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ISBN : 2824711973
Éditeur : Bibebook (07/06/2013)

Note moyenne : 4.46/5 (sur 12 notes)
Résumé :
extrait : On peut repousser ses idées, blâmer ses actes?; on ne saurait s'empêcher de l'aimer et de respecter, même dans leurs écarts, les convictions ardentes et sincères qui l'animent. Cette violente anarchiste est une séductrice. Les directeurs et les employés des nombreuses prisons traversées par elle sont tous devenus ses amis?; les religieuses elles-mêmes de Saint-Lazare vivaient avec cette athée, avec cette farouche révolutionnaire en parfaite intelligence. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
thisou08
  01 novembre 2017
Je l'avoue, je ne suis pas très calée en Histoire.
Pourtant certains personnages de notre Histoire m'interpellent plus que d'autres.
C'est le cas de Louise Michel.
J'ai fait sa connaissance en 2003 en lisant « Fille de la colère » de Michel Peyramaure.
Puis j'ai vu le film, sorti en 2010 « Louise Michel » avec Sylvie Testud.
Je me suis ensuite lancée dans la lecture de « La Misère » de Louise Michel et Marguerite Tinayre. Je n'ai pu venir à bout, à ma grande honte, de ce pavé indigeste de 1198 pages.
Et, enfin, j'ai décidé de lire « Mémoires de Louise Michel écrits par elle-même ».
Ce ne fut pas une lecture facile pour moi et ce, pour plusieurs raisons :
-- Son style est très particulier. je dirais qu'elle écrit comme on parle, sautant d'un sujet à l'autre et ce n'était, pour moi, pas facile à suivre.
-- le contexte historique, très fouillé, bien sûr, puisqu'elle l'a vécu, ne m'était pas familier. Il a donc fallu que je dresse un tableau chronologique de sa vie avec le nom des endroits par elle fréquentés ainsi que le nom des personnes par elle rencontrées, sinon, pour moi, le livