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EAN : 9782203030534
108 pages
Éditeur : Casterman (13/04/2011)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Après l'avoir perfectionné dans toutes tes branches du bel art du meurtre, le gouvernement relâchait Tony Guarino avec sa bénédiction, sous la forme d'un diplôme de bon soldat.
Tony rentrait avec un nouveau visage et un tas d'idées qui s'exerceraient inévitablement lors de leur mise en pratique, au détriment de la communauté. Cette atroce nuit de bataille dans les bois qui lui avait rapporté ses médailles lui avait laissé aussi une longue cicatrice livide sur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
brigittelascombe
  29 novembre 2011
Adaptée du roman éponyme Scarface de l' Américain Maurice Coons connu sous le pseudo Scarface, cette Bande Dessinée adulte "noire" fort réussie de Christian de Metter ( prix du meilleur album au festival d'Angoulème 2004 pour le sang des Valentines et prix des Libraires BD 2009 pour Shutter Island, entre autres..) raconte Chicago et les années 1920-1930 de la Prohibition.
Tony Guarino (dont la trajectoire fulgurante et explosive a été inspiréé par al Capone) est un rital, qui adolescent "jouait les durs". Alors que son frère rentre dans la police, Tony ("Bienvenue mon gars!"), qui "en a dans le bide" et grâce à sa "psychologie", passe tour à tour du "flingue" ("Paw! paw!") à la mitraillette ("Ratatatatarata!") puis à du plus "Baoum!".
Sans foi ni loi, il n'hésite pas à éliminer une maîtresse "poule" traîtresse ou un chef de gang irrascible ou, ou, ou....
La guerre, un temps lui sert de planque.Il en revient médaillé mais défiguré par une cicatrice, on le surnomme alors "Scarface". Il replonge aussitôt dans une autre guerre celle des gangs.
De bras droit, il passera caïd, en costume cravate, le caïd Camonte.
Dessous de table,main mise sur les alcools,les maisons de jeux, drogue... de règlements de compte en "sacrés pt'its lots par ci par là",il part à l'assaut d'Hollywood, rien ne lui résiste, sauf ....son sens de la famille ! Et...
Ce n'est pas tant le sujet qui m'a intéressée que l'ambiance créée de film d'avant guerre, décors costumes, univers glauque et obscur en bleu nuit ou vert sombre éclairé ça et là par une lampe pour intensifier un regard acéré ou un profil d'aigle (et bien sûr l'argot utilisé par Armitage Trail pour faire plus vrai).
On se croirait vraiment à Chicago et Christian de Metter est un dessinateur de talent!
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Yvan_T
  21 novembre 2020
Les deux frères de la famille Guarino font régulièrement parler les armes, l'aîné en tant que policier et le jeune Tony, en tant petit malfrat bien décidé à prendre un jour le contrôle de la ville de Chicago. le meurtre d'un caïd local pour le compte de l'irlandais Ohara, l'oblige cependant à mettre un frein à ses ambitions et à aller se faire oublier pendant quelques temps en Europe. Après deux ans de combats en pleine Première Guerre mondiale, le fils d'émigrés italiens revient au pays sous un nouveau nom et marqué d'une grande cicatrice au visage. N'ayant rien perdu de son sens des affaires, il compte bien profiter de la prohibition pour gravir les échelons de la pègre locale.
Après l'excellent "Shutter Island", Christian de Metter renoue avec cette collection née de l'association des éditions Rivages et Casterman, entièrement dédiée à l'adaptation de polars noirs par des auteurs de bandes dessinées. Il s'attaque cette fois au roman d'Armitage Trail, alias Maurice Coons (1908-1930), un classique du genre datant de la fin des années vingt. Rapidement adapté au cinéma par Howard Hawks en 1932, c'est surtout le remake de Brian de Palma en 1983 et la brillante interprétation d'al Pacino qui contribueront à faire de Scarface un personnage mythique.
