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ISBN : 2757871897
Éditeur : Points (11/10/2018)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 121 notes)
Résumé :
Ils ont tué mon père.
Je les aurai.
Après la Fièvre qui a décimé les neuf dixièmes de la race humaine, mon père, Willem Storm, a fondé Amanzi, une nouvelle colonie, et l’a menée du chaos à l’ordre, de l’obscurité à la lumière, de la famine à l’abondance.
Je suis Nico Storm, formé par Domingo à l’art de tuer.
Je détestais mon père et je le vénérais.
Ils l’ont abattu à Witput, dans notre beau Karoo, en bordure de l’ombre effacée d’un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Titania
  29 octobre 2017
Amanzi, cela signifie « eau » , en Xhosa, la langue de Nelson Mandela.
C'est le nom de la cité-Etat fondée par Willem Storm et quelques autres, après la Fièvre qui a décimé près de 95 % de l'humanité…
Après avoir fait table rase de façon radicale, voici que Deon Meyer reconstruit en RSA, un nouveau monde, réinvente la politique, l’économie, le commerce, convoque Spinoza, Cicéron, Robespierre, et quelques autres.
« Faire société » ça signifie quoi au juste ? ...pour des humains éparpillés et plus forcément en haut de la chaîne alimentaire ?
Et nous voilà partis avec lui et tous ces personnages, Nico, Sofia, Domingo, Nero, Béryl, Birdie…dans les paysages magnifiques d'Afrique du Sud qu'il connaît comme sa poche avec ce récit post apocalyptique surprenant.
Il imagine une communauté vraiment « Arc en ciel », le rêve de Mandela, dans un endroit plutôt réputé ségrégationniste et construit une utopie, alors que le monde est menaçant. Ses personnages sont attachants, humains, complexes. Certes l'environnement est dangereux. La prééminence des militaires, des armes, les batailles et les questions de stratégie, auxquelles on finit par comprendre quelque chose dominent le récit. Ambiance «  Mad  Max »...Une démocratie qui ne se défend pas, a peu de chances de survivre, quand il ne reste rien des institutions du monde ancien.
Toutefois ce que j'aime chez Deon Meyer, c'est l'auteur de polar. Dans ce roman, on est gâté . Il y a des crimes à élucider, sans l’aide de Griessel...on le sait depuis le début, et il faut attendre 600 pages avec plein de suspects potentiels. Une attente maintenue grâce à la technique de récit. Il entremêle le rapport d'enquête de Nico Storm avec les retranscriptions de témoignages des survivants, dans un récit à plusieurs voix. C'est intéressant cette manière de nous faire patienter, alternant moments d'émotions et actions comme tout bon scénariste, avant le coup de théâtre de la fin.
C’est rythmé, dynamique, transgenre, pas de la grande littérature, mais c’est plaisant et efficace.
Monsieur Meyer, je regrette vraiment de vous avoir fait des infidélités littéraires, avec des polars scandinaves, et de vous avoir planté après « 13h ». Je ne recommencerai pas.
Même lorsque vous explorez d'autres horizons, comme dans ce polar post- apocalyptique, vous êtes toujours cet auteur minutieux qui construit une énigme avec le souci du détail et un contexte bien défini.
Alors, merci pour le voyage dans des paysages sublimes….j'aurais juste souhaité une petite carte pour mieux me repérer.
Je remercie les éditions du Seuil et Babelio pour cette agréable proposition de lecture offerte dans le cadre d'une opération Masse Critique .
C'était haletant comme un bon film d’aventures.
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Franckync
  05 mai 2018
Titre : L'année du lion
Auteur : Deon Meyer
Editeur : Seuil
Année : 2018
Résumé : Une fièvre mystérieuse vient de provoquer l'anéantissement de quatre vingt dix pour cent de la population mondiale. Willem Storm et son fils font partie des survivants, ils errent dans une Afrique du sud livrée au chaos et aux bandes armées. Mais Willem est un homme de bonne volonté, un homme qui ne se résout pas à laisser le monde courir à sa perte. Ainsi, il fonde Amanzi, une colonie qui mènera ses habitants de l'ombre à la lumière, de la famine à l'autosuffisance alimentaire. Nico son fils est lui un guerrier hors-pair et un tireur hors-norme prêt à tout pour défendre la colonie harcelée de toutes parts. La relation entre ces deux hommes est compliquée mais lorsqu'un drame intervient Nico n'aura aucune pitié et ne laissera aucun répit aux assassins de son père. Alors commence l'année du lion.
