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EAN : 9782081437203
163 pages
Éditeur : Climats (19/09/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :


Au rythme où progresse le brave new world libéral ? synthèse programmée de Brazil, de Mad Max et de l'esprit calculateur des Thénardier ?, si aucun mouvement populaire autonome, capable d'agir collectivement à l'échelle mondiale, ne se dessine rapidement à l'horizon, (j'entends ici par «autonome» un mouvement qui ne serait plus soumis à l'hégémonie idéologique et électorale de ces mouvements «progressistes» qui ne défendent plus que les seuls intérêt... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Patmarob
  02 octobre 2018

le dernier livre de Jean Claude Michéa , " le Loup dans la bergerie socialiste" reprend une conférence prononcée en 2015. L'auteur la complète par des commentaires qui éclairent le texte initial. Jean Claude Michéa est issu d'une famille communiste et se relie à une tradition libertaire et marxiste. Dans ce livre, fort de 166 pages, il poursuit son analyse du libéralisme en étudiant l' implication des Droits de l'Homme dans les positionnements des partis politiques depuis les années 1970 ( et particulièrement le rôle dévastateur pour les partis de gauche). La chute des systèmes communistes dans les pays de l'est européen a convaincu les intellectuels occidentaux que le combat pour les Droits de l'Homme était fondamental : le loup ( néolibéral) est alors entré dans la bergerie ( les partis sociaux- démocrates des pays occidentaux) . La recherche des libertés individuelles a effacé la volonté de vivre ensemble : l'individu prime la société. L'Etat doit reconnaître et garantir des libertés à chaque citoyen, à chaque groupe constitué (autour de liens propres : religion, communautaires…). Il établit un Droit qui régit les libertés de chacun, et en détermine les limites pour les groupes voisins. L'atomisation de la société ne permet plus le vivre ensemble. Seul le marché, neutre ( en théorie), rassemble les individus . Les valeurs morales, religieuses … sont ramenées au stade de la vie privée. La dénonciation de toutes les discriminations élargit le champ des droits et revendique la garantie par les états. Ainsi l'état gère l'administration des choses et assure le bon fonctionnement du marché. le libéralisme s'impose … et assure la pérennité d'un capitalisme dont l'accumulation ( de biens et de capitaux) reste l'objectif.
Jean Claude Michéa dénonce cette fuite en avant au profit d'une classe moyenne des grandes villes du monde ( 15% de la population mondiale). Une idéologique unique est imposée par le contrôle des médias et des partis politiques ( de droite comme de gauche). La coupure avec les milieux populaires ( majoritaires) induit des dénis de démocratie, quand les peuples ne votent plus comme l'entendent les élites, il est nécessaire de contourner le résultat des votes. L'auteur n'est guère optimiste, si une prise de conscience ne se réalise pas dans la naissance de fédérations de citoyens qui reprennent leur sort en mains, l'humanité peut disparaître…
Pour étayer son propos, Jean Claude Michéa reprend les écrits de Karl Marx et s'appuie sur des études récentes. . le texte est dense, il nécessite attention et approfondissement. Reste au lecteur à se forger un avis sur le tableau présenté et sur les arguments avancés… Il en va de la liberté de chacun….
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ErnestLONDON
  26 octobre 2018
Karl Marx présentait « le Marché libéral » comme « un véritable éden des droits naturels de l'homme », assertion partagée au XIXe siècle par la plupart des courants socialistes et anarchistes mais parfaitement inaudible aujourd'hui. Pourtant, Jean-Claude Michéa se propose d'expliquer comment le recentrage de la gauche moderne sur la seule rhétorique des « droits de l'homme » l'a convertie aux dogmes du libéralisme, notamment à la « mystique de la croissance et de la compétitivité ».
(...)
Dans ce texte d'une conférence prononcée en 2015 au congrès du Syndicat des avocats de France, Jean-Claude Michéa propose une analyse historique fort intéressante, cependant ses conclusions restent un peu évasives. Au risque de passer pour « passéiste », il préconise, sans beaucoup s'étendre, de proposer « une autre manière philosophique de fonder ces libertés indispensables » afin de « désamorcer le principe d'illimitation qui ronge de l'intérieur l'idéologie libérale des droits de l'homme », et souligne tout l'intérêt philosophique de la critique socialiste du XIXe siècle, notamment dans ses variantes libertaires et anarchistes, qui projetait précisément de refonder l'idéal de liberté et d'égalité. Il dénonce l'hypocrisie d'un droit privé, prétendument symétrique, dépourvue de questionnement philosophique, qui justifie « l'enrichissement sans fin d'une minorité et la précarisation croissante de l'existence du grand nombre ». L'idéologie officiellement « égalitariste » se développe paradoxalement au même rythme que celui des inégalités sociales réelles. Fort de son constat, il se contente de désigner la direction opposée, limité sans doute par le format de son intervention et soucieux de répondre aux préoccupations immédiates de son public.
Article complet sur le blog.
Lien : https://bibliothequefahrenhe..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ErnestLONDONErnestLONDON   26 octobre 2018
C’est pourquoi, tôt ou tard, l’économie de marché finit inévitablement par apparaître comme la seule « religion » possible d’une société axiologiquement neutre et comme l’unique moyen de restaurer un semblant de lien social dans une société en voie d’atomisation culturelle. 
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Videos de Jean-Claude Michéa (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Claude Michéa
Jean-Claude Michéa - Entretiens (A Voix nue) 2019 avec Guillaume Erner
Partie 1 : La chance d’avoir des parents communistes Partie 2 : Paris avant les bobos Partie 3 : Qui n’a pas connu Montpellier dans les années 80 Partie 4 : Devenir un auteur par accident Partie 5 : Décroissance dans les Landes
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