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ISBN : 2369747137
Éditeur : Akata (28/03/2019)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Saviez-vous qu'il est possible de vendre une partie de sa vie contre une belle somme d'argent ? C'est en tout cas ce qu'a entendu dire Kusunoki, jeune japonais désabusé et qui n'attend plus rien de l'existence. Aussi, un matin, il décide de commettre l'irréparable, et se rend au bureau de vente : surpris, il apprend que sa vie ne vaut pas grand chose, mais peu lui importe... Il décide de ne vivre plus que trois mois, et de profiter du peu de temps qui lui reste à vi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
AlouquaLecture
  14 mai 2019
Si vous deviez faire un choix, préféreriez-vous avois une longue vie où le bonheur est plus ou moins inexistant et où vous subissez cette vie qui est la vôtre, où choisiriez-vous une vie beaucoup plus courte mais tout simplement heureuse ? C'est difficile comme question, surtout lorsque l'on sait que finalement nous avons peu d'emprise sur la vie et sur le nombre d'années qui nous sont attribuées sur Terre.
Ce roman, je le divise en deux parties, que je trouve assez distinctes d'ailleurs, il y a la première où nous rencontrons Kusunoki, tout d'abord en tant qu'enfants avec des rêves plein la tête, ensuite nous le retrouvons alors qu'il a une vingtaine d'années. Toujours dans cette première partie, par moments j'ai carrément eu envies de le secouer un peu, il m'a énervée au possible, franchement une véritable tête à claques par moments. Cela m'a fait peur pour la suite, bien que ce livre est assez court, je me suis dis que cela ne le ferait pas trop s'il avait le même genre de comportement jusqu'au bout. Ensuite, eh bien j'ai essayé de me mettre à sa place plutôt que de lire sa vie, et là j'ai un peu modifié ma perception des choses, je l'ai plus vu comme un garçon de dix ans, ce qu'il était en fait, un jeune garçon avec tout ses rêves, parfois un peu trop, mais qui se voit et s'imagine un avenir. Cela m'a permis de mieux le comprendre, de le trouver un peu moins imbu de lui-même, après tout lorsque nous sommes enfants, nous avons tous des rêves plein la tête.
La seconde partie, du moins ce que je considère comme étant la seconde partie, eh bien elle est un peu plus joyeuse, il y a plus de sourires, comme si dans un ciel très nuageux, ceux-ci avaient enfin pris la décision que le temps était venu de nous laisser entrevoir le ciel bleu qui se cache derrière.
L'auteur aborde beaucoup de thèmes dans ce livre, certains sont peu développés et nous laisse une part de réflexion, mais franchement j'ai trouvé que le tout est assez bien équilibré malgré tout. Pour moi, la plume de l'auteur est une véritable découverte, mais une très belle découverte, je trouve qu'elle sonne juste, qu'elle relate la réalité de la vie finalement, avec tout ce que celle-ci a de bon mais également ce qui l'est moi. C'est un roman court, mais franchement une superbe découverte pour ma part.
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Nenvyal
  03 mai 2019
J'avoue que j'avais un peu peur de commencer ce roman. Ce n'est pas le genre de livre que je lis habituellement, surtout quand ça sonne un peu moralisateur sur la vie. Bref. Je fais confiance aux éditions Akata et j'ai eu raison. Malgré le fait que le début, spécialement les propos de Miyaki sur la vie de Kusunoki sont un peu moralisateurs, j'ai aimé le côté psychologique de l'histoire et tous les sujets abordés.
« Pour trois jours de bonheur, j'ai vendu le reste de ma vie » raconte l'histoire de Kusunoki, un jeune de 20 ans, désabusé et un brin « dépressif ». Un jour, il entend parler qu'on peut vendre sa vie. Ce jeune homme subit sa vie, se rattachant au passé sans pour autant exploiter le présent. Sa vie ne vaut pas grand-chose alors il décide de tout vendre sauf 3 mois.
