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EAN : 9782265117976
448 pages
Fleuve Editions (24/05/2018)
3.8/5   88 notes
Résumé :
" Il n'avait rien de spécial. Il était le visage dans la foule, le copain, le frère, le fils, il était ordinaire et sa capacité à la haine aveugle n'en semblait que plus inquiétante. "
Francesca. Ilana. Clémentine.Des femmes comme elles, il y en a des milliers, qui prennent la parole sur les réseaux sociaux. Et de l'autre cöté de l'écran, dans l'intimmité d'une chambre ou la foule d'une rame de métro, des hommes guettent, harcèlent, menacent de viol ou de mor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
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Parce que j'avais adoré La Deuxième femme (qui est un chef d'oeuvre !), j'ai voulu lire d'autres romans de l'auteure, celui-ci est son 3°.

Première surprise, c'est une série... Puisque dés le deuxième roman de Louise Mey ( Les Ravagé(e)s, apparait cette héroine, lieutenant de police et son partenaire.

Deuxième étonnement... Chaque chapitre commence avec une date, et du coup ce livre est plus à prendre comme un journal de bord d'une flic et sa brigade, que comme un roman avec un fil directeur qui irait d'un point A à un point B. Et le tout est un peu confus puisqu'il n'y a pas qu'une seule histoire, qu'une ou deux trois affaires, qui occupent nos policiers, mais quasimment une par jour, dont bien souvent on aura pas le dénouement final..

Alex et Marco travaillent à la Brigade des crimes et délits sexuels et voient passer toute la douleur du monde... qui va de la jeune étudiante droguée au GHB lors d'une soirée d'une grande école parisienne, qui sera violée par plusieurs étudiants qui s'en sortiront très bien .. Les pauvres, il faut bien que jeunesse se passe... à trois jeunes femmes harcelées en ligne suite à leurs boulots de journaliste et You tubbeuse.

Le tout est très violent psychologiquement, et j'ai eu souvent envie de mettre tous ces hommes dans des cachots et de jeter la clef...
On sent l'auteure très impliquée, très révoltée par les violences faites aux femmes, ( mais pas que : un jeune garçon prostitué a sa place dans ce roman) .
Louise Mey s'est formidablement documentée , on a l'impression d'être une petite souris dans un commissariat.
Mon problème avec ce roman a été qu'il est trop riche !
Trop de chiffres, trop de cas, trop de victimes. J'aurai préféré qu'elle s'en tienne a un seul sujet, qu'elle élague, qu'elle coupe, et que son message soit plus audible, plus synthétisé.
C'est un roman très riche, très foisonnant, plein de bonne volonté mais un peu indigeste.

Pour faire connaissance avec l'auteure, il vaut mieux commencer par La Deuxième Femme , immensément percutant et juste un roman PARFAIT !


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L'héroïne du roman de Louise Mey, Alexandra Dueso est OPJ à la BDCS, « la Brigade des crimes et délits sexuels (basée) dans le nord de Paris (et intervenant) dans toute l'agglomération ; jusqu'à la Grande Couronne et bien sûr dans tout le pays, si les services de gendarmerie (y) font appel. La BCDS intervient dans tous les cas d'agression sexuelle, de viol, de harcèlement… »
A la tête de la BDCS, le commissaire Blondeau, « un air de Droopy, la bajoue légèrement tombante et l'oeil épuisé. »
Les collègues d'Alex sont, Elise Wantz et Martin, Polaski, Fatia Favier et Clémence Audain, Aubrey, Laetitia Eliès et Sébastien Daumet, son partenaire et compagnon Marco Cantera.
Le préfet de police Debreuil, les tient à l'oeil.
Pour ces policiers, « Travailler aux Crimes et Délits Sexuels, c'était côtoyer au plus près la laideur de l'envie brute, là où le pouvoir et la cruauté prenaient le pas sur tout ; et les membres de la brigade avaient tendance à se serrer les uns contre les autres pour éviter la noyade. » « L'équipe de la BCDS était à l'image des murs de pierre qu'on décapait sans tendresse : il fallait creuser loin pour trouver l'apparence du neuf. »

Le lecteur se retrouve face à la même réalité que les agents de la BDCS et la lecture n'est pas toujours facile tant l'auteur apporte des éléments factuels bruts tirés d'une réalité que l'on ignore souvent :

