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ISBN : 2205075667
Éditeur : Dargaud (29/04/2016)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 323 notes)
Résumé :
Dessinatrice à Charlie Hebdo depuis plus de dix ans, Catherine Meurisse a vécu le 7 janvier 2015 comme une tragédie personnelle, dans laquelle elle a perdu des amis, des mentors, le goût de dessiner, la légèreté.

Après la violence des faits, une nécessité lui est apparue : s'extirper du chaos et de l'aridité intellectuelle et esthétique qui ont suivi en cherchant leur opposé – la beauté.

Afin de trouver l'apaisement, elle consigne les m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (77) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  09 octobre 2016
Fin janvier 2015. Sur une plage déserte, Catherine essaie tant bien que mal de remettre en place ses idées. S'assurer qu'elle est bien sur une planète, que l'océan est là...
Début janvier. Dans son lit, Catherine traine un peu. Elle rêvasse à son histoire d'amour compliquée avec un homme marié. Elle rêvasse si longtemps que son réveil-matin lui indique qu'elle est en retard. Avec un peu de chance, si elle chope le bus n°69, elle pourra arriver à une heure décente à la réunion. Trop tard, il vient de la frôler. Une fois arrivée vers les locaux de Charlie hebdo, Luz l'informe qu'il y a là-bas une prise d'otages. Vite, il faut fuir. Trouver un abri. Tak Tak Tak Tak. Des hommes tirent en l'air. Catherine le saura très vite: ses amis et collègues de Charlie sont morts. Comment se reconstruire après ça ? Comment redessiner ? Comment retrouver ce sentiment de légèreté ?
Catherine Meurisse se livre et nous livre, avec beaucoup d'émotion, sa tentative de reconstruction, aussi bien physique, mentale, psychologique ou émotionnelle après les attentats du 7 janvier. Comment redessiner quand l'envie a disparu ? Comment rire ? Comment aimer ? Comment retrouver un tant soit peu de goût à la vie ? Tout un cheminement auquel l'on participe. de Cabourg à la Villa Médicis qui lui a ouvert ses portes pour l'aider à se reconstruire, de ses séances chez le psy au musée du Louvre en passant par cette étendue de sable.
Garder espoir. S'étonner encore. S'ouvrir à l'art. Dessiner à nouveau...
Un album émouvant et sensible. Mettre des mots sur des maux...
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carre
  09 septembre 2016
Catherine Meurisse aurait du être avec ces amis de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, mais elle est arrivée en retard. Ce roman graphique, montre l'effondrement, la colère, la culpabilité. Puis comme pour chasser l'impensable, Catherine Meurisse va se relever, en prenant de la distance pour se raccrocher, de ce que ces monstres ne pourront jamais nous ôter, notre soif de culture et par la même une forme de légèreté. Reprendre goût aux choses en s'éloignant, apprécier un lieu, un tableau, un moment de silence et de solitude, autant de manières pour mettre à terre la violence, pour sécher les larmes, pour montrer que quoiqu'il advienne la beauté tire toujours vers le haut. Son album est bouleversant, une victoire si infime soit elle sur la barbarie. « La légèreté » de Catherine Meurisse est tout simplement magnifique, indispensable.
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gouelan
  06 juin 2016
Quand la vie se fait plus lourde tout à coup, qu'on n'y perçoit plus la beauté, la légèreté, que reste-t-il ?
C'est ce qui arrive à Catherine Meurisse, dessinatrice de presse à Charlie Hebdo, au lendemain de la tragédie.
Rechercher l'amitié et la culture pour ne pas sombrer, trouver quelque chose de plus fort que la violence pour faire pencher la balance du côté de l'espoir, de la vie.
La violence est aussi dans l'art, mais elle y est sublimée, comme pour l'anéantir.
Continuer à sublimer la vie, même lorsqu'elle est laide, se moquer de tout pour contrer la peur, donner du poids à cette légèreté, se grandir avec les épreuves.
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berni_29
  15 mars 2019
La légèreté, c'est ce chemin qu'a entrepris la dessinatrice Catherine Meurisse, qui travaillait depuis dix ans à Charlie Hebdo. Ce matin-là, celui du fameux 7 janvier 2015, elle n'a pas entendu le réveil sonner. Un chagrin d'amour, une rupture la veille, le film qu'elle a sans doute ressassé tout au long de la nuit dans sa tête dans ses rêves tous chiffonnés.
