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ISBN : 2371191434
Éditeur : Piranha (16/06/2016)

Note moyenne : 3/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Frédéric-Guillaume, roi en Prusse et margrave de Brandebourg, le sait bien : pour assurer un avenir prospère à son royaume, deux choses sont nécessaires, un commerce ? orissant et une armée impressionnante. Il lui faut donc recruter de « grands gaillards » qui, par leur stature imposante, incarnent la puissance de l'État. Mais les volontaires sont rares et le roi n'a d'autres choix que de les acheter ou, le plus souvent, de les enlever ! Pour faire face aux dif? cul... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Souri7
  16 octobre 2016
En terminant ce livre, on peut se demander qui de Frédéric-Guillaume Ier ou de Thomas Meyer est le plus fou !

Ce livre reprend un fait historique réel : l'élaboration par Frédéric-Guillaume Ier d'une garde personnelle constituée de soldats issus de toute l'Europe dont le seul point commun est leur haute stature, communément appelé "les géants".

Thomas Meyer nous propose au travers de son livre de revenir sur cette anecdote historique complètement folle et arrive dans son récit à retranscrire cette "folie" au travers des dialogues, des faits que vivent le personnages. C'est simple, on se demande si l'auteur n'aurait pas aussi un brin de folie ! ^^
Nous avons un Frédéric-Guillaume complètement obnubilé par ses Géants, les traitant avec plus d'égards que ces proches et ayant par moment un comportement infantile ; un secrétaire Creutz qui tente de calmer ses ardeurs et renonce, car c'est sans espoir ; le professeur Gundling qui sert de bouc émissaire ou encore Schmidt, le "receleur" de Géants par moment un peu limité.... Une vraie panoplie de personnages complètement fous !

Le récit est drôle, dynamique avec des chapitres courts. De plus, la mise en page est SUPERBE ... mettre des chiffres romains pour les chapitres avec des petits soldats, j'ai trouvé cela bien pensé !

Globalement, c'est drôle, cela se lit rapidement et permet de découvrir une anecdote historique pas forcément très connue.
Une belle découverte (il va encore falloir que je dise merci à mon libraire) ^^
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Souri7Souri7   16 octobre 2016
Le czar, quant à lui, ne manquait nullement d’hommes mais de main-d’œuvre. Les deux monarques s’échangeaient donc en permanence de grands serfs russes contre des artisans prussiens, en premier lieu des maîtres-couteliers de lames avec leurs frappe-avants ainsi que des maîtres de trempe et des maîtres-aiguiseurs, que le czar envisageait de mettre en place dans sa nouvelle manufacture d’armes à Tula.
Les officiers recruteurs avaient aimablement demandé auparavant aux forgerons s’ils avaient envie d’aller en Russie pour y exercer leur métier.
Pas vraiment.
Ils leur dirent alors que c’était un beau pays riche où le soleil brillait toujours et où, de plus, les femmes étaient merveil…
Ils s’en moquaient bien, avaient promptement répondu les forgerons à leurs visiteurs, tout en travaillant au marteau le fer incandescent et en s’imaginant ainsi abattre les recruteurs ; ils se plaisaient bien en Prusse, ils y avaient du reste leur famille et leurs femmes aussi étaient belles.
Les officiers recruteurs s’étaient retirés et avaient rapporté à Frédéric-Guillaume qu’ils n’avaient malheureusement pu trouver aucun coutelier de lames disposé à travailler en Russie. Pas un seul.
Le roi avait hoché la tête et dit que son ami le czar désirait des forgerons prussiens, qu’il fallait donc en capturer et les envoyer en Russie. Sans s’occuper de ce qu’ils en pensaient.
Pourquoi d’ailleurs leur avait-on demandé leur avis ?
Les officiers recruteurs étaient revenus peu après, cette fois avec du renfort et, après quelques bagarres, le marché avait enfin pu être conclu.
Frédéric-Guillaume s’était fort réjoui des nouveaux Moscovites, surtout de leur faible taux de mortalité, car ils étaient habitués à une vie de grandes privations et résistaient au froid terrible des hivers prussiens dans leurs vêtements beaucoup trop fins, comme s’ils n’avaient fait qu’entreprendre une petite promenade à l’air frais.
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Souri7Souri7   15 octobre 2016
– Pourquoi s’est-il enfui en Nous voyant ? lui demanda le roi après avoir mis pied à terre.
[...]
– Parce que… j’ai peur, Votre Royale Majesté, murmura le petit homme en s’accrochant à son chapeau.
– Peur ? Mais… pourquoi ?
[...]
– Il ne doit pas Nous craindre ! Il doit Nous aimer !
Le petit homme ne donna pas l’impression de pouvoir trouver le moyen d’obtempérer aussi vite ; il se voûta encore plus et ressemblait maintenant à une table pourrie.
[...]
Le roi leva la badine qu’il avait dans sa poche de selle et commença à frapper le vieil homme ; celui-ci cria mais resta debout en position voûtée, et le roi fit pleuvoir les coups sur son petit dos, hurlant qu’il voulait être aimé, pas craint, qu’il n’y avait aucune raison pour cela ! Aucune !
[...]
À la fin, le petit homme avait le dos en feu et le roi ne sentait plus son bras.
– Votre Royale Majesté, je Vous aimerai, oui, je Vous aimerai, dit le petit homme en fixant la poussière à ses pieds.
– Bien, dit le roi.
Être aimé lui était précieux.
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Souri7Souri7   16 octobre 2016
– Excellent, s’écria le roi. Stahl, expliquez-leur donc leur tâche !
– Volontiers, Votre Majesté, dit Stahl.
Il s’adressa alors à Betje et Gerlach.
– Vous avez certainement déjà remarqué que certaines qualités physiques des parents se retrouvent aussi chez les enf…
– Venez-en au fait, l’interrompit le roi.
– Très bien, Votre Majesté, dit Stahl. Voilà, vous êtes de grande taille tous les deux et vous allez maintenant copuler afin d’avoir un grand enfant.
Gerlach fixa Stahl, tandis que Betje regardait le plancher.
– Un petit grand gaillard, dit le roi en riant.
Puis il ajouta doucement :
– Vous êtes le premier couple d’élevage du royaume prussien.
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Souri7Souri7   16 octobre 2016
– Peste de guerre, finit-il par annoncer à son roi.
– Peste de guerre ? Sans guerre ? s’étonna Frédéric-Guillaume en faisant tambouriner ses dix doigts sur son bureau.
– C’est probable, Votre Majesté.
– Donc, ce n’est pas certain.
– Eh bien, l’eruptio de petites taches sur la peau, la febris élevée et la deliria, ainsi que le fait que chacun des patients soit passé en l’espace de deux jours…, tout cela parle pour la peste de guerre, Votre Majesté.
– Des suppositions ! Rien que des suppositions ! cria le roi en frappant des mains sur la table.
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Souri7Souri7   16 octobre 2016
– Je crains que ce soit parce que Votre Majesté mange des mets trop lourds, surtout trop de viande, et parce que Votre Majesté boit trop de bière et de vin.
– Ah quoi ! J’ai mal à la main, pas au ventre, cria le roi en rentrant la partie du corps en question.
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