Allemagne, Canada, États-Unis : « 61 % à 91 % des personnes prostituées interrogées avaient déjà été physiquement agressées. de 63 % à 76 % avaient déjà été violées dans l'exercice de leur activité »
« 90 % des personnes prostituées en France étaient étrangères, souvent en situation irrégulière) »
« Seuls 10 % des viols faisaient l'objet d'une plainte. »
« 67 % des viols avaient lieu au domicile de la victime ou de l'agresseur ; et 37 % étaient commis par le conjoint. »
« En France, on estimait que près de 230 femmes étaient violées chaque jour, »
« Savoir qu'on tuait les femmes pendant que la tour Eiffel clignotait sous les yeux des touristes laissait toujours à Alex une impression étrange. » 
Dans leur travail quotidien les agents de la BDCS sont confrontés aux clichés sur le viol. Les juges sont parfois « compréhensifs » avec les agresseurs :

« le problème de Groyon… enfin notre problème à nous avec le juge Groyon, c'est qu'il a visiblement décidé que le XXIe siècle était surfait. Il a dû s'arrêter en 1960, peut-être un peu avant. Quand le viol conjugal n'était pas reconnu. Quand les femmes avaient besoin de l'autorisation écrite de leur mari pour ouvrir un compte en banque.
— Il a quel âge ?
— Oh, il est pas vieux. 50 ans, par là. »

« La victime des quatre jeunes gens avait attendu son procès pendant près de trois ans. le procureur de la République venait de requérir des peines allant de huit à quinze mois de sursis. »

« — Nous parlons, encore une fois, de 355 000 atteintes sexuelles, agressions sexuelles et viols chaque année, d'un côté. de l'autre, une moyenne de 5 000 à 7 000 condamnations annuelles pour violences sexuelles. Ces chiffres proviennent du ministère de la Justice. »

Et même lors d'une conférence intitulée « les 10 mythes sur le viol », Alex remarque parmi les participants une tablée estimant « que la priorité d'une femme parlant du syndrome de sidération qui touchait les victimes de viol et du choc profond que l'agression entraînait dans leur psyché, dans la chimie même de leur cerveau, était, non pas d'être claire ou pédagogue, mais de paraître attirante. Trois hommes, deux femmes, blancs, la trentaine, rien de spécial. »

La BDCS subit le manque de moyens, « Les enregistrements d'une des caméras de surveillance dont ils demandaient en vain les images avaient pu être saisis. Tout comme les analyses de leurs prélèvements, les commissions rogatoires que demandaient Eliès et Daumet, même dûment validées par Blondeau, étaient tout en bas sur la liste des priorités »

Dans les cas de cyber harcèlement, l'hypocrisie des hébergeurs de sites et de services confine au cynisme :
« — Il faudrait une vraie modération. Des bannissements systématiques en cas de propos violents, des filtres automatiques sur certains mots-clés. Mais dans ce cas, le risque, c'est qu'une partie de tes abonnés se barre. D'où une communauté plus faible. Et une perte d'argent. Donc concrètement, le noeud du problème, c'est que ça arrange bien Allcom que les choses restent comme elles sont.
On y était. le nerf de la guerre. Des femmes harcelées d'un côté, de l'argent de l'autre. »

Au quotidien, l'accueil des femmes victimes de cyber harcèlement se résume souvent à :
« Quelqu'un vous a frappées ? Quelqu'un vous a suivies ? Quelqu'un vous a agressées ? Non, ben partez et laissez-nous bosser tranquilles, alors. »

Les pouvoirs publics ont renoncé depuis longtemps à considérer cette réalité nouvelle : « Mais au-delà de cela, Internet contribue à démocratiser et normaliser des idées dont l'expression, selon les lois françaises, relève de l'illégalité.
Car en théorie, la tenue de propos racistes, sexistes, homophobes était interdite. »

Le roman policier de Louise Mey répond aux codes du genre : personnages attachants, enquêtes à rebondissement, inspecteurs submergés par le travail qui déborde sur leur vie privée, guerre police justice, poids de la hiérarchie, pétages de plombs, tout y est et y est conforme.
Louise Mey a également fait le choix d'en faire un roman didactique, pédagogique et engagé qui reflète avec justesse le débat actuel sur la relation hommes femmes mais aussi sur la façon dont notre société accueille les orientations différentes de la norme hétérosexuelle.
Dans les affaires que traite Alexandra Dueso, les agresseurs, ceux qui forment les « Hordes invisibles » « pensent sincèrement vivre dans un monde post-féministe. Pour eux, les femmes ont gagné la « guerre des sexes », et ils sont dans une sorte de… de reconquête du statut de dominant. »
Argument défendu par quelques débatteurs dont on mesure chaque jour les dégâts dans l'opinion.
Livre à lire. Autrice à découvrir.
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On est plongé dans la Brigade des crimes et délits sexuels avec Alex et Marco. Ce roman aborde un sujet fort et d'actualité : le harcèlement des femmes et notamment le cyber harcèlement.
Je suis un peu mitigée sur ce livre, pour moi ce n'est pas vraiment une histoire, une enquête, j'ai eu du mal à entrer dans ce roman. J'ai plutôt vu ce livre comme un constat de la société, une sorte de documentaire car parfois trop de chiffres donnés, de statistiques… et ça m'a un peu gâché ma lecture. Pour moi ce n'est pas un « vrai polar » pur et dur et comme c'était mon attente du coup je suis déçue mais en aucun cas c'est un mauvais livre. Il est vraiment très important à lire. Louise Mey a eu une brillante idée d'écrire un « polar » engagé sur la violence faite aux femmes. Un sujet à aborder pour que les choses bougent et que les femmes osent parler et connaissent les dangers d'internet, des réseaux sociaux... (et d'ailleurs pas que les femmes)
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Je dois dire que j'ai été déçue par ma lecture : je m'attendais à un thriller sur thème des violences faites aux femmes et non l'inverse.

