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EAN : 9782021089615
486 pages
Éditeur : Seuil (17/05/2013)
3.61/5   223 notes
Résumé :
Benny Griessel, tome 3

Un mystérieux imprécateur menace, dans un mail délirant, d’abattre un policier par jour tant que le meurtrier de la belle avocate d’affaires Hanneke Sloet n’aura pas été arrêté.
Et s’empresse de joindre le geste à la parole.
La police du Cap, prise de panique, charge Benny Griessel, déjà rencontré dans Le Pic du diable et 13 Heures, de rouvrir l’enquête, au repos depuis plus d’un mois.
Pas d’indices, pas de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
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caro64
  11 août 2013
Tout est dans ce titre simple et bref. 7 jours, c'est le temps que Deon Meyer donne au capitaine afrikaner Benny Griessel, que l'on avait découvert dans le Pic du diable et retrouvé dans 13 heures pour mener à son terme l'enquête sur le meurtre d'une belle juriste, avant que la police du Cap ne soit décimée par un tueur fou. Mais il ne m'a pas fallu que 2 jours pour lire les 487 pages du nouveau polar de l'écrivain sud-africain qui fait depuis longtemps partie de mes auteurs fétiches.
Voilà une soirée dont Griessel se souviendra longtemps. Très stressé, il ne peut s'empêcher de proférer une grossièreté (son principal défaut) devant sa chanteuse préférée au moment où on les présente ! Mais pas le temps de s'excuser, il doit rejoindre immédiatement le commissariat. Un peu plus tôt, un agent de police a été blessé aux jambes par un sniper. Un mail anonyme a ensuite été envoyé aux médias et à la police annonçant que cette attaque ne sera que la première d'une longue série (une par jour) si l'enquête sur la mort de l'ambitieuse Hanneke Sloet, retrouvée sauvagement assassinée quarante jours plus tôt dans son superbe appartement tout neuf, n'est pas reprise à zéro et résolue. Commence alors une course contre la montre pour Benny Griessel et son équipe des Hawks (l'unité d'élite de la police criminelle), afin d'empêcher d'autres tentatives d'assassinats. Il reprend l'enquête à son fondement et tente de découvrir qui est ce communiste que mentionne, et désigne comme suspect, les inquiétants mails anonymes car bien sûr, il en aura plusieurs… Est-ce un Russe ? Un Sud-Africain ? On découvre rapidement que la victime était liée à des transactions où des sommes considérables étaient en jeu, mais est-ce vraiment un mobile de meurtre ? L'intrigue avance, les rebondissements se multiplient, comme les fausses pistes et les chausses-trappes… jusqu'au dénouement totalement inattendu.
Après nous avoir fait voyager dans À la trace , son précédent roman, Deon Meyer compose un cold case plus statique, puisque l'essentiel de l'histoire se déroule au Cap, ville de prédilection de l'auteur. Débordant d'humanité, Benny Griessel est plus attachant que jamais. Il prend de l'épaisseur de livre en livre. Comme tout bon flic de roman policier, il doit se dépêtrer avec les problèmes inhérents à l'enquête, mais aussi avec ses maux personnels, tels que son abstinence à l'alcool (il n'a pas bu une goutte depuis 227 jours, bien qu'il soit plus d'une fois à deux doigts de craquer), son attirance pour une chanteuse has-been qu'il doit soutenir dans sa lutte contre l'alcool, son fils tout entier obsédé par le désir d'un tatouage, le nouveau petit ami… tatoué de sa fille, et son abyssale ignorance des nouveaux modes de communication, Twitter, Facebook et les autres, ce qui fournit au roman quelques passages cocasses. Difficile d'avoir les idées claires pour boucler cette affaire urgente, qui se révèle vite très complexe… heureusement qu'il est bien entouré. Car à la direction des enquêtes criminelles, tous les Hawks unissent leurs compétences et leurs sensibilités sans état d'âme, noirs, métis et afrikaners à l'unisson. Et voilà ce que l'on aime aussi chez Deon Meyer, il sait mêler intelligemment les histoires de meurtres à la situation actuelle de son pays et de ses concitoyens. Ici, ce sont tout particulièrement les mesures de discrimination positive en matière d'économie qui l'ont inspiré : le programme de la BEE (Black Economic Empowerment) visant à favoriser l'accès des Noirs aux conseils d'administration des entreprises. L'auteur en observe les revers quand avocats et banquiers s'en mêlent trop : délits d'initié, corruption, blanchiment... La Nation arc-en ciel n'est-elle pas en train d'oublier le rêve de Mandela, s'interroge Griessel.
Au final, on a un polar bien mené et bien rythmé par une suite de paragraphes et de chapitres brefs et percutants. Par contre, il est moins ambitieux, beaucoup moins trépidant que les précédents, le côté sociologique est moins marqué et l'arrière-plan des milieux économiques m'a moins intéressée… Donc, pour moi, pas un des meilleurs romans de Deon Meyer mais il reste cependant efficace et se lit avec plaisir. Si vous appréciez le roman policier procédural, vous pouvez glisser 7 jours dans votre valise des vacances !
