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EAN : 9782265117976
448 pages
Éditeur : Fleuve Editions (24/05/2018)
3.69/5   40 notes
Résumé :
" Il n'avait rien de spécial. Il était le visage dans la foule, le copain, le frère, le fils, il était ordinaire et sa capacité à la haine aveugle n'en semblait que plus inquiétante. "
Francesca. Ilana. Clémentine.Des femmes comme elles, il y en a des milliers, qui prennent la parole sur les réseaux sociaux. Et de l'autre cöté de l'écran, dans l'intimmité d'une chambre ou la foule d'une rame de métro, des hommes guettent, harcèlent, menacent de viol ou de mor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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SZRAMOWO
  02 mai 2018
L'héroïne du roman de Louise Mey, Alexandra Dueso est OPJ à la BDCS, « la Brigade des crimes et délits sexuels (basée) dans le nord de Paris (et intervenant) dans toute l'agglomération ; jusqu'à la Grande Couronne et bien sûr dans tout le pays, si les services de gendarmerie (y) font appel. La BCDS intervient dans tous les cas d'agression sexuelle, de viol, de harcèlement… »
A la tête de la BDCS, le commissaire Blondeau, « un air de Droopy, la bajoue légèrement tombante et l'oeil épuisé. »
Les collègues d'Alex sont, Elise Wantz et Martin, Polaski, Fatia Favier et Clémence Audain, Aubrey, Laetitia Eliès et Sébastien Daumet, son partenaire et compagnon Marco Cantera.
Le préfet de police Debreuil, les tient à l'oeil.
Pour ces policiers, « Travailler aux Crimes et Délits Sexuels, c'était côtoyer au plus près la laideur de l'envie brute, là où le pouvoir et la cruauté prenaient le pas sur tout ; et les membres de la brigade avaient tendance à se serrer les uns contre les autres pour éviter la noyade. » « L'équipe de la BCDS était à l'image des murs de pierre qu'on décapait sans tendresse : il fallait creuser loin pour trouver l'apparence du neuf. »
Le lecteur se retrouve face à la même réalité que les agents de la BDCS et la lecture n'est pas toujours facile tant l'auteur apporte des éléments factuels bruts tirés d'une réalité que l'on ignore souvent :
Allemagne, Canada, États-Unis : « 61 % à 91 % des personnes prostituées interrogées avaient déjà été physiquement agressées. de 63 % à 76 % avaient déjà été violées dans l'exercice de leur activité »
« 90 % des personnes prostituées en France étaient étrangères, souvent en situation irrégulière) »
« Seuls 10 % des viols faisaient l'objet d'une plainte. »
« 67 % des viols avaient lieu au domicile de la victime ou de l'agresseur ; et 37 % étaient commis par le conjoint. »
« En France, on estimait que près de 230 femmes étaient violées chaque jour, »
« Savoir qu'on tuait les femmes pendant que la tour Eiffel clignotait sous les yeux des touristes laissait toujours à Alex une impression étrange. » 
Dans leur travail quotidien les agents de la BDCS sont confrontés aux clichés sur le viol. Les juges sont parfois « compréhensifs » avec les agresseurs :
« le problème de Groyon… enfin notre problème à nous avec le juge Groyon, c'est qu'il a visiblement décidé que le XXIe siècle était surfait. Il a dû s'arrêter en 1960, peut-être un peu avant. Quand le viol conjugal n'était pas reconnu. Quand les femmes avaient besoin de l'autorisation écrite de leur mari pour ouvrir un compte en banque.
— Il a quel âge ?
