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ISBN : 2205046411
Éditeur : Dargaud (22/04/1998)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Valérian déchiqueté par une salve de coups de feu dans le palais d'un maharadjah.
Valérian quittant un club huppé londonien pour tomber dans un abîme spatial insondable. Valérian descendu par des malfrats sur la plate-forme d'un vieil autobus parisien. Et Laureline assistant impuissante à ce carnage de Valérian clonés... L'une des aventures les plus étranges de la série Valérian, où les deux héros aux prises avec des mondes artificiels se battent pour défendr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Erik35
  14 novembre 2017
AU SUIVANT !
Cette fois, s'en est terminé du célèbre agent spatio-temporel, l'ami de la charmante et vive Laureline, l'homme qui se déplaçait de planète en planète, à travers le temps et pour les besoin de Galaxity : il vient de tomber, définitivement et au beau milieu d'un XIXème siècle guerrier mais chatoyant, sous les balles vengeresses des soldats de l'armée des Indes, après qu'il fut parvenu, in extremis, à accomplir la mission qui lui avait échu...
Triste fin pour notre héros, n'est-ce pas...? Triste fin, oui... Mais le lecteur s'en remettra très vite : celui qui apparaissait comme étant le personnage-titre de la fabuleuse série éponyme n'est en réalité qu'un clone (dire "bouture") du fameux Valérian ! Qui plus est, ce duplicata parfait n'avait, de toute manière, que trois heures à vivre. Nous voici donc rassurés, même si c'est loin d'être du goût et de l'avis de Laureline, reléguée, cette fois-ci, à obéir à une espèce de matamore au féminin, une Walkyrie de la science historique, une pasionaria de la reconstitution vraie, quelles qu'en soient les conséquences ! Laureline semble ronger son frein - on l'a connu plus revendicatrice face à l'autorité -, mais c'est bien entendu pour mieux exploser en fin d'album.
En attendant, voici donc Laureline sous les ordres de Jadna, une universitaire cassante et dominatrice, dépêchée par la Terre pour déjouer les manigances du "Grand Truqueur" et dont les reconstitutions historiques d'une impressionnante exactitude inquiètent : leur créateur a-t-il pour désir de changer le passé de la Terre ? de toute manière, de telles reconstitutions sont interdites et il incombe donc à cette chercheuse de remonter jusqu'à la source de ces mises en places spectaculaires. Les deux femmes sont accompagnée de plusieurs dizaines de ces malheureux clones de notre valeureux Valérian, pour l'heure endormi dans un caisson lui permettant de donner vie à ces alter ego jetables.
L'univers graphique créé par Jean-Claude Mézière est sans doute moins dépaysant que dans les précédents volumes mais il faut bien admettre que les reconstitutions auxquelles il donne vie sont en tout point somptueuses. Que l'on se trouve dans l'Inde des Maharadjas subissant les coups de force du colonisateur britannique, que l'on joue aux cow-boy en plein coeur du mythique "Far-West", que l'on se promène dans l'Angleterre victorienne aristocratique ou dans les faubourgs parisiens de la Belle-Epoque, il faut bien admettre que l'on s'y croirait ! Quant aux malheureuses copies de notre agent préféré, il faut bien admettre que leurs missions relèvent des plus beaux tours d'équilibristes puisqu'ils se retrouvent violemment insérés dans des scénarios dont ils ne savent presque rien puisque programmés ailleurs par un être qualifié d'admirable, quoi qu'adversaire, par la hiératique Jadna.
Même lorsque l'étau finira par se resserrer autour de cet extra-terrestre fasciné par l'histoire de notre planète, lui qui vient d'un monde parfaitement "sans histoire" et qu'il dit haïr, la créativité y étant nulle, la fascination de l'un par l'autre ne cessera pas, bien au contraire. Et nos deux "passionnés", totalement hors-sol, de se séduire mutuellement l'un l'autre (de manière strictement mentale, bien sûr), via leur érudition, leurs goûts pour la culture, la littérature, le cinéma, les arts... quelque chose qui ressemble un peu à ce savoir sans doute immensément élevé mais totalement froid, déshumanisé, éloigné de toute tendresse que l'on peut retrouver, par exemple, dans le Jeu des perles de verre, l'un des grands romans d'Herman Hesse. D'ailleurs, la malheureuse Laureline, qui aura la stupéfaction de découvrir les quelques trois cent clones de Valérian massacrés par les robots du Grand Truqueur, eux mêmes exterminés dans une même boucherie par les reproductions valérianesques à l'occasion d'une scène dantesque exaltant les massacres de 14-18, comprendra toute la folie aussi inhumaine que sans grand intérêt ou très biaisés de la folie stérile des deux proclamés spécialistes. C'est d'ailleurs à ce moment-là d'acmé narrative que la jeune femme se révoltera contre sa compagne sans coeur :
«Parlons-en de vos splendides reconstructions. La conquête des indes, c'est le colonialisme ! L'Angleterre de Gladstone ou je ne sais qui, c'est l'impérialisme ! L'Amérique de la ruée vers l'ouest, c'est le capitalisme ! Quant à la première guerre mondiale, allez donc voir dehors, vous découvrirez à quoi ça ressemblait en effet !!...»
