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ISBN : 2374531236
Éditeur : Editions du 38 (15/03/2016)

Note moyenne : 4.7/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Le 24 mai 2014, à Cannes, l'avant-dernier jour du 67e Festival du Film, une jeune actrice est retrouvée morte dans la chambre d'un palace, une balle dans le cœur. Les preuves, flagrantes, ne laissent guère planer de doutes sur les circonstances du drame. Et pourtant. . . Que s'est-il passé dans sa vie pour que son existence s'achève dans ces tragiques circonstances ? La clef du drame se trouve-t-elle parmi les personnes qui l'ont côtoyée ces quatre derniers jours ou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
OphelieCurado
  08 septembre 2017
Nous sommes bien d'accord, L'amor dans l'âme est un hommage explicite et dévoué au cinéma. C'est avec un réalisme criant, touchant et presque étouffant, que le lecteur rentre dans l'univers du septième art et se retrouve à gravir les marches du Festival de Cannes aux côtés de notre héroïne, Blanche. Après la lecture d'un tel roman, pas besoin de se déplacer jusqu'au prestigieux Festival, nous avons la saisissante et incroyable sensation d'y avoir déjà été et d'avoir tout vu. Evidemment, Sandra Mezière sait de quoi elle parle et elle nous le fait bien comprendre. C'est avec justesse, précision, renforts de descriptions, d'anecdotes et de références cinématographiques que nous progressons dans l'histoire.
Nous y découvrons alors le personnage de Blanche, une jeune femme dévorée par son amour pour le cinéma, tout autant que l'auteure qui nous expose ici sa passion. Une jeune femme qui, malgré son ambition de devenir une grande actrice et de sortir un jour son épingle du lot, est hantée par le décès de son père qu'elle n'arrive pas à oublier. Si bien que le lecteur oscillera sans cesse entre une déclaration d'amour fulgurante, presque viscérale et divine au septième art, et le poids du deuil que notre héroïne doit traîner derrière elle et qui la freine pour avancer dans la vie et essayer de construire quelque chose.
Néanmoins, une lumière au bout du tunnel se profile à l'apparition de Julien, un jeune cinéaste prometteur aux allures de Julien Sorel dans le Rouge et le Noir de Stendhal. La littérature se mêle donc habilement au cinéma, afin de ravir tous les types d'esthètes. Cette lumière ne cessera d'ailleurs de clignoter et de s'éclipser jusqu'à la fin où la mort tragique de l'actrice sera le dernier coup de clap à cette rocambolesque et romantique histoire. 
En revanche, ce roman est loin d'être parfait, et ce n'est sans doute pas ce qu'on lui demande. Si nous pouvons reconnaître sans mal le talent inné de l'auteure pour les belles phrases, les figures de style, les longues descriptions, ainsi que son implication corps et âme dans son oeuvre, ça ne passe pas. Sa passion, qui est le cinéma, bien qu'elle soit partagée par les lecteurs aguerris, et même ceux qui font passer l'art et la culture avant tout, virera à l'overdose. Trop de références cinématographiques, connues ou inconnues, trop de répliques de films, trop de pensées vagabondes et soudaines qui viennent arracher le lecteur à ce qu'il lit, pour le ramener encore et toujours au cinéma...
La passion viscérale et presque obsédante du personnage est le résultat de la vie de l'auteure, entièrement consacrée à cet art. Si bien que nous finissons par être agacés par ce flot de références, de scènes de films qui viennent s'immiscer dans la réalité du quotidien. L'héroïne, Blanche, aura d'ailleurs le maniaque défaut de ne plus être capable de faire la différence entre la réalité et la fiction, allant jusqu'à vivre sa vie comme une actrice et une héroïne de tragédie ; ce qui frôle la folie. En un mot, même si le cinéma est le thème central du roman, ce dernier mettant en lumière le luxe du Festival de Cannes, la juste mesure n'a pas été respectée et finit par noyer le lecteur.
Malheureusement, ce n'est pas le seul faux pas de ce roman pourtant bourré de charme et de promesses. Les personnages auxquels nous avons affaire dégoulinent d'un romantisme candide et presque mièvre. Blanche possède la transparence de son prénom. Bien entendu, nous finissons par nous y attacher et par suivre avec plaisir et curiosité ses aventures, mais les choses s'arrêtent là. Elle incarne une sorte d'Emma Bovary moderne qui ne se rend pas compte qu'elle rêve sa vie au lieu de vivre ses rêves. La mort de son père est un fardeau qu'elle porte sur ses frêles épaules et qui l'empêche d'avancer. Autrement dit, ça lui pourrit la vie et on ne peut pas vraiment y faire grand chose. le lecteur, comme les autres personnages, est impuissant. Même sa passion pour le cinéma et son rêve de petite fille qui est en train de se réaliser, ne fait pas le poids face à cette mélancolie auto-destructrice...
