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ISBN : 2021365085
Éditeur : Seuil (19/10/2017)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Ils ont tué mon père.
Je les aurai.
Après la Fièvre qui a décimé les neuf dixièmes de la race humaine, mon père, Willem Storm, a fondé Amanzi, une nouvelle colonie, et l’a menée du chaos à l’ordre, de l’obscurité à la lumière, de la famine à l’abondance.
Je suis Nico Storm, formé par Domingo à l’art de tuer.
Je détestais mon père et je le vénérais.
Ils l’ont abattu à Witput, dans notre beau Karoo, en bordure de l’ombre effacée d’un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Titania
  29 octobre 2017
Amanzi, cela signifie « eau » , en Xhosa, la langue de Nelson Mandela.
C'est le nom de la cité-Etat fondée par Willem Storm et quelques autres, après la Fièvre qui a décimé près de 95 % de l'humanité…
Après avoir fait table rase de façon radicale, voici que Deon Meyer reconstruit en RSA, un nouveau monde, réinvente la politique, l’économie, le commerce, convoque Spinoza, Cicéron, Robespierre, et quelques autres.
« Faire société » ça signifie quoi au juste ? ...pour des humains éparpillés et plus forcément en haut de la chaîne alimentaire ?
Et nous voilà partis avec lui et tous ces personnages, Nico, Sofia, Domingo, Nero, Béryl, Birdie…dans les paysages magnifiques d'Afrique du Sud qu'il connaît comme sa poche avec ce récit post apocalyptique surprenant.
Il imagine une communauté vraiment « Arc en ciel », le rêve de Mandela, dans un endroit plutôt réputé ségrégationniste et construit une utopie, alors que le monde est menaçant. Ses personnages sont attachants, humains, complexes. Certes l'environnement est dangereux. La prééminence des militaires, des armes, les batailles et les questions de stratégie, auxquelles on finit par comprendre quelque chose dominent le récit. Ambiance «  Mad  Max »...Une démocratie qui ne se défend pas, a peu de chances de survivre, quand il ne reste rien des institutions du monde ancien.
Toutefois ce que j'aime chez Deon Meyer, c'est l'auteur de polar. Dans ce roman, on est gâté . Il y a des crimes à élucider, sans l’aide de Griessel...on le sait depuis le début, et il faut attendre 600 pages avec plein de suspects potentiels. Une attente maintenue grâce à la technique de récit. Il entremêle le rapport d'enquête de Nico Storm avec les retranscriptions de témoignages des survivants, dans un récit à plusieurs voix. C'est intéressant cette manière de nous faire patienter, alternant moments d'émotions et actions comme tout bon scénariste, avant le coup de théâtre de la fin.
C’est rythmé, dynamique, transgenre, pas de la grande littérature, mais c’est plaisant et efficace.
Monsieur Meyer, je regrette vraiment de vous avoir fait des infidélités littéraires, avec des polars scandinaves, et de vous avoir planté après « 13h ». Je ne recommencerai pas.
Même lorsque vous explorez d'autres horizons, comme dans ce polar post- apocalyptique, vous êtes toujours cet auteur minutieux qui construit une énigme avec le souci du détail et un contexte bien défini.
Alors, merci pour le voyage dans des paysages sublimes….j'aurais juste souhaité une petite carte pour mieux me repérer.
Je remercie les éditions du Seuil et Babelio pour cette agréable proposition de lecture offerte dans le cadre d'une opération Masse Critique .
C'était haletant comme un bon film d’aventures.
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gruz
  14 janvier 2018
Le monde ne tient plus qu'à un fil ; fil ténu que l'aveuglement des hommes risque de couper irrémédiablement.
Deon Meyer, l'un des grands noms du polar international, s'est lancé dans un autre challenge. Raconter une récit post-apocalyptique, après qu'un virus extrêmement virulent ait décimé 95 % de la population. L'année du lion est l'histoire des premières années post virus, à travers le destin de quelques personnes en Afrique du Sud. Des contrées que l'auteur connaît bien, puisqu'il y est né et qu'il écrit dans sa langue d'origine (excellente double traduction de l'afrikaans et de l'anglais par Catherine du Toit et Marie-Caroline Aubert).