Au «science sans conscience n'est que ruine de l'âme» de l'ineffable Rabelais, Pierre Christin semble en veine de lui ajouter : Science humaine sans conscience n'est que pure perte de temps ! On peut en effet se demander sérieusement à quoi servent ces reconstitutions d'ampleur mais sans réel but scientifique autrement que pour le seul plaisir de voir se renouveler, encore et encore, des instantanés de massacres, des scènes dans lesquelles les êtres humains se sont avilis en décidant unilatéralement et pour leur principal avantage l'avilissement économique, politique, social de leurs semblables, etc.
Référence à peine voilée au roman de Philip K. Dick par ailleurs - le maître du haut château -, dans lequel la réalité n'est pas toujours celle que l'on pense qu'elle aurait dû être, cet album moins directement politique ou social que nombre des précédents insuffle un peu de philosophie à une saga déjà très riche de thématiques diverses. Par son subtil jeu de mise en abîme de la réalité confrontée au passé - des agents spatio-temporels qui se retrouvent projetés au sein d'une Histoire qui n'est pas la leur, mais aurait pu l'être, mais qui devient tout de même leur présent -, par la qualité du scénario, par sa réflexion pas du tout anecdotique concernant le clonage - encore très éloigné de pouvoir être une réalité à l'époque de la publication de l'album, et encore fort peu utilisé alors dans le monde de la BD -, sur sa prise de position en faveur d'un féminisme de l'égalité entre homme et femme mais dans le respect des différences, et non pour ce féminisme outrancier, haineux des hommes mais aussi de ce qui n'est pas "à niveau" (ce qui comprend donc, du point de vue intellectualisant et rigide de Jadna, Laureline elle-même), pour le rythme trépidant qui emballe le lecteur dès les premières planches, jusqu'à résolution finale, cet album, qui peut sans aucun doute surprendre et dérouter, après les magnifiques propositions de space ou de planet opera relatées dans les opus précédents, est techniquement, scénaristiquement l'un des plus aboutis qui soit.
Quant au clin d'oeil artistique de la dernière image de l'ultime planche, laissons le lecteur curieux le découvrir. Il en dit long, cependant, sur la richesse intérieure, l'imagination, le sens de l'à propos tout autant que du décalage, sur la vision d'un monde plus ou moins idéal, ainsi que les connaissances universelles de ces deux grands de la Bande-Dessinée franco-belge.
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gill
  16 décembre 2013
Ce septième album des aventures de valérian, agent spatio-temporel, toujours écrit et dessiné par Christin et par Mézières est réussi, mais disons-le, il ne marquera pas la série.
Des clones de Valérian poursuivent, à travers le temps et l'espace, un créateur de monde. Pilotés par Laureline devenue pour l'occasion programmatrice informatique, ils parcourront, parfois fugitivement, l'Inde des maharadjas, l'Angleterre du XIXème siècle, San-Fransisco, la France des années folles, les tranchées de la grande guerre, avant de se faire, chaque fois, impitoyablement exterminer.
Toujours aussi soigné dans sa réalisation, ce chapitre n'en est pas pour autant aussi passionnant que les autres.
Je pense qu'il manque d'âme.
Malgré tout, il reste que cet album est une bonne BD de science-fiction qui se lit avec plaisir et qui est indissociable de cette excellente série.
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MissG
  20 décembre 2012
J'aurai préféré que cela n'arrive pas mais il faut bien reconnaître que ce nouveau tome des aventures de Valérian et Laureline est raté et sans grand intérêt.
On y voit Valérian dans des situations périlleuses, il se fait systématiquement tué tandis que Laureline est en compagnie d'une femme peu agréable dont le but est de localiser quelqu'un ou quelque chose : "Jeune sotte ! Partez donc avec votre soudard. Vous êtes imperméable à la beauté. C'est bien volontiers que je reste ici. Bon vent.".
Je suis restée imperméable à cette histoire sans queue ni tête et j'ai préféré l'oublier aussitôt la bande dessinée refermée.
J'ai assez vite compris que Valérian n'était pas Valérian à proprement parler mais un clone à chaque fois, qu'il se comportait néanmoins comme l'original : "C'est peut-être un idiot mais c'est un idiot courageux et c'est justement pour ça que ...", j'ai par contre mis de temps à saisir que Laureline était effectivement en mission pour Galaxity, ce n'est jamais dit clairement et c'est dommage car cela m'aurait sans doute permis de mieux comprendre l'histoire développée.
