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ISBN : 2021365085
Éditeur : Seuil (19/10/2017)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Ils ont tué mon père.
Je les aurai.
Après la Fièvre qui a décimé les neuf dixièmes de la race humaine, mon père, Willem Storm, a fondé Amanzi, une nouvelle colonie, et l’a menée du chaos à l’ordre, de l’obscurité à la lumière, de la famine à l’abondance.
Je suis Nico Storm, formé par Domingo à l’art de tuer.
Je détestais mon père et je le vénérais.
Ils l’ont abattu à Witput, dans notre beau Karoo, en bordure de l’ombre effacée d’un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Titania
  29 octobre 2017
Amanzi, cela signifie « eau » , en Xhosa, la langue de Nelson Mandela.
C'est le nom de la cité-Etat fondée par Willem Storm et quelques autres, après la Fièvre qui a décimé près de 95 % de l'humanité…
Après avoir fait table rase de façon radicale, voici que Deon Meyer reconstruit en RSA, un nouveau monde, réinvente la politique, l’économie, le commerce, convoque Spinoza, Cicéron, Robespierre, et quelques autres.
« Faire société » ça signifie quoi au juste ? ...pour des humains éparpillés et plus forcément en haut de la chaîne alimentaire ?
Et nous voilà partis avec lui et tous ces personnages, Nico, Sofia, Domingo, Nero, Béryl, Birdie…dans les paysages magnifiques d'Afrique du Sud qu'il connaît comme sa poche avec ce récit post apocalyptique surprenant.
Il imagine une communauté vraiment « Arc en ciel », le rêve de Mandela, dans un endroit plutôt réputé ségrégationniste et construit une utopie, alors que le monde est menaçant. Ses personnages sont attachants, humains, complexes. Certes l'environnement est dangereux. La prééminence des militaires, des armes, les batailles et les questions de stratégie, auxquelles on finit par comprendre quelque chose dominent le récit. Ambiance «  Mad  Max »...Une démocratie qui ne se défend pas, a peu de chances de survivre, quand il ne reste rien des institutions du monde ancien.
Toutefois ce que j'aime chez Deon Meyer, c'est l'auteur de polar. Dans ce roman, on est gâté . Il y a des crimes à élucider, sans l’aide de Griessel...on le sait depuis le début, et il faut attendre 600 pages avec plein de suspects potentiels. Une attente maintenue grâce à la technique de récit. Il entremêle le rapport d'enquête de Nico Storm avec les retranscriptions de témoignages des survivants, dans un récit à plusieurs voix. C'est intéressant cette manière de nous faire patienter, alternant moments d'émotions et actions comme tout bon scénariste, avant le coup de théâtre de la fin.
C’est rythmé, dynamique, transgenre, pas de la grande littérature, mais c’est plaisant et efficace.
Monsieur Meyer, je regrette vraiment de vous avoir fait des infidélités littéraires, avec des polars scandinaves, et de vous avoir planté après « 13h ». Je ne recommencerai pas.
Même lorsque vous explorez d'autres horizons, comme dans ce polar post- apocalyptique, vous êtes toujours cet auteur minutieux qui construit une énigme avec le souci du détail et un contexte bien défini.
Alors, merci pour le voyage dans des paysages sublimes….j'aurais juste souhaité une petite carte pour mieux me repérer.
Je remercie les éditions du Seuil et Babelio pour cette agréable proposition de lecture offerte dans le cadre d'une opération Masse Critique .
C'était haletant comme un bon film d’aventures.
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Le_chien_critique
  23 novembre 2017
Un récit post apocalyptique optimiste, c'est possible ?
Oui, Deon Meyer vous le démontre dans ces lignes.
Les mémoires de Nicolas Storm sur l'enquête de l'assassinat de son père.
Son père, c'est Willem Storm. Un homme humaniste et idéaliste qui parcourt le pays avec son fils de treize ans dans un poids lourd pour tenter un nouveau départ. le monde a changé terriblement : un virus a décimé 95% de la population mondiale. La famine, le déclin technologique et les vagues de suicides ont fait le reste. Une minorité tente de survivre.