Il fallait oser sortir ainsi de sa zone de confort et proposer un univers totalement différent de celui dans lequel on a l'habitude de le trouver. Deon Meyer le dit lui-même, cette historie l'a obsédé pendant cinq ans. Il est certain qu'elle obsédera aussi nombre de lecteurs, tant la puissance de ce récit le classe dans les inoubliables. Rien que ça, oui.
L'année du lion semble être un récit vespéral, qui débute au crépuscule de l'humanité. Mais il est tellement plus que ça… Certains l'ont comparé à La route de Cormac McCarthy (The Times, par exemple, c'est inscrit sur la quatrième de couverture). Si les premières pages peuvent effectivement faire penser à ce roman, il est pourtant son antithèse, à mon sens. Oui, la relation filiale est un des coeurs de ce livre, mais là où La route était un roman emprunt de solitude, L'année du lion met la collaboration et les échanges au centre de tout.
Afrique, berceau de l'humanité. Et qui en devient le tombeau, le virus en étant originaire. C'est l'histoire d'hommes et de femmes qui se regroupent pour survivre, par volonté ou par hasard. Difficile d'utiliser le mot de colonie, quand on sait qu'elle se déroule en Afrique du Sud, mot trop connoté. Mais on peut parler de communauté.
Un monde qui s'écroule en quelques semaines, et régresse d'un coup. Un monde de peurs, de souffrances. Mais qui cherche aussi à se créer une nouvelle identité. L'homme est-il capable de travailler en symbiose pour se relever ?
Ce qui se déroule tout au long de ces pages est parfois terriblement violent. Mais d'une humanité folle. Même si on a droit à des gangs de pilleurs, on est tout de même assez loin de l'ambiance Mad Max.
Un des points prégnants de ce roman est son étonnant coté optimiste. Face au cataclysme et à la difficulté de survivre au quotidien, l'auteur a voulu focaliser son propos sur la volonté de quelques hommes de s'en sortir par le haut, malgré leurs différences et leurs divergences. Rien de manichéen pour autant, la haine et la brutalité font partie du quotidien. Et rien ne dit que ces bonnes intentions ne resteront pas lettre morte. D'ailleurs, dès les premières pages, l'écrivain annonce la mort d'un des personnages centraux. L'homme est un animal, social parfois.
Deon Meyer a un sens de l'intrigue hors norme. A coups de chapitres courts, il a construit une intrigue riche et pleine de surprises. le mélange de types de narration rend le tout particulièrement dynamique. Une aventure humaine énergique, qui mélange passage guerrier, réflexions sociétales et philosophiques, sans que jamais l'aspect divertissement ne soit mis de coté. Une belle preuve qu'il est possible d'avoir une vraie hauteur de vue tout en racontant une histoire prenante et facile d'accès.
Ce récit raconte l'interruption de ce que l'homme était en train de façonner (et de détruire). Il conte comment quelques personnages (inoubliables) tentent de construire.
Ce que j'ai pu ressentir durant cette lecture est extrêmement rare. Des émotions tellement fortes, une immersion tellement profonde, que je ne voulais pas arriver au bout du roman (qui fait tout de même 628 pages). J'ai eu le sentiment de tenir entre mes mains un joyau, le genre de roman que j'ai toujours rêvé de lire, cette impression que j'aurais adoré imaginer une histoire pareille et qu'elle est telle que je l'aurais pensée. Une telle connexion avec une oeuvre et un auteur est singulière.
J'ai lu de très nombreux récit post-apocalyptiques. Ils sont peu à m'avoir fait ressentir autant d'émotions. L'année du lion est un roman d'aventure, avec les ingrédients pour toucher tous les publics. Il restera marqué pour longtemps dans mon esprit. Inoubliable.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Chouchane
  13 janvier 2018
Un très bon Déon Meyer qui revisite sous l'angle de l'écologie le genre post-apocalyptique. Virtuose, ce spécialiste du polar conserve son sens du suspens haletant et capture notre attention de bout en bout. Par certains aspects L'année du lion fait penser à La constellation du Chien de Peter Heller. Une épidémie, la fin d'un monde, des rescapés, des bandes violentes, un petit avion cessna, la reconstruction.
