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Jorge Luis Borges (Éditeur scientifique)Marcel Schneider (Traducteur)
EAN : 9782755701029
77 pages
Éditeur : FMR (20/02/2006)

Note moyenne : 4.8/5 (sur 5 notes)
Résumé :

A la différence du jeune Wells, son contemporain, qui cherchait dans la science la possibilité du fantastique, Gustav Meyrink la chercha dans la magie et le dépassement des artifices mécaniques. Nous ne pouvons rien accomplir qui ne soit magique, nous dit-il dans Le Cardinal Napellus, une phrase que Novalis aurait approuvée. Meyrink pensait que le royaume des morts entre dans celui des vivants et que notre monde visible est sans cesse pénétré par l'autre,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Lutopie
  30 mai 2019
L'aconit (aconitum napellus), cette fleur bleue dangereuse et mortelle, haute comme un homme, est au coeur de la nouvelle de Meyrink. Un homme raconte aux pécheurs ou aux pêcheurs, son rapport mystique à la plante toxique. Comment cette plante le poursuit, le vampirise - comment elle se fortifie de son sang. Lors d'une soirée au clair de lune, il revient sur son parcours d'homme de foi ; il raconte pourquoi il s'éloigne désormais du soleil, pourquoi il fuit la lumière, pourquoi il se penche vers l'abîme de la terre, parce qu'il est attiré par le néant, et il explique les raisons pour lesquelles il sonde le lac, dans l'espoir de "toucher le fond".
"Vanité des vanités, dit L Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité."
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Joualvert
  13 juillet 2015
J'ai lu plusieurs des romans de cet auteur avec un intérêt soutenu et je m'attaque maintenant à ce petit recueil de 3 nouvelles. On y retrouve la même ambiance dense et mystérieuse, la même étrangeté et la même profondeur de propos que dans les romans de l'auteur, et ce à l'intérieur du nombre de pages réduit du format de la nouvelle. Dans ''Le cardinal Napellus'', des plaisanciers sont témoin du terrible dénouement de l'histoire d'un homme hanté par son passé, après une escalade de coïncidences et de synchronicités. Dans ''Les sangsues du temps'', un jeune homme se fait divulger le secret de la longévité. Il y a ensuite ''Les quatre frères de la lune'' où un petit côté comique peu familier de la part de l'auteur s'ajoute à la bizarrerie habituelle, et le résultat est sensationnel. Un domestique a la malchance d'avoir un maître des plus excentriques. Le dialogue des deux illuminés dont il est témoin est tout à fait jubilatoire et vers la fin, le thème de la guerre (Gustav Meyrink est un contemporain de la 1ère guerre mondiale) est abordé dans une brillante et surprenante allégorie.
C'est donc un excellent recueil, ce qui n'est pas étonnant puisque le choix des nouvelles est de Jorge Luis Borges !
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LutopieLutopie   30 mai 2019
"Faire quelque chose, n'importe quoi : la vie, la vie atroce a desséché nos âmes, nous a volé notre moi le plus intime, ce qui en nous est le plus profondément nous-mêmes. Afin de ne pas hurler sans cesse notre douleur nous poursuivons des marottes puériles, pour oublier ce que nous avons perdu. Seulement pour oublier. Soyons sincères envers nous-mêmes !"
Personne ne lui répondit.
- Mais il s'y cache encore un autre sens. Soudain il fut saisi d'une nervosité extrême.
"Je veux dire que nos marottes ont un sens caché. Peu à peu j'ai compris : un instinct très subtil me dit que tout ce que nous accomplissons renferme un double-sens magique. Nous sommes incapables d'accomplir un acte dépourvu de signification magique. Je sais parfaitement pour quelle raison j'ai fait ces travaux de sondage durant la moitié de ma vie."
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JoualvertJoualvert   10 juillet 2015
Pendant l'Âge d'Or, quand les hommes manquaient encore de lumières, ils croyaient uniquement à ce qu'ils pouvaient concevoir. Petit à petit vint le temps où ils ne crurent qu'à ce qu'ils pouvaient manger. Maintenant ils ont atteint le sommet de la perfection : ils ne tiennent pour réel que ce qu'ils peuvent vendre.
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JoualvertJoualvert   10 juillet 2015
Pas surprenant que l'homme voit dans la machine son véritable rejeton et héritier, et dans sa progéniture par le sang un simple avorton ! [...] Parce que le quatrième commandement dit : Honore tes père et mère, etc., il leur paraît aller de soi que les machines qu'ils mettent au monde et qu'ils lubrifient avec l'huile la plus raffinée, alors qu'ils se contentent eux-mêmes de margarine, leur rendront au centuple ce qu'ils ont fait pour elles et les gratifieront de joies de toutes sortes. Ils n'oublient qu'une seule chose : les machines elles aussi peuvent devenir des enfants ingrats.