L'année du lion, c'est cinq ans dans la vie d'une communauté post apocaplyptique, de sa création par Willem Storm à son assassinat. Ce récit survivaliste raconte la mise en place de cette société, de ses progrès agricole, éducatif et techniques à sa consolidation politique, militaire et religieuse en passant par les tensions humaines.
Au delà de cet approche somme toutes assez binaire et vite survolée, c'est surtout l'occasion d'un dialogue non dit entre un père et son fils face aux événements. Deon Meyer cependant ne fait pas dans le larmoyant mais dans l'émotion juste.
Souvent dans ce style de récit, nous sommes dans un certain pessimisme. Ici, l'optimisme est de mise, même si quelques bassesses humaines structurent le récit et maintiennent une tension dramatique. Si L'année du lion est novateur, c'est bien sur ce côté solaire, loin de la sinistrose de bien des livres de ce genre.
Ça se lit en outre facilement et vite, l'auteur a le sens du récit, du cliffhanger bien dosé. Des petites notes d'humour parsèment le texte. le roman est entrecoupé de témoignages recueillis sur les habitants de la colonie, permettant d'avoir des points de vue différents.
Les personnages et personnalités sont divers et variés, sans pour autant submerger le lecteur de trop d'indications. Mais j'aurais aimé un peu plus de profondeur dans la caractérisation de certains.
Deon Meyer est un auteur de polar, il s'est mené sa barque et nous nous demandons qui est l'assassin du père fondateur jusqu'au coup de théâtre final, sans oublier quelques fausses pistes savamment distillées.
L'auteur est originaire d'Afrique du Sud (il sait par ailleurs retranscrire les formidables paysages), difficile dès lors de ne pas faire le parallèle avec l'histoire de ce pays. de ce passé, il tente de créer un autre mythe fondateur d'une possible société cosmopolite et fraternelle. Universel.
Une dernière chose, simple, que j'ai aimé : l'histoire se déroulant en Afrique du Sud, les saisons sont inversées. Je suis tellement habitué à voir le déroulement des saisons de l'hémisphère Nord dans les livres que j'ai aimé cet altérité, tellement rare en littérature SF. Cela en dit beaucoup pour un détail minime.
Du suspense, de la réflexion, du polar, du post apocalyptique, de l'idéalisme et des trahisons, bref un roman captivant qui se lit sans mal mais qui ne renouvelle pas le genre.
Les amateurs de la Trilogie le passage de Justin Cronin seront en terrain conquis, Deon Meyer ayant bénéfiquement enlevé toute le fatras mystique et religieux pouvant agacé dans la trilogie.
Seule la fin m'a déçu, le retournement de situation n'étant pas nécessaire à mon sens et a rendu le récit peu vraisemblable.
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LeaTouchBook
  10 novembre 2017
Avis de Grybouille (Chroniqueur sur le blog Léa Touch Book) :

Combien d'auteurs sont capables de sortir de leur zone de confort ?
D'autant plus si le dit auteur, en l'occurrence Deon Meyer, est déjà connu et reconnu comme un maitre dans le monde du thriller/Polar.
Une mise en danger pour notre plus grand plaisir ?
Vous le découvrirez en lisant les 625 pages du dernier roman de Deon Meyer.
Il décrit lui-même cette aventure : « J'ai écrit L'Année du Lion avec ferveur. C'est une histoire qui m'a obsédé pendant cinq ans. »
Le P'tit Duc, en lisant « L'année du Lion », a découvert une autre facette de cet auteur d'Afrique-du-Sud qui m'a déjà fait découvrir son très beau pays où la fin de l'apartheid n'a pas tout résolu dans cette société qui a déjà beaucoup souffert.
L'histoire,
Un monde où une fièvre endémique a décimé 95% de la population, un bon départ, non ?