Nous entrons dans la vie de Nico alors qu'il a 13 ans. 90% de la population mondiale a péri dans une épidémie de fièvre qui s'est propagée sur la planète à très grande vitesse via les aéroports, les grands rassemblements et autres regroupements humains. Dès les premières pages, on sait que son père, Willem Storm, va être assassiné qu'il est un homme digne et brillant, qui après le désastre a bâti une communauté. Si le meurtre reste le fil rouge ce captivant récit, c'est la construction de ce nouveau monde sur les ruines de l'ancien qui reste l'essentiel du récit.
Avec son père, Nico traverse l'Afrique du Sud à la recherche d'un lieu bien situé qui leur permettra de refonder une communauté d'humains et de repartir sur d'autres bases. Ils ne sont que deux mais Willem a chevillé au corps à certitude que l'homme est bon et qu'il peut surmonter cette apocalypse. Il est convaincu que le vrai drame de cette épidémie est la perte irrémédiable d'une culture et des connaissances que l'humanité a mis plusieurs millénaires à développer. Cultivé, Willem instruit son fils, il lui explique la démocratie romaine, la faune, la flore, la production d'électricité, la patience... Quand ils croisent la route d'Hennie As qui survole la région avec un petit avion Cessna, la construction de la communauté peut commencer. S'y ajouteront l'énigmatique Domingo; la scientifique Birdie ; le pasteur Nkosi ; le psychologue Nero ; l'énergique Béryl, la pisteuse Sofia et plusieurs milliers d'autres tous très différents.
La communauté va se doter d'un nom : Amanzi mais surtout d'une organisation permettant un fonctionnement optimal du groupe. Avec l'arrivée de nouveaux rescapés elle acquiert les compétences pour couvrir ses besoins essentiels : nourriture, santé, éducation mais aussi pour sa défense. Afin, de consigner la construction du projet Amanzi, Willem va enregistrer les témoignages de chacun. Ceux-ci vont fournir au lecteur un récit polyphonique même si le narrateur principal reste Nico. Chaque événement important sera relaté sous plusieurs angles de vue. le vécu de la Fièvre, l'exode, la faim, les raids de vandales, mais aussi des étrangetés qui sont autant d'indices semés ça et là mais dont on ne comprendra le sens qu'à la fin.
On suit avec intérêt les hypothèses de Déon Meyer sur la construction de ce nouveau monde, les savoir-faire nécessaires pour l'électricité, la construction, l'irrigation, l'élevage..., l'arbitrage entre démocratie et dictature bienveillante, la gestion des groupes antagonistes, le nécessaire « communisme » du début et l'émergence d'une forme de capitalisme.
Cette communauté pacifique va se trouver, outre les turbulences internes, confrontée à des raids de pillards, à des bandes violentes qui forceront Amanzi a repenser sans cesse son sytème de fonctionnement, sa défense, ses centres de décision et sa communication.
Face au cataclysme provoquée par cette Fièvre, Déon Meyer ne manque, cependant pas d'écrire un chapitre intitulé « ce que tu regrettes le moins ? » (de l'ancien monde) . Certains ne regrettent rien et sont plus heureux dans ce petit univers où tout doit être repensé, reconstruit ensemble, les uns avec les autres dans une réelle et nécessaire solidarité. Les choses détestées sont « Facebook, plus que tout (...) Les amis sur Facebook, ce n'était que ça, un public. (...) » L'inégalité profonde, les milliers de gens croisés quotidiennement dans un total anonymat, les embouteillages, le souci de l'effondrement du monde, l'impression de ne servir à rien, ...