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Tostaky61
  12 septembre 2020
Il y a parfois des rendez-vous manqués.
Entre un auteur et un lecteur, une incompréhension, une attente déçue, c'est ce qui vient de m'arriver avec la lecture de 7 jours de Deon  Meyer.
C'était une première, un romancier dont j'avais souvent croisé les livres chez mes libraires favoris, mais dont je n'avais jusqu'alors jamais découvert l'écriture.
J'ai mis 350 pages avant de connaître le frisson, le déclic, le moment où l'on sent qu'on ne va plus lâcher le bouquin.
C'est long, non ?
Un sniper prend la police pour cible.
Son mobile ?
Une enquête bâclée autour de la mort d'une jeune avocate retrouvée poignardée chez elle.
Le capitaine Benny Griessel, qui semble enfin en avoir fini avec ses problèmes d'alcool, est chargé de l'enquête.
Deux affaires à résoudre, donc.
Mais, sont elles réellement liées ?
Le style de Meyer (dans ce roman et pour moi, ce n'est que mon avis) ne m'a pas emballé donc.
Il s'attache beaucoup à ses personnages, ils sont vraiment au centre du récit au détriment de l'ambiance, du décor, de l'atmosphère d'un pays que j'aurais aimé découvrir. Il m'a manqué quelque chose.
L'auteur a ses fans, c'est donc que son talent est reconnu, je n'ai peut-être pas commencé par le bon livre.
Il aura sans doute une seconde chance, son dernier opus, La proie, me tente beaucoup.
À suivre, donc...
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bilodoh
  19 avril 2014
Un polar rythmé, sept jours en 64 courts chapitres!
Le héros, divorcé et alcoolique et un peu "tech-nouille" (non, ce n'est pas Wallander ou Hole, c'est l'Afrique du sud, pas la Scandinavie... )
Le capitaine Griessel, donc, doit mener une enquête difficile puisqu'un sniper menace d'abattre un policier chaque jour jusqu'à la résolution de l'affaire. Nous sommes ici dans le monde de la finance et de la corruption qui l'entoure, de l'ambition et de la passion pour l'argent.
Un polar sud-africain, mais qui ne va pas assez loin dans la description de la société ou des paysages pour qu'on en ressente vraiment l'exotisme.
Un polar efficace avec ses éléments de police scientifique, de technologie, de travail d'équipe et de rebondissements imprévus.
Une lecture agréable et facile, mais qui ne laisse pas grand chose à méditer lorsqu'elle est terminée...
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traversay
  08 juin 2013
Deon Meyer écrit des polars. Très bons, en général. Mais ce qui l'intéresse avant tout c'est bien de parler de son pays, en perpétuelle reconstruction, l'Afrique du Sud. 7 jours ne fait pas exception à la règle et son aspect le plus passionnant, bien que loin d'être le sujet principal, est la cohabitation au sein de la police de cultures éminemment différentes (voir le glossaire en fin d'ouvrage) qui n'est pas sans poser de problèmes. de ce point de vue, 7 jours est aussi éclairant qu'un documentaire. Mais bon, il s'agit d'un thriller, survitaminé comme à l'accoutumée, peut-être moins ambitieux que ses précédents, cependant, et qui patine un peu à mi-distance tant il doit jongler entre deux intrigues, le meurtre d'une jeune et brillante juriste et les menaces d'un sniper fou et insaisissable. Sans compter avec un personnage du flic qui doute de ses capacités, son sevrage alcoolique n'y étant pas pour rien. Il y a là comme un air de déjà bu. Nonobstant ces imperfections et quelques digressions ennuyeuses dans le monde de la finance, l'amateur de polar psychologique trouvera aisément sa pitance dans 7 jours, rondement mené en quasiment 500 pages chrono. Et puis Deon Meyer possède un avantage sur beaucoup de ses confrères. Lui, il sait boucler ses intrigues avec une rare efficacité.
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Bazart
  03 avril 2014
On pense à Zulu forcément beaucoup pendant la lecture, tant dans 7 jours, comme j'imagine dans tous les romans de Meyer,, l'intrigue policière est aussi une excellente façon de nous parler de la société sud africaine, cette Afrique du Sud qui tente, tant bien que mal à retrouver un équilibre précaire et essayer d'effacer, en vain, les cicatrices liées à l'appartheid tant les frontières économiques, sociales et bien évidemment raciales sont encore totalement palpables et gangrènent encore toute la société.
Si l'intrigue reste là encore assez classique et surtout nous perd, à mi parcours dans des méandres économiques par trop complexes (sur des transactions d'une BBE mélangeant mafieux russes et segrégations raciales), j'ai particulièrement aimé le héros de l'histoire.
En effet, alors que je me lasse assez souvent des personnages de flic dans les romans policiers, Meyer arrive à donner une vraie densisté à son Benny Griessel ( visiblement déjà présenté dans deux autres polars de Deon Meyer, le Pic du diable et 13 Heures). Même si il a eu des problèmes avec la boisson comme environ 90>% des policiers des polars contemporains, ce Benny Griessel, dont le voeu de sobriété touche beaucoup notamment par sa tendance à se dénigrer constamment et à ne pas se voir du tout comme un super héros). Et sa relation avec ses proches, et notamment avec cette chanteuse qui a également le vice de la boisson est très interessante.
