AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2875803115
Éditeur : Kennes Editions (07/09/2016)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Une jeune femme s'éveille après vingt-quatre heures passées dans le coma et se lance à la recherche d'un homme qui semble ne pas exister. Un meurtrier sans merci décide que chacun doit payer pour ses fautes et applique sa propre justice. Des meurtres commis à une journée d'intervalle dans des circonstances identiques tourmentent le responsable de l'enquête, le sergent-détective Victor Lessard, de la police de la Ville de Montréal.
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
paroles
  28 décembre 2016
L'enquêteur de police Lessard a du pain sur la planche. Deux crimes viennent d'être commis (à un jour d'intervalle mais avec le même modus operandi) dans Montréal et une jeune femme blessée lors d'un accident de voiture, qui semble intentionnel, a disparu...
Ce sont trois destins différents (et de nombreux autres personnages) que nous suivons au cours de cette lecture. le découpage en chapitres courts permet de poser une à une les pièces du puzzle et d'avancer à petits pas dans l'enquête. Certains chapitres sont réservés au tueur qui nous met donc dans la confidence de ses actes, c'est plutôt original et assez troublant.
Même si le début est un peu déroutant, j'ai eu du mal à me situer dans l'espace temps (mais au final j'ai adoré la proposition de l'auteur), je me suis laissée facilement piégée par l'atmosphère presque irréelle qui entoure Simone Fortin (la jeune femme accidentée) et j'ai tourné rapidement les pages de ce roman canadien.
Enfin, si j'ai été un peu agacée par le personnage de l'inspecteur de police, en crise avec la hiérarchie, divorcé, ancien alcoolique, j'ai vite oublié ce petit côté stéréotypé car l'essentiel est ailleurs. Et puis, il paraît que les suites des aventures de cet enquêteur lui redonnent du corps. Alors pour le premier de la série, je veux bien pardonner à l'auteur ce "déjà vu". Et puis, ce petit défaut est largement compensé par l'humanité de Victor Lessard qui avance à tâtons dans son enquête en se posant mille questions et en mettant toujours en doute ses hypothèses. Pas de super-héros donc, mais un personnage posé et sympathique.
Au final, une belle lecture qui appelle à découvrir les autres tomes de la série.

🎶🎶🎶 Je reviendrai à Montréal
Visiter le cimetière Notre Dame des Neiges...