Mon humble avis : On ne présente plus Deon Meyer, auteur surdoué de polars addictifs et fer de lance de la littérature sud-africaine (dans un style plus populaire que Doris Lessing ou le génial JM Coetzee). L'année du lion tranche avec ses productions habituelles, nous sommes ici plus proche de la route de Cormac Mc Carthy ou de Mad Max que d'un policier classique, nous sommes dans un récit post-apocalyptique peu original certes mais d'une puissance sans égale. En effet si l'on met de côté cette fin digne d'un film hollywoodien, cette fin terriblement décevante le texte de Meyer est un modèle d'efficacité et un régal de lecture. Nous avons ici affaire à un maître dans l'art de conter, un auteur qui articule son texte et son récit avec une maîtrise assez exceptionnelle. Oui l'année du lion est un roman addictif, un roman qu'on lit d'un trait tant la tension y est présente et le désir de tourner chaque page irrésistible. Les personnages, citons notamment Nico, Domingo ou Sofia, sont extrêmement bien campés, attachants, parfois irritants mais toujours justes et les aventures de cette poignée de survivants coupés du monde sont passionnantes, sans longueurs mais avec des pics de tension qui cloue le lecteur à son fauteuil (s'il en à un !) . Bref l'auteur sud-africain nous livre ici une dystopie réussie, un roman efficace qui, sans tutoyer les sommets de la route de McCarthy, se révèle être un modèle de bouquin plaisant et dynamique. Chapeau bas Mister Meyer !
J'achète ? : Certainement, tu trouveras dans l'année du lion tous les ingrédients d'un excellent roman populaire mais aussi un questionnement sur l'avenir du monde, sur la propension de l'homme à rebâtir sur des cendres, sur la possibilité d'une société meilleure également. Captivant, à n'en pas douter.
Lien : https://francksbooks.wordpre..
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thisou08
  25 avril 2018
Amis babeliotes, si vous n'avez pas encore lu « L'année du Lion » ( quelle chance vous avez ! ) courrez chez votre libraire favori, à la bibliothèque la plus proche, demandez à vos proches, débrouillez-vous, mais procurez vous ce roman post-apocalyptique optimiste ( eh oui, je vous le concède, c'est plutôt rare ).
En quatrième de couverture, Deon Meyer nous confie : « J'ai écrit " L'année du Lion " avec ferveur. C'est une histoire qui m'a obsédé pendant cinq ans. ».
Et c'est sûr, il y a mis ses tripes, son livre est un vibrant plaidoyer pour sauver la Planète Terre.
Pour ce faire, il a mis en scène, comme personnages principaux :
Nico Storm, le narrateur, ado rebelle mais qui mûrira.
Willem Storm, son père, pacifiste convaincu, fondateur de la colonie Amanzi
Domingo, le protecteur armé de cette colonie, qui a pour devise : Si vis pacem, para bellum ( si tu veux la paix, prépare la guerre ).
Le récit de Nico est interrompu et rythmé par l'intervention de différents protagonistes, plus ou moins importants dans l'histoire, qui racontent ce qu'ils ont vécu et donnent, parfois, un point de vue différent de celui de Nico.
Quant à la fin, elle m'a absolument bluffée...
Inutile de vous dire que j'ai aimé ce livre, mes 5 étoiles en sont la preuve et si j'avais pu, j'en aurais mis 10. Mais, petit bémol, tout petit, l'action se passant en Afrique du Sud, les noms des Afrikaners ne sont pas faciles à mémoriser.
The Times compare ce roman à « La route » de Cormac McCarthy. Ce n'est pas la première fois que cette comparaison est faite. Et je ne suis pas d'accord du tout !
Aussi ai-je une requête à faire à Messieurs les Critiques :
De grâce, laissez ce livre tranquille. Il est incomparable,inégalable, hors concours, intouchable.
Me suis-je bien fait comprendre ?
Merci d'avance.
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Cigale17
  14 octobre 2018
Un gros livre, L'Année du lion ! le sous-titre annonce la couleur tout de suite : Les Mémoires de Nicolas Storm sur l'enquête de l'assassinat de son père, et si vous avez raté le sous-titre puisqu'il n'apparaît pas sur la couverture, vous ne pourrez pas ignorer la première phrase : « Je veux te raconter comment on a assassiné mon père. » Et voilà, en route pour 120 chapitres répartis en cinq parties de longueur inégale : L'année du Chien, du Corbeau, du Chacal, du Cochon et du Lion. J'ai d'abord cru que les deux polices de caractères différentes symbolisaient les deux langues (afrikaans et anglais) dans lesquelles est rédigé ce pavé. Mais non : elles signalent les récits autres que celui de Nico, récits recueillis d'abord par Willem Storm, le père qui sera assassiné, puis par quelqu'un d'autre après sa mort afin d'établir une histoire d'Amanzi.
***
Dans le très bref premier chapitre, un narrateur à la première personne, Nico, 47 ans quand il entreprend ce récit, l'âge de son père quand il est mort, justifie son entreprise par la peur d'oublier les faits et les personnes, et explique qu'il a tardé parce qu'il avait besoin de recul. Nous ne savons pas qui est le « tu » auquel il s'adresse. le récit de Nico proprement dit commence alors qu'il a treize ans : « Nous nous souvenons le mieux des moments de peur, de perte et d'humiliation » ; cette phrase avec quelques variantes reviendra comme un leitmotiv tout au long du livre. Sans cette première phrase, on pourrait croire momentanément que tout est normal, un père et son fils roulent dans un camion un jour d'orage, si ce n'étaient les éclairs « impressionnants », les nuages « incroyables », et à l'horizon, le ciel qui « saigne d'un rouge profond et troublant ». On apprend qu'ils ont trouvé le camion et l'ont pris, que le père a bricolé un système qui leur permet de faire le plein dans un monde sans électricité, et brusquement, ils sont attaqués par une meutes de chiens féroces… « Onze mois après la Fièvre ».
***
Le décor est campé en cinq pages : vous êtes brutalement plongé dans un monde apocalyptique à la suite d'une catastrophe sanitaire qui finira par entraîner des catastrophes écologiques. le nombre de morts est énorme, les bêtes sont retournés à l'état sauvage : les titres des parties prendront ainsi tout leur sens au fil de l'histoire. le temps du récit ne se présente pas de manière chronologique, mais avec de fréquents retours dans le passé (ce n'est pas très original) et de nombreuses incursions dans le futur (c'est moins commun) : Nico parle d'un personnage que nous n'avons pas encore rencontré ou dévoile le dénouement d'un événement qui, pour le lecteur, n'a pas encore eu lieu : « cet hiver horrible, quand j'ai anéanti les types de la KTM, dans l'année du Chacal » (p. 60). Ce procédé attise la curiosité…
***
Dans ce monde hostile, Willem Storm décide de fonder une communauté, Amanzi, formée de gens de bonne volonté, sans distinction de couleur de peau ni de statut social, où chacun amènera son savoir-faire et ses connaissances, où chacun sera libre de pratiquer sa religion, etc. Bref, il s'agit de réinventer une façon de vivre ensemble dans laquelle on tenterait de ne pas recommencer les erreurs du passé. Noble entreprise s'il en est ! Willem Storm est un optimiste, mais ce n'est pas un naïf. Il est conscient des difficultés présentes et de celles à venir. Les problèmes ne tardent évidemment pas à surgir puisque la population s'étoffe. Ils s'incarnent dans certains personnages qui vont défendre bec et ongles leur propre vision de l'avenir quitte à passer par la menace, le chantage ou la trahison. Mais les problèmes ne viennent pas seulement de l'intérieur. Dans un monde qui manque de tout, le relatif confort d'Amanzi fait bien des envieux…
***
Deon Meyer écrit habituellement des romans policiers dans lesquels il décrit l'Afrique du Sud et les problèmes qui se posent à une communauté multiraciale avec un passif très lourd. Il délaisse ici momentanément (j'espère !) Benny Griessel pour mettre en scène un père et son fils dans un monde dont les repères connus se sont volatilisés. Tout autant qu'une dystopie, L'année du Lion est un roman d'apprentissage : construire une relation avec son père alors qu'on aborde l'adolescence dans des circonstances épouvantables, exploiter ses forces sans écraser les autres, acquérir une vraie confiance en soi dans un environnement plus qu'hostile, tomber amoureux, bâtir un monde nouveau, etc. Roman d'apprentissage pas seulement pour Nico, mais pour tout le monde : réinventer la démocratie, tout simplement…
***
J'ai presque tout aimé dans ce roman ! J'en ai parlé autour de moi, j'ai incité des gens à le lire avant même de l'avoir terminé et je fais la même chose ici : lisez-le, Meyer est un maître du récit... Pourquoi ce bémol, alors ? À cause de la toute fin. Non seulement je n'y ai pas cru, mais je n'ai pas vu l'utilité de dénouer un à un chaque fil ni de répondre à des questions que le lecteur ne se posait pas. Ça reste un excellent livre, difficile à lâcher…
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gruz
  14 janvier 2018
Le monde ne tient plus qu'à un fil ; fil ténu que l'aveuglement des hommes risque de couper irrémédiablement.
