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EAN : 9782754811071
72 pages
Éditeur : Futuropolis (26/02/2014)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 100 notes)
Résumé :
En inaugurant la collection Musée d’Orsay-Futuropolis, Catherine Meurisse dynamite les conventions et livre certainement le livre le plus drôle de Futuropolis (bon, c’est vrai, il n’y en a pas
beaucoup), à la manière de Nicolas de Crécy avec "Période glaciaire".

Olympia s’ennuie au musée d’Orsay. Bien sûr, elle n’est pas une parfaite inconnue, elle a déjà posé pour Manet, connaît Toulouse Lautrec, et a de nombreux amis sortis de tableaux impres... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  19 octobre 2014
C'est la 5ième fois qu'elle regarde la toile de Roméo et Juliette, et pourtant Olympia ne peut s'empêcher de verser quelques larmes. le coeur brisé par cette histoire d'amour tragique mais surtout parce qu'elle se verrait bien tenir le rôle de Juliette. Elle a beau essayer de s'entrainer à répéter les textes, le ton n'y est pas. de toute façon, elle n'en aura guère l'usage puisque son prochain rôle est muet. Celui d'une esclave dans "Le Cheik", une grosse production orientaliste. Mais la répétition se passe mal, la pauvre femme devant apportant un plat de couscous au Cheik glisse sur un pois chiche et fait s'agiter les éléphants. Evidemment, elle est priée de déguerpir. Elle est prise sur un deuxième tournage mais là encore, elle échoue lamentablement, certaine qu'elle n'est pas faite pour les seconds rôles. Elle va se consoler dans les bras de ses amies danseuses qui lui avouent que si elle veut réussir, il faut coucher. Même si cela est contraire à ses principes, elle va réfléchir...
Olympia, oeuvre très contestée de Manet en 1863, est le guide de cet album où se croisent les danseuses du Lido, Roméo et Juliette, Toulouse-Lautrec en serveur ou encore Courbet. Olympia, jeune femme bannie qui aura bien du mal à s'imposer comme une véritable artiste, sera reléguée dans le quartier "Les refusés" et servira de doublure à Vénus, tenante en titre du rôle de Juliette. Cette petite femme qui aime à se balader nue, avec pour seul vêtement un ruban autour du cou, nous offre un agréable tour d'horizon de tableaux de grands maîtres (pas moins de 50 oeuvres représentées totalement ou partiellement) et nous raconte l'arrivée de l'impressionnisme dans l'Histoire de l'Art. Catherine Meussire dépeint cette rétrospective énergiquement, introduisant notamment quelques chants et pas des danseuses du Lido, avec un certain humour et un décalage plutôt bien venu. Cette visite loufoque et endiablée, même si elle manque parfois de profondeur, vaut le détour rien que pour essayer de reconnaitre les nombreuses oeuvres présentes.
Moderne Olympia... suivez le guide!
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tynn
  17 août 2015
"Ô mon Roméo,
J'aime un officiel, moi qui suis une refusée..."
Cette histoire est complètement délirante et somme toute assez jubilatoire!
Cette Olympia moderne n'a pas froid aux yeux même si elle risque la bronchite en tenue d'Eve sur les plateaux de tournage... Manet doit bien rire du détournement artistique de son tableau, de sa petite courtisane accompagnée de sa servante noire et son fifre.
Voici une bande dessinée complètement givrée, qui met en scène l'histoire d'amour d'une improbable actrice toujours sur la touche ( le tableau a été refusé au Salon de 1863) sur fond de triple hommage au cinéma, à l'art et aux comédies musicales américaines.
A la lecture des premières planches, je suis restée comme hésitante à continuer tant le propos et le dessin me plaisaient peu . Et pourtant très vite le ton humoristique, le parti pris décalé, les œuvres artistiques détournées ont fini par beaucoup m'amuser.
Il faut un petit peu de culture artistique mais les œuvres mises en scène, tirées des collections du Musée d'Orsay sont toutes listées en fin d'ouvrage.
Mêler l'érudition et le burlesque: pari gagné pour Catherine Meurisse. Une excellente manière de désacraliser l'histoire de l'art si on veut inciter nos plus jeunes à aller au musée.
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MissG
  26 décembre 2014
Olympia, la langoureuse et voluptueuse femme du tableau d'Edouard Manet, est une indécrottable romantique qui attend désespérément le grand amour en se prenant pour Juliette : "J'adorerais être Juliette. Je pense que j'ai des qualités pour jouer les grandes amoureuses.", ainsi que le grand rôle de sa vie dans ce musée d'Orsay qui prend vie sous la plume de Catherine Meurisse : "Jouer, c'est toute ma vie, vous comprenez ? J'ai le feu sacré !".
Car ici, les peintures ne sont point de morts objets d'art accrochés aux murs et admirés par des milliers de visiteurs, ils vivent, les personnages de plusieurs tableaux se télescopent les uns avec les autres, ils jouent des rôles, et se livrent même à des guerres de clan à la West Side Story à l'intérieur du musée.
Pour en revenir à cette pauvre Olympia, elle se désespère avec son joli noeud noué autour du cou, d'autant que tout le monde le lui dit, pour réussir il faut coucher; et à cela il faut ajouter la méchanceté de sa rivale, la belle Vénus avec ses trois cupidons et son caractère bien trempé : "Argenteuil, Argenteuil ! Est-ce que j'ai une gueule à aller tourner à Argenteuil ?".
Vous l'avez compris, ici il n'est point besoin d'avoir une grande connaissance en peinture pour apprécier cette bande dessinée, son but est même plutôt pédagogique puisque l'histoire permet au lecteur soit de redécouvrir les oeuvres principales du musée d'Orsay, soit de les découvrir.
Cette bande dessinée pourrait presque être sous-titrée "la peinture pour les nuls" mais j'ai tout de même trouvé au cours de ma lecture que toutes les oeuvres n'étant pas identifiables au premier coup d'oeil et pourtant ma visite à Orsay remonte à un an.
Il y a de bonnes idées dans cette bande dessinée, il y a de l'humour (cruel destin que celui des trois cupidons) et une héroïne assez attachante, une nouvelle façon d'appréhender l'art, mais je n'ai pourtant pas été complètement emballée par le concept.
C'est loufoque à souhait mais ça manque finalement un peu de profondeur, dommage car cela aurait pu être beaucoup plus ludique que ça ne l'est.
J'ai trouvé Catherine Meurisse beaucoup plus mordante et grinçante dans "Le pont des arts", je m'attendais au moins au même niveau avec cette bande dessinée, petite déception au final donc.
De plus, si le trait de dessin de Catherine Meurisse a toujours été plutôt simple et sans trop de relief, je le trouve plus relâché ici que dans "Le pont des arts", là aussi il faut bien dire que je m'attendais à quelque chose d'un peu plus fourni et fouillé et moins épuré que certains dessins ne peuvent l'être dans cette histoire.
"Moderne Olympia" de Catherine Meurisse n'a pas comblé toutes mes attentes mais reste une lecture divertissante que je recommande à toutes les personnes qui ont envie de découvrir l'art exposé au musée d'Orsay sous forme ludique et qui sait, avoir envie par la suite d'y faire une visite.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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cecilit
  08 février 2020
Merci à l'excellente et culte maison d'édition Futuropolis pour ses promenades dans les musées imaginées par des auteurs inspirés.
Ici, c'est Catherine Meurisse, talentueuse dessinatrice et auteure, qui nous balade au Musée d'Orsay via Olympe, une petite nana, genre de celle qu'aurait aimée son ami Wolinski. Comédienne débutante, abonnée aux seconds rôles (femme-tronc dans L'Origine du monde de Monsieur Courbet, nymphe parachutée dans Les Orėades de Bouguereau !!) , parce que de la caste des Refusés et non de celle des Officiels, elle rêve dun grand rôle dans une grande toile... et d'un amour digne de Shakespeare ... mais Vénus dite Boudin adoré.., veille à ne pas se faire piquer la place et son Roméo !
C'est drôle, intelligent et pétillant !
Les toiles du Musée d'Orsay deviennent plateaux de cinéma, les peintres, réalisateurs, les modèles, comédiennes.
Catherine Meurisse insère du "vrai" cinéma à ce tourbillon visuel : West Side Story, Jean Gabin, Arletty, Fred Astaire sont de la partie.
Bref, une chouette lecture ! (ture ture... comprendront ceux qui ont déjà lu cette bd)
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andy86
  03 août 2014
Moderne Olympia est un véritable coup de coeur. Sous des apparences de bande dessinée un peu nunuche, certainement du au style de presse féminine, c'est un petit bijou
Notre héroïne n'est autre que l'Olympia, personnage feminin du cèlèbre tableau de Manet. Olympia, dans la bd, est tel que sur le tableau : toute nue, avec un petit ras du coup.
Notre Olympia à un rêve : trouver son Roméo. Mais cela n'est pas aussi facile que ça dans son monde. Elle fait partie des refusés (en référence aux tableaux impressionnistes qui étaient refusés dans les galeries parisiennes) et pour trouver du travail comme modèle, ce n'est pas évident. Un jour, elle rencontre un beau jeune homme, qui sera son Roméo. Mais lui fait parti des officiel. Dure dilemme.
C'est une bande dessinée bourré d'humour et de référence artistique ; L'auteur arrive à mélanger la culture du Musée d'Orsay avec des clins d'oeil à Disney, West Side Story etc. Bref, c'est déjanté et j'ai adoré. Les personnages secondaires sont à mourir de rire, surtout les trois petits chérubins de Vénus.
Si vous ne l'avez pas encore dévoré, sauté sur ce livre dans vos bibliothèques ou en librairie. Moderne Olympia va vite devenir culte !!!
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critiques presse (8)
BulledEncre   20 mai 2014
Un album drôlissime qui envoie du bois!
