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ISBN : 2757871897
Éditeur : Points (11/10/2018)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 229 notes)
Résumé :
Ils ont tué mon père.
Je les aurai.
Après la Fièvre qui a décimé les neuf dixièmes de la race humaine, mon père, Willem Storm, a fondé Amanzi, une nouvelle colonie, et l’a menée du chaos à l’ordre, de l’obscurité à la lumière, de la famine à l’abondance.
Je suis Nico Storm, formé par Domingo à l’art de tuer.
Je détestais mon père et je le vénérais.
Ils l’ont abattu à Witput, dans notre beau Karoo, en bordure de l’ombre effacée d’un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  12 mars 2019
Ouh la men-teu-se !
Je parle de l'effroyable quatrième de couv' qui, non seulement, spoile d'une force peu commune mais en plus débite d'énormes conneries par paquets de un. C'était un gros paquet...
Bref, n'était un gros panard de lecture malgré tout, je crois que j'aurais eu les nerfs. Faut pas, c'est pas bon pour mon coeur.
Si vous adorez les récits post-apo mais que les zombies commencent à vous courir sur le haricot alors l'année du Lion se pose là comme alternative flamboyante!
La terre est décimée par un méchant virus. Si, lorsque l'on éradique près de 90 % de la population, on peut taxer l'auteur de cette hécatombe de méchant. Vilain eût été excessif, je vous l'accorde.
Le reliquat survit, s'adapte, fuyant les hordes de chiens sauvages et ses semblables non moins violents.
Parmi eux, un père et son fils.
Willem et Nico Storm.
En homme érudit foncièrement optimiste quant à la nature humaine, tendre naïveté va, Willem n'aura dès lors qu'une obsession, créer un monde à son image. Amanzi était né. Et son contingent d'emmerdes y afférant itou.
Le bouquin n'est pas un adepte de Comme j'aime et c'est tant mieux !
Aussi costaud que son récit, L'année du Lion prend le temps de développer et ses personnages et ce monde de cauchemar se parant progressivement, toutefois, d'une jolie teinte d'optimisme.
L'interaction antagoniste entre les diverses forces en présence y est parfaitement dépeinte tout comme les relations conflictuelles entre un père et son jeune fils regrettant que son paternel ne lui prodigue autant d'attention qu'il ne le devrait, bien trop accaparé, à ses yeux d'ado exclusif, par le bon fonctionnement de ce nouvel univers.
Sans réel temps mort, le récit déroule son contingent de tribulations tout en suscitant une certaine réflexion sur l'humain, sa capacité à s'adapter lorsqu'il n'est pas obnubilé par entuber son prochain.
Il démontre également qu'à partir d'une page blanche, l'homme ne reculera devant rien pour répéter les mêmes erreurs, celles-là mêmes qui le conduisirent à sa perte il y a peu.
De là à penser que l'hominidé possède une propension à l'autodestruction, il n'y a qu'un pas habilement franchi par Meyer qui en fera la démonstration éclatante en un peu plus de 700 feuillets expertement torchés.
Non exempte d'amour savamment distillé, cette année du Lion se veut tristement lucide quant à la fin inéluctable d'un monde où surconsommation et égoïsme forcené n'apportent d'autre alternative que la disparition pure et simple de ce mode de vie à plus ou moins brève échéance.
Manque de bol, ce monde, c'est le nôtre...
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Commenter  J’apprécie          646
Titania
  29 octobre 2017
Amanzi, cela signifie « eau » , en Xhosa, la langue de Nelson Mandela.
C'est le nom de la cité-Etat fondée par Willem Storm et quelques autres, après la Fièvre qui a décimé près de 95 % de l'humanité…
Après avoir fait table rase de façon radicale, voici que Deon Meyer reconstruit en RSA, un nouveau monde, réinvente la politique, l’économie, le commerce, convoque Spinoza, Cicéron, Robespierre, et quelques autres.
« Faire société » ça signifie quoi au juste ? ...pour des humains éparpillés et plus forcément en haut de la chaîne alimentaire ?