Bref, 7 jours qui nous semblent bien courts et qui confirme que Deon Meyer est bien un maitre de la littérature policière sud africaine...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (7)
LeFigaro   05 décembre 2014
Avec ce huitième thriller, Deon Meyer met en scène un mystérieux sniper sur fond de scandale politico-financier. Il poursuit donc son efficace radioscopie de la société sud-africaine postapartheid.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   14 août 2013
Un thriller de grande facture.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique   09 juillet 2013
On est loin de la vision caricaturale que continuent à servir des écrivains européens ou du reste de l’Afrique sur l’ex-pays de l’apartheid, sans pour autant tomber dans le gâtisme bêlant de "la nation arc-en-ciel". [...] Une réussite, au suspens haletant.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   04 juin 2013
Violence et corruption de la société et des institutions, bourbier politico-financier s'invitent rapidement dans l'intrigue qui, de fausse piste en mauvaise arrestation, nous tient au collet jusqu'au dénouement final. Meyer à son meilleur.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama   29 mai 2013
Deon Meyer possède un don singulier pour façonner et donner de l'épaisseur à ses personnages [...] Rythmé par de fausses pistes et doté d'une fin réjouissante, le thriller n'est pourtant pas pour Deon Meyer un but en soi, mais un moyen de décrire la société.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   24 mai 2013
Dans son épatant huitième roman policier, le Sud-Africain Deon Meyer met en scène un mystérieux vengeur sur fond de scandale politico-financier.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   17 mai 2013
Au pays d'André Brink et de Nadine Gordimer, le thriller a un roi: Deon Meyer. Le créateur du "faucon" Benny Griessel livre aujourd'hui sa dernière enquête, double et haletante.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
caro64caro64   11 août 2013
Il était dans la police depuis vingt-six ans, et, pour autant qu'il puisse en juger, les gens étaient exactement pareils qu'à ses débuts. Ils volaient et tuaient pour les mêmes raisons. Afrikaners, Anglais. Blancs, Noirs ou Métis. Et il soupçonnait qu'il en avait toujours été ainsi depuis des centaines d'années. Il y avait toujours eu des femmes qui réclamaient plus d'attention que d'autres. Son instinct lui soufflait que la vie, les actions des gens se résumaient à la vieille règle de criminologie : prédisposition, environnement et circonstances. La nouvelle Afrique du Sud n'y avait rien changé. Pas plus que Facebook, Twitter ou Linked Up ou In, quel que soit le dernier truc à la mode.
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bilodohbilodoh   19 avril 2014
Quand elle l'avait embrassé, il n'avait pas pensé à faire l'amour, il avait eu une envie violente et soudaine de boire. Et d'être à sa place, dans ce monde doux et nébuleux de l'ébriété ou tout est arrondi et inoffensif, sans coins ni arêtes pour vous blesser. (Seuils, p.52)
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mesrivesmesrives   24 février 2015
La rage qu'il éprouvait était tellement forte qu'il faillit se lever et sortir le vieil ordinateur qu'il avait acheté dans une vente aux enchères de la police quelque temps avant, pour taper comme un forcené sur le clavier jusqu'à ce qu'il ait envoyé l'e-mail, et soudain il se demanda d'où venait toute cette fureur.
Mais il le savait.
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zebelgicainzebelgicain   22 mars 2015
Lecteur habitué et fidèle de Deon Meyer, j'ai été dérangé dès le début par le mot forensique, qui est en fait la traduction littérale de médecine légale ou brigade scientifique. La traductrice a découvert ce mot, (forensic science) sans renvoi en bas de page, et l'utilise tout le temps, sans aucun synonyme. Peut-être suis-je le seul à n'avoir pas compris du premier coup, probablement le seul à l'avouer. Imaginez : vous êtes dans un avion, pas d'internet et pas de dictionnaire. Vous pensez qu'il s'agit d'une nouvelle science. Non : une coquetterie de traducteur, qui apparemment n'a pas dérangé les éditeurs, qui je le pense réellement, ne relisent plus les ouvrages avant de les publier. Comme de plus ce n'est pas le meilleur Deon Meyer : trop de stéréotypes, le plaisir était loin de ses grands romans.
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TJACTJAC   03 novembre 2013
Pourquoi est-ce qu'il faisait toujours ça ? Pourquoi est-ce que sa vie n'était jamais simple ? Jamais de jamais, putain. Il avait quarante-cinq ans, l'âge auquel on est censé atteindre le calme intérieur, la sagesse et la résignation, l'âge auquel on est censé avoir réglé tous les problèmes. Mais pas lui. Sa vie était un marasme constant. Un flot ininterrompu d'ennuis, une lutte sans fin pour y arriver. Il ne pouvait tout simplement pas gagner, les choses ne faisaient que s'accumuler. On ne pouvait jamais avancer.
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Vidéo de Deon Meyer
South African Author Deon Meyer launches book in Windhoek -nbc
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