oubliant pas de juger ses voisins. J'imagine le choc provoqué par ce livre en 1956 et la lecture de la postface explique à quel point il a été puissant. Pourtant, ce livre n'est pas très connu en France, semble-t-il, alors que c'est un roman féministe classique aux Etats-Unis…

La plume est efficace, l'autrice n'hésite pas à appeler un chat un chat ou à décrire des scènes choquantes sans prendre de détours. La description des lieux est vivante et très imagée, on a l'impression d'y être. le portrait des personnages est sans concessions, ils ont tous une présence indéniable, sans être tout blancs ou tout noirs. Les personnages féminins en particulier sont très approfondis et le récit de leur vie est très prenant.

Une lecture qui ne laisse pas indifférent-e, qui choque et qui secoue, tout en proposant des histoires réalistes. Attendez-vous à beaucoup d'émotions et de sujets d'indignation. A lire!
Lien : https://bienvenueducotedeche..
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Bruidelo
  15 décembre 2017
Évidemment, Peyton Place a perdu l'aura de scandale qu'il pouvait avoir en 1956. Reste un bon roman, plutôt agréable à lire.
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Blok
  18 juin 2022
Depuis quelques années, la mode est aux nouvelles traductions, en partie sans doute dans le but de prolonger le copyright, mais aussi parfois pour rattraper une première traduction fautive ou incomplète. On citera Limbo, Pop. 1280 (parue précédemment sous le titre de 1275 âmes), l'édition Mnemos de Lovecraft..j'y ajouterais bien la traduction Lauzon de Tolkien, mais certains préfèrent la traduction Ledoux. D'autres sont calamiteuses : La servante écarlate, Nous autres, 1984 (curieusement il s'agit de trois dystrophies (comme quoi..) D'autres enfin sont simplement inutiles. C'est le cas de celle de Peyton Place J'avais lu en son temps la précédente édition, sans en garder un souvenir impérissable. J'avais acheté la nouvelle traduction lors de sa sortie sur la foi d'une critique très favorable, mais le livre attendait toujours d'être lu La parution de la suite m'a décidé à entreprendre la lecture du premier volume.
Et pourquoi toutes ces digressions ? Parce que finalement il n'y a pas grand chose à dire du livre lui-même.
La postface nous parle du caractère transgressif du livre lors de sa publication. Je veux bien croire qu'il ait fait scandale dans l'Amérique pharisiene et puritaine des années 50.(d'ailleurs a-t-elle tellement changé, malgré les apparences ?)
Mais après tout, d'autres auteurs américains en ont fait autant avant, voire même plus : Steinbeck, Faulkner, Calwell, Dos Passos pour ne citer qu'eux, sans oublier les auteurs de romans noirs : Goodis, Cain. Thompson, même Chandler.
Mais finalement ce livre est un soap opera. Et à la réflexion, c'est peut-être pour cela qu'il fit scandale : parce qu'il tranchait sur le torrent de guimauve qui irrigue cette littérature. Tranchait un peu, car la guimauve est toujours là. Et il ouvrait des horizons insoupçonnés d'eux aux amateurs de ce genre de livre, en leur procurant en même temps les joies d'une transgression inoffensive.
En cela le livre vaut mieux que d'autres du même segment.
Malheureusement il y a le style ou plutôt le ton. On a en effet l'impression de lire l'interminable rédaction d'une collégienne americaine bien élevée..et disons le un peu nunuche. On pourrait charitablement penser qu'il s'agit d'un effet voulu, du moins si l'auteur donnait la parole à l'un de ses personnages. Mais c'est bien elle qui parle,du point de vue du narrateur omniscient.
Au bout de deux cents pages (soit une soirée de lecture perdue) je n'ai plus pu supporter l'ouvrage et son auteur.Et j'ai renoncé sans regrets à connaître la suite des aventures de ses fades personnages.
.
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Perlaa
  22 août 2018
Chronique de la petite ville fictive de Peyton Place, située dans le Maine, Nouvelle Angleterre, ce roman dont l'action se situe dans les années 40 a connu un vif succès. L'aspect social, l'alternance de bonnes ou moins bonnes années mais aussi l'importance de la religion, les secrets lourds, inavouables retenus sous une chape de plomb constituent l'essentiel du cadre de vie quotidien paisible et très encadré de la majorité des habitants. le départ pour la guerre des jeunes hommes, l'intervention de quelques personnages extérieurs viendront perturber cet univers clos. Beaucoup d'aspects ont été très bien décrits ici. Je ne reviendrai pas dessus.
Je rajouterai 2 ou 3 ressentis personnels. le roman se lit facilement, mais il ne nous tient pas vraiment en haleine ; trop de personnages peut-être pour cette chronique. Il y a souvent une distorsion entre l'importance de l'événement et le traitement en une phrase ou 2 au détour d'un chapitre ou son développement ultérieur sous forme de flash back. C'est toujours un peu surprenant mais au final assez réussi. Cela rappelle l'écriture cinématographique. A ce propos je n'évoquerai pas le feuilleton éponyme si décrié mais le film adapté une année après la publication du roman en 1957 dont le titre a été si mal traduit en français par «Les plaisirs de l'enfer». Film assez réussi où Lana Turner incarnait Constance, la mère d'Allison. Un film assez fidèle à l'esprit du roman.
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Nono19
  05 juillet 2019
Peyton Place est une petite ville de carte postale ... au premier abord.
Petit à petit, on découvre les secrets de famille, les traumatismes, les injustices sociales, la pauvreté, les privilèges de certains habitants fortunés, ...
Nous suivons les histoires de trois femmes : Allison, Selena et Constance.
Chacune lutte pour son indépendance, pour trouver sa voie, pour échapper aux codes rigides de l'époque, ...

Dans les années 40-50 aux Etats-Unis, une morale hypocrite et paternaliste enferme les femmes dans un moule et il est risqué de tenter d'en sortir.

L'auteure fait preuve d'une liberté de ton, de parole et ne censure pas les passages les plus glauques.
Certaines scènes sont violentes, crues, sexuelles, ...
A l'époque, ce roman a fait scandale et il est facile de comprendre pourquoi. Les personnes bien pensantes affirmaient que l'auteure exagérait, qu'elle dépeignait une société perverse, ...
Alors qu'elle ne fait que mettre en lumière des comportements existants. L'auteure dénonce l'indifférence du gouvernement qui ne fait rien pour aider les plus démunis.

Ce roman à forte dominance sociale et féministe nous bouscule et c'est tant mieux!
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