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EAN : 9782896475063
596 pages
Éditeur : Éditions Hurtubise (15/04/2011)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Nouvelle saga, nouvel univers. Cette fois, Michel David nous plonge dans le XIXe siècle, plus précisément en 1870, au moment de la création d'un petit village sur les bords de la rivière Nicolet. Nous sommes donc dans une période de colonisation, de défrichage, de construction. Au centre de toute cette activité on retrouve les Beauchemin, menés par Baptiste, le chef de famille. Travailleur acharné, Baptiste est un des premiers arrivants de l'endroit et souhaite, ap... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  07 novembre 2015
Bagatême ! Je suis tombée en amour avec les sagas québécoises ! Après celle de Micheline Bail, "Pain noir, pain blanc", que j'avais adorée et "avalée" en un temps record, voici "Au bord de la rivière" de Michel David, qui nous embarque dans la famille de Baptiste, Marie et leurs enfants. Nous sommes vers la fin du XIXe siècle, en 1870 plus précisément. On ne parle pas encore de villages mais de rangs. Ces derniers, qui étaient, en fait, une division des terres, se situaient auprès des cours d'eau. Baptiste rêve de créer une paroisse dans le sien, ce qui lui éviterait de faire des kilomètres pour assister à l'office. Tout ce tome va y être consacré. On va voir les différentes "guerres" intrinsèques des habitants voulant tirer la couverture à eux. Mais, bien plus que cela, on va prendre conscience de la vie à cette époque où les gens savaient se contenter de peu.
Les personnages de Michel David sont attachants. Il a su leur donner une profondeur suffisante et nous livrer leurs émotions, leurs ressentis, afin que l'on puisse les suivre dans leurs différentes pérégrinations. On a l'impression de vivre à cette époque, de faire partie du rang, de la famille de Baptiste.
Allez, j'ai le tome 2 sur le feu. Je vous laisse ! Correct ?

Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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book-en-stock
  10 octobre 2018
Superbe saga historique et familiale au Canada au XIXe siècle !
Dans ce premier tome, on fait la connaissance de la famille Beauchemin dont Baptiste est le père. le récit court de mars 1870 au 2 janvier 1871. On les suit dans les travaux de la ferme au fil des saisons. C'est aussi l'époque où toute la communauté a signé une pétition afin d'obtenir la construction d'une chapelle car l'église paroissiale est bien trop éloignée de cette concession en plein essor.
Les rivalités vont bon train entre les Canadiens et les Irlandais, mais ils savent également cohabiter et joindre leurs efforts en cas de problème : par exemple lorsque le seul pont de la rivière est emporté par les glaces.
Au bord de la rivière les brus habitent et travaillent auprès de leurs belles-mères, les jeunes hommes demandent la permission de veiller avec la demoiselle de leur coeur sous la surveillance des parents, le curé sonde les esprits et sermonne lors de la grand messe, on peut tuer un ours à deux pas de son logis ou encore être surpris par des loups en sortant des toilettes la nuit…
J'ai adoré lire ce roman fort bien écrit, où les personnages deviennent très attachants ne serait-ce que par la saveur des dialogues qui confèrent un ton tout particulier !
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BuboTotem
  04 avril 2021

