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Robert Pépin (Traducteur)
ISBN : 2020631245
Éditeur : Seuil (14/01/2004)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.83/5 (sur 231 notes)
Résumé :
4° de couverture

Lors qu'il sombrait dans la déchéance, l’ex-policier “Zet”» van Heerden se voit confier la tâche, apparemment simple, de retrouver un testament sans lequel une certaine Witna van As ne pourra hériter de son ami décédé. Celui-ci, Johannes Jacobus Smit a été retrouvé mort chez lui, tué d'une balle de M116 dans la nuque après avoir été torturé à la lampe à souder. Van Heerden comprend qu'il y a anguille sous roche lorsqu'il s'aperçoit qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
BlackKat
16 juillet 2013
Une simple histoire de testament volé... Mouais... Ben non... Mélange de polar, roman noir, biographie... Un livre très riche...
La quête de ce bout de papier va vite nous entraîner dans les méandres d'un polar très bien orchestré, qui nous laisse entrevoir le sac de noeud géo-politique de l'Afrique du Sud au temps de l'Apartheid et nous plonge dans les prémices du profilage, opposés aux méthodes policières plus traditionnelles et aux procédés militaires quelque peu expéditifs.
Mais il y a plus encore... cette aventure est doublé des confidences de vie de Zet, ancien flic à la dérive, devenu provocateur et asocial.
Et, tout en suivant l'évolution de son périple, on est suspendu aux lèvres de ses épanchements, on veut savoir comment un homme d'esprit et de réflexion, vibrant à la seule pensée du grand amour, porté par l'inconditionnel mais discret amour de sa mère, au démarrage magistral de carrière, peut sombrer presque suicidairement dans un sombre et violent marasme.
Plus friande de thrillers que de polars, je suis agréablement surprise par le rythme trépidant et le style d'écriture. L'auteur alterne avec brio et une grande fluidité la narration intime à la première personne et la densité de l'enquête: actions à rebondissements, des personnages addictifs qu'on adore aimer ou détester... Il jongle pour notre plus grand bonheur avec les appositions, créant un style haché, spontané, allant droit à l'essentiel... presque avec brutalité.
J'ai aimé Zet, cet homme torturé par ses idéaux, réfugié derrière un mur d'agressivité et de sarcasmes, habité par sa vocation policière, dont la flamme renaît par cette enquête et par la confiance que lui vouent malgré tout les femmes: Joan, sa mère et Hope, l'avocate.
J'aime la pudique promesse d'accéder à la lumière au bout de son tunnel.
J'aime l'humour des scènes dans lesquelles Zet est obligé de se servir d'armes à feu, comme s'il tenait une patate chaude... un régal, un comble pour un flic!
J'ai aimé (oui... encore!) l'histoire de P'tit Mpayipheli, noir parmi les blancs, bercé depuis l'enfance dans les bras de la sauvagerie et du racisme, servant un mafieux mais au sens aigu de l'amitié. Un grand ours bourru au grand coeur.
Et la fin.. la fin... le dénouement de l'enquête, le passé déroulé rejoignant le présent de Zet... belle apothéose fracassante d'un côté et tout en pudeur de l'autre...
En bref, j'ai été séduite par le style de cet auteur, son écriture sans faux semblant, le rythme imposé, le fond riche de ses personnages et du décor créé...
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belette2911
02 août 2015
Un homme assassiné dans sa maison, un testament volé et une veuve qui, n’étant pas mariée au défunt, va devoir faire une croix sur les pépètes.
Voilà un début aussi trépidant qu’un épisode de l’inspecteur Derrick.
Son avocate qui demande à van Heerden, ancien flic de faire la lumière sur ce papier volé…Passionnant comme un Derrick, toujours.
Là, je m’étais dit qu’au lieu de m’attarder en Afrique du Sud, j’aurais mieux fait de décoller pour l’Europe ou de me taper un roman noir américain. Et j’aurais eu tort de quitter l’Afrique du Sud ! Bien fait de prolonger le voyage, même.
Certes, ça commence un peu lentement, mais une fois accroché, la surprise est de taille !
L’écriture ? Un plaisir ! La narration ? Alternance de récit à la troisième personne (pour les faits présents) et certains chapitres à la première personne parce que Zatopek (Zet) van Heerden va nous raconter une partie de sa vie afin d’expier ses fautes passées.
Van Heerden… Un personnage trouble, troublé, torturé, aigri, mais sans sombrer dans la caricature habituelle. Voyez-vous même : Zet a le caractère d’un Dr House croisé avec un pit-bull qui aurait une épine dans le coussinet, le tout avec des relents d’un Mike Tyson. Monsieur est mélomane aussi.
Il y a de la profondeur dans ce personnage auquel on s’attache immédiatement. Un Erlendur du grand Sud, presque (sauf pour le côté Rocky).
Durant son enquête, tout en ronchonnant et en distribuant quelques coups de poings, on va découvrir son passé, ce qui est arrivé lorsqu’il était enquêteur, ainsi qu’une partie de sa jeunesse.
La mort de son père, ses masturbations, son dépucelage (ah, j’en vois qui relèvent la tête, intéressés), ses études… C’est Zet qui nous écrit sa propre histoire, non pas comme un romancier, mais plutôt comme le témoin de sa propre vie.
Deux mystères dans le roman : qui a tué Jacobus Smit et forcé son coffre et que s’est-il putain bien passé ce jour maudit pour l’affecter autant ?? Comment est-il passé d’un enfant souriant à un homme aigri ? Surtout qu’il nous répète que tout le monde se trompe sur la cause de son mal-être. Rhâââ, suspense.
Ma seule petite critique sera que je n’ai pas vraiment senti (au début de ma lecture) que j’étais en Afrique du Sud : hormis les noms des personnes et les noms des journaux à forte consonance hollandaise. C’était plus prégnant dans "La tuerie d’octobre".
C’est plus loin dans le récit, que l’on sentira alors tout le poids de l’apartheid, toujours fidèle au poste, cette haine latente entre les Blancs et les Noirs, cette haine des Boers, les programmes de développement séparés. Ce sera surtout au travers des souvenirs d’un autre personnage du livre, P’tit Mpayipheli, que nous aurons droit à quelques souvenirs sur cette période trouble.
Niveau personnages, Zet n’est pas le seul a être bien travaillé, les autres aussi, de l’avocate aux mercenaires, en passant par les flics, les militaires et tutti quanti. L’auteur ne les a pas laissé en rade et s’est bien penché sur eux aussi.
Ce roman qui avait tout des airs d’un Derrick pépère se révèle donc plus profond que ce que j’avais pensé au début. Le suspense est présent, savamment dosé et le mystère ne sera dévoilé qu’à la fin des 7 jours d’enquêtes (on est en juillet 2002).
Personnages au poil, avec un Zet qui a les manières d’un Rick Hunter – la précision de tir en moins – la sagacité d’un Sherlock et le caractère d’un ours mal léché qui aurait gagné Master Chef, vu la manière dont il nous mitonne des bons petits plats.
On aura un passage limite "Piège de cristal" avec des balles qui siffleront à vos oreilles et là, je vous conseille de vous planquer derrière le divan parce que vous risquez gros si vous restez planté comme des imbéciles au milieu de la pièce.
Un très beau voyage en Afrique du Sud et je compte bien encore réitérer l’expérience avec l’agence de voyage Deon Meyer.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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LeaTouchBook
22 août 2014
Sincèrement vous me voyez en train de trouver à redire sur un livre qui a reçu de respectables grands prix ? Et par un écrivain dont j'attends les livres comme des cadeaux de noël ?
Pour aiguiller votre attention car le résumé lecteur ci-dessus ne rend pas complètement l'ambiance du roman. Je me permets juste de rajouter que ce n'est que l'amorce du livre.
Ici pour le prix d'un roman policier vous avez : Une étude clinique du héros, des détails historiques sur les guerres menées par l'Afrique du Sud contre des pays limitrophes, une leçon de vie donnée par la mère de « Zep » (Quelque part dans les années ni chair ni poisson qui sont celles de l'enfance…), une description détaillée de la vie dans une ville minière, des histoires d'amour, des actions guerrières… Un incroyable roman à tiroirs, génial !
Le héro est humain à souhaits, brisé et à la recherche d'un deuxième souffle, il va rencontrer ou plutôt se rencontrer dans tous ces événements qui vont le bouleverser. Les deuxièmes et troisièmes rôles sont des premiers rôles en puissance. Vous aimerez les découvrir.
L'écriture ? Je voudrais avoir le millième des capacités de M. Deon Meyer pour vous faire rêver. Encore un indice, M. Michael Connelly dit : « J'admire les livres de Deon Meyer, je les attends et je les dévore », que dire de plus ? D'ailleurs que faites-vous encore là à lire ma modeste production ? Courrez, chers lecteurs, vous procurer ce MAGNIFIQUE livre.
Lecteurement vôtre,
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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cathe
16 août 2015
Ven Heerden, ancien policier devenu détective privé, est appelé par un cabinet d'avocat. Il doit retrouver un testament pour une cliente dont le mari s'est fait assassiner plusieurs mois auparavant. L'enquête sera difficile et devra faire resurgir des événements vieux de quinze ans. Parallèlement au récit de l'enquête, nous découvrons la vie de van Heerden, qui acquiert peu à peu de l'épaisseur psychologique.
Voilà un excellent polar bien noir. La société y est décrite sans complaisance, les crimes relatés n'étant que la conséquence de la déliquescence des dirigeants d'Afrique du Sud avant l'arrivée au pouvoir de Nelson Mandela. Bien que l'apartheid ne soit pas le sujet du livre, il est omniprésent par les rapports de pouvoir qu'il a instaurés dans le pays jusqu'à ces dernières années.
Le personnage même de van Heerden qui apparaît comme un solitaire, plutôt blindé dans sa carapace de détective privé, est quelqu'un qui a eu d'autres désirs, d'autres ambitions, et que l'état de la société a définitivement ( ?) déçu et rendu lucide.
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domisylzen
06 octobre 2015
Du polar bien classique, entrecoupé de chapitre consacré à la vie du personnage central. Un ancien flic à la dérive se trouve engagé par un cabinet d'avocat pour mettre le main sur un testament qui a disparu du coffre de son propriétaire. Celui-ci a été grave torturé à la lampe à souder avant d'être achevé à la M16. Mais y a tromperie sur l'homme, ce n'est pas celui qu'on croit. Sa femme fait bizarre ...
De belles analyses sur l'apartheid, ou sur les femmes ou la sexualité j'ai presque préféré la vision de l'auteur sur sa société que le polar en lui-même.
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Les critiques presse (1)
Telerama01 février 2012
Deon Meyer ne se veut pas porteur d'un message, se contente d'éclairer les traces, à l'aise dans son rôle d'écrivain qui agrippe le lecteur en lui offrant tout à la fois du suspense, du sentiment, de l'espionnage, de l'enquête policière.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison17 février 2012
A peu près un mois avant, il avait lu un article sur les enzymes dans un manuel scolaire, ces très grosses molécules qui provoquent une réaction chimique des cellules humaines en prenant une apparence qui facilite cette réaction même. Il y avait réfléchi et avait découvert en lui-même la métaphore de cette interaction biologique. Toute sa vie, il s’était laissé porté par le cours sanguinaire d’un monde auquel il présentait une apparence qui encourageait la violence, jusqu’au jour où il en avait été dégoûté, jusqu’au moment où, pour la première fois en trente-sept ans, il avait pu prendre du recul par rapport à lui-même et avait trouvé ça répugnant. La seule différence était que les enzymes ne pouvaient pas changer de nature. Les humains, si. Parfois, quand il le faut.
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NATBNATB20 juillet 2015
Le sport, nous a-t-il encore dit, c'est la guerre du pauvre,ça met en jeu les mêmes principes.C'est "nous contre eux". C'est se rassembler pour affronter un ennemi supérieur.Être solidaires.User de tactique et de stratégie et ressentir les mêmes émotions profondes.Et exactement comme la guerre, pour finir, le sport nous apprend des choses sur nous-mêmes.Il nous apprend à nous tester, à évaluer nos capacités, notre caractère individuel et collectif...
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belette2911belette291111 juillet 2015
Le Broodryk auquel il avait fait référence était un adjudant (dans l’ancienne terminologie). Grand, brutal et ambitieux, il devait s’illustrer comme l’un des tortionnaires les plus impitoyables de Vlakplaas après avoir déjà montré sa propension à rosser les personnes qu’on amenait au commissariat de Sunnyside.
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totototo13 novembre 2010
Je n'avais rien. Parfois je me demandais si mon père buvait, lui aussi, et si sa mère, elle aussi avait divorcé, si... S'il était né dans les bas-fonds. Comme moi. Mais il m'avait, lui, et je l'avais, moi, et nous n'avions besoin de rien d'autre. C'est pour ça que je lui ai jamais rien demandé. Même quand je suis tombée enceinte. Parce que les enfants ne méritent pas les cruautés de ce monde et qu'on ne peut pas les protéger. Je ne lui ai rien demandé à ce moment là car j'ai compris qu'on l'avait battu. Comme un chien. Trop souvent. Alors je suis allée me faire avorter, tout simplement. Et je me suis fait faire ce qu'il fallait pour ne plus jamais retomber enceinte. Parce que je savais que nous n'avions besoin que de nous-mêmes.
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belette2911belette291111 juillet 2015
— Vous savez ce que ça fait de changer d’opinion sur soi-même ? De voir ses idées, ses amis, ses parents, ses chefs, son passé, son histoire sous un jour complètement différent ? Et en moins de deux jours ? De s’apercevoir que tout ce qu’on croyait et en quoi on avait foi était faux, tordu, sans profondeur, voire méchant ? Au moins suis-je fière d’une chose, van Heerden : j’y suis arrivée. Je suis arrivée à ouvrir mon esprit à la vérité. À voir clair après avoir été si longtemps aveugle. Et alors, après avoir assimilé et digéré ma culpabilité et mon humiliation, après avoir réussi à éliminer ma colère et celle que j’éprouvais contre tous les Blancs qui avaient contribué à me tromper, j’ai pris une décision.
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