— Oh, il est pas vieux. 50 ans, par là. »
« La victime des quatre jeunes gens avait attendu son procès pendant près de trois ans. le procureur de la République venait de requérir des peines allant de huit à quinze mois de sursis. »
« — Nous parlons, encore une fois, de 355 000 atteintes sexuelles, agressions sexuelles et viols chaque année, d'un côté. de l'autre, une moyenne de 5 000 à 7 000 condamnations annuelles pour violences sexuelles. Ces chiffres proviennent du ministère de la Justice. »
Et même lors d'une conférence intitulée « les 10 mythes sur le viol », Alex remarque parmi les participants une tablée estimant « que la priorité d'une femme parlant du syndrome de sidération qui touchait les victimes de viol et du choc profond que l'agression entraînait dans leur psyché, dans la chimie même de leur cerveau, était, non pas d'être claire ou pédagogue, mais de paraître attirante. Trois hommes, deux femmes, blancs, la trentaine, rien de spécial. »
La BDCS subit le manque de moyens, « Les enregistrements d'une des caméras de surveillance dont ils demandaient en vain les images avaient pu être saisis. Tout comme les analyses de leurs prélèvements, les commissions rogatoires que demandaient Eliès et Daumet, même dûment validées par Blondeau, étaient tout en bas sur la liste des priorités »
Dans les cas de cyber harcèlement, l'hypocrisie des hébergeurs de sites et de services confine au cynisme :
« — Il faudrait une vraie modération. Des bannissements systématiques en cas de propos violents, des filtres automatiques sur certains mots-clés. Mais dans ce cas, le risque, c'est qu'une partie de tes abonnés se barre. D'où une communauté plus faible. Et une perte d'argent. Donc concrètement, le noeud du problème, c'est que ça arrange bien Allcom que les choses restent comme elles sont.
On y était. le nerf de la guerre. Des femmes harcelées d'un côté, de l'argent de l'autre. »
Au quotidien, l'accueil des femmes victimes de cyber harcèlement se résume souvent à :
« Quelqu'un vous a frappées ? Quelqu'un vous a suivies ? Quelqu'un vous a agressées ? Non, ben partez et laissez-nous bosser tranquilles, alors. »
Les pouvoirs publics ont renoncé depuis longtemps à considérer cette réalité nouvelle : « Mais au-delà de cela, Internet contribue à démocratiser et normaliser des idées dont l'expression, selon les lois françaises, relève de l'illégalité.
Car en théorie, la tenue de propos racistes, sexistes, homophobes était interdite. »
Le roman policier de Louise Mey répond aux codes du genre : personnages attachants, enquêtes à rebondissement, inspecteurs submergés par le travail qui déborde sur leur vie privée, guerre police justice, poids de la hiérarchie, pétages de plombs, tout y est et y est conforme.
Louise Mey a également fait le choix d'en faire un roman didactique, pédagogique et engagé qui reflète avec justesse le débat actuel sur la relation hommes femmes mais aussi sur la façon dont notre société accueille les orientations différentes de la norme hétérosexuelle.
Dans les affaires que traite Alexandra Dueso, les agresseurs, ceux qui forment les « Hordes invisibles » « pensent sincèrement vivre dans un monde post-féministe. Pour eux, les femmes ont gagné la « guerre des sexes », et ils sont dans une sorte de… de reconquête du statut de dominant. »
Argument défendu par quelques débatteurs dont on mesure chaque jour les dégâts dans l'opinion.
Livre à lire. Autrice à découvrir.
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celine85
  04 février 2021
On est plongé dans la Brigade des crimes et délits sexuels avec Alex et Marco. Ce roman aborde un sujet fort et d'actualité : le harcèlement des femmes et notamment le cyber harcèlement.
Je suis un peu mitigée sur ce livre, pour moi ce n'est pas vraiment une histoire, une enquête, j'ai eu du mal à entrer dans ce roman. J'ai plutôt vu ce livre comme un constat de la société, une sorte de documentaire car parfois trop de chiffres donnés, de statistiques… et ça m'a un peu gâché ma lecture. Pour moi ce n'est pas un « vrai polar » pur et dur et comme c'était mon attente du coup je suis déçue mais en aucun cas c'est un mauvais livre. Il est vraiment très important à lire. Louise Mey a eu une brillante idée d'écrire un « polar » engagé sur la violence faite aux femmes. Un sujet à aborder pour que les choses bougent et que les femmes osent parler et connaissent les dangers d'internet, des réseaux sociaux... (et d'ailleurs pas que les femmes)
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ida_presti
  29 mars 2021
Je dois dire que j'ai été déçue par ma lecture : je m'attendais à un thriller sur thème des violences faites aux femmes et non l'inverse.