Pas même notre Julien Sorel moderne ne pourra l'aider. Leur rencontre décrite comme dans un film a tout de l'apparition amoureuse, romantique et impossible, que nous retrouvons dans les bons vieux classiques (littéraires et cinématographiques). Une romance interdite, des rendez-vous manqués et des rencontres éphémères au cours desquelles il ne se passe finalement pas grand chose. Bref, ce jeu du chat et de la souris entretient un suspens haletant tout au long de l'histoire, mais finit par lasser. 
Enfin, il faut aussi s'avoir s'accrocher au niveau du style d'écriture de l'auteure. Il faut aimer les phrases longues, très très longues. Il n'y a pas beaucoup de passages faciles, car tout est affaire de figures de style. Un lyrisme est donc notable tout au long de notre lecture, ce qui fait du bien ! Car oui, la belle et grande littérature est à l'honneur, dans un souffle moderne qui aime à nous rappeler que tout le monde n'écrit pas en langage SMS, même dans les romans. C'est donc avec un plaisir sincère que nous ne pouvons que remercier Sandra Mezière pour son talent d'auteure, mais aussi pour sa patte littéraire.
Une patte qui ne plaira pas à tous les types de lecteurs. Les phrases sont très longues, et même à renforts de virgules, il faudra parfois relire plusieurs fois un même paragraphe pour comprendre. Sandra Mezière est aussi adepte des synonymes et des termes compliqués qui ne sont d'ailleurs pas expliqués par des notes. Les lecteurs doivent donc avoir une solide culture. Enfin, le lyrisme se mêle à des tournures oratoires, presque grandiloquentes, tragiques, mélancoliques. C'est du théâtre Antique ! C'est donc un trop-plein de virtuosité que nous notons ici et qui gâche un talent pourtant grandiose et presque naturel, car le lecteur sent que ce n'est pas forcé. Un simple élagage suffirait à rendre cette lecture qui au départ, est sans prétention, beaucoup plus accessible. 
Pour conclure, L'amor dans l'âme plaira davantage aux cinéphiles, même si l'auteure n'a pas la prétention d'adresser son ouvrage uniquement aux amoureux du cinéma. N'empêche que le flot de références, de répliques et de scènes ont plus de chance de parler à de véritables adeptes de cet art. Sinon, l'overdose se profile au loin.
L'histoire dans son ensemble est bonne et originale, mettant en scène des personnages crédibles et humains, bien qu'un peu trop romantiques et clichés. C'est dommage, car le décor du Festival de Cannes est absolument époustouflant. le travail de l'auteure qui nous parle avant tout de sa passion est digne d'un tableau vivant ; digne d'un film ! du début à la fin, le lecteur déambule dans la ville du cinéma pour son plus grand plaisir, vibrant d'émotions, les yeux plein d'étoiles. La crédibilité est donc largement assurée, peaufinée d'une main de maître par Sandra Mezière.
En revanche, le style trop ampoulé qui donne l'impression de vouloir en faire beaucoup et d'en rajouter une couche, est quelque chose qui ne passe pas. La maîtrise de la langue et du style a franchi la limite entre le talent et la boursouflure littéraire. Et finalement, si le côté auto-destructeur de l'héroïne (de nouveau Emma Bovary qui entre en scène) peut être à la fois compréhensible et insensé, le suspens ne tiendra pas le lecteur en haleine jusqu'au bout, car nous comprenons la fin bien avant cette dernière. L'amor dans l'âme reste néanmoins un bon roman, surtout pour la performance littéraire. 
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DesPlumesEtDesLivres
  03 juin 2017
Un grand merci à Sandra Mézière d'avoir eu la gentillesse de m'envoyer son premier livre L'amor dans l'âme.
A première vue, quand on lit le résumé du livre, on peut s'attendre à un roman policier, où on va suivre l'enquête de la mort de Blanche Delsart, actrice, au Festival de Cannes de 2014. Que nenni ! Au contraire, bien que le livre s'ouvre sur cette mort tragique, L'amor dans l'âme nous dévoile les dessous des festivals cinématographiques, les différents tempéraments des acteurs, scénaristes, réalisateurs et journalistes du milieu. Nous ne sommes à aucun moment du point de vue des policiers ou autre. Au contraire, nous suivons la vie de Blanche Delsart, de Julien Faure ainsi que d'autres personnages qui ont pu croiser cette actrice particulière, afin de mieux cerner comment son destin a pu basculer et ce finir d'une manière aussi dramatique (et surtout pourquoi !).
Quand j'ai commencé à lire ce roman, je ne me doutais pas de lire une histoire aussi captivante dont l'intrigue et la tension monte crescendo jusqu'à l'issue fatale. Que ce soit au Festival de Cannes, de Deauville ou de Cabourg, nous gravitons avec des professionnels du cinéma qui nous permettent de découvrir l'envers du décor, les codes, les attitudes à avoir lors des soirées mondaines.