Et nous voilà partis avec lui et tous ces personnages, Nico, Sofia, Domingo, Nero, Béryl, Birdie…dans les paysages magnifiques d'Afrique du Sud qu'il connaît comme sa poche avec ce récit post apocalyptique surprenant.
Il imagine une communauté vraiment « Arc en ciel », le rêve de Mandela, dans un endroit plutôt réputé ségrégationniste et construit une utopie, alors que le monde est menaçant. Ses personnages sont attachants, humains, complexes. Certes l'environnement est dangereux. La prééminence des militaires, des armes, les batailles et les questions de stratégie, auxquelles on finit par comprendre quelque chose dominent le récit. Ambiance «  Mad  Max »...Une démocratie qui ne se défend pas, a peu de chances de survivre, quand il ne reste rien des institutions du monde ancien.
Toutefois ce que j'aime chez Deon Meyer, c'est l'auteur de polar. Dans ce roman, on est gâté . Il y a des crimes à élucider, sans l’aide de Griessel...on le sait depuis le début, et il faut attendre 600 pages avec plein de suspects potentiels. Une attente maintenue grâce à la technique de récit. Il entremêle le rapport d'enquête de Nico Storm avec les retranscriptions de témoignages des survivants, dans un récit à plusieurs voix. C'est intéressant cette manière de nous faire patienter, alternant moments d'émotions et actions comme tout bon scénariste, avant le coup de théâtre de la fin.
C’est rythmé, dynamique, transgenre, pas de la grande littérature, mais c’est plaisant et efficace.
Monsieur Meyer, je regrette vraiment de vous avoir fait des infidélités littéraires, avec des polars scandinaves, et de vous avoir planté après « 13h ». Je ne recommencerai pas.
Même lorsque vous explorez d'autres horizons, comme dans ce polar post- apocalyptique, vous êtes toujours cet auteur minutieux qui construit une énigme avec le souci du détail et un contexte bien défini.
Alors, merci pour le voyage dans des paysages sublimes….j'aurais juste souhaité une petite carte pour mieux me repérer.
Je remercie les éditions du Seuil et Babelio pour cette agréable proposition de lecture offerte dans le cadre d'une opération Masse Critique .
C'était haletant comme un bon film d’aventures.
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bilodoh
  31 mars 2019
Un bon thriller post-apocalyptique en Afrique du Sud.
La Fièvre a décimé la population, à peine 5 % ont survécu au virus et parmi eux, plusieurs sont morts dans le chaos qui a suivi. Certains sont morts de faim ou de soif, d'autres se sont suicidés et plusieurs ont été tués par des animaux ou des humains redevenus sauvages.
Un homme et son fils sont parmi les rescapés. Mais Willem Storm ne se contente pas de survivre. Il invite les gens à se joindre à lui pour fonder une nouvelle communauté. Avec le groupe qu'il réunit, il devra faire face à de nombreuses difficultés : famine, conflits entre les personnes, attaques de pillards, etc.
Le narrateur du roman, c'est son fils Nico. Il raconte sa vie d'adolescent qui porte un regard sur son père. Des sentiments en montagnes russes : de la vénération devant cet homme hors du commun à la haine lorsqu'il découvre les faiblesses de cet homme ordinaire.
À travers ce thriller, beaucoup de réflexions intéressantes sur l'écologie et la place de l'homme dans la nature, sur la psychologie post-traumatique et l'apprentissage de la vie, sur la rivalité humaine et la guerre.
Un détail intéressant, l'auteur met sa bibliographie en fin de volume. Je trouve que c'est bien de montrer que l'écriture ce n'est pas juste quelque chose qu'on invente dans sa tête, mais c'est aussi de longues recherches minutieuses.
Bonnes lectures!
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Roggy
  07 juin 2019
Dans ce thriller post-apocalyptique Deon Meyer en conteur redoutable, plus affûté que jamais, nous fait tourner fiévreusement les pages.
Ce roman d'anticipation traite des sujets très actuels, dont le changement climatique, et le côté dystopie devient presque une projection de la réalité de notre monde dans quelques décennies, finalement pas si fantaisiste qu'on pourrait le croire.