Alors, elle est arrivée en retard à la rédaction et c'est ce qui l'a sauvée. Mais comment se reconstruire de ce choc effroyable, ce cauchemar insensé ? Comment vivre, revivre, survivre, tenir debout après ce massacre, l'horreur sidérale ?
Les premières pages commencent au bord d'une plage. Son corps est absent et ses yeux vivent, semblent vouloir s'échapper.
Ici l'humour rattrape toujours la peur de tomber dans ce surplus d'émotion qui pourrait donner l'impression d'étouffer. Ne serait-déjà que dans la préface touchante de Philippe Lançon, autre survivant bien présent ce jour-là au milieu du massacre : « Il faudrait toujours se séparer la veille d'un attentat, ça permet d'échapper par la déprime au devoir d'y assister » ... Je pense alors à tous ces attentats auxquels j'ai peut-être moi-même échappé ainsi...
La vie se fait lourde, avec ce fardeau qu'il faut porter désormais. Comment s'alléger de ce poids ? Catherine Meurisse n'y arrive pas au début.
C'est comme un entêtement qui revient, tout lui revient ce temps d'avant, ses débuts à Charlie Hebdo, les blagues de Charb ou de Wolinski, les conseils artistiques de Bernard Maris. L'événement aussi, forcément... Il revient sans cesse comme un écho assourdissant. Pas un jour, pas un rêve, pas une respiration sans y penser... Même l'air qu'elle respire devient suffocant.
Comment guérir ?
Catherine Meurisse s'en va à Cabourg à la revue éperdue de la petite madeleine de Proust, puis à Rome, à la Villa Médicis, sur les traces de Stendhal... Elle veut vivre, sentir le syndrome de Stendhal comme un électrochoc qui pourrait enfin la réveiller de cet enfermement, ce syndrome qui dit qu'un excès de beauté déprime...
Elle s'en va dans le vent, dans le soleil, dans la pluie, dans les rues, dans les jardins de la Villa Médicis, parmi les statues de la Rome antique...
Cette déambulation est particulièrement touchante, m'a touché, autant dans le dessin de cette silhouette fragile ballottée par son destin, que par le propos du récit, son chemin, le fil qui sous-tend tout cela. C'est-à-dire survivre, puis guérir, prendre son envol, donner du sens à ce qui reste après cela...
Ce sont ces statuts inertes, abimées, cassées, amputées, figées dans leur histoire, qui lui donnent des ailes, l'aident à se soulever du sol, lui apprennent l'apesanteur. Comme c'est beau la légèreté dans l'apprentissage !
Alors, elle avance, dessine, se dessine, c'est magnifique, c'est superbe, dans cette déambulation légère et parfois cocasse, elle réussit ce tour de magie d'inviter Stendhal à une balade et de déambuler, converser avec lui parmi les statues antiques.
Catherine Meurisse a cette force de convoquer Bach, Baudelaire, ou Vélasquez, quasiment dans la même planche et sans que ce soit lourd. Forcément, c'est ainsi quand on parle de légèreté et qu'elle vient dans les mots et le dessin...
Et puis, il y a toujours une petite phrase décalée, amusante, une bulle d'air, une respiration dans le chemin qu'il reste à parcourir...
Dans cette BD, nous entrons dans l'intimité de Catherine Meurisse, nous entrons dans la chambre où elle dort tout d'abord, nous entrons sur cette page où elle marche silhouette fendue dans le vent. Nous entrons dans ses pas, dans ses pensées, dans ses mots, dans ses doutes, dans ses peurs, parmi les ruines de Rome, dans les ailes aussi qu'elles déploient et alors nous devenons peut-être aussi légers qu'elle. Enfin, je ne sais pas, je rêve que c'est peut-être comme cela la légèreté après tant de violence et de malheur... En attendant, je me laisse porter encore un peu par l'émotion du récit, c'est vrai, je me sens léger comme si le fardeau de tous les bruits dérisoires de l'existence me quittait, comme une transpiration salvatrice...
Alors, il ne reste plus que cette inconsolable légèreté de l'être...