A la lecture des premières pages, j'ai trouvé les chiffres statistiques intéressants et bien intégrés aux dialogues, de façon fluide. Et puis, au bout d'un moment, je me suis lassée. J'ai eu l'impression que Louise Mey n'avait jamais eu l'intention d'écrire un thriller, mais de faire passer son message féministe uniquement. Attention, la cause m'intéresse, simplement le livre m'avait été présenté comme « un polar très réussi, au scénario impeccablement prenant »… Or justement, je n'ai pas été prise par le scénario. A la moitié du livre j'ai commencé à m'ennuyer, puis Louise Mey a réussi à capter de nouveau mon attention avec un petit rebondissement page 400 (vers la fin donc). Par ailleurs, alors que j'avais noté au départ un petit travail sur le profil des personnages principaux (leur vie, leurs angoisses…), je me suis aperçue, vers la fin, que plus aucune référence à leur vie privée n'avait été faite depuis des dizaines de pages.

J'ai été très étonnée de trouver dans ce livre des données très précises concernant les violences faites aux femmes (enfin, qui paraissaient précises et crédibles), et des approximations juridiques terribles. La juriste qui est en moi n'a pu qu'être agacée par cet aspect, et ce dès le début du roman : l'histoire prend place à Paris, et nous avons un avocat qui débite du « Objection » à tout bout de champ durant un procès (jamais ça en France, non…), alors que, justement, l'auteur se moque quelques pages plus loin des gens qui se croient dans une série américaine (cf p59 le gardé à vue qui réclamait l'application du 5e amendement et exigeait l'assistance d'un avocat).

Je pourrais citer d'autres erreurs grossières, et notamment :
- p154 « le harcèlement en ligne, c'est du civil, je crois ». Perdu, c'est du pénal. Ce cyberharcèlement est, depuis 2014, prévu depuis et réprimé par l'article 222-33-2-2 du code pénal (français).
- p206 : on ne parle pas de faire homologuer par un huissier mais de faire constater par un huissier (ou un clerc habilité aux constats). Il n'y a ni frais de gestion ni débours pour un constat, simplement un tarif HT auquel on ajoute la TVA.
- toutes les fois où le préfet intervient… le préfet a des pouvoirs de police administrative, mais n'intervient jamais dans le cadre d'une enquête pénale. Alors, quand je lis que toutes les initiatives et autorisations passent par lui, notamment p421, je bondis. Non, cela ne peut passer que par un Procureur ou un juge d'instruction ! En revanche à Paris, il existe effectivement un préfet de police mais qui n'exerce qu'un pouvoir disciplinaire sur la police judiciaire…

…ou encore une douce rêverie : la protection policière à domicile !

Les recherches juridiques n'ont manifestement pas été très poussées, c'est peut-être dommage d'ailleurs, car on retrouve des éléments intéressants, concernant notamment le viol entre époux, l'aide juridictionnelle… - mais n'importe qui peut taper « aide juridictionnelle » sur un moteur de recherche et tomber sur les taux d'AJ en fonction des ressources… l'auteur n'explique d'ailleurs pas ce qu'est l'AJ à son lecteur. A cet égard, j'ai déploré que certaines notions ne soient pas expliquées par l'auteur (le PC circulation ou PC routier du 95, le FIJAISV…). J'ai cherché par moi-même et j'ai appris des choses.

On retrouve dans ce roman pas mal de notions intéressantes, mais personnellement, j'ai besoin que mes lectures soient crédibles, plausibles. Lorsque je ne connais rien à un sujet, je ne me rends probablement pas compte que l'auteur raconte n'importe quoi, mais malheureusement pour Louise Mey, cette fois-ci cela ne passe pas.