A la lecture des premières pages, j'ai trouvé les chiffres statistiques intéressants et bien intégrés aux dialogues, de façon fluide. Et puis, au bout d'un moment, je me suis lassée. J'ai eu l'impression que Louise Mey n'avait jamais eu l'intention d'écrire un thriller, mais de faire passer son message féministe uniquement. Attention, la cause m'intéresse, simplement le livre m'avait été présenté comme « un polar très réussi, au scénario impeccablement prenant »… Or justement, je n'ai pas été prise par le scénario. A la moitié du livre j'ai commencé à m'ennuyer, puis Louise Mey a réussi à capter de nouveau mon attention avec un petit rebondissement page 400 (vers la fin donc). Par ailleurs, alors que j'avais noté au départ un petit travail sur le profil des personnages principaux (leur vie, leurs angoisses…), je me suis aperçue, vers la fin, que plus aucune référence à leur vie privée n'avait été faite depuis des dizaines de pages.
J'ai été très étonnée de trouver dans ce livre des données très précises concernant les violences faites aux femmes (enfin, qui paraissaient précises et crédibles), et des approximations juridiques terribles. La juriste qui est en moi n'a pu qu'être agacée par cet aspect, et ce dès le début du roman : l'histoire prend place à Paris, et nous avons un avocat qui débite du « Objection » à tout bout de champ durant un procès (jamais ça en France, non…), alors que, justement, l'auteur se moque quelques pages plus loin des gens qui se croient dans une série américaine (cf p59 le gardé à vue qui réclamait l'application du 5e amendement et exigeait l'assistance d'un avocat).
Je pourrais citer d'autres erreurs grossières, et notamment :
- p154 « le harcèlement en ligne, c'est du civil, je crois ». Perdu, c'est du pénal. Ce cyberharcèlement est, depuis 2014, prévu depuis et réprimé par l'article 222-33-2-2 du code pénal (français).
- p206 : on ne parle pas de faire homologuer par un huissier mais de faire constater par un huissier (ou un clerc habilité aux constats). Il n'y a ni frais de gestion ni débours pour un constat, simplement un tarif HT auquel on ajoute la TVA.
- toutes les fois où le préfet intervient… le préfet a des pouvoirs de police administrative, mais n'intervient jamais dans le cadre d'une enquête pénale. Alors, quand je lis que toutes les initiatives et autorisations passent par lui, notamment p421, je bondis. Non, cela ne peut passer que par un Procureur ou un juge d'instruction ! En revanche à Paris, il existe effectivement un préfet de police mais qui n'exerce qu'un pouvoir disciplinaire sur la police judiciaire…
…ou encore une douce rêverie : la protection policière à domicile !
Les recherches juridiques n'ont manifestement pas été très poussées, c'est peut-être dommage d'ailleurs, car on retrouve des éléments intéressants, concernant notamment le viol entre époux, l'aide juridictionnelle… - mais n'importe qui peut taper « aide juridictionnelle » sur un moteur de recherche et tomber sur les taux d'AJ en fonction des ressources… l'auteur n'explique d'ailleurs pas ce qu'est l'AJ à son lecteur. A cet égard, j'ai déploré que certaines notions ne soient pas expliquées par l'auteur (le PC circulation ou PC routier du 95, le FIJAISV…). J'ai cherché par moi-même et j'ai appris des choses.
On retrouve dans ce roman pas mal de notions intéressantes, mais personnellement, j'ai besoin que mes lectures soient crédibles, plausibles. Lorsque je ne connais rien à un sujet, je ne me rends probablement pas compte que l'auteur raconte n'importe quoi, mais malheureusement pour Louise Mey, cette fois-ci cela ne passe pas.
Je lui attribue généreusement la note de 3 étoiles, car les sujets abordés sont d'actualité, intéressants, et car Louise Mey a tout de même le mérite de s'attaquer à certains mythes encore trop répandus.
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mel_bouquine18
  08 septembre 2020
“𝙻𝚎𝚜 𝚏𝚎𝚖𝚖𝚎𝚜 𝚟𝚒𝚟𝚎𝚗𝚝 𝚕𝚎𝚜 𝚎𝚜𝚙𝚊𝚌𝚎𝚜 𝚙𝚞𝚋𝚕𝚒𝚌𝚜 𝚎𝚝 𝚌𝚘𝚖𝚖𝚞𝚗𝚜 𝚍𝚎 𝚖𝚊𝚗𝚒𝚎Ì𝚛𝚎 𝚝𝚛𝚎Ì𝚜 𝚍𝚒𝚏𝚏𝚎ì𝚛𝚎𝚗𝚝𝚎 𝚍𝚎𝚜 𝚑𝚘𝚖𝚖𝚎𝚜. 𝙻𝚊 𝚛𝚞𝚎, 𝚕𝚎𝚜 𝚝𝚛𝚊𝚗𝚜𝚙𝚘𝚛𝚝𝚜, 𝚌𝚎 𝚜𝚘𝚗𝚝 𝚍𝚎𝚜 𝚎𝚗𝚍𝚛𝚘𝚒𝚝𝚜 𝚚𝚞𝚎 𝚕'𝚘𝚗 𝚊𝚙𝚙𝚛𝚎𝚗𝚍 𝚊𝚞𝚡 𝚏𝚎𝚖𝚖𝚎𝚜 𝚊Ì 𝚛𝚎𝚍𝚘𝚞𝚝𝚎𝚛. 𝙾𝚗 𝚕𝚎𝚜 𝚛𝚎𝚗𝚍 𝚛𝚎𝚜𝚙𝚘𝚗𝚜𝚊𝚋𝚕𝚎𝚜 𝚍𝚎 𝚕𝚎𝚞𝚛 𝚎𝚗𝚟𝚒𝚛𝚘𝚗𝚗𝚎𝚖𝚎𝚗𝚝 𝚎𝚝, 𝚎𝚗 𝚖𝚎̂𝚖𝚎 𝚝𝚎𝚖𝚙𝚜, 𝚘𝚗 𝚙𝚘𝚜𝚎 𝚌𝚘𝚖𝚖𝚎 𝚟𝚎ì𝚛𝚒𝚝𝚎ì 𝚙𝚛𝚎𝚖𝚒𝚎Ì𝚛𝚎 𝚚𝚞𝚎 𝚌𝚎𝚝 𝚎𝚗𝚟𝚒𝚛𝚘𝚗𝚗𝚎𝚖𝚎𝚗𝚝 𝚗'𝚎𝚜𝚝 𝚙𝚊𝚜 𝚜𝚞̂𝚛 𝚙𝚘𝚞𝚛 𝚎𝚕𝚕𝚎𝚜.“
Immersion au sein de la BCDS (Brigade des crimes et délits sexuels) avec ce roman « policier-document » 🔍
Vous accompagnez Alex dans son quotidien d'OPJ. Et quel quotidien... les crimes et délits sexuels foisonnent, vous dégoûtant un peu plus chaque jour de cette noirceur humaine débordant de pulsions dévastatrices, de haine gratuite.
Avec cette équipe, vous allez faire face à une réalité factuelle terrifiante. L'auteur vous jette à la conscience pléthore d'infos qui vous sortiront de l'ignorance. Dans ce roman, le sujet traité est au centre du récit, davantage encore que l'enquête.
Viols, agressions sexuelles, harcèlement... le tout sur fond de cybercriminalité. Sans oublier les réactions de la société face à ces crimes 🤢 Bref, les violences de genre feront partie de vos prochaines heures de lecture. Ce n'est pas joyeux ! Mais les données et réflexions semées par l'auteur susciteront votre intérêt !
Tout est réuni : personnages attachants, DES enquêtes bien ficelées, des OPJ noyés par l'horreur submergeant leurs vies privées, relations police/justice/politique. C'est complet et cohérent. Un poil longuet parfois mais c'est vraiment chercher la petite bête... Foncez, ce livre doit être lu !