Les différents personnages dépeints par Sandra Mézière sont parfaits. Blanche, une jeune actrice pleine de talents mais qui n'a pas encore réellement percé dans le milieu, n'arrive pas à se fondre dans ce monde, ce milieu où tout n'est qu'apparence. Jouer la comédie devant la caméra, oui. Mais tous les jours, face aux autres, cela elle ne l'accepte pas et a de plus en plus de mal à le faire.
Au contraire, le personnage Julien vit dans un monde d'illusions, son monde d'illusions. Il vit avec une femme parfaite à l'extérieur, sur papier glacé ils sont parfaits. Dans l'intimité, c'est tout autre. Mais cette vie où le paraître surplombe l'être, semble lui convenir sans pour autant le combler.
Sandra Mézière maîtrise du début à la fin son roman. Son écriture est facile à lire, elle utilise un vocabulaire riche, mais simple et agréable.
A noter également que les références de films sont très riches dans L'amor dans l'âme, et cela est vraiment un plus dans ce genre de lecture. Après tout, que serait-un roman sur fond de festivals cinématographiques si l'auteure ne nous parlait pas de films ?
Lien : https://desplumesetdeslivres..
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LaurentP78
  11 octobre 2016
J'ai découvert cet auteur par hasard lors d'une dedicace en province. J'ai d'abord été étonné par le style très travaillé qui résonne comme une jolie musique. L'intrigue est passionnante et se lit comme on regarderait un film. J'ai aussi appris énormément de choses sur les festivals de cinéma.Etant passionné de cinéma j'ai aussi aimé la manière dont l'auteur parle des films.La fin est aussi totalement inattendue.Un très beau roman pour les amateurs de littérature et de cinéma.Il y a aussi des passages bouleversants sur le deuil.
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SweetyHoneyAddictions
  14 mars 2017
Grande amatrice de cinéma et du festival de Cannes, je me suis lancée dans la lecture de ce roman avec un grand plaisir. J'ai été un peu perturbée au début avec la chronologie, les retours dans le temps mais on s'y fait très vite et surtout on s'attache très vite à Blanche et à Julien.
Blanche est à fleur de peau, elle se bat pour se reconstruire après un décès. Je me suis beaucoup retrouvée en elle. Elle est sensible, fragile et émouvante. Son histoire m'a bouleversée...
Sa vie, son père, le fameux questionnaire de Proust... Je suivais avec impatience son histoire avec Julien pour savoir quand ils parleraient de ce fameux questionnaire. Je n'attendais qu'une chose : qu'ils se rendent compte qu'ils étaient fait l'un pour l'autre. J'ai adoré suivre leurs rencontres, leurs non-dits, leurs maladresses... Une belle histoire même si on connait la fin dès les 1ères pages du roman.
En parallèle de cette belle histoire, on découvre son histoire familiale. Tout n'a pas été facile pour cette bretonne... Mais sa relation avec son père l'a renforcé jusqu'au jour funeste du décès de son mentor, son guide, son tout. Sandra Mézières décrit avec des mots simples mais forts cette relation père/fille et j'avoue que j'ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux en les lisant. Je crois que cet amour filial est mon moment préféré dans le livre car il est puissant et réel.
Ce roman est humain, fragile (de part la personnalité de Blanche), simple, doux, plein d'espoir et de désillusion... Mais il parle aussi des rêves, de la poursuite des rêves et qu'il faut y croire, croire en soi.
J'ai eu un vrai coup de coeur pour cette histoire et pour Blanche car elle m'a rappelé, malgré la fin tragique de sa vie, que croire en ses rêves était important mais surtout qu'il faut profiter un maximum des gens qu'on aime.
Lien : http://sweetyhoneyaddictions..
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LunarMarc
  11 mai 2018
En tant que grand cinéphile ayant déjà apprécié "Les illusions parallèles" de Sandra Mézière, je me suis plongé sans hésiter dans ce roman. J'affirmerais volontiers que "L'amor dans l'âme" a été à la hauteur de mes attentes, mais je dois admettre qu'elles ont été dépassées ! J'ai été littéralement happé par cette histoire ! C'est romanesque et sentimental dans le plus noble sens du terme, c'est à la fois tragique et lumineux, ça dépeint un milieu (le festival de Cannes) fertile en mensonges et faux-semblants tout en étant une belle déclaration d'amour au cinéma, ça dresse le portrait d'une femme extrêmement blessée et profondément touchante, c'est passionnant d'un bout à l'autre, et c'est merveilleusement écrit ! Je conseille vivement !
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Interview de Sandra Mézière pour France 3.
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