Je lui attribue généreusement la note de 3 étoiles, car les sujets abordés sont d'actualité, intéressants, et car Louise Mey a tout de même le mérite de s'attaquer à certains mythes encore trop répandus.
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chronique de Flingueuse : La chronique jubilatoire de Dany pour Collectif Polar
our son troisième roman, Louise Mey nous entraîne dans la suite des Ravagées, dans le quotidien de la Brigade des Crimes et Délits Sexuels (BCDS) avec son lot de faits d'agressions d'une criante actualité. Des binômes enquêtent, traquent, recherchent coupables et victimes de vrais méchants bien tordus qui malheureusement sont tout à fait réalistes. le lecteur n'est pas épargné par les descriptions, les lectrices sont sans doute aussi d'avantage meurtries dans leur intimité par cette horreur « ordinaire ». Ils connaîtront tout de la panoplie des sévices perpétrés. Dans la seconde partie de ce thriller, nous serons confrontés aux interférences de la politique et de l'actualité criminelle, aux manques de moyens, à la justice anormalement clémente pour ce genre de crimes, sur un rythme qui s'accélère, passant ainsi du style d'un document de journalisme d'investigation à une véritable enquête policière d'aujourd'hui.
C'est un roman dérangeant car il nous interpelle sur la non-réaction des spectateurs d'agression, les différences de traitement selon le « statut » de la victime, sur les dangers d'internet et des réseaux sociaux et bien d'autres choses encore. Un roman riche entre deux genres où le suspense démarre réellement après la première moitié plutôt descriptive.
A ne pas bouder !
Lu en version numérique.
Pour en savoir plus, vous pouvez cliquez ci-dessous
Lien : https://collectifpolar.wordp..
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
« Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise.
Constitue un viol tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. »


— Pouvez-vous décliner votre état civil ?
— Dueso, Alexandra.
— Votre fonction ?
— Je suis officier de police judiciaire à Paris.
— Vous travaillez à la BCDS, c’est cela ?
— Oui.
— Pouvez-vous expliquer aux personnes présentes dans ce tribunal aujourd’hui le rôle de cette brigade et votre fonction exacte ? J’aimerais que chacun ici comprenne bien votre travail et votre expertise.
— La BCDS est la Brigade des crimes et délits sexuels. Nous sommes basés dans le nord de Paris mais nous intervenons dans toute l’agglomération ; jusqu’à la Grande Couronne et bien sûr dans tout le pays, si les services de gendarmerie font appel à nous. La BCDS intervient dans tous les cas d’agression sexuelle, de viol, de harcèlement…
— On a beaucoup entendu parler de la BCDS l’année dernière, durant la vague d’agressions et de viols qui a frappé la France et s’est achevée avant l’été.
— C’est exact.
— Depuis combien de temps exercez-vous au sein de cette brigade ?



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De l'autre les BDE, les touts puissants Bureaux des élèves, négociaient des partenariats avec des marques d'alcool forts qui sponsorisaient les soirées des écoles les plus "prestigieuses". (...) Et ils buvaient énormément.
- Énormément comment ? (...)
- Énormément comme je m'enquille une bouteille de whisky avant même de partir à la soirée. Énormément comme je gerbe au bout de vingt minutes et si ça ne vient pas je me fait vomir pour pouvoir reboire. Vous ne réalisez pas le niveau d'alcoolémie atteint lors de ce genre d'événements, officier Duesco. Et d'ailleurs, personne ne réalise. Parce qu'ils sont jeunes, pour la plupart aisés, connectés, sponsorisés...parce qu'on dit qu'il faut bien qu'ils s'amusent.
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" Saviez-vous que les hommes vont postuler dès lors qu'ils possèdent 60 % des prérequis d'un poste, alors qu'une femme n'osera pas proposer sa candidature si elle n'en remplit pas au moins 90%.
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— Vous travaillez à la BCDS, c’est cela ?
— Oui.
— Pouvez-vous expliquer aux personnes présentes dans ce tribunal aujourd’hui le rôle de cette brigade et votre fonction exacte ? J’aimerais que chacun ici comprenne bien votre travail et votre expertise.
— La BCDS est la Brigade des crimes et délits sexuels. Nous sommes basés dans le nord de Paris mais nous intervenons dans toute l’agglomération ; jusqu’à la Grande Couronne et bien sûr dans tout le pays, si les services de gendarmerie font appel à nous. La BCDS intervient dans tous les cas d’agression sexuelle, de viol, de harcèlement…
— On a beaucoup entendu parler de la BCDS l’année dernière, durant la vague d’agressions et de viols qui a frappé la France et s’est achevée avant l’été.
— C’est exact.
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Alex comprenait l'angoisse de Maître Albakri. Trois violeurs dans la nature, c'était un mauvais début. On s'imaginait souvent que dès qu'une femme criait au viol, on expédiait illico presto le suspect aux galères. C'était faux. Les procédure étaient longues. Les procès, quand ils avaient lieu, étaient rarement gagnés d'avance. On estimait qu'1 à 2 % seulement des violeurs étaient condamnés, parmi la proportion déjà minime des agressions déclarées.
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