La fin c'est la découverte du meurtrier et - comme dans tous les bons polars, elle est inattendue. Ce que l'on peut regretter c'est une conclusion très - trop rapide. La révélation faite, Meyer boucle en quelques lignes une affaire qui nous a tenu 600 pages. C'est le seul point faible de ce roman passionnant qui par ricochet livre une sérieuse critique de notre présent.
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Le_chien_critique
  23 novembre 2017
Un récit post apocalyptique optimiste, c'est possible ?
Oui, Deon Meyer vous le démontre dans ces lignes.
Les mémoires de Nicolas Storm sur l'enquête de l'assassinat de son père.
Son père, c'est Willem Storm. Un homme humaniste et idéaliste qui parcourt le pays avec son fils de treize ans dans un poids lourd pour tenter un nouveau départ. le monde a changé terriblement : un virus a décimé 95% de la population mondiale. La famine, le déclin technologique et les vagues de suicides ont fait le reste. Une minorité tente de survivre.
L'année du lion, c'est cinq ans dans la vie d'une communauté post apocaplyptique, de sa création par Willem Storm à son assassinat. Ce récit survivaliste raconte la mise en place de cette société, de ses progrès agricole, éducatif et techniques à sa consolidation politique, militaire et religieuse en passant par les tensions humaines.
Au delà de cet approche somme toutes assez binaire et vite survolée, c'est surtout l'occasion d'un dialogue non dit entre un père et son fils face aux événements. Deon Meyer cependant ne fait pas dans le larmoyant mais dans l'émotion juste.
Souvent dans ce style de récit, nous sommes dans un certain pessimisme. Ici, l'optimisme est de mise, même si quelques bassesses humaines structurent le récit et maintiennent une tension dramatique. Si L'année du lion est novateur, c'est bien sur ce côté solaire, loin de la sinistrose de bien des livres de ce genre.
Ça se lit en outre facilement et vite, l'auteur a le sens du récit, du cliffhanger bien dosé. Des petites notes d'humour parsèment le texte. le roman est entrecoupé de témoignages recueillis sur les habitants de la colonie, permettant d'avoir des points de vue différents.
Les personnages et personnalités sont divers et variés, sans pour autant submerger le lecteur de trop d'indications. Mais j'aurais aimé un peu plus de profondeur dans la caractérisation de certains.
Deon Meyer est un auteur de polar, il s'est mené sa barque et nous nous demandons qui est l'assassin du père fondateur jusqu'au coup de théâtre final, sans oublier quelques fausses pistes savamment distillées.
L'auteur est originaire d'Afrique du Sud (il sait par ailleurs retranscrire les formidables paysages), difficile dès lors de ne pas faire le parallèle avec l'histoire de ce pays. de ce passé, il tente de créer un autre mythe fondateur d'une possible société cosmopolite et fraternelle. Universel.
Une dernière chose, simple, que j'ai aimé : l'histoire se déroulant en Afrique du Sud, les saisons sont inversées. Je suis tellement habitué à voir le déroulement des saisons de l'hémisphère Nord dans les livres que j'ai aimé cet altérité, tellement rare en littérature SF. Cela en dit beaucoup pour un détail minime.
Du suspense, de la réflexion, du polar, du post apocalyptique, de l'idéalisme et des trahisons, bref un roman captivant qui se lit sans mal mais qui ne renouvelle pas le genre.
Les amateurs de la Trilogie le passage de Justin Cronin seront en terrain conquis, Deon Meyer ayant bénéfiquement enlevé toute le fatras mystique et religieux pouvant agacé dans la trilogie.
Seule la fin m'a déçu, le retournement de situation n'étant pas nécessaire à mon sens et a rendu le récit peu vraisemblable.
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LeaTouchBook
  10 novembre 2017
Avis de Grybouille (Chroniqueur sur le blog Léa Touch Book) :

Combien d'auteurs sont capables de sortir de leur zone de confort ?
D'autant plus si le dit auteur, en l'occurrence Deon Meyer, est déjà connu et reconnu comme un maitre dans le monde du thriller/Polar.
Une mise en danger pour notre plus grand plaisir ?