Des hommes rendus pour certains à leurs plus bas instincts, un Père et son Fils qui portent un projet, des survivants lancés sur les routes, un monde qui perd ses repères, la difficulté d'unir et de diriger, l'Amour, la Haine, les luttes de pouvoirs, les mensonges des adultes, l'initiation des plus jeunes, la reconstruction.. .
Onze mois après les ravages de « La Fièvre », nous trouvons Willem Storm en compagnie de son fils Nico alors qu'ils ont survécu à cette catastrophe planétaire.
Amélia, la maman, ne donne plus signe de vie.
Dans le camion qu'ils ont trouvé et où ils ont stocké des matières de première nécessité. Willem a un projet, créer une communauté, donner un nouveau départ aux survivants.
Ce sera à Vanderkloof, village idéalement situé sur des hauteurs à proximité d'un barrage hydroélectrique.
Pour cela, il imprime une brochure pour ceux qui voudraient le rejoindre « Si vous voulez faire partie de cette nouvelle société ouverte, ordonnée, démocratique et libre, venez à Vanderkloof… »
Les bonnes volontés feront le reste.
Au rythme des arrivées, le village va reprendre vie avec plus ou moins de bonheur.. .
Le lien extérieur ? C'est le temps des colporteurs.
Un récit palpitant, étonnant, surprenant, captivant.. .
Le style,
Pour ce changement de thème Deon Meyer ne s'est pas ménagé.
La parole tourne entre les personnages. L'histoire d'Amanzi est relatée par les différents acteurs de l'aventure.
L'excellence nait de la difficulté et Deon Meyer avec son dernier roman « L'année du Lion » en est la parfaite illustration.
Chapeau bas !
Quelques personnages,
Willem, « le monde, maintenant…nous allons l'arranger, Nico, le raccommoder. Toi et moi. »
Nico, « J'avais treize ans quand j'ai tué deux hommes par colère envers le monde et envers mon père. »
Domingo, « …son sourire, ses yeux, toute sa présence me disent qu'il est létal. » dira de lui Nico.
Berryl Fortvin et les 16 enfants dans un camping-car, « C'est trop pour moi. »
Henni Laas, le pilote du Cessna 172, « …le vieux monde d'avant la Fièvre n'était pas forcément bon pour moi. »
Nero Dlamini, le psychologue, « le fait d'avoir une raison de vivre et de survivre a un impact sur la longévité… »
Sophia Bergman, « Et si j'étais la seule qui restait ? »
Pasteur Nkosi Sebego, « …je craignais le Seigneur. »
James Rankin, l'êvèque chef du groupe anglican.
Jacob, Birdie, Lizette, Mecky Zulu, Trunkenpolz, James, la KTM, Ravi, Jacob, Melinda, Cairistine, Abraham, les COpS…
« Les gens ont fait beaucoup de tort à la terre. Je me demande, n'est-ce pas la Terre qui aurait envoyé la Fièvre ? »
Si vous avez un peu de fièvre, pas de panique ce doit être un rhume d'automne, à moins que… Bon le p'tit Duc reste sous la couette, on ne sait jamais…
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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encoredunoir
  09 novembre 2017
Il y avait de quoi avoir un peu peur avant d'aborder le dernier roman de Deon Meyer. D'abord parce que l'on a la sensation depuis quelques temps que l'auteur sud-africain tourne un peu en rond, répétant toujours un peu la même recette, sans retrouver le souffle et surtout la chair de ses premiers livres. Ensuite parce qu'une citation du Times en quatrième de couverture compare L'Année du Lion à La Route, de Cormac McCarthy. On a l'impression que les choses aujourd'hui sont relativement simples. Mettez deux ploucs dans un roman et vous êtes le nouveau Faulkner. Balancez les survivants d'une épidémie ou d'une apocalypse nucléaire dans un monde en perdition, ou mettez un cheval dans votre roman, et vous êtes le nouveau McCarthy.