En grandissant, Kusunoki pense à la promesse qu'ils se sont faite avec sa meilleure amie/ennemie (elle, pas de commentaire pour sa super idée…). Alors qu'il a désormais 20 ans, subissant sa vie dans ce monde morose, seul et sans avenir, il se met en retrait. Il est vraiment renfermé sur lui-même, pas que ça soit gênant, attention mais pour lui, ça ne lui va pas. D'où que j'emploie le mot « dépressif » un peu plus haut. Il n'a plus de lien social, à part son travail. Après avoir vendu sa vie, il va se questionner sur sa vie, ses relations à autrui… Il va avoir plusieurs émotions comme la colère (d'ailleurs un passage, WTF ?!, bonjour le moment destructeur – perso pour moi là, c'est un abruti), ce sentiment d'incompréhension, d'injustice. Il va revoir sa perception des choses, en se reprenant en main avec provocation et opportunité.
Ce roman parle de beaucoup choses notamment à travers la rétrospection de la vie de Kusunoki, de son enfance à l'ère de l'âge adulte, de sa conception et de sa réflexion sur lui. Montrant les rêves, les espoirs, en passant par la « dépression » et le cercle vicieux qui en découle. Il aborde d'autres termes, comme les normes de la société et du paraître tout en ratissant large sur les thématiques avec l'enfance, la naïveté, le monde adulte avec le système et les personnalités. Les sujets sont plus ou moins survolés. Il ne faut pas s'attendre à une analyse mais à une subtilité des thèmes abordés, à ce contraste de perspective en étant enfant et jeune adulte et aussi à s'oublier pour rentrer dans le moule d'une société.
Miyaki est un personnage intéressant. Cette jeune femme a également ses problèmes personnels. Nous en apprenons petit à petit sur elle avec son histoire, son passé et sa relation avec cette « entreprise ». Elle évolue autant que Kusunoki. Pour elle, elle joue un rôle de « soutien », d'externe tout en ayant un rôle de bousculeur, de remise en question, de relation. le début, elle est un peu moralisatrice. Mais en avançant, nous la découvrons réellement. Celle qui était effacée, va s'épanouir.
L'intrigue en tant que telle n'existe pas vraiment. L'histoire c'est de suivre Kusunoki dans son développement en tant qu'être, et nous, en tant que lecteur·rices nous assistons à la complexité du roman. Ce livre se lit très facilement. Nous sommes embarqués dès les premiers instants. À chaque page, on se questionne sur l'idée de l'auteur avec des rebondissements, des moments plus saisissants pimentés, des petites « révélations » et les distributeurs automatiques où le sourire apparaissait souvent. En plus de la facilité de l'écriture, nous poursuivons facilement les pages. La romance englobe sereinement le roman. Les deux protagonistes se complètent, s'entraident et se comprennent. D'ailleurs, dommage que Miyaki ne soit pas sur la couverture.
C'est un roman court et complexe, sans pour autant être barbant, il aborde énormément de thèmes et la perception du monde. Alors, la vie combien vaut-elle ? Est-ce le fait de contribuer à la société ? Ou des petits bonheurs du moment ?
Lien : https://de-fil-en-histoire.b..
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Tortellini
  27 avril 2019
Ce roman est plutôt court (normal compte tenu de sa catégorie), mais il renferme le secret pur et simple de l'ascenseur émotionel. En quelques pages je suis passée de la bougonnerie aux éclats de rire et j'ai même eu, à plusieurs reprises, les larmes aux yeux. C'est vous dire le concentré d'émotion contenu dans ces quelques 242 pages !
L'hsitoire contenue dans ce roman pourrait être considérée comme étant construite autour de deux axes majeurs, à savoir :
– la vie de Kusunoki plongée dans ses souvenirs d'une enfance perdue, ses regrets et ce qu'ils impliquent sur sa vie actuelle.
– la vie qu'il décide d'avoir, une fois franchi la barrière que lui imposaient ses souvenirs et son nouveau quotidien, bien plus épanouissant.