Usant d'un graphisme somptueux dont il a le secret, Christian de Metter restitue parfaitement les décors et l'atmosphère oppressante de l'époque. Une ambiance de corruption et de prohibition, rythmée par les échanges de tirs fréquents entre bandes rivales réglant leurs comptes et tentant d'accroître leur territoire. Cet âge d'or du grand banditisme vit éclore de nombreux gangsters de renom, dont un certain Al Capone, qui servit d'ailleurs d'inspiration au personnage d'Armitage Trail. Si, dès la première planche, la destinée de Tony Guarino, alias Tony Camonte, est connue de tous, le long flash-back utilisé par l'auteur pour revenir sur les événements qui ont précédé cette fin inéluctable, détaille parfaitement la montée en puissance de cette petite frappe qui accroît sa mainmise sur la ville au fil des pages et dont l'ascension criminelle permet au lecteur de pénétrer dans le monde de la pègre de Chicago avec une certaine authenticité.
Une adaptation sans surprises et graphiquement très réussie, qui ravira certainement les amateurs de récits de gangsters.
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Erik_
  05 septembre 2020
Scarface est une bonne bd qui nous raconte l'ascension et la fin tragique d'un gangster qui allait devenir célèbre à Chicago pendant la période de la prohibition. Tony Camonte, un petit malfrat d'origine italienne, fait tout ce qu'il peut pour accéder au pouvoir. Il devient le garde du corps d'un chef de clan à savoir Lovo. Avec son complice Guido Rinaldo, il va petit à petit éliminer les concurrents de Lovo. Il va ainsi accéder au pouvoir au sein du gang.
Christian de Metter s'est basé sur le roman policier écrit par Armitage Trail. Ce dernier est décédé à l'âge de 28 ans d'une crise cardiaque. C'est quand même dommage de mourir aussi jeune car il était déjà un écrivain très prometteur. Son roman qui a été adapté deux fois au cinéma a marqué de son empreinte le genre du polar.
J'aime assez bien le dessin de cette bd qui est toujours aussi beau. Par ailleurs, je trouve que l'histoire est réellement bien adaptée. Il y a la lisibilité et une narration assez efficace bien que consensuelle. L'intrigue demeure passionnante car on suit véritablement l'évolution de ce personnage crapuleux. On ne perd pas le fil. Généralement, ce type d'histoire s'enfonce dans des effets de style assez ennuyeux. Bref, l'auteur évite tous les écueils du polar noir.
Le début nous dévoile la fin de cette histoire. Il n'y aura plus réellement de surprise. On sait comment tout cela va finir. Il aurait été bon de connaître une espèce de graduation dans l'émotion que devrait procurer cette dernière scène. Il y a un loupé dans les relations entre Scarface et son frère. Cela méritait certainement des développements qui n'ont pas eu lieu. Cependant, le travail reste honnête et le plaisir de la lecture est au rendez-vous. Ce n'est pas mal !
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Ness
  09 mai 2011
Bien loin de l'univers de Brian de Palmas et d'al Pacino, Christian de Metter revient aux origines de l'oeuvre.
Il replace son histoire dans le Chicago des années 20-30, là ou la Mafia est toute puissante.
Ben et Tony sont deux frères que tout opposent. Si l'un décide de s'engager dans la police, le cadet choisi lui le coté obscur et devient le bras droit d'un mafieux local. Sa fulgurante ascension lui vaut de nombreux ennuis et pour se faire oublier, il part faire la guerre en Europe. Revenant défiguré, d'où son surnom de Scarface, il prendra une autre identité pour mieux devenir le parrain de Chicago seulement voilà son frère n'est jamais bien loin.
L'histoire bien que connue est ici sublimée par les dessins de Christian de Metter. Les couleurs sont magnifiques et justes, elles renforcent l'atmosphère et donne une certaine ampleur à l'histoire. On retrouve ici l'ambiance des vieux films de gangsters.
Après avoir admirablement adapté Shutter Island, Christian de Metter récidive avec cette fantastique bande dessinée.
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Hosenford
  28 juin 2019
L'ambiance des jeux « Mafias »
Si vous avez adoré l'ambiance des jeux Mafias, vous adorerez cette bande-dessinée. On y retrouve tous les codes, un homme débrouillard et intelligent, quelque peu paranoïaque qui a fait la guerre et qui décide de reprendre sa vie en main sous une fausse identité. Une vie au sein d'une ville gérée par les gangster, par les mafias qui se partagent le territoire et tuent l'ennui en faisant exploser quelques quartiers, en assassinant un ou deux gars pendant que la police est aux abois. J'ai vraiment retrouvé cette ambiance, au sein même du personnage de Tony Guarino qui fait fortement penser à l'individu que l'on incarne dans le deuxième opus du jeu-vidéo. Sincèrement je ne pensais pas qu'elle m'entraînerait autant, à la base je ne suis pas trop de cet univers là mais Scarface m'a donné l'envie de m'y intéresser plus amplement.