Le seul petit avantage de ce volume, c'est la présence de Laureline avec son caractère fort, qui n'hésite pas à prendre la défense de Valérian et à exprimer clairement les sentiments qu'elle ressent pour lui : "A vos ordres, pauvre cloche. Parce que si vous vous figurez que c'est pour cause de suprématie mâle que je l'aime mon bonhomme ..." et qui, comme à son habitude, va se rebeller pour une raison juste et prendre les choses en main, à savoir laisser cette femme avec la créature qu'elle recherchait tandis qu'elle et Valérian vont aller prendre un repos bien mérité : "Parlons-en de vos splendides reconstructions. La conquête des indes, c'est le colonialisme ! L'Angleterre de Gladstone ou je ne sais qui, c'est l'impérialisme ! L'Amérique de la ruée vers l'ouest, c'est le capitalisme ! Quant à la première guerre mondiale, allez donc voir dehors, vous découvrirez à quoi ça ressemblait en effet !!".
Car oui, le but était de trouver cette créature qui passe son temps à reconstruire des époques : la ruée vers l'or, la Première Guerre Mondiale, le tout avec des anachronismes, et de s'assurer qu'elle n'était pas dangereuse pour Galaxity.
Je reconnais que du point de vue du graphisme ce n'est pas trop mal, notamment en ce qui concerne la palette de couleurs utilisées, et encore, j'ai trouvé que les dessins de Valérian étaient moins bien réussis que d'ordinaire.
Au final, tout ça pour ça, il n'y avait franchement pas matière pour faire un volume des aventures de Valérian et Laureline.
"Sur les terres truquées" est un album de piètre qualité qui dénote de mes précédentes lectures de la série de Valérian et Laureline, agents spatio-temporels.
Je préfère oublier ce volume aussi vite que je l'ai lu et j'espère que la suite sera de meilleure qualité.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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Kassuatheth
  29 octobre 2017
Autant j'ai adoré tous les livres de Valerian, autant j'ai détesté cette aventure.
Il m'a fallu un certain temps pour comprendre pourquoi il ressuscitait après avoir été tué. Même après avoir enfin compris qu'il s'agissait de clones, je ne saisissait toujours pas pourquoi ces clones allaient toujours quand même vers la mort.
Quand enfin j'ai appris le pourquoi de toutes ces morts, j'ai senti que j'avais perdu mon temps.
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svecs
  19 novembre 2015
Si, de prime abord, Valérian se présente comme une série de Space Opera dynamique et rythmée, il ne faut jamais perdre de vue que les auteurs ont toujours donné un sens politique à leurs histoires, en tout cas dans la meilleure période de la série.
Dans cet épisode, Valérian passe d'époque en époque, ou plutôt de reconstitution en reconstitution, essayant de localiser l'entité qui génère ces "terres truquées". Christin et Mézières semblent beaucoup s'amuser à aligner les scènes de poursuites s'achevant à chaque fois par la mort de Valérian, remplacé par un clône pour la mission suivante.
Où se cache le message politique dans cette fantaisie mélant SF et reconstitution historique ?
Ce sera Laureline, dans une diatribe en toute fion d'album, qui va critiquer cette manie des reconstitutions, qui occultent réalités politiques de ces "jolis tableaux". de l'Empire Colonial anglais, il ne reste que les beaux uniformes rouges des soldats anglais et un assaut spectaculaire du palais d'un maharaja. Des champs de bataille de 14-18, il ne reste qu'un spectacle pyrotechnique et des tranchées parfaitement reconstituées. Où réside le sens de ces reconstitutions ?
Les auteurs rappellent par la bande que l'histoire, ce n'est pas un diaporama. Il ne faut pas oublier la remise en perspective des événements. 40 ans après sa réalisation, l'avertissement reste valable, alors que la manipulation de l'histoire reste une arme politique.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
MissGMissG   20 décembre 2012
Parlons-en de vos splendides reconstructions. La conquête des indes, c'est le colonialisme ! L'Angleterre de Gladstone ou je ne sais qui, c'est l'impérialisme ! L'Amérique de la ruée vers l'ouest, c'est le capitalisme ! Quant à la première guerre mondiale, allez donc voir dehors, vous découvrirez à quoi ça ressemblait en effet !!
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Erik35Erik35   14 novembre 2017
- Ces héros de l'espace ! Toujours à faire de l'action pour de l'action ! Votre collaborateur nous fait perdre un temps précieux avec ses exploits idiots !
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MissGMissG   20 décembre 2012
Jeune sotte ! Partez donc avec votre soudard. Vous êtes imperméable à la beauté. C'est bien volontiers que je reste ici. Bon vent.
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MissGMissG   20 décembre 2012
A vos ordres, pauvre cloche. Parce que si vous vous figurez que c'est pour cause de suprématie mâle que je l'aime mon bonhomme ...
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MissGMissG   20 décembre 2012
C'est peut-être un idiot mais c'est un idiot courageux et c'est justement pour ça que ...
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Extrait de la rencontre avec Jean-Claude Mézières aux Utopiales 2017.
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