L'histoire débute en présence de Kusonoki, un jeune japonais désabusé et qui n'attend plus rien de la vie, comme le dit si bien le résumé, et pourtant de l'estime de soi et des projets il en avait quand il était enfant, ce que l'on découvre au fur et à mesure de notre lecture. Il en avait même peut-être un peu trop, ce qui m'a poussé à le ranger dans la boîte des « mecs saoûlant qui ont le melon ». Je le trouvais particulièrement tête à claques, il se prend pour une personne exceptionnelle, ce qu'il est loin d'être. Mais après en avoir discuté avec une autre blogueuse (?) sur Twiter, je me suis rendue compte que j'étais peut-être trop dure avec lui, après tout, comme elle me l'a gentiment fait remarquer, quand on est enfant on pense avoir tous les droits, que nos blagues sont forcément les meilleures … Cette petite discussion m'a permis de modérer mes propos concernant Kusonoki et d'apprécier d'autant plus son changement de personnalité qui s'opère dans le courant de l'histoire. Au fur et à mesure que son histoire se déroule sous nos yeux, il change doucement, devenant un être doux, amusant, passionné. Ce changement dans sa personnalité n'intervient pas par hasard, comme un cheveu sur la soupe, il a un rapport direct avec sa décision de vendre le reste de sa vie. Dit comme ça, je me rend compte que cela semble être un acte banal, mais c'est bien loin de l'être et cette vente va changer sa vie.
Pour trois jours de bonheurs j'ai vendu le reste de ma vie, est une histoire étonnante, bien loin de ce que j'imaginais en lisant le résumé. Qui aborde des sujets profonds comme :
– Vaut-il mieux avoir une longue vie sans aucun intérêt ou avoir une vie courte et heureuse au possible. Un non-choix que la vie nous impose et sur lequel nous n'avons que très peu de prise.
– Ou encore le sens qu'il faut donner à sa vie, quelle valeur peut-elle avoir ? Prend t-elle de la valeur parce que l'on rend les gens heureux ou parce que l'on est heureux soi-même ?
– le poids du regard des autres, qui est abordé avec beaucoup de justesse vers la fin du livre, c'était véritablement poignant.
Une histoire palpitante, prenante, délicate et sublimée par le talent de Sugaru Miyaki (et de la personne qui a traduit son texte).
La plume de Sugaru Miyaki est d'une incroyable justesse, quand il décrit une scène où son personnage a chaud, on a chaud avec lui et on rêve nous aussi de se désaltérer auprès d'un distributeur de boissons fraîches.
En parlant de distributeur justement il se trouve que c'est l'une des passions, la seule peut-être de Kusunoki, et cette dernière va être un fil conducteur durant la seconde partie du roman, la plus belle à mes yeux comme je vous l'ai dis un peu plus haut.
Je ne tiens pas à vous dévoiler plus d'éléments que nécessaire dans cette chronique, mais sachez que j'ai été charmée par la relation qui naît, tout en douceur, entre Kusunoki et Miyagi, la jeune fille qu'il rencontre suite à la vente de son espérance de vie et qui va le suivre jusqu'à ses derniers instants …
En somme Pour trois jours de bonheur j'ai vendu le reste de ma vie est un roman déchirant, poignant et d'une douceur presque sans limite.
Lien : https://livrestcedelanuit.wo..
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Naen
  09 avril 2019
Positif:
+ Facile à lire. Fluide
+ Très intéressant et innatendu.
+ Aborde des sujets, tel que:
«Avoir une longue vie mais morne ou une vie courte et heureuse.»
«La valeur de la vie»
«Les souvenirs et leurs influences sur le futur»
«Le regard des autres»
Négatif:
- Défaut du livre, texte penché et mot manquant.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
TortelliniTortellini   27 avril 2019
Mais ce n'était pas la seule raison pour laquelle nous n'arrivions pas à sourire avec les autres. Himeno et moi, nous étions déréglés à un niveau plus fondamentale. Un peu comme des plantes cherchant à fleurir à la mauvaise saison.
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TortelliniTortellini   27 avril 2019
Il paraît qu'un poulet auquel on a coupé la tête peut continuer à courir pendant un moment. Je ressentais probablement quelque chose de semblable. On pouvait déjà me considérer comme un cadavre.
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