Dans un monde devenu hostile la lutte pour la survie de l'espèce est au coeur de l'intrigue.
Disruptif et resserré, ce roman compose un inquiétant tableau d'un monde très proche du notre. A noter les innombrables similitudes avec la série télévisée « The Rain ».
Le récit est sans doute passionnant dans les faits mais certaines longueurs compromettent la fluidité de la lecture.
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celestineh
  10 mai 2019
Attention, roman addictif ! Si vous commencez vous aurez vraiment du mal à arrêter votre lecture.
Le début m'a fait un peu penser à La route de McCarthy : un père et son fils circulent en Afrique du Sud. le pays est presque désert après un virus qui a décimé 90 % de la population et les dangers se multiplient entre les pillards et les animaux redevenus sauvages. le monde tel qu'on le connaît s'est arrêté brutalement : plus d'électricité, de services de communication, les magasins sont pillés etc.
Mais la comparaison s'arrête là : autant la Route incarne le désespoir absolu et constitue à mon sens une oeuvre littéraire exceptionnelle, autant L'année du lion est plutôt optimiste et s'il possède de vraies qualités de narration, il est loin d'avoir le style du premier.
William Storm et son fils Nico vont donc s'arrêter assez vite dans leur périple car le premier décide de créer une communauté et de reconstruire un lieu de vie, Amanzi. Tous les gens de bonne volonté sont appelés à venir s'y installer avec leurs compétences diverses. C'est ainsi qu'arrivent Domingo, le mystérieux soldat qui va assurer la sécurité de la communauté, Néro le psychologue qui répare les âmes brisées, Hennie l'aviateur, Okkie le petit garçon abandonné, Birdie, Beryl, le pasteur Nkosi …
C'est un roman que j'ai dévoré. Sa construction est habile : l'auteur distille des informations sur des événements futurs qui nous donnent envie d'en savoir plus. Dès le départ, on sait que Willem Storm va être assassiné et le récit est principalement mené sous forme de mémoires de son fils Nico devenu adulte. Ses mémoires sont entrecoupées par des entretiens avec les principaux protagonistes. Les personnages sont très attachants et on se passionne pour leur destinée.
Le sujet est aussi passionnant : comment construire une micro société ? Dans des conditions difficiles, faut-il imposer une dictature « douce » ou une démocratie ? Pourquoi certains se comportent comme des bêtes alors que d'autres tentent de rétablir une humanité ? Vivons-nous mieux lorsque la société de consommation a disparu ?
C'est donc très réussi du point de vue du sujet et de la construction à défaut d'être une grande oeuvre littéraire comme la Route. Un seul bémol que je partage avec de nombreux lecteurs au vu de leurs critiques : pourquoi cette fin ?!!!! L'auteur nous donne des explications dont nous n'avions nul besoin et que j'ai trouvées totalement artificielles et peu crédibles…
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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   27 novembre 2017
Ayant plus d’une corde à son arc, Deon Meyer délaisse ses deux héros fétiches – l’inspecteur Benny Griessel et l’indescriptible Lemmer – pour nous offrir la meilleure dystopie de l’année.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeDevoir   20 novembre 2017
L’écrivain sud-africain invite à réfléchir sur la véritable nature humaine. Le futur de l’humanité est une énorme question qui préoccupe beaucoup Deon Meyer.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeFigaro   03 novembre 2017
Le romancier sud-africain se lance à son tour dans un récit postapocalypse. Ambitieux et réussi.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   20 octobre 2017
Avec « L’Année du Lion », l’auteur sud-africain bâtit les prémices d’une civilisation nouvelle sur les ruines de la nôtre. Rassérénant.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
thisou08thisou08   21 avril 2018
Oui, bien sûr il y avait aussi des choses que je détestais. Facebook, plus que tout, si tu veux vraiment savoir. Facebook. Quelle horreur. Pour moi, c'était la quintessence de tout ce qui n'allait pas dans la société. Tu as tous ces amis, mais ce ne sont pas de vrais amis ; ce sont des gens pour qui tu postes des photos de ton déjeuner et ton souper et ton joli petit chat. Comme si ça pouvait les intéresser. Ils allaient voir ça seulement parce qu'ils avaient eux aussi besoin d'un public. Les amis sur Facebook, ce n'était que ça, un public. Et ça me rendait malade de voir à quel point ils en avaient tous besoin. La société était devenue tellement impersonnelle, tellement je-m'en-foutiste qu'il fallait se faire valider par quelque chose comme Facebook, devant un public qui s'en foutait royalement... Enfin, c'était triste. Tragique.
P 323
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thisou08thisou08   19 avril 2018
Tous les dimanches, je voyais les gens remplir leurs assiettes à ras bord. Mais ils n'en mangeaient même pas la moitié. Des gens riches. Des Noirs, des Blancs, des Indiens, tous. Tous les dimanches, quel gaspillage, dans un pays où les pauvres crèvent de faim. On est comme ça, les êtres humains. Quand on a quelque chose pour rien, on prend toujours plus qu'il ne faut. Qu'on ne fasse pas pareil ici. C'est un nouveau départ. Prenons ce dont on a besoin, ce qui est nécessaire pour notre existence, pour notre avenir et pour le bon ordre ici, pareil pour ce qui est de l'hébergement et des maisons. Nous ne sommes que les premiers arrivants. Nous ne serons pas les derniers.
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bilodohbilodoh   31 mars 2019
Ainsi, dit Père, nous sommes unis en tant que contrepoids au mal. Nous constituons le poids qui doit rétablir l’équilibre de l’univers. Nous découvrons notre identité dans notre différence, nous sommes le lieu de la lumière mais nous ne pouvons l’être que si « eux » représentent les ténèbres.

(Points, p. 387)
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   23 novembre 2017
Père dit que l’homme n’a été pendant des milliers d’années qu’une des nombreuses espèces sur la Terre. La population d’humains variait selon les sécheresses, les inondations, la famine et l’abondance, mais les chiffres se sont toujours équilibrés en fonction de la nature.
Et puis, il y a environ douze mille ans, tout a changé de manière radicale. La quantité d’humains s’est développée de manière exponentielle. Et ce n’était pas dû à une modification génétique ou à un changement climatique. C’était imputable à notre capacité de raconter des histoires.

Père dit que nous sommes les seuls organismes qui peuvent changer fondamentalement leur comportement parce que nous sommes capables de créer des fictions. Des fictions tellement grandes et décisives qu’elles rassemblent les humains en groupes de plus en plus importants, pour faire des choses de plus en plus impressionnantes. Yuval Noah Harari parle de réalités imaginaires, de constructions sociales et de mythes. Ces histoires, ces constructions sociales sont composées de concepts comme le nationalisme qui unit des personnes de langues, de cultures ou d’idéologies politiques différentes. Le communisme. Le capitalisme. La démocratie… Des réalités imaginaires, car elles n’existent que dans l’esprit des gens, elles n’ont pas de fondement scientifique.
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thisou08thisou08   25 avril 2018
Elle démontra que dépenser des milliards de dollars - pour la plupart en vain - afin de sortir l'Afrique de son cycle de pauvreté revenait juste à changer les chaises longues de place sur le pont du Titanic qu'était la planète Terre. Cela ne servait à rien si l'on ne mettait pas fin au réchauffement global, et si l'on n'inversait pas la tendance.
P 604
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Videos de Deon Meyer (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Deon Meyer
Cette année encore, les musées de Lyon se sont mis aux couleurs de Quais du Polar : les auteurs invités Claude Izner, Jean-François Parot, Deon Meyer et d'autres sont intervenus pour des visites atypiques dans les musées Gadagne, le musée gallo-romain de Fourvière, le musée de l'Imprimerie et de la Communication graphique et bien d'autres ! Des enquêtes et animations dans le cadre du festival étaient proposées aux visiteurs. Vidéo réalisée par les étudiants de Factory.
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