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EAN : 9782266312981
352 pages
Éditeur : Pocket (28/01/2021)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 316 notes)
Résumé :
Sandrine ne s'aime pas. Elle trouve son corps trop gros, son visage trop fade. Timide, mal à l'aise, elle bafouille quand on hausse la voix, reste muette durant les déjeuners entre collègues.
Mais plus rien de cela ne compte le jour où elle rencontre son homme, et qu’il lui fait une place. Une place dans sa maison, auprès de son fils, sa maison où il manque une femme. La première. Elle a disparu, elle est présumée morte, et Sandrine, discrète, aimante, recon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (110) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  14 janvier 2020
Sandrine est une femme esseulée, profondément complexée et marquée par un corps qu'elle n'assume pas. Elle se sent moche, grosse et laide. Elle en veut à la terre entière d'enfanter des êtres plus heureux qu'elle. Laide ou méchante, il faut choisir. La solitude, l'isolement est le seul refuge pour des gens comme elle que personne ne voit, ne veut.
Lorsque Sandrine rencontre Mr. Langlois, elle tombe sous le charme de l'homme qui pleure. Qui pleure d'avoir perdu sa femme, volatilisée du jour au lendemain laissant un mari et un fils seuls sur le tapis.
Sandrine devient la deuxième femme.
Celle qui arrive après la première. L'histoire peut alors commencer. Jusqu'au jour où la première femme revient.
Difficile de dévoiler les tenants et aboutissants de ce thriller glaçant sans spolier l'histoire.
Tout se passe dans la tête de l'héroïne. Nous sommes littéralement plongés en vase clos dans sa tête. Toutes ses pensées sont disséquées au scalpel avec psychologie. Ses complexes, ses doutes, ses peurs quand la première femme revient et l'emprise de son homme sur elle.
Le roman est long mais je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. L'atmosphère est parfaitement bien rendue d'une femme en prise avec un tourbillon de pensées.
Les rebondissements tiennent surtout sur l'origine de la disparition de la première femme qui progressivement viennent rejoindre la vie de Sandrine de manière insidieuse, voire démoniaque.
Ce roman est très bien écrit et raconte l'escalade d'une femme qui voulait juste être aimée, aimer en retour, s'offrir une vie comme les autres, serré-collé au cinéma, tenir la main de son homme en rue, s'endormir et se réveiller auprès de celui qu'elle aime. Une obsession liée à une piètre confiance qui la conduira dans un labyrinthe marécageux où rôdent des monstres sans vergogne.
Même si j'ai trouvé ce roman quelque peu étouffant et anxiogène, j'en ai apprécié toute l'histoire qui maintient le suspens, véhicule un fait d'actualité sordide et trop répandu, dans une écriture claire, souvent imagée et immersive. Une bien belle surprise.
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iris29
  08 août 2020
Lisez-le !
Lisez ce roman si vous aimez les romans impossibles à lâcher, les romans à suspens, les romans sociétaux.
Lisez-le, si vous aimez les femmes, les (bons)hommes, les gens biens.
Lisez-le si vous aimez les romans bien écrits. Il n'y a pas un mot, une virgule, un point, que j'aurais envie de retirer des phrases choc de Louise Mey.
Tout ce qui y est écrit , (décrit devrais-je dire ), est précis , millimétré, chaque paragraphe est une brique qui vient s'ajouter à une autre brique, comme un un jeu de construction ( pour adultes ) parfait et terrifiant.
Terrifiant parce que l'histoire de Sandrine est celle de centaines de femmes qui chaque jour ... [Non, je ne vous dirais rien que la quatrième de couverture ne dise ! ]
Sandrine , c'est la deuxième femme, une fille qui n'a pas été aimée par son père. Battue, humiliée, Sandrine a réussi à partir , à faire sa vie comme on dit, mais Sandrine ne s'aime pas. [ "Elle était toujours elle, elle était toujours moche, et grasse, et grosse, grosse, grosse vache, sale moche, tête de moche, tête de conne" ] . Elle va se rapprocher d'un homme , un" homme qui pleure", qui pleure sa première femme, disparue, comme évaporée alors qu'elle courait dans la forêt (un peu comme Alexia Daval...). Il pleure parce qu'il reste seul avec son petit Mathias. Alors, tel un coucou, Sandrine se coule dans le nid, dans leur maison , elle sera la deuxième femme. Elle s'occupera du petit et de son homme, l'homme qui pleure. Ah, oui, elle va bien s'occuper d'eux . Un homme pareil, c'est forcément gentil, pas comme son père .
Mais que devient la deuxième femme quand la première, l'épouse, la vraie mère, est retrouvée vivante ? Sandrine se sent en danger, menacée, va-t'elle tout perdre ?
Ce que je vous ai raconté n'est que la partie immergée de l'iceberg , pas le "vrai" sujet , le sujet est ailleurs. Un sujet autrement plus profond, plus intéressant.
Rarement je "fus" dans la tête d'une victime avec autant de vérité, de réalisme .
Rarement, dans la littérature , j'ai eu la possibilité de "regarder" vivre un monstre au quotidien .
J'ai commencé ce roman en début d'après-midi et je ne l'ai pas lâché , hypnotisée, en apnée ; pendant ma lecture, je ne me suis pas levée pour me préparer un thé ou autre , ce n'est avec le mot fin que je me suis "réveillée" et que je me suis souvenue que j'avais une vie qui m'attendais, ...;-)
Un des personnages est machiavélique, l'auteure ne l'appelle jamais par son prénom, c'est fort, très très fort. Elle écrit bien Louise Mey, excellemment .
Un des personnages est une victime et on comprend insidieusement , lentement, comment le process se met en place.
Glaçant, intelligent, oppressant, sourd, superbe, engagé : un roman à mettre entre toutes les mains.
Et à la fin, dans une note au lecteur , l'autrice donne des chiffres, des vrais.
Et ça fait froid dans le dos.
Les victimes existent en vrai, les monstres aussi, ils font souvent la une des journaux télévisés...