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JoualvertJoualvert   10 juillet 2015
Sautons maintenant nombre d'années. Elles s'écoulèrent dans la monotonie ; je les revois toutes dédorés et poudreuses comme les passages d'un vieux livre plein d'évènements confus et tarabiscotés, qu'on a lus on ne sait quand, pendant un accès de fièvre, et qu'on a à peine compris.
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JoualvertJoualvert   10 juillet 2015
Est-ce que nous n'assistons pas à une résurrection des fantômes ? Tout ce qui gît depuis longtemps dans les cavités terrestres transformé en pétrole ─ la chair et le sang des dragons antédiluviens ─ se réveille et veut revenir à la vie. Après combustion et distillation dans des chaudières ventrues, cela devient essence qui coule dans les ventricules de ces nouveaux monstres des airs et nourrit leur halètement.
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Videos de Gustav Meyrink (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gustav Meyrink
Le Golem de Gustav Meyrink.
Dans le ghetto de Prague, le parcours d’un homme amnésique se mêle aux apparitions du Golem qui sème la terreur tous les 33 ans.
Un morceau de graisse qui grossit horriblement. " C'est alors que resurgit, dans le roman de Gustave Meyrinck, la légende du Golem, cet être artificiel qu'un rabbin kabbaliste créa à partir d'argile dans le ghetto de Prague au XVI ème siècle. Des lettres magiques inscrites sur le front, le Golem s'était réveillé pour mener une existence machinale, sans pensée, sans âme humaine. Pour les juifs, le Golem était le protecteur du ghetto de Prague, celui qui déjouait les complots des chrétiens visant à dénoncer l'existence d'un rituel de sang. Un " Superman juif " ! Et en effet, dans les années 30, les créateurs de la bande dessinée Superman, deux jeunes juifs, s'inspirèrent de la légende du Golem. Cependant pour Meyrinck, le Golem reste un monstre, plutôt un Frankenstein juif, qui sème la panique tous les trente-trois ans dans un ghetto délabré. Dans ce roman classique de l'horreur, l'histoire d'amnésie d'Athanasius Pernath se joue en parallèle, de manière à la fois banale et surnaturelle.
David Zane Mairowitz est auteur, dramaturge, traducteur, réalisateur. Depuis 45 ans, il a publié des recueils de nouvelles, des essais politiques et des biographies en forme de bandes dessinées, notamment celles de Wilhelm Reich, Albert Camus et Franz Kafka. Ses pièces pour le théâtre ont été produites aux Etats-Unis, en Angleterre, au Pays-Bas, en Géorgie et en France. À partir de 1980, il se consacre plus particulièrement à la création de pièces radiophoniques et de documentaires, diffusés dans une vingtaine de pays d'Europe et en Australie. Il a obtenu plusieurs prix internationaux pour ses propres réalisations : Prix Italia, Prix Europa, Prix Ostankino, Prix Marulic, Prix Sony. En 2006, il a reçu le Prix SACD de la radio pour l’ensemble de son œuvre radiophonique.
Avec : Olivier Peigné (Pernath) - Sandrine Le Berre (Mirjam) - Audrey Meulle (Angélina) - Mouss Zouheyri (Laponder) - Thibault Vinçon (Charousek) - Jean-Gabriel Nordmann (Hillel) - François Siener (Wassertrum) - Jean O’Cottrell (Zwakh,) - Daniel Krellenstein (Prokop) - Nina Paloma Polly (Rosina la Rouge) - Pierre Puy (le juge d'instruction) - Franck Kronovsek (le fonctionnaire) - Slimane Yefsah (le cocher) - Gérard Boucaron (le passeur) - Cécile Arnaud (la domestique)
Et les voix de : Zelda Perez, Gwenaëlle Simon, Elodie Vincent, Christophe Chêne et Antoine Sastre
- Bruitage et le Golem : Patrick Martinache - Prise de son et mixage : Bernard Lagnel - Assistance technique et montage : Manon Houssin - Assistante à la réalisation : Laure-Hélène Planchet
- Traduction et adaptation : Davis Zane Mairowitz - Réalisation : Michel Sidoroff - Conseillère littéraire : Caroline Ouazana - Traduction et adaptation : Davis Zane Mairowitz - Réalisation : Michel Sidoroff - Conseillère littéraire : Caroline Ouazana.
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