Tony Guarino ou l'homme à ne pas emmerder
Clairement, outre le caractère organisateur et chétif du personnage, ce sont ses côtés paranoïaques et misogynes qui ressortent le plus à travers Tony Guarino, tout à l'opposé de son frère Ben, un vrai petit ange qui porte aussi l'arme, mais du côté de l'uniforme. L'irrespect de Tony donne un ton humoristique car inattendu : je n'ai jamais vu une femme se faire aussi mal-respectée dans une histoire que celle-ci. À l'inverse, on y trouve des femmes fortes, respectées, au haut rang telle que la « porte-flingue » qui apporte un vrai plus à l'intrigue. Dans Scarface, ça n'hésite pas à tirer et à tuer, à user de stratégies et à faire tomber les chefs. Dans cette guerre permanente s'inscrit de manière enchevêtrée et excellente une morale : le monde de la pègre respecte quand même quelques honneurs. Ce sont ces dernières qui vont donner à Tony Guarino ce côté imprévisible.
Un style sombre, une écriture étincelante
Le noir et le bleu lumière nuit règnent dans Scarface, mais pas de panique, le dessin est sobre, plutôt simple et sans détail indigent : un graphisme particulier, difficile à décrire mais qui correspond étrangement bien pour l'époque. Quant à l'écriture, tant au niveau de l'histoire, des dialogues mais aussi à l'intérieur des planches. Déjà dit, cet enchevêtrement de la morale dans l'histoire. le scénario qui ne s'arrête pas, on rebondit sans cesse sur de nouveaux questionnements et dans de nouvelles actions. du début à la fin, on ne s'ennuie pas et on reste surpris jusqu'à la fin qui nous laisse la possibilité de l'imaginer.
Lien : https://leschroniquesdejerem..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
brigittelascombebrigittelascombe   29 novembre 2011
Ce qui est terrible... c'est de savoir qu'on va mourir.
Cela peut ne durer qu'une fraction de seconde..mais cette fraction de seconde peut être un enfer.
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brigittelascombebrigittelascombe   29 novembre 2011
On dit qu'on voit défiler sa vie devant ses yeux lorsqu'on est sur le point de mourir.
Vu la vitesse de cette balle, mon bilan risque d'être assez peu exhaustif.
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brigittelascombebrigittelascombe   29 novembre 2011
Les gars se battent comme des chefs lorsque quelqu'un prend les commandes.
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GregorGregor   24 septembre 2012
Robin des Bois est un voleur qui porte des collants. Moi je suis un homme d'affaires et je porte des costumes de prix. Je vends aux gens ce qu'ils souhaitent acheter, la loi de l'offre et de la demande.
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GregorGregor   24 septembre 2012
T'es un rital, j'suis irlandais, mais quand il s'agit de faire des affaires, y'a plus que hommes, c'est comme ça que j'vois les choses, alors... bienvenue mon gars.
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Videos de Christian de Metter (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian de Metter
Second volet du Vidéo-Blog Grif''GRAPHE sur le salon BD de Montargis: 3 interviews-dédicaces de dessinateurs talentueux et polymorphes, qui ont le vent en poupe: -Christian de Metter dont on connait les adaptations de polars très noirs chez Rivages-Casterman : pour l'heure, il abandonne le picturalisme pour faire retour sur le trait : un trait incisif comme à la pointe d'un couteau - l'occasion également de renouveler le genre Western. -Kokor qui rend hommage à Beuville, Morris et Gus Bofa ('Excusez du peu!) : le critique n'a plus rien à faire: l'auteur est entré en osmose avec ses pairs et pourtant en parallèle, il propose la caméra un trait vif et Kokoresque à nul autre pareil -même si on le décrypte mieux...- -Riff Rebs' ou la "Défense et illustration" de l'adaptation littéraire, à condition que cette "re-création" soit l'occasion de propositions visuelles fortes, donc faite avec ses tripes et pas sur injonction éditoriale.Sabre de Bois, frères de la côte, buvons à la santé de Jack London et Pierre Mac Orlan ! Ca bouge, ça s'agite et ça cogite dans la BéDé : Montargis le Festival animé par Arnaud Floc'h le reflète bien !
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