Deon Meyer, l'un des grands noms du polar international, s'est lancé dans un autre challenge. Raconter une récit post-apocalyptique, après qu'un virus extrêmement virulent ait décimé 95 % de la population. L'année du lion est l'histoire des premières années post virus, à travers le destin de quelques personnes en Afrique du Sud. Des contrées que l'auteur connaît bien, puisqu'il y est né et qu'il écrit dans sa langue d'origine (excellente double traduction de l'afrikaans et de l'anglais par Catherine du Toit et Marie-Caroline Aubert).
Il fallait oser sortir ainsi de sa zone de confort et proposer un univers totalement différent de celui dans lequel on a l'habitude de le trouver. Deon Meyer le dit lui-même, cette historie l'a obsédé pendant cinq ans. Il est certain qu'elle obsédera aussi nombre de lecteurs, tant la puissance de ce récit le classe dans les inoubliables. Rien que ça, oui.
L'année du lion semble être un récit vespéral, qui débute au crépuscule de l'humanité. Mais il est tellement plus que ça… Certains l'ont comparé à La route de Cormac McCarthy (The Times, par exemple, c'est inscrit sur la quatrième de couverture). Si les premières pages peuvent effectivement faire penser à ce roman, il est pourtant son antithèse, à mon sens. Oui, la relation filiale est un des coeurs de ce livre, mais là où La route était un roman emprunt de solitude, L'année du lion met la collaboration et les échanges au centre de tout.
Afrique, berceau de l'humanité. Et qui en devient le tombeau, le virus en étant originaire. C'est l'histoire d'hommes et de femmes qui se regroupent pour survivre, par volonté ou par hasard. Difficile d'utiliser le mot de colonie, quand on sait qu'elle se déroule en Afrique du Sud, mot trop connoté. Mais on peut parler de communauté.
Un monde qui s'écroule en quelques semaines, et régresse d'un coup. Un monde de peurs, de souffrances. Mais qui cherche aussi à se créer une nouvelle identité. L'homme est-il capable de travailler en symbiose pour se relever ?
Ce qui se déroule tout au long de ces pages est parfois terriblement violent. Mais d'une humanité folle. Même si on a droit à des gangs de pilleurs, on est tout de même assez loin de l'ambiance Mad Max.
Un des points prégnants de ce roman est son étonnant coté optimiste. Face au cataclysme et à la difficulté de survivre au quotidien, l'auteur a voulu focaliser son propos sur la volonté de quelques hommes de s'en sortir par le haut, malgré leurs différences et leurs divergences. Rien de manichéen pour autant, la haine et la brutalité font partie du quotidien. Et rien ne dit que ces bonnes intentions ne resteront pas lettre morte. D'ailleurs, dès les premières pages, l'écrivain annonce la mort d'un des personnages centraux. L'homme est un animal, social parfois.
Deon Meyer a un sens de l'intrigue hors norme. A coups de chapitres courts, il a construit une intrigue riche et pleine de surprises. le mélange de types de narration rend le tout particulièrement dynamique. Une aventure humaine énergique, qui mélange passage guerrier, réflexions sociétales et philosophiques, sans que jamais l'aspect divertissement ne soit mis de coté. Une belle preuve qu'il est possible d'avoir une vraie hauteur de vue tout en racontant une histoire prenante et facile d'accès.
Ce récit raconte l'interruption de ce que l'homme était en train de façonner (et de détruire). Il conte comment quelques personnages (inoubliables) tentent de construire.
Ce que j'ai pu ressentir durant cette lecture est extrêmement rare. Des émotions tellement fortes, une immersion tellement profonde, que je ne voulais pas arriver au bout du roman (qui fait tout de même 628 pages). J'ai eu le sentiment de tenir entre mes mains un joyau, le genre de roman que j'ai toujours rêvé de lire, cette impression que j'aurais adoré imaginer une histoire pareille et qu'elle est telle que je l'aurais pensée. Une telle connexion avec une oeuvre et un auteur est singulière.
