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EAN : 9782021022995
367 pages
Éditeur : Seuil (28/10/2010)
3.45/5   22 notes
Résumé :
"C'est le premier meurtre qui est le plus difficile, mais l'habitude se crée rapidement... "
Portée par des airs de jazz, Andrée A. Michaud signe ici un polar dont le héros pénètre bien malgré lui dans un univers où l'ombre du doute se fait de plus en plus pesante, soumettant ainsi le lecteur à une tension qui ne se relâchera pas avant qu'il n'ait tourné la dernière page de cette troublante confrontation avec la folie.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
mainou72
  03 décembre 2020
Encore un gros coup de coeur pour ce livre d'Andrée A Michaud. Un livre noir, une ambiance rurale, musicale et pourtant pleine de tendresse.
Bob Richard est un paumé, qui n'a comme seul ami que le chien des voisins, sans vraiment d'avenir mais avec un passé assez lourd et surtout un handicap, il est albinos ce qui l'isole encore plus.
Par contre il est passionné et très érudit au niveau musique et cinéma. Donc lorsqu'on lui propose un poste d'animateur radio de nuit pour une station du Vermont, il n'hésite pas longtemps et quitte tout pour aller s'installer là bas.
Et très vite il reçoit des appels d'une femme qui fait référence à un film, dans lequel elle traque Clint Eastwood.
Et à partir de là l'angoisse s'installe.
Une galerie de personnages forts, attachants et mystérieux à souhait. Un vrai suspens avec une grande place pour la nature (avec notamment un chevreuil albinos) et surtout une écriture bien spécifique à cette auteure. le tout bercé par une playlist qui vous donnera envie de redécouvrir Nina Simmon, John Coltrane ou encore the Doors.
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MademoiselleMaeve
  06 novembre 2018
J'ai découvert Andrée A. Michaud en lisant Rivière tremblante, un lent thriller, très littéraire. Et j'avais plutôt apprécié l'histoire et le style de l'auteure. du coup, lorsque j'ai reçu Lazy bird de la part de Rivages, j'étais très contente. Surtout que le résumé me semblait vraiment super. J'ai tout de suite pensé à Une voix dans la nuit d'Armistead Maupin.
Bob Richard est animateur radio. Un gars solitaire et passionné de jazz. Plus à l'aise tourisme seul derrière son micro la nuit qu'avec ses congénères qui se méfient de lui. On ne sait jamais, au cas l'albinisme serait contagieux. Il est appelé pour remplacer un animateur parti du jour au lendemain dans une station du Vermont. Tout semble plutôt bien se passer jusqu'à ce qu'une femme lui demande de jouer Misty pour elle…
Lazy bird est très inspiré d'Un frisson dans la nuit de et avec Clint Eastwood, que j'ai vu il y a très longtemps – traduction : je ne me souviens pas de grand chose et surtout pas de la fin… Dans ce film, Clint Eastwood est animateur radio d'une émission de jazz la nuit et une cinglée l'appelle en lui disant : « Play Mitsy for me » (le titre original du film), Mitsy étant un morceau d'Erroll Garner. Dans le film, l'animateur radio est tiraillé entre deux femmes. Dans Lazy bird, c'est une gamine paumée que Bob prend sous son aile. Une relation étrange…
Bob est harcelé par une auditrice cinglée qui s'en prend à son entourage. Il se demande qui peut bien être cette Mitsy et surtout ce qu'est devenu l'ancien animateur radio.
J'étais vraiment emballée par cette histoire et pourtant j'ai vraiment peiné à le lire. Je ne sais pas combien de temps j'ai passé dessus, mais cela m'a semblé une éternité. Il faut dire que je n'aime pas le jazz. A part quand il y a des chanteuses aux voix sublimes, j'ai plutôt envie de m'arracher les oreilles ou de me crever les tympans quand j'entends du jazz. Ce n'est pas la peine de vous insurger et de me dire à quel point cette musique est géniale, vous n'arriverez pas à me convaincre. le jazz me rend folle, je ne supporte pas ces morceaux qui ne s'arrêtent jamais. C'est comme ça, c'est tout. Et si je n'aime pas le jazz, le héros du livre, lui, adore cette musique et pour ne pas passer à côté des références, j'ai écouté Lazy bird et Misty – c'était éprouvant. J'avais envie de jeter mon téléphone par la fenêtre et d'enfoncer des crayons dans mes oreilles.
Je n'ai pas franchement accroché sur l'histoire, le personnage de Lazy, celui de la mystérieuse Mitsy. Je n'ai pas franchement aimé Bob non plus. Bref, ce roman n'a pas été une partie de plaisir. Néanmoins si vous aimez les livres bien écrits, les auteurs québécois et le jazz, cela peut bien vous plaire. Surtout que la fin est assez intéressante. Mais moi, là, je n'ai pas aimé.
Lien : https://mademoisellemaeve.wo..
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Rodin_Marcel
  06 février 2019
Michaud Andrée A. (1957-) – "Lazy bird" – Seuil, 2010 (ISBN 978-2-7436-4482-6)
– 1ère éd. au Québec en 2009