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La_Bibliotheque_de_Juju
  23 janvier 2020
La deuxième femme.
Celle qui vient après.
Elle s'appelle Sandrine. Elle est cette deuxième femme.

Pourtant, pour elle, cet homme qui pleure à la télévision son épouse disparue, sera le premier. le premier à véritablement la regarder.
Jusqu'au jour où celle qui fut la première, qui aurait dû rester l'unique femme, réapparaît.
Ce roman m'a interpellé par la force de son personnage principal qui prend vie entre les pages. Une psychologie étudiée, une vérité des sentiments et une force presque hypnotique.

Tour à tour, Sandrine touche, agace le lecteur. On voudrait la bousculer, la secouer très fort. Puis, on aimerait lui prendre la main et l'aider à fuir.
J'ai aimé la façon dont Louise Mey ne fait pas d'elle une « héroïne » mais belle et bien une femme pétrie de doutes, pleine de rancoeurs envers elle-même et ce corps qu'elle n'accepte pas.

On ne peut en dire trop pour ne pas gâcher la découverte. Juste évoquer le sujet de la violence faite aux femmes, traité de façon percutante dans un style qui pourra en dérouter certains.
Nous sommes dans la tête de Sandrine. C'est viscéral et déchirant, souvent déroutant mais réellement maîtrisé.
Ce roman est dur, très dur. Si la tension monte lentement et que le début peut sembler un peu long, on se retrouve rapidement dans les mailles du filet d'une tension psychologique extrême, insoutenable.
Louise Mey crée une sensation, un étau, qui, page après page, semble se resserrer, étouffer le lecteur. On sort de cette lecture comme sonné, un peu hagard.
Une lecture choc qui m'a tenu éveillé longtemps après l'avoir terminé …

Lien : https://labibliothequedejuju..
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nameless
  06 avril 2020
C'est l'histoire de l'homme qui pleure et de la deuxième femme. Lui, pleurniche parce que sa première épouse n'est pas rentrée, un jour, de son jogging journalier. Les recherches n'ont rien donné, l'enquête policière non plus. Il reste seul avec son petit garçon. Elle, c'est une grosse vache, moche et conne, dont l'enfance a été humiliée par son père et qui n'a connu sur son corps en forme de débâcle que des oeillades d'hommes indifférents ou affamés. Au cours de la marche blanche organisée en l'honneur de l'évaporée, les regards de M. Langlois et de Sandrine se croisent et s'aimantent. Ils sont faits pour se rencontrer, le supposé veuf éploré et la victime dégoulinante de bonnes intentions et du désir de plaire.

Le style de Louise Mey n'est pas édulcoré, doux euphémisme, mais violent, syncopé jusqu'à asphyxier le lecteur qu'elle oblige à pénétrer dans la tête de Sandrine pour partager avec elle toutes ses pensées gravement perturbées, toutes ses interrogations, toutes ses souffrances quotidiennes, diurnes ou nocturnes, car pour de trop nombreuses femmes, le manège ne s'arrête jamais de tourner et elles gagnent le pompon a chaque nouveau tour. Publié aux Editions le Masque et étiqueté roman, La deuxième femme s'apparente par ses descriptions cliniques et ses frappes chirurgicales (au premier degré) à un document, j'ose dire à un rapport d'autopsie ante-mortem, sa lecture est éprouvante. Peu de lumière éclaire Sandrine, verrouillée, cadenassée, prisonnière, qui fait tout pour être une bonne compagne, belle-mère, femme de ménage et cuisinière.