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chevalierortega33
  21 mai 2018
Pour son troisième roman, Louise Mey nous entraîne dans la suite des Ravagées, dans le quotidien de la Brigade des Crimes et Délits Sexuels (BCDS) avec son lot de faits d'agressions d'une criante actualité. Des binômes enquêtent, traquent, recherchent coupables et victimes de vrais méchants bien tordus qui malheureusement sont tout à fait réalistes. le lecteur n'est pas épargné par les descriptions, les lectrices sont sans doute aussi d'avantage meurtries dans leur intimité par cette horreur « ordinaire ». Ils connaîtront tout de la panoplie des sévices perpétrés. Dans la seconde partie de ce thriller, nous serons confrontés aux interférences de la politique et de l'actualité criminelle, aux manques de moyens, à la justice anormalement clémente pour ce genre de crimes, sur un rythme qui s'accélère, passant du style d'un document de journalisme d'investigation à une véritable enquête policière d'aujourd'hui.
C'est un roman dérangeant car il nous interpelle sur la non-réaction des spectateurs d'agression, les différences de traitement selon le « statut » de la victime, sur les dangers d'internet et des réseaux sociaux et bien d'autres choses encore. Un roman riche entre deux genres où le suspense démarre réellement après la première moitié plutôt descriptive.
A ne pas bouder !
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   30 avril 2018
« Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise.
Constitue un viol tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. »


— Pouvez-vous décliner votre état civil ?
— Dueso, Alexandra.
— Votre fonction ?
— Je suis officier de police judiciaire à Paris.
— Vous travaillez à la BCDS, c’est cela ?
— Oui.
— Pouvez-vous expliquer aux personnes présentes dans ce tribunal aujourd’hui le rôle de cette brigade et votre fonction exacte ? J’aimerais que chacun ici comprenne bien votre travail et votre expertise.
— La BCDS est la Brigade des crimes et délits sexuels. Nous sommes basés dans le nord de Paris mais nous intervenons dans toute l’agglomération ; jusqu’à la Grande Couronne et bien sûr dans tout le pays, si les services de gendarmerie font appel à nous. La BCDS intervient dans tous les cas d’agression sexuelle, de viol, de harcèlement…
— On a beaucoup entendu parler de la BCDS l’année dernière, durant la vague d’agressions et de viols qui a frappé la France et s’est achevée avant l’été.
— C’est exact.
— Depuis combien de temps exercez-vous au sein de cette brigade ?



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clairesalanderclairesalander   24 juin 2020
Alex comprenait l'angoisse de Maître Albakri. Trois violeurs dans la nature, c'était un mauvais début. On s'imaginait souvent que dès qu'une femme criait au viol, on expédiait illico presto le suspect aux galères. C'était faux. Les procédure étaient longues. Les procès, quand ils avaient lieu, étaient rarement gagnés d'avance. On estimait qu'1 à 2 % seulement des violeurs étaient condamnés, parmi la proportion déjà minime des agressions déclarées.
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llenallena   05 mars 2019
On a déjà eu cette conversation, non ? (Fatia Favier plissa le nez.) Celle où tu dis "les victimes doivent" et où on te répond: "Les victimes ? Rien du tout. On n'a pas à apprendre à qui que ce soit à ne pas se faire agresser. On a à apprendre à tout le monde à ne pas agresser."
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rkhettaouirkhettaoui   19 juin 2018
Les femmes dictant les commentaires parlant de violer, de déchirer, de massacrer, de défoncer, de chier sur la gueule, de baiser ton cadavre, de défoncer ta gueule de pute, les inspecteurs tapotant, conscients d’être le maillon d’une chaîne immonde : de la tête, au clavier, au commentaire, à Ilana et Clémentine, puis de leurs yeux épuisés et rougis, jusqu’à leurs oreilles à eux, les flics, censés savoir, comprendre, trouver comment les protéger, enrayer le flot. Et rebelote jusqu’au clavier, pour aboutir à la fin à une accumulation, un recueil nauséabond fleurant la pourriture et la cruauté crasse.
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pandarouxpandaroux   28 janvier 2021
Elle se roula en boule sur le matelas, pelotonnée sous la couette, attendant que l'odeur enfuie de sa fille la réchauffe, comme un animal pelotonné sous terre, oublieux du soleil, sourd aux saisons et aux pas lourds des hommes sur le monde.
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Videos de Louise Mey (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louise Mey
Avec Elena (7 ans), dans sa chambre, "Sam et le martotal" de Louise Mey et Libon, éditiions la ville brûle. https://www.librest.com/livres/sam-et-le-martotal-louise-mey_0-6745943_9782360121250.html
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