Grosse déception ! En effet, de cet auteur québécoise, j'avais lu le roman intitulé "Bondrée" publié en 2017, un texte d'une originalité certaine, qui m'avait bien plu (cf recension du 3 décembre 2017). Déception donc avec ce "Lazy bird", qui n'est guère qu'un pastiche de la littérature noire états-unisienne genre "thriller".

le principe est simple : un personnage central se lamente à pleines pages (et à plein verres d'alcool) sur sa Grande Misère puisqu'il lui est arrivé et lui arrive encore Tous les Malheurs du Monde. le peu d'action noyé dans ces jérémiades est encadré par des Commentaires Philosophico-Socio-Ethico Profonds de Grands Succès de la musique de jazz standard, le tout parsemé d'allusions multiples à des films d'horreur états-unisiens tout aussi standards.
Cela sent son exercice de style à plein nez, avec tous les passages et détours obligés, y compris le flic états-unisien standard, sans nous épargner la sempiternelle course poursuite dramatique, et le rebondissement de dernière page téléguidé depuis les premières pages.

Vérification faite, ce "Lazy bird" fut publié en 2010, bien avant "Bondrée" : j'en déduis que l'auteur s'améliore et approfondit son originalité : sa future production méritera donc d'être suivie...
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Sallyrose
  05 septembre 2019

Richard est animateur radio de nuit dans une petite ville du Vermont.
A l'instar de Clint Eastwood dans Play Misty for me, il va recevoir d'inquiétants appels téléphoniques d'une femme mystérieuse. Il va mener sa propre enquête alors qu'une jeune fille se prend d'amitié pour lui, lui conférant un rôle de père qu'il n'a jamais eu.
Dans la tradition des romans noirs, Lazy Bird nous promène dans une petite ville pleine de mystères où les habitants ont pour beaucoup quelques boulets au pied.
La bande son est juste magnifique, de beaux morceaux de jazz qui participent à l'atmosphère intemporelle.
Les personnages sont bien travaillés et le ton n'est pas dénué d'humour.
Encore un excellent roman de Andrée A. Michaud
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ImagoProduction
  29 mars 2020
Dès le début de ce roman, on plonge dans la meilleure eau du roman noir américain, même si le récit se passe à Solitary Mountain au Canada et l'auteure Andrée A. Michaud est québécoise.
Un homme, Bob Richard, arrive dans une petite ville. On sent qu'il a un lourd passé, que ses épaules sont tombantes. L'homme espère un nouveau départ. Bob est albinos, animer une émission de nuit sur la radio WZCZ lui permettra d'échapper aux regards curieux, souvent inamicaux. Des nuits bleues à programmer majoritairement du jazz comme « Georgia of My Mind » de Ray Charles, morceau qui va jouer un rôle important dans l'intrigue.