Ca aurait pu être l'histoire d'un amour né d'une perte, ce n'est que le récit hélas banal d'une relation au sein de laquelle l'homme confond « je t'aime » et « tu m'appartiens ». Louise Mey rappelle dans une courte postface que dire : « elles n'ont qu'à partir » revient à déclarer que c'est simple, que notre système met tout en place pour aider et accompagner les femmes victimes de violences sexistes. Ce n'est pas le cas.

J'espère que ce message clair et fort parviendra à Schiappa entre deux couvertures de Match et autres enfumages qui ne calment pas, surtout depuis la claustration imposée, les cris étouffés de nombreuses victimes enfermées en compagnie de leurs bourreaux. Une lecture très dure mais nécessaire.
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Jeanfrancoislemoine
  30 janvier 2021
La deuxième femme , c'est Sandrine et le moins que l'on puisse en dire , c'est que Sandrine, elle n'a aucune estime de soi , aucune estime d'un corps qu'elle rejette , qu'elle rend responsable de tous ses maux et ils sont hélas nombreux . C'est que c'est important , un corps , la face visible d'un iceberg , le premier élément pour une bonne socialisation , un élément essentiel pour ... " le reste" , " tout le reste " . Ne pas s'accepter , c'est se condamner à la marginalisation , à une vie dans l'obscurité...
Alors , Sandrine , lorsqu'elle rencontre M Langlois , " le monsieur qui pleure " , elle voit s'ouvrir les portes d'un bonheur auquel elle ne croyait plus . Monsieur Langlois , il est veuf et a un enfant . Une famille , une famille pour accéder à une " autre vie " , tant pour elle que pour monsieur Langlois et son fils . Hélas , " quand ça veut pas , ça veut pas ". Un événement inattendu remet tout en cause : Caroline , la première femme qu'on croyait morte réapparaît et le côté " Docteur Jekill et Mister Hyde " de monsieur Langlois va donner " sa pleine mesure "....
Louise Mey , dans ce roman ne choisit pas la facilité mais , à mon avis , a réalisé un tour de force. Pour moi , nous n'avons pas là un thriller psychologique mais plutôt le document romancé d' un crime de notre temps . Elle nous plonge au coeur d'une histoire finalement " banale " et sordide , une histoire terrible de domination perverse comme les rubriques des " faits divers " en regorgent .Un sujet dur qui vous englue comme dans des " sables mouvants " . Un saut dans l'antre du plus sombre de l'âme humaine .
La face cachée de " l'iceberg Sandrine " saura- t- elle réagir au risque de ....revenir au point de départ ?
Si j'ai aimé ce roman , j'ai vraiment " peiné " sur la première partie centrée sur le physique et le désespérant moral de Sandrine . C'est long , trop long , et lent , trop lent .Pour tout vous dire , j'ai frôlé l'overdose et l'abandon . Seule la note flatteuse mise par les amis et amies babeliotes m'a incité à poursuivre . ( La note , pas les commentaires que je ne lis jamais avant ) .La suite est tout de même plus " vivante " à défaut d'être " alerte " .C'est toujours lent mais on comprend mieux ce choix , et toujours long avec des " scènes " un peu trop répétitives.
Quant à l'écriture, bien maîtrisée dans l'ensemble , elle cède parfois trop à l'émotion et met de côté les règles de construction " classiques " .
Inclure les dialogues sans " démarcation " me gêne aussi car on se trouve , non pas en face d'un récit aéré mais devant un bloc de mots , de phrases , plutôt anxiogène , ce dont on n'avait pas vraiment besoin.... Ce n'est que mon avis bien entendu , et cela ne m'a pas empêché d'aller au terme de ce récit dont je me suis toutefois extirpé avec soulagement tant il est oppressant et pourtant....Quand vous pensez que " monsieur Langlois est le seul personnage dont on ne connaît pas le prénom. ...C'est dire !!!!
Un bon , bon roman contemporain mais toutefois pas un " coup de coeur " au sens noble du terme . Quant à dire " une claque " , je préfère éviter, il en tombe suffisamment dans cette histoire ...Et c'est condamnable ...et puis ...
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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   09 août 2020
Elle lit Votre conjoint est-il contrôlant ? Il y a des dizaines d'affirmations, il faut estimer si elles traduisent ou pas la situation, oui, non. Ça commence par :
Mon conjoint rabaisse mes projets, mes opinions. Mon conjoint est tout le temps jaloux.
Mon conjoint n'aime pas ma façon de faire à manger, de faire le ménage, de m'habiller, de me comporter quand nous sommes en public.
Mon conjoint me téléphone souvent quand je suis sur mon lieu de travail, il vient sur mon lieu de travail à l'improviste, pour vérifier que "tout va bien".
Il se moque de mon physique, il pointe les défauts de mon corps ( je suis trop ceci, pas assez cela ).
Mon conjoint me donne l'impression que je ne fais rien de bien. Tout ce que je fais est toujours "de travers".
Mon conjoint me donne l'impression que je ne le soutiens pas de manière satisfaisante, pas assez, mal. Que je ne l'aime pas assez.
Mon conjoint ne m'encourage jamais. Quand il fait des compliments, c'est à double tranchant : " C'est bon, ce que tu as cuisiné, pour une fois."
Mon conjoint ne supporte pas que je parle à de nouvelles connaissances, il m'accuse d'infidélité avec des personnes avec lesquelles j'ai des rapports sociaux banals. Il fouille mon téléphone, mes mails.
Mon conjoint me dit que je n'ai pas besoin de travailler, car il va prendre soin de moi.
Mon conjoint dit que c'est à lui de prendre les décisions pour la famille, parce qu'il est un homme.
Je dois rendre compte de mes dépenses en détail, il me demande de justifier l'argent que je dépense. il exige ou a trouvé l'accès à mes comptes personnels.
Lorsque mon conjoint est énervé ou en colère, il se tient très près de moi, debout,, dans une attitude qui traduit la menace ( poings sérrés, gestes brusques ).
Les disputes se terminent souvent ou toujours par mon silence, j'ai peur de ce qu'il pourrait me faire alors je me tais, je renonce.
mon conjoint casse et jette des objets dans la maison : vaisselle, bibelots, petits accessoires ou petits meubles. Mon conjoint abîme, jette ou détruit des vêtements et des objets que j'affectionne.
Mon conjoint m'empêche de dormir.
Mon conjoint insiste pour que nous fassions des actes sexuels qui me mettent mal à l'aise.
Il me force à porter des vêtements qu'il aime mais dans lesquels je ne suis pas à l'aise. Egalement, il insiste beaucoup pour que je porte des vêtements que lui trouve " sexy", mais dans lesquels je ne suis pas à l'aise.
(...)
Elle lit tout, en pensant Oui, oui, oui, oui, oui, ( ...)
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iris29iris29   08 août 2020
Autour des vêtements, il y avait le champ, et au bout du champ, il y avait un ravin, un ravin boueux qui avaient fait aboyer les chiens, mais personne dedans, et le journaliste avait pris un ton à la hauteur de la situation pour laisser entendre que quelqu'un avait possiblement déshabillé la femme, tué la femme, brûlé les habits de la femme, jeté le corps de la femme, et tout le monde, intérieurement, avait prié pour que la comptine se soit arrêté là, que ce quelqu'un n'ait pas pris le corps de la femme pour l'emmener ailleurs et lui faire des choses, des choses terribles, tous et toutes avaient vu assez de séries, assez de films, pour savoir qu'il y avait des monstres qui font des choses au corps des femmes mortes.
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LadybirdyLadybirdy   13 janvier 2020
Il y avait eu cette première journée douce, celle qui revient chaque fois, celle qui sent l’éveil. Celle qui se termine par un froid de mauvais perdant mais dont l’après-midi ensoleillé rappelle à tous que le soleil est toujours là et qu’il existe un monde sans froid humide, sans bottes de pluie, sans écharpe, qu’il existe un monde de douceur.
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marina53marina53   22 octobre 2020
Elle est de celles qui portent des jeans par temps de canicule, de celles qui frémissent quand l'époque des étoffes légères revient. Si elle le pouvait, elle vivrait dans un perpétuel hiver, cachée sous ses pelures de honte et d'embarras. Dissimulée dans les vêtements, parce que c'est ce qu'on fait aux grosses vaches comme elle, grosse, grosse moche, tête de conne, tête de conne. On les cache.
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clairesalanderclairesalander   07 juin 2020
Des hommes affamés, elle en avait croisé beaucoup, il y avait quelque chose dans leurs yeux de carnassier, de cruel, c'était juste de l'envie. Ils l'agrippaient dans la rue, dans le bus, faisaient des bruits mouillés, sortaient leur sexe gorgé de violence. Elle se figeait comme une bête, ou hâtait le pas, au prix d'un effort surhumain, les pieds lourds de honte s'arrachant au sol à chaque foulée.
Au supermarché, elle avait rencontré un caissier qu'elle trouvait gentil, qui lui avait longtemps parlé, à mots fleuris, sur un ton doux. Finalement, elle avait accepté d'aller avec lui au cinéma et il l'avait baisée comme un sac, dans la voiture, exactement ce que son père avait dit qu'on allait lui faire, ça avait été douloureux et sale, il s'était reboutonné très vite et l'avait laissée seule sur le parking du cinéma.
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Videos de Louise Mey (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louise Mey
Avec Elena (7 ans), dans sa chambre, "Sam et le martotal" de Louise Mey et Libon, éditiions la ville brûle. https://www.librest.com/livres/sam-et-le-martotal-louise-mey_0-6745943_9782360121250.html
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