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motspourmots
  15 mai 2016
En exergue, cette phrase de Nietzsche : "Nous avons l'art pour ne pas mourir de la vérité". Plus qu'une introduction, une sorte de profession de foi, un engagement pour l'avenir. Tandis que je lis cette phrase, j'ai encore en mémoire le discours sobre mais convaincu de Catherine Meurisse, entendu plusieurs fois dans différentes émissions, sa voix et ses yeux qui m'ont donné envie de découvrir son récit. le récit d'une renaissance, par la beauté de l'art.
Le 7 janvier 2015, Catherine Meurisse, dessinatrice à Charlie Hebdo rumine dans ses draps un violent chagrin d'amour et peine à s'extraire de son lit. Hasard des turpitudes de Cupidon ou volonté divine, quoi qu'il en soit, elle arrive en retard pour la conférence de rédaction, bien après l'entrée des sinistres frères qui opéreront le massacre que l'on connaît. Miraculée, rescapée... mais "tout aussi morte" que ses amis. Plombée, anéantie, la mémoire en vrac. Pour continuer, il va falloir se raccrocher à l'essentiel. Et pour Catherine Meurisse, le plus précieux, c'est la beauté.
Cet album est là pour raconter le chemin qui la mène vers la légèreté retrouvée. le trait sobre de la dessinatrice possède la force de l'évidence, ses couleurs disent alternativement le désarroi et l'espoir, le texte comme posé à la main crée la proximité. La sincérité et la volonté de trouver la lumière irriguent ces pages magnifiques.
Il y a d'abord la sidération, l'assèchement, l'enfermement lié à sa garde rapprochée, l'envie et l'inspiration disparues. le recours à la mémoire du groupe et des personnalités singulières qui le composaient, les réponses que l'on cherche dans les moments déjà enfuis. Et puis l'idée de partir, respirer. Puisque Proust, "son meilleur auxiliaire de vie" ne lui sert à rien à ce moment, pourquoi pas Stendhal et son fameux "Syndrome" ? le séjour à Rome, à la Villa Médicis à la recherche de cet éblouissement total devant tant de beauté est pour la jeune femme l'occasion de questionner son rapport à l'art. Que nous disent ces oeuvres millénaires, comment les ressentons-nous ? Statues antiques, peintures de maîtres sont autant de livres d'histoires et de témoignages de civilisations souvent brutales et meurtrières. Dont on ne retient, des siècles plus tard, que la beauté.
Catherine Meurisse n'hésite pas à se transporter à l'intérieur de ces oeuvres, de façon symbolique. Comme cette poignante traversée du "Cri" de Munch qui laisse son lecteur KO. Où l'un de ses derniers dessins, "Femme encore jeune sortant la tête de l'eau".
Pour témoigner, cette jeune femme a choisi le beau. Son salut vient des arts plastiques, de la littérature et de la musique, qui ont toujours constitué un fil conducteur dans sa vie (je n'ai pas encore lu ses précédents albums dans lesquels l'art est omniprésent mais je vais m'empresser de le faire !).
Avec cet album, elle offre un fabuleux cadeau. Celui d'une femme qui place la culture au-dessus de la violence. Et veut croire en la suprématie du beau sur la laideur du monde.
A lire absolument !
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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critiques presse (6)
Bibliobs   30 janvier 2017
C'est tout bonnement l'une des meilleures BD de l'année 2016, fine, profonde, touchante et belle.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaPresse   12 juillet 2016
Un récit très touchant, qui célèbre bien humblement son retour à la vie.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LePoint   09 mai 2016
Un livre magnifique, presque miraculeux.
Lire la critique sur le site : LePoint
BoDoi   02 mai 2016
L’ouvrage ne tient pas de la plainte : la douleur en exsude, bien sûr, mais aussi l’humour, et surtout la quête d’une solution.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Telerama   27 avril 2016
Graphiquement très réussi, ce récit où la couleur bouscule l'habituelle sobriété de son trait a aussi l'élégance d'être léger. Peut-être est-ce là l'alchimie véritable, changer le plomb... en plume.
Lire la critique sur le site : Telerama
Sceneario   25 avril 2016
Un très bel album, très pudique, qui nous laisse sans voix.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   15 novembre 2016
« Allô Catherine, t'es bien assise ?
- Impec.
- Après la défection d'Obama à la marche du 11 janvier, la Maison-Blanche veut se rattraper. Elle nous invite à rencontrer le président. Il souhaite se faire tirer le portrait par un dessinateur. Je veux que ce soit toi qui y ailles.
- Pourquoi moi ?
- Parce que Riss est à l'hosto et que Luz serait capable là-bas de montrer son slip.
- Bon, écoute, après ce qui s'est passé, j'en ai un peu rien à secouer de rencontrer le président des States.
- Tu te rends compte de ce que ça représente pour 'Charlie' ? Ce serait exceptionnel ! »
... Obama, je m'en fous d'Obama, je préfère Cabu. Aller si loin pour servir la soupe à un président de passage. Marre des gens de passage, je veux de l'immuable, que plus rien ne passe ni s'effondre. Y aura forcément un con pour me prendre en photo avec Obama, peut-être même qu'Obama fera un selfie avec une perche à selfie, la photo fera le tour du monde, l'horreur, Obama étant pro-israélien, je vais avoir tous les Arabes sur le dos, Charb était pro-palestinien, ce serait une insulte à sa mémoire, je vais me retrouver au coeur du conflit israélo-palestinien alors que j'ai rien demandé, je vais pas pouvoir le régler vu mon état, merde...
« Allô, Gérard ? C'est non. Je suis malade en avion. »
(p. 62)
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ZilizZiliz   16 novembre 2016
12 janvier [2015]
- C'est quand qu'elle se termine, ma protection rapprochée ?
- Elle vient à peine de commencer, madame...
- Mais c'est quand que ça se termine ?
- On ne peut pas vous dire...
- C'est quand qu'on arrive ?
- J'aimerais pas être à votre place, madame. Etre sous protection, c'est comme se trimballer ses parents sur le dos en permanence. C'est lourd.
- C'est quand qu'on arrive ?
- ...
- C'est quand qu'on arrive à la normalité ?
(p. 30)
+ Lire la suite
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ZilizZiliz   15 novembre 2016
[ 2005, Catherine Meurisse - 25 ans - découvre la salle de rédaction de Charlie ]
Riss monte une étagère.
Bernar dessine avec un gant.
Charb [monté sur la table] chante l'Internationale.
Jul revient du badminton.
Cabu grignote.
Tignous collectionne les timbres pour son neveu.
Luz remonte son slip jusqu'aux épaules.
Willem passe en coup de vent.
Honoré range des photos de presse dans des boîtes à chaussures.
Wolinski me demande de le suivre aux toilettes [il lit une notice de Viagra].
Siné éructe par fax.
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NievaNieva   16 février 2019
— Quel est l'endroit qui vous apaise ? Votre domicile ?
— Non ! Pas en ce moment.
— Votre maison d'enfance ? L'île où vous êtes allée marcher seule après le 11 janvier ? Je sais que votre mémoire est défaillante, mais essayez de vous souvenir d'un lieu agréable.
— Un chemin creux, au début du printemps, dans la campagne où j'ai grandi.
— Bien. Nous l'appellerons le « lieu sûr ». Dans chaque moment de souffrance ou de panique, faites l'effort de vous imaginer dans ce « lieu sûr », marchant sur ce sentier printanier. Vous serez étonnée du résultat.

Je m'exécute, sans m'étonner du résultat, car l'étonnement ne fait plus partie de mes émotions. Pour mettre toutes les chances de mon côté, je ne me contente pas de convoquer mentalement le lieu apaisant, je vais le retrouver.

— J'y pense et j'y suis.

Hélas, quand la détresse vous gagne aussi dans le « lieu sûr », que faire ? Enlacer un arbre.

— Toi, tu es là depuis toujours, tu ne meurs pas, tu ne tombes pas. Si on te tire dessus, ton écorce engloutit la balle.
+ Lire la suite
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letilleulletilleul   29 avril 2016
On me dit qu'on est en 2015, que le mois de janvier s'achève.
Je n'entends pas. Mon corps est absent, seuls mes yeux vivent et
Semblent vouloir s'échapper. Je crois voir l'océan pour la première fois.
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