J'ai lu de très nombreux récit post-apocalyptiques. Ils sont peu à m'avoir fait ressentir autant d'émotions. L'année du lion est un roman d'aventure, avec les ingrédients pour toucher tous les publics. Il restera marqué pour longtemps dans mon esprit. Inoubliable.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   27 novembre 2017
Ayant plus d’une corde à son arc, Deon Meyer délaisse ses deux héros fétiches – l’inspecteur Benny Griessel et l’indescriptible Lemmer – pour nous offrir la meilleure dystopie de l’année.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeDevoir   20 novembre 2017
L’écrivain sud-africain invite à réfléchir sur la véritable nature humaine. Le futur de l’humanité est une énorme question qui préoccupe beaucoup Deon Meyer.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeFigaro   03 novembre 2017
Le romancier sud-africain se lance à son tour dans un récit postapocalypse. Ambitieux et réussi.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   20 octobre 2017
Avec « L’Année du Lion », l’auteur sud-africain bâtit les prémices d’une civilisation nouvelle sur les ruines de la nôtre. Rassérénant.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Cigale17Cigale17   14 octobre 2018
[Nico] Il y a aussi le problème de la perspective. Chaque jour, et de plus en plus, j'en prends conscience : nous sommes éternellement prisonniers de notre point de vue unique. Nous essayons de considérer les autres avec honnêteté, comme des égaux, nous croyons sincèrement être assez objectifs pour y arriver, mais au bout du compte, c'est une illusion. Nous ne pouvons voir qu'avec nos propres yeux. Même à l'âge adulte, l'objectivité est un leurre. (p. 480)
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Cigale17Cigale17   14 octobre 2018
[Nico] Père dit que nous sommes les seuls organismes qui peuvent changer fondamentalement leur comportement parce que nous sommes capables de créer des fictions. Des fictions tellement grandes et décisives qu'elles rassemblent les humains en groupes de plus en plus importants, pour faire des choses de plus en plus impressionnantes. Yuval Noah Harari parle de réalités imaginaires, de constructions sociales et de mythes. Ces histoires, ces constructions sociales sont composées de concepts comme le nationalisme qui unit des personnes de langues, de cultures ou d'idéologies politiques différentes. Le communisme. Le capitalisme. La démocratie... Des réalités imaginaires, car elles n'existent que dans l'esprit des gens, elles n'ont pas de fondement scientifique. (p. 353)
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Cigale17Cigale17   14 octobre 2018
[Domingo] : Voilà ma philosophie: Nous sommes des animaux. Des animaux sociaux domestiqués. Avec une mince couche de civilisation. Des créatures dociles quand tout va bien, quand les conditions sociales demeurent normales et paisibles. Mais si on perturbe ces conditions, la couche s'efface. Alors on devient sauvages : on devient des prédateurs, des tueurs et on chasse en meutes. On devient pareils aux chiens. (p. 209)
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thisou08thisou08   21 avril 2018
Oui, bien sûr il y avait aussi des choses que je détestais. Facebook, plus que tout, si tu veux vraiment savoir. Facebook. Quelle horreur. Pour moi, c'était la quintessence de tout ce qui n'allait pas dans la société. Tu as tous ces amis, mais ce ne sont pas de vrais amis ; ce sont des gens pour qui tu postes des photos de ton déjeuner et ton souper et ton joli petit chat. Comme si ça pouvait les intéresser. Ils allaient voir ça seulement parce qu'ils avaient eux aussi besoin d'un public. Les amis sur Facebook, ce n'était que ça, un public. Et ça me rendait malade de voir à quel point ils en avaient tous besoin. La société était devenue tellement impersonnelle, tellement je-m'en-foutiste qu'il fallait se faire valider par quelque chose comme Facebook, devant un public qui s'en foutait royalement... Enfin, c'était triste. Tragique.
P 323
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thisou08thisou08   19 avril 2018
Tous les dimanches, je voyais les gens remplir leurs assiettes à ras bord. Mais ils n'en mangeaient même pas la moitié. Des gens riches. Des Noirs, des Blancs, des Indiens, tous. Tous les dimanches, quel gaspillage, dans un pays où les pauvres crèvent de faim. On est comme ça, les êtres humains. Quand on a quelque chose pour rien, on prend toujours plus qu'il ne faut. Qu'on ne fasse pas pareil ici. C'est un nouveau départ. Prenons ce dont on a besoin, ce qui est nécessaire pour notre existence, pour notre avenir et pour le bon ordre ici, pareil pour ce qui est de l'hébergement et des maisons. Nous ne sommes que les premiers arrivants. Nous ne serons pas les derniers.
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Videos de Deon Meyer (9) Voir plusAjouter une vidéo
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Scénariste, réalisateur et auteur de romans policiers, Deon Meyer est originaire d'Afrique du Sud.
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