Bref… Deon Meyer a donc totalement changé de sujet. Fini – au moins temporairement – les flics sud-africains, on passe avec L'Année du Lion au récit post-apocalyptique. le point de départ est des plus classiques : un homme, Willem Storm, et son fils, Nico, sont sur la route. Ils font partie des survivants à une épidémie qui a tué 90% de la population mondiale. Et quand on est dans le Karoo, cette région désertique d'Afrique du Sud, 90% d'humains en moins, ça fait qu'il ne reste plus grand monde. C'est Nico qui raconte les événements. Un Nico adulte, bien loin de l'adolescent de treize ans jeté sur les routes aux côtés de son père. Et l'on apprend vite que depuis lors Willem est mort. Il a été assassiné. Et il ne s'agit pas d'une mauvaise rencontre avec un gang de pillards survivants. Car Willem avait un projet. Il voulait créer une nouvelle communauté, Amanzi, faire l'expérience d'une sorte d'histoire de l'évolution humaine en vitesse accélérée : regroupée des nomades devenus des sortes de chasseurs-cueillir, recréer une société autosuffisante, développer ou plutôt redévelopper les technologies nécessaires à son progrès et tenter de faire repartir au moins un petit bout du monde du bon pied.
C'est cette expérience que raconte Nico Storm ; la manière dont la communauté s'agrège et se développe, les inévitables conflits internes, la nécessité de se défendre contre d'autres groupes beaucoup moins bien intentionnés, l'expérience d'une démocratie balbutiante… et tout cela jusqu'au drame annoncé et à son explication.
En écrivant L'Année du Lion, Deon Meyer se place donc dans une longue lignée d'écrivains tentant d'imaginer la manière dont un embryon rescapé d'humanité pourrait essayer de se reconstruire en tentant d'éviter les erreurs du passé. du Fléau de Stephen King au plus récent Station Eleven d'Emily St John Mandel, en passant donc par La Route et des dizaines d'autres ouvrages qui ont usé de ce point de départ, le lecteur commence à être assez habitué au sujet et se trouve donc assez difficilement surprenable. L'Année du Lion, en fin de compte, est d'ailleurs assez peu surprenant. Il est par contre extrêmement efficace et il est incontestable que l'on s'y laisse très vite entraîner. Si tous les stéréotypes du genre sont là – les tentations théocratiques ou autoritaristes de la communauté, les expéditions dangereuses, les adversaires bestiaux, les batailles héroïques – Deon Meyer les utilisent avec intelligence. La manière dont il structure par ailleurs son récit entre les souvenirs contés par Nico Storm et les extraits d'entretiens menés par son père auprès des membres de la communauté, permet par ailleurs de toujours laisser planer des zones d'ombres et de ménager un véritable suspense du début à la fin. Enfin – et ce n'est pas négligeable – les personnages du roman, sous une apparence de départ souvent monolithique, se révèlent peu à peu, au gré notamment des entretiens, bien plus complexes et incarnés. Tout cela lui permet de mettre en place une fresque épique dotée d'un souffle incontestable.
Alors bon, Deon Meyer n'est pas Cormac McCarthy ; il est Deon Meyer. Un Deon Meyer qui sait construire un récit, qui sait en faire un redoutable page turner, et surtout un Deon Meyer qui semble trouver là une deuxième jeunesse, un second souffle. C'est déjà très bien.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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77didier
  11 décembre 2017
Je reste admiratif cette histoire entre polard et aventure avec un face familiale et une face très humaine dans un nouveau monde ou l'on peut retrouver la cruauté du monde actuel. Deon Meyer jongle dans tout ça.
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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   27 novembre 2017
Ayant plus d’une corde à son arc, Deon Meyer délaisse ses deux héros fétiches – l’inspecteur Benny Griessel et l’indescriptible Lemmer – pour nous offrir la meilleure dystopie de l’année.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeDevoir   20 novembre 2017
L’écrivain sud-africain invite à réfléchir sur la véritable nature humaine. Le futur de l’humanité est une énorme question qui préoccupe beaucoup Deon Meyer.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeFigaro   03 novembre 2017
Le romancier sud-africain se lance à son tour dans un récit postapocalypse. Ambitieux et réussi.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   20 octobre 2017
Avec « L’Année du Lion », l’auteur sud-africain bâtit les prémices d’une civilisation nouvelle sur les ruines de la nôtre. Rassérénant.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   23 novembre 2017
Il n’y avait rien à aimer avant la Fièvre. Rien. C’était un monde fou et méchant. Tout le monde haïssait tout le monde. Blancs et Noirs, propriétaires et démunis, libéraux et conservateurs, chrétiens et musulmans, Nord et Sud, je pense qu’on cherchait activement des prétextes pour haïr ; tu es plus grand que moi, donc je te hais pour ça aussi.