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BoDoi   31 mars 2014
Mais il ne se révèle jamais indigeste : l’impertinence et l’humour qui y sont déployés désamorcent toute prétention. Et rendent éminemment accessibles les oeuvres ainsi décrochées des cimaises, revisitées d’un trait souple et piquant.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Liberation   25 février 2014
Une occasion marrante de réviser sa culture artistique.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeMonde   24 février 2014
Envie de rire un bon coup et de vous instruire en même temps ? Précipitez-vous sur « l'album le plus drôle jamais publié par Futuro ! », dixit son propre éditeur dans un aveu de saine autodérision.
Lire la critique sur le site : LeMonde
ActuaBD   17 février 2014
Futuropolis aime les musées. Catherine Meurisse ouvre le bal avec comme fil conducteur une carrière d’actrice contrariée permettant de passer en revue une trentaine d’œuvres... Fraîcheur, fantaisie, pétillance : un album savoureux.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Auracan   17 février 2014
La lutte des classes culturelle est en marche pour notre plus grand bonheur.
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest   14 février 2014
Ce one-shot déjanté aux anecdotes piquantes et à la délicatesse du second degré s'apprécie sans doute mieux avec quelques notions de culture artistique : à prendre avec soi lors d'une visite à Orsay, mais attention à ne pas déranger l'assistance avec de brusques bouffées de rire.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   16 décembre 2013
Dès les premières pages on entre dans un univers foisonnant, peuplé de rires, de coups de gueule, mais surtout d'une vie qui transcende la moindre planche. C'est beau, vif et passionnant !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
cecilitcecilit   08 février 2020
- Vous avez joué dans quelles toiles, avant ?
- Plutôt des grosses productions "Le Cheick ", "Ben Hur". J'ai fait des toiles d'auteurs, aussi.
- Par exemple ?
- L'Origine du Monde.
- Connais pas.
- Je pense qu'on entendra bientôt parler de ce réalisateur : Monsieur Courbet est très doué.
- Attendez...J'y suis ! C'est une toile X, c'est ça ?
- Je...je ne me souviens pas...
- Si, si, c'est du X ! Alors, c'est vous, la..., les ...écartées, là...
+ Lire la suite
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MimimelieMimimelie   15 mars 2014
Alors là !!!!!!!!!!!!!!
J'avais trouvé pourtant l'idée géniale...
Ne m'a même pas tiré l'ébauche d'un sourire...
Finalement ça ne vaut même pas la peine que je m'explique. Nulle. Stupide. Vulgaire..... un genre Wolinski au pire de Charlie hebdo, sans l'humour.....
Je regrette mes 17 euros tombés dans une fange...
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cecilitcecilit   07 février 2020
- Au moment où Brutus te tend la coupe, je zoome sur toi : je veux qu'on sente l'orgie dans ton regard !
- Yapatsoussi.
- Je veux que le spectateur sente que les gros ennuis vont arriver. La chute de l'Empire. La fin des haricots.
- Yapatsoussi.
- Si, justement, il y en a un, et je veux le lire sur ton visage.
- Yapatsoussi.
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GregorGregor   12 août 2014
Je rêve, olympia, c'est la cinquième fois qu'on voit cette toile, et tu pleures encore.
Eh bien, moi, elle me brise le cœur, cette histoire ! J'adorerais être Juliette. Je pense que j'ai des qualités pour jouer les grandes amoureuses.
Juliette avait-elle de l'eczéma aux fesses ?
Me suis encore assise sur du pop-corn.
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ClairocheClairoche   08 novembre 2014
_ Je rame. J'arrive pas à percer.
_ Qu'est-ce que tu veux percer ? Tu perfores déjà tous les cœurs.
_ J'aimerais bien savoir lesquels, je te rappelle que je suis toujours célibataire. Pas d'amant, pas de rôle, ...
_ Pas de culotte.
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Videos de Catherine Meurisse (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Catherine Meurisse
La dessinatrice Claire Bretécher est morte, ce 11 février 2020, à l'âge de 79 ans, a annoncé dans un communiqué Dargaud, son éditeur historique, en rendant hommage à cette « observatrice détachée (vraiment très détachée) de son époque, [qui en croquait] les travers avec une immense autodérision ». Elle avait commencé dans la presse pour enfants, avant d'officier dans les pages du magazine Pilote à partir de 1969. Trois ans plus tard, elle fait sécession avec Gotlib et Mandryka pour fonder L'Écho des savanes. À partir de 1973, elle crée Les Frustrés pour Le Nouvel Observateur, « chronique hilarante des mots et moeurs de quadras gaucho-caviar cloués sur leur canapé par une immense fatigue existentielle » (comme l'écrivait Télérama en 2001). Puis en 1988, elle donnera le jour à Agrippine, ado de 16 ans pas très à l'aise dans sa peau et à la langue si inventive (« ça nuit grave », « mythonner », dont Claire Bretécher revendiquait la maternité, seront repris dans le langage courant). Elle n'avait plus publié de nouvelle BD depuis Agrippine déconfite, en 2009.
La vidéo présentée ci-dessus avait réalisée en 2015 à l'occasion d'une exposition qui lui été consacrée à la bibliothèque du Centre Pompidou, et que nous avions visitée en compagnie de la dessinatrice de “Charlie Hebdo” Catherine Meurisse.
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