« Je laissais la musique me parler de l'occident, qu'il fût noir ou blanc, et je m'évadais hors du studio, je survolais la chaine des Blue Ridge et les champs de coton de la Géorgie où la foi des esclaves fourbus ensemençait les ciels d'orage, je suivais Liza Minelli jusqu'au New York des années 40 ou montait à bord du « A Train » de Duke Ellington afin qu'il me conduise jusqu'à St Louis, Missouri où résonnait encore la voix alcoolisée de Bessie Smith interprétant St Louis Blues. »
Bob rêve, mais sa vie va vite tourner au cauchemar quand une voix langoureuse lui demande « Play misty for me ». Inquiétant pour qui connait l'histoire du film éponyme de Clint Eastwood. le lecteur naviguera alors entre fiction, musique et réalité dans une brume étrange et maléfique où s'enfonce Bob petit à petit. Un premier cadavre pour rendre encore plus étouffante la nasse dans laquelle va se débattre l'animateur. À qui appartient cette voix au téléphone qui avait déjà inquiété son prédécesseur, mystérieusement disparu ? Les candidates sont nombreuses, malheureusement, à chaque fois que Bob croit avancer, c'est sur un cadavre qu'il trébuche.

Un roman envoutant, tout à la fois très noir, onirique, parfois cocasse : le meilleur ami de Bob s'appelle Charlie Parker et sa logeuse Rita Hayworth. Lazy Bird, titre de ce roman, est un morceau de John Coltrane extrait de l'album Blue Train en 1957. C'est aussi le surnom que Bob Richard, donne à une jeune paumée, un petit oiseau tombé de nuit, qu'il rencontre par hasard. Mais y a-t-il de la place au hasard dans ce roman, tant les destins semblent inéluctablement tracés ? Les morceaux de musique, les films, eux non plus, ne
sont pas là par hasard : ils sont remarquablement choisis pour instiller, répandre cette atmosphère envoutante et inquiétante. Jusqu'à la note finale. Une bien belle partition.
Lien : https://www.lejazzophone.com..
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   22 janvier 2013
La mort est toujours plus intolérable quand elle a les yeux ouverts. Ça doit être pour ça qu’on ferme les yeux des morts,parce qu’une dernière image y survit, que les vivants n’ont pas envie de regarder en pleine face, pour la simple raison que ce que voit la mort, on ne veut l’apercevoir soi-même qu’une fois.
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rkhettaouirkhettaoui   22 janvier 2013
Les femelles ne se laissent pas séduire par les animaux tarés et mon albinisme faisait de moi un animal taré, c’est-à-dire une proie, pas un
chasseur, pas un mâle reproducteur.
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rkhettaouirkhettaoui   22 janvier 2013
Les hommes d’aujourd’hui n’avaient aucune idée de ce qu’étaient la galanterie, la délicatesse, la politesse. Et ils ne savaient plus regarder les femmes. Tout ce qu’ils voyaient, c’était des morceaux de chair dont ils évaluaient la comestibilité :« Rien qu’un tas de brutes ignares ! »
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rkhettaouirkhettaoui   22 janvier 2013
Il y a des femmes qui deviennent laides dès qu’elles ont le bout du nez rouge, mais Fisher aurait pu se balafrer le visage qu’elle serait demeurée d’une beauté quasi tragique. Elle avait cette allure digne des héroïnes de drame et il
ne lui manquait qu’une voilette noire pour être entourée d’une aura de femme fatale et inaccessible.
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rkhettaouirkhettaoui   22 janvier 2013
C’est fou ce que le noir peut être riche quand on sait le décoder,comme ces marcheurs capables de distinguer l’arbre de l’animal au creux des ténèbres, le voyou sans scrupules de l’homme qui rentre paisiblement chez lui après avoir réinventé le monde en compagnie d’une bouteille de Jack Daniel’s et de quelques copains de bar
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Videos de Andrée A. Michaud (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Andrée A. Michaud
Rentrée Frissons pour ce premier Cercle polar de l'année 2020. Tempêtes, le nouveau roman de la Québécoise Andrée A. Michaud explore la montée de la peur et de la folie chez deux personnages prisonniers de la fureur de la montagne. le Français Patrice Gain plonge une famille dans la violence d'une rivière qu'ils tentent de descendre en raft. Quant à l'Américain T.E. Grau, c'est dans le chaos de l'esprit d'un soldat retour du Vietnam qu'il enferme le lecteur, façon Apocalypse now. Bonne année à tous !
"Tempêtes" d'Andrée A. Michaud, éd. Rivages/Noir "Le sourire du scorpion" de Patrice Gain, éd. le mot t le reste "Je suis le fleuve" de T.E. Grau, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Nicolas Richard, éd. Sonatine
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