Avant chacun de mes voyages à l'étranger, j'aime emmener un livre qui parle un peu du pays visité. Pour le Québèc, je ne savais quoi prendre et Internet m'a mis celui là devant les yeux. le site comparait l'écrivain Michel David à Marcel Pagnol. J'ai alors sauté sur ce livre sans savoir sur quoi je tombais.
On tombe d'abord sur la famille Beauchemin un matin d'hiver. Famille de cultivateurs en 1870 composée de 5 enfants et de leurs parents, leur ferme se situe près de la rivière Nicolet au Québec. La vie y est rude dans cette petite communauté où trois rangs (domaine de terres agricoles scindé et vendu après l'abolition des seigneuries) se confrontent en même temps que les cultures anglophones et francophones. Notre père de famille Beauchemin, Batiste, orgueilleux par nature, souhaite la construction d'une chapelle dans son rang alors que le chef de file des irlandais la souhaite sur la sien. Voilà pour le début de l'aventure. C'est bref et simple.
Rien d'épique, aucune quête, pas d'ennemi narquois ou méchant, rien que le quotidien et l'ambiance d'un village ordinaire qui essaye de se développer. C'est bien à ce quotidien dans un temps ancien (seulement 1 siècle) que je me suis attaché. Les personnages sont attachants par leur naturel.On comprend mieux pourquoi les villages et l'esprit de communauté devait être solide pour vivre en ce temps là. On comprend ceci rien qu'en regardant l'organisation des tâches à faire pour que leur ferme se développe, chacun de leur déplacements vers le village est compliqué, les distractions y sont rares et le travail et la religion prime sur toutes les habitudes de chacun. Et on comprend assez vite : l'église est le socle du village.
On réalise tout cela en suivant les pérégrinations de chacun. Les enfants de la famille Beauchemin ont des natures différents et chacun se côtoie et s'entre-aide mais je pense que l'écrivain à voulu que chacun se démarque des autres par ses propres projets : la création de sa propre terre, la famille, l'éducation, la recherche de l'être bien aimé...
Le personnage marquant de ce roman est bien sur Batiste Beauchemin. Orgueilleux, je me le comparait à un Louis de Funès rural, à toujours ramener tous à soi. Ce profil de personnage est intéressant car il est nuancé par sa tendresse envers sa famille et ses enfants. le personnage est peut-être parfois un sombre con, lorsque les pages du derniers chapitres tombent, on est émut. C'est parfois un sombre con mais il fait tout pour léguer sa famille un héritage solide .
La découverte d'une époque rude et dure, la compréhension social et religieux d'un village à la fin du 19ème siecle et ses personnages attachants en fond un très bon roman pour ceux qui aimerait découvrir cette époque. Loin d'aimer le genre " petite maison dans la prairie ", je me suis plutôt retrouvé face un "retour de Martin Guerre" ou bien à un "château de mon père" québécois.
Ps: pour ceux qui aimerait apprendre quelques expressions, les dialogues sont en patois québécois... Je vous laisserais apprécier.
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melo29
  26 octobre 2016
Après avoir lu "Un bonheur si fragile" et "La poussière du temps", voilà une nouvelle saga familiale de Michel David.
On retrouve donc avec bonheur ce cher Québec rural découvert avec les autres séries. "Au bord de la rivière" se déroule un peu plus tôt cependant, puisque dans le premier tome, nous sommes en 1870. Là, au bord de la rivière Nicolet, vit la famille Beauchemin avec qui nous allons vivre toute une année. Il y a d'abord les parents, Baptiste et Marie, qui gèrent parfaitement leurs terres. Avec eux vivent Camille, leur aînée célibataire, leur fils Donat et sa femme, qui se réjouissent secrètement de reprendre la ferme familiale, Xavier, qui lui se réjouit d'avoir sa propre terre, et Bernadette, qui enseigne à l'école. Deux enfants ont déjà quitté le nid puisque Emma est mariée et s'est installée à quelques centaines de mètres, et qu'Hubert est parti chez les frères.
Baptiste été le premier à s'installer au bord de la rivière et il aime jouer le rôle de l'homme important de la région. Et si de son côté de la rivière, on le reconnait comme tel, ce n'est pas le cas de l'autre côté, où là se trouve Samuel Ellis, son rival. Pour tout, les deux hommes s'affrontent. Même lorsque tous désirent devenir un village indépendant et avoir ainsi leurs propres chapelle et curé, Baptiste et Samuel se battent pour que la chapelle soit construite de leur côté de la rivière...
Autour de ces deux personnages, gravitent tout un éventail d'autres personnes, attachantes, dérangeantes, épuisantes et touchantes. Que ce soit des voisins dans le besoin ou d'autres un peu envahissants, on apprend à les connaître tous petit à petit, à tel point qu'on a l'impression de vivre parmi eux. Tous sont bien construits, ont une réelle profondeur, chacun avec ses différences, ses traits de caractère.
On est véritablement plongé dans le quotidien de ces habitants et on vit avec eux leurs joies et leurs peines, leurs problèmes quotidiens. Tout ça dans le contexte rural québécois de la fin du 19e siècle, avec sa mentalité, ses traditions et ses merveilleuses expressions !
Un délice.

Lien : http://melolit.blogspot.ch/2..
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Annabelle31
  31 octobre 2015
En 1870, après l'installation des habitants sur les berges de la rivière Nicolet, Canadiens francophones et Irlandais cohabitent, non sans peine.
Baptiste Beauchemin le premier cultivateur à avoir défriché un lot il y a plus de trente ans, prend très au sérieux la pétition faite auprès de l'évèque pour la construction d'une chapelle au coeur du village, mais là encore, entre les deux communautés il y a des rivalités quant au lieu choisi et chacun fait des concessions pour faire avancer le projet.
Ce premier tome de la saga "Au bord de la rivière" plante le décor de tous les villageois des berges de la rivière Nicolet, et dès les premières pages je me suis attachée à Baptiste et Marie Beauchemin et leurs enfants, j'ai hâte de découvrir le second tome
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   07 novembre 2015
— Là, on a l’air fin ! Comment on va faire pour traverser ? Je veux ben croire que ce pont-là avait même pas cent pieds de long, mais on peut tout de même pas marcher sur l’eau comme Notre-Seigneur, pour aller à la forge ou au magasin général.
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samarelsamarel   12 mai 2012
Très beau texte sur l'installation de premier canadien. Cela se lit d'une traite sans à coups, les mots glissent, on a vraiment l'impression de vivre au jour le jour la vie de ses familles qui se sont installées au bord de la rivière et qui veulent devenir une paroisse à part entière.
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Annabelle31Annabelle31   31 octobre 2015
Camille approche de la trentaine.
Le voisin pourrait pas trouver une meilleure femme.
— Un maudit Irlandais dans la famille! J’aurai tout entendu, conclut-il en se réallongeant et en lui tournant le dos
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Annabelle31Annabelle31   31 octobre 2015
Il se revoyait au même âge rêvant de s’installer seul sur son lot, habité par la hâte de défricher le plus rapidement possible et, surtout, d’être son seul maître.
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Annabelle31Annabelle31   31 octobre 2015
On devait admettre que les deux adversaires se respectaient et étaient le plus souvent prêts à s’unir quand il s’agissait du bien commun… quand ils ne pouvaient faire autrement, évidemment.
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