Donc, ça ne me fait rien que ce monde n’existe plus.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   23 novembre 2017
Père dit que l’homme n’a été pendant des milliers d’années qu’une des nombreuses espèces sur la Terre. La population d’humains variait selon les sécheresses, les inondations, la famine et l’abondance, mais les chiffres se sont toujours équilibrés en fonction de la nature.
Et puis, il y a environ douze mille ans, tout a changé de manière radicale. La quantité d’humains s’est développée de manière exponentielle. Et ce n’était pas dû à une modification génétique ou à un changement climatique. C’était imputable à notre capacité de raconter des histoires.

Père dit que nous sommes les seuls organismes qui peuvent changer fondamentalement leur comportement parce que nous sommes capables de créer des fictions. Des fictions tellement grandes et décisives qu’elles rassemblent les humains en groupes de plus en plus importants, pour faire des choses de plus en plus impressionnantes. Yuval Noah Harari parle de réalités imaginaires, de constructions sociales et de mythes. Ces histoires, ces constructions sociales sont composées de concepts comme le nationalisme qui unit des personnes de langues, de cultures ou d’idéologies politiques différentes. Le communisme. Le capitalisme. La démocratie… Des réalités imaginaires, car elles n’existent que dans l’esprit des gens, elles n’ont pas de fondement scientifique.
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mariedocmariedoc   17 novembre 2017
Voilà la philosophie: Nous sommes des animaux, Nico. Des animaux sociaux. Des animaux sociaux domestiqués. Avec une mince couche de civilisation. Des créatures dociles quand tout va bien, quand les conditions sociales demeurent normales et paisibles. Mais si on perturbe ces conditions, la couche s'efface. Alors, on devient sauvages: on devient des prédateurs, des tueurs et on chasse en meutes. On devient pareils aux chiens.
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rkhettaouirkhettaoui   24 octobre 2017
Tous les pays développés ont mis au point des protocoles en cas de maladies mortelles transmissibles. La plupart des pays en voie de développement ont même des stratégies détaillées pour parer à cette éventualité. Il y a des directives et des systèmes prévus en cas d’épidémie. En théorie, ils devraient fonctionner.
Mais la nature se moque des théories. La faillibilité humaine se moque des théories.
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rkhettaouirkhettaoui   24 octobre 2017
J’ai envie de hurler. Une colère sourde gronde au fond de moi, contre le monde. Contre les chiens meurtriers si déterminés à nous tuer. Nous, qui avons coupé tant de clôtures de réserves naturelles et de fermes après la Fièvre, nous qui avons ouvert toutes les cages du zoo de Bloemfontein. Nous, les amis des animaux, pourquoi s’en prendre à nous ? La colère me brûle, une colère sans raison. Contre tout, contre la Fièvre qui a démoli toute mon existence. Je serre les poings, je veux crier après quelqu’un ou quelque chose à cause de l’injustice pendant que la pièce, le monde, l’univers rétrécit et pèse de plus en plus lourd, m’écrase encore et encore.
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Videos de Deon Meyer (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Deon Meyer
http://www.librairiedialogues.fr/ Numéro 85 de l'émission Dialogues littéraires de décembre 2017, produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup. Invités : Deon Meyer pour "L'Année du lion" (Seuil), Alice Ferney pour "Les Bourgeois" (Actes Sud), puis la chronique de Nolwenn du rayon Jeunesse. Présentation : Élise le Fourn. Interviews par Annaik Kerneuzet et Élise le Fourn.
Retrouvez-nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues
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