Lien : http://mes-petites-boites.ov..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Sallyrose
  27 octobre 2016
Martin Michaud est un romancier québécois qui écrit des polars.
J'avais acheté ce livre le 12 août dernier dans le cadre de l'opération « j'achète un livre québécois ».
Ce roman marque le début de la série des enquêtes de Victor Lessard.
Peu importe l'intrigue : elle est classique, sans excès de descriptions trop crues et pas si originale. Idem pour les personnages, ils sont les mêmes que dans beaucoup de romans du genre, policier alcoolique, jeune femme charmante qui cache un lourd secret, adolescent délinquant, etc…
Mais voilà, ça fonctionne. le style est fluide, les descriptions de Montréal donnent envie de prendre l'avion pour aller flâner sur le Mont-Royal. Les personnages deviennent attachants, notamment Victor Lessard, enquêteur borderline d'une grande sensibilité. L'auteur le dépeint avec beaucoup de tendresse.
J'ai adoré : la référence au film La folle journée de Ferris Bueller, grand souvenir de mon adolescence mais relativement méconnu
J'ai moins aimé : le thème du paranormal qui s'installe en force dans le récit et n'a pas grand intérêt au regard de l'intrigue.
Globalement, je recommande ce roman qui se lit avec grande facilité et qui est bien écrit. Je lirai les autres aventures de Victor Lessard avec plaisir.
Challenge Petit Bac 2016-2017
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          91
livreclem
  14 juin 2016
Première enquête de l'inspecteur Victor Lessard. Difficile de résumé ce polar sans trop en dire. Un assassin sévit au Quebec et renverse une jeune femme qui se retrouve dans le coma. L'inspecteur, séparé de sa femme et ancien alcoolique, doit faire vite avant que le meurtrier ne sévisse encore.
Commenter  J’apprécie          80
Pietro38
  21 septembre 2017
La première enquête de Victor Lessard!
"Des gamins qui passaient par là le virent et ne purent s'empêcher de pouffer de rire. Il brandit le poing dans leur direction.
- Mes petits tabarnacs!
Il glissa la clé dans la serrure, ouvrit la porte de son appartement et vit le tas de linge sale sur son divan.
Il avait complètement oublié le lavage!" Vous l'avez compris, l'action de ce whodunit se déroule au Quebec, et plus précisément à Montréal, LA ville de Martin Michaud. Et, pour notre plus grand plaisir, le récit de la première enquête du sergent-détective Lessard est donc ponctué de "quebecismes". Rassurez-vous, cela ne nuit en rien à la compréhension du récit. On comprend très bien la signification de chaque mot. Et cela apporte une touche d'originalité dans ce polar finalement assez classique au niveau de son intrigue.
"Diaboliquement efficace", dixit Franck Thilliez, notre plus grand auteur français de thrillers, qui a critique de manière positive ce polar d'enquête qui met en scène pour la première fois LE personnage fétiche de Martin Michaud: Victor Lessard, un homme en pleine crise familiale, alcoolique, qui tente de se reconstruire en exerçant son métier de flic avec passion et engagement. Un personnage très attachant, pétri d'humanité, à la fois déterminé et fragile. Et qui travaille en équipe. L'union fait la force, et de la force, le sergent-détective va en avoir bien besoin pour résoudre une enquête complexe. Au menu: un directeur d'hôpital assassiné en plein jour dans son bureau; Une jeune femme renversée par une voiture; Cette même voiture retrouvée un peu plus tard, avec à l'intérieur de son coffre, le cadavre d'un homme assassiné.
Avec ce premier roman, qui inaugure une série policière assez prometteuse, Martin Michaud démontre un grand talent pour échafauder des scénarios diablement efficaces et camper des personnages crédibles. Des personnages tellement vrais qu'on a l'impression qu'ils vont sortir du livre à tout moment. J'ai bien aimé également le personnage de Simone Fortin, la jeune femme renversée par la voiture, et qui va, de ce fait, vivre une expérience aux frontières du réel. Sur la forme, le style d'écriture est très limpide, et alerte, fluide. L'auteur montre une maîtrise impressionnante dans la conduite de son récit à la construction impeccable. Une mécanique de précision parfaitement huilée. Une réussite!

Lien : http://www.conseilspolarsdep..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Valettesangpages
  31 décembre 2016
Voilà bien longtemps que je voulais m'attaquer à cet auteur, mue par mon intérêt énorme pour les auteurs québécois !
Et là, paf...de suite le problème... Je choisis le premier de la série Victor Lessard, tranquille, je m'installe. Je me doute que ça va être bon mais bing...le blème surgit...direct...en pleine pomme !
Mes gosses sont là, je ne suis pas vraiment en vacances, boulot oblige, c'est les fêtes et va falloir se mettre au fourneau...Comment je fais hein ? Comment ? Je peux pas le lâcher...Ca devrait être interdit les livres comme ça non ?
Une histoire entre hallucinations et réalité, une histoire où les dés sont clairement pipés, et ce, dès le départ. Une histoire où l'on ne sait plus très bien dans quels eaux, on nage.. troubles, c'est certain ! Un imbroglio où chaque rebondissement nous donne l'impression de pouvoir trouver la sortie du labyrinthe....
Une référence de l'auteur à un film avec Michael Douglas qui, selon moi doit être "The Game"
Un rythme soutenu, une atmosphère géniale. Des personnages super attachants, très authentiques. Un style rapide, incisif. Un petit côté Lynch.
Une minuscule inquiétude que l'explication soit un poil trop fantastique à mon goût mais que nenni, pas du tout ! Tout reste crédible et logique...juste une question d'ouverture d'esprit.
Un questionnement sur le coma, la mort...L'erreur, la faute...les conséquences !
Bluffant, perturbant, stupéfiant. Impossible à lâcher mais ça je vous l'ai déjà dit et d'ailleurs difficile d'en dire sans spoiler et ça vous oubliez !!!
Allez j'ai tellement aimé que pas pu m'empêcher d'enchaîner et d'attaquer direct la suite "La chorale du diable" et cette fois c'est sûr, je déménage au Québec !!!
Lien : http://www.sangpages.com/201..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          12
Citations & extraits (5) Ajouter une citation
mymy37mymy37   23 septembre 2016
Il dormit d'un sommeil profond, sans rêves, réparateur.
Il se réveilla vers 5h, l'esprit clair, et repassa mentalement son plan.
Avant de mettre le cap sur Mont-Laurier, il recueillerait d'abord des renseignements sur les allées et venues de sa deuxième cible, Simone Fortin.
À ce stade, il importait de planifier chaque détail de l'opération. Ayant consacré plus de six jours d'observation à sa première cible, il estimait qu'il lui en faudrait peut-être davantage pour celle-ci. En effet, cette intervention présentait une complexité non négligeable: il avait résolu de séquestrer la jeune femme, ce qui impliquait qu'il la capture vivante.
Qu'il soit satisfait ou non des résultats de sa surveillance, il quitterait Montréal vers 15h.
De cette manière, il éviterait le trafic de l'heure de pointe et rentrerait à Mont-Laurier de nuit, ce qui faciliterait le transport jusqu'au camp du macchabée qu'il trimballait dans la malle arrière de la BMW. Après avoir déposé le corps dans un des congélateurs, il s'accorderait peut-être une journée de repos dans les bois avant de reprendre sa filature.
Ça restait à voir.
Il se doucha lentement à l'eau froide, puis s'habilla. Il s'arrêta ensuite dans une station-service, où il acheta des sacs de glace, un journal, un café et deux muffins aux bananes. Il régla en liquide et manoeuvra la BMW de façon à ce que le commis ne puisse voir le numéro de plaque.
Était-il paranoïaque?
Il ne le croyait pas, mais il estimait qu'il valait mieux demeurer prudent.
Dans le stationnement désert d'un centre commercial, il disposa près du corps les sacs de glace qu'il venait de se procurer.
Dès 7h, il se posta à proximité du bureau de Simone Fortin et entama son observation. Il avait posé son calepin noir et un stylo sur le tableau de bord du véhicule, pour prendre des notes.
L'attente débutait.

(...)

Il commença à douter à 9h15.
L'avait-il manquée?
Cela lui paraissait improbable. Il n'y avait qu'une entrée et il n'avait pas quitté la porte du regard une seule seconde.
Possédait-il des renseignements inexacts? Il vérifia de nouveau l'adresse qu'il avait notée sur un bout de papier. Il était au bon endroit.
À 9h40, une voiture de patrouille vint se ranger derrière lui. Il se détendit lorsqu'il vit, dans le rétroviseur, un des deux agents porter un café à ses lèvres.
Ouf! Ils prenaient une pause.
Il démarra et entreprit de faire le tour du pâté de maisons.Il ne voulait pas risquer d'attirer l'attention.

À 9h57, il revint se placer à cent mètres de son premier poste de surveillance et reprit sa veille. La voiture de patrouille avait disparu.
Toujours aucune trace de la fille. Quelque chose clochait.

10h20
Tout s'était passé si vite!
Il avait aperçu Simone Fortin sortant de l'édifice, tenant la porte pour une dame âgée, puis s'engageant sur la chaussée. La jeune femme fouillait dans son sac.
Sans même avoir pris le temps de réfléchir, il filait à toute allure vers elle.
Il frappa le volant de rage à plusieurs reprises. Il l'avait renversée!
Par le fait même, il venait de foutre en l'air le plan qu'il avait si patiemment élaboré. Quelle mouche l'avait piqué? Pourquoi ne s'était-il pas contrôlé?
Il revit la scène.
Le sourire de la jeune femme alors qu'elle traversait la rue avait tout déclenché.
Ce sourire intolérable.
Il s'efforça de prendre de grandes inspirations pour retrouver son calme et arrêter le tremblement de ses mains. Son cerveau fonctionnait à plein régime. Il devait s'adapter, échafauder un plan de rechange. Mais, avant tout, il devait agir vite.
Le temps est toujours le facteur primordial. Il le savait.
On ne peut se battre contre le temps et espérer gagner.
Il devait retourner sur les lieux et se mêler aux curieux.
Pourvu qu'elle soit vivante!
Il frappa encore le volant de fureur.
Mais qu'avait-il donc pensé?

Il gara la BMW sur l'avenue Forest-Hill, une rue transversale, face à une pharmacie. Il attrapa son manteau sur la banquette arrière et l'enfila. Il enfonça une tuque sur ses cheveux gris et mit une paire de lunettes noires. Il prit enfin son sac à dos.
Y avait-il eu des témoins? Combien de temps pouvait-il laisser la BMW sans surveillance?
Il sortit de la voiture et verrouilla les portières.
Il remarqua, sur le seuil de la pharmacie, un Asiatique vêtu d'un sarrau blanc. L'homme était en train de fumer. Malgré les circonstances, il ne put s'empêcher de penser qu'il était inconvenant pour un pharmacien de fumer.
Quel mauvais exemple pour la jeunesse!
Il s'efforça de marcher à un rythme normal pour ne pas attirer l'attention. Il se mêla aux badauds qui s'agglutinaient autour de l'ambulance.
Il y avait là une mère de famille portant un enfant, deux jeunes étudiants qui se rendaient à l'Université de Montréal, dont l'un avait recouvert Simone Fortin de son manteau, et un vieil homme tenant un chien en laisse.
Un silence révérencieux enveloppait la scène. De l'endroit où il se trouvait, il ne put voir le visage de sa victime lorsque la civière fut hissée à bord, mais il entendit le vieil homme dire à l'un des étudiants qu'elle respirait.
Il poussa un long soupir de soulagement.
Tout n'était pas perdu!
L'ambulance repartit dans un vacarme de sirène.
La foule s'éparpilla tandis qu'il notait le numéro du véhicule d'urgence dans son carn
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
manU17manU17   14 juillet 2017
Plus personne n'assume les conséquences de ses actes. Pour se disculper, on se contente de pointer du doigt vers ceux qui font pire que soi.
Commenter  J’apprécie          142
ValettesangpagesValettesangpages   31 décembre 2016
Je me suis posé la question dès ma toute première montée: pourquoi personne ne parle dans un ascenseur ?
Je devais avoir six ans et j'accompagnais mon père à son bureau lorsque j'en ai pris conscience pour la première fois: non seulement les gens évitaient soigneusement de se regarder entre eux, mais il régnait aussi, dans la cage d'acier bondée qui nous trimballait d'un étage à l'autre, un silence quasi funéraire, malsain et angoissé.
Lorsque je l'ai questionné sur les motifs profonds de cette anomalie, mon père m'a répondu: "Quand il se sent piégé, l'homme se replie sur lui-même et se tait."
Alors depuis ce temps, forte de ce diktat, moi aussi je me tais dans l'ascenseur, je fais comme tout le monde.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
mymy37mymy37   23 septembre 2016
Parce qu'elle s'était mis en tête de me rapporter des glaçons coûte que coûte, même si je lui avais juré sur l'honneur qu'ils ne me serviraient à rien, Ariane rameutait tout l'étage en beuglant comme une névropathe en crise.

Malgré ce tapage, je me sentais mieux.

En fait, si le vert blafard des murs ne m'avait pas rappelé ma présence à l'hôpital, j'aurais presque pu m'enfouir la tête dans le sable comme une autruche et me convaincre que rien n'était arrivé, que j'avais simplement rêvé toute cette histoire.

Mais je savais que ce n'était pas le cas.

Il s'était passé quelque chose, un phénomène que je ne pouvais pas m'expliquer.

Ça peut paraître idiot, mais lorsqu'on fait face à un événement inconcevable, on essaie de se rattacher à des choses concrètes. Je me suis demandé avec angoisse si mes parents m'avaient caché des cas de maladie mentale dans ma famille immédiate. Peut-être en étais-je simplement au premier stade d'une psychose dégénérative.

Cyrano de Bergerac avait dit à Christian: "Tu n'es point sot, puisque tu t'en rends compte." La même logique s'appliquait-elle en l'occurence? Peut-on être atteint de folie si on est en mesure de se poser à soi-même la question?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
manU17manU17   04 août 2017
Je suis schizophrène, et moi aussi.

Carl Jung
Commenter  J’apprécie          131
Videos de Martin Michaud (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Martin Michaud
26 novembre 2015
Causerie avec le romancier québécois Martin Michaud à l?occasion de la parution de son tout nouveau polar Quand j?étais Théodore Seaborn aux Éditions Goélette. C?est notre collègue Morgane Marvier, spécialiste du polar, qui anima cette causerie.
autres livres classés : comaVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Quiz sur le livre "Je me souviens" de Martin Michaud.

Comment s'appelle la femme d'André Lotie ?

Sandy
Betty
Sylvia

10 questions
5 lecteurs ont répondu
Thème : Je me souviens de Martin MichaudCréer un quiz sur ce livre