Vous le découvrirez en lisant les 625 pages du dernier roman de Deon Meyer.
Il décrit lui-même cette aventure : « J'ai écrit L'Année du Lion avec ferveur. C'est une histoire qui m'a obsédé pendant cinq ans. »
Le P'tit Duc, en lisant « L'année du Lion », a découvert une autre facette de cet auteur d'Afrique-du-Sud qui m'a déjà fait découvrir son très beau pays où la fin de l'apartheid n'a pas tout résolu dans cette société qui a déjà beaucoup souffert.
L'histoire,
Un monde où une fièvre endémique a décimé 95% de la population, un bon départ, non ?
Des hommes rendus pour certains à leurs plus bas instincts, un Père et son Fils qui portent un projet, des survivants lancés sur les routes, un monde qui perd ses repères, la difficulté d'unir et de diriger, l'Amour, la Haine, les luttes de pouvoirs, les mensonges des adultes, l'initiation des plus jeunes, la reconstruction.. .
Onze mois après les ravages de « La Fièvre », nous trouvons Willem Storm en compagnie de son fils Nico alors qu'ils ont survécu à cette catastrophe planétaire.
Amélia, la maman, ne donne plus signe de vie.
Dans le camion qu'ils ont trouvé et où ils ont stocké des matières de première nécessité. Willem a un projet, créer une communauté, donner un nouveau départ aux survivants.
Ce sera à Vanderkloof, village idéalement situé sur des hauteurs à proximité d'un barrage hydroélectrique.
Pour cela, il imprime une brochure pour ceux qui voudraient le rejoindre « Si vous voulez faire partie de cette nouvelle société ouverte, ordonnée, démocratique et libre, venez à Vanderkloof… »
Les bonnes volontés feront le reste.
Au rythme des arrivées, le village va reprendre vie avec plus ou moins de bonheur.. .
Le lien extérieur ? C'est le temps des colporteurs.
Un récit palpitant, étonnant, surprenant, captivant.. .
Le style,
Pour ce changement de thème Deon Meyer ne s'est pas ménagé.
La parole tourne entre les personnages. L'histoire d'Amanzi est relatée par les différents acteurs de l'aventure.
L'excellence nait de la difficulté et Deon Meyer avec son dernier roman « L'année du Lion » en est la parfaite illustration.
Chapeau bas !
Quelques personnages,
Willem, « le monde, maintenant…nous allons l'arranger, Nico, le raccommoder. Toi et moi. »
Nico, « J'avais treize ans quand j'ai tué deux hommes par colère envers le monde et envers mon père. »
Domingo, « …son sourire, ses yeux, toute sa présence me disent qu'il est létal. » dira de lui Nico.
Berryl Fortvin et les 16 enfants dans un camping-car, « C'est trop pour moi. »
Henni Laas, le pilote du Cessna 172, « …le vieux monde d'avant la Fièvre n'était pas forcément bon pour moi. »
Nero Dlamini, le psychologue, « le fait d'avoir une raison de vivre et de survivre a un impact sur la longévité… »
Sophia Bergman, « Et si j'étais la seule qui restait ? »
Pasteur Nkosi Sebego, « …je craignais le Seigneur. »
James Rankin, l'êvèque chef du groupe anglican.
Jacob, Birdie, Lizette, Mecky Zulu, Trunkenpolz, James, la KTM, Ravi, Jacob, Melinda, Cairistine, Abraham, les COpS…
« Les gens ont fait beaucoup de tort à la terre. Je me demande, n'est-ce pas la Terre qui aurait envoyé la Fièvre ? »
Si vous avez un peu de fièvre, pas de panique ce doit être un rhume d'automne, à moins que… Bon le p'tit Duc reste sous la couette, on ne sait jamais…
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   27 novembre 2017
Ayant plus d’une corde à son arc, Deon Meyer délaisse ses deux héros fétiches – l’inspecteur Benny Griessel et l’indescriptible Lemmer – pour nous offrir la meilleure dystopie de l’année.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeDevoir   20 novembre 2017
L’écrivain sud-africain invite à réfléchir sur la véritable nature humaine. Le futur de l’humanité est une énorme question qui préoccupe beaucoup Deon Meyer.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeFigaro   03 novembre 2017
Le romancier sud-africain se lance à son tour dans un récit postapocalypse. Ambitieux et réussi.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   20 octobre 2017
Avec « L’Année du Lion », l’auteur sud-africain bâtit les prémices d’une civilisation nouvelle sur les ruines de la nôtre. Rassérénant.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   23 novembre 2017
Père dit que l’homme n’a été pendant des milliers d’années qu’une des nombreuses espèces sur la Terre. La population d’humains variait selon les sécheresses, les inondations, la famine et l’abondance, mais les chiffres se sont toujours équilibrés en fonction de la nature.
Et puis, il y a environ douze mille ans, tout a changé de manière radicale. La quantité d’humains s’est développée de manière exponentielle. Et ce n’était pas dû à une modification génétique ou à un changement climatique. C’était imputable à notre capacité de raconter des histoires.

Père dit que nous sommes les seuls organismes qui peuvent changer fondamentalement leur comportement parce que nous sommes capables de créer des fictions. Des fictions tellement grandes et décisives qu’elles rassemblent les humains en groupes de plus en plus importants, pour faire des choses de plus en plus impressionnantes. Yuval Noah Harari parle de réalités imaginaires, de constructions sociales et de mythes. Ces histoires, ces constructions sociales sont composées de concepts comme le nationalisme qui unit des personnes de langues, de cultures ou d’idéologies politiques différentes. Le communisme. Le capitalisme. La démocratie… Des réalités imaginaires, car elles n’existent que dans l’esprit des gens, elles n’ont pas de fondement scientifique.
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ChouchaneChouchane   13 janvier 2018
Il y avait aussi des choses que je détestais. Facebook, plus que tout. Pour moi, c’était la quintessence de tout ce qui n’allait pas dans la société. Tu as tous ces amis, mais ce ne sont pas de vrais amis ; ce sont des gens pour qui tu postes des photos de ton déjeuner et ton souper et ton joli chat. Comme si tu pouvait les intéresser. Ils allaient voir ça seulement parce qu’ils avaient eux aussi besoin d’un public. Les amis sur Facebook, ce n’était que ça, un public. Et ça me rendait malade de voir à quel point ils en avaient tous besoins. La société était devenue tellement impersonnelle, tellement je-m’en-foutiste qu’il fallait se faire valider par quelque chose comme Facebook, devant un public qui s’en foutait royalement.... Enfin, c’était triste. Tragique.
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gruzgruz   31 décembre 2017
Père dit que nous sommes les seuls organismes qui peuvent changer fondamentalement leur comportement parce que nous sommes capables de créer des fictions. Des fictions tellement grandes et décisives qu'elles rassemblent les humains en groupes de plus en plus importants, pour faire des choses de plus en plus impressionnantes.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   23 novembre 2017
Il n’y avait rien à aimer avant la Fièvre. Rien. C’était un monde fou et méchant. Tout le monde haïssait tout le monde. Blancs et Noirs, propriétaires et démunis, libéraux et conservateurs, chrétiens et musulmans, Nord et Sud, je pense qu’on cherchait activement des prétextes pour haïr ; tu es plus grand que moi, donc je te hais pour ça aussi.
Donc, ça ne me fait rien que ce monde n’existe plus.
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mariedocmariedoc   17 novembre 2017
Voilà la philosophie: Nous sommes des animaux, Nico. Des animaux sociaux. Des animaux sociaux domestiqués. Avec une mince couche de civilisation. Des créatures dociles quand tout va bien, quand les conditions sociales demeurent normales et paisibles. Mais si on perturbe ces conditions, la couche s'efface. Alors, on devient sauvages: on devient des prédateurs, des tueurs et on chasse en meutes. On devient pareils aux chiens.
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Scénariste, réalisateur et auteur de romans policiers, Deon Meyer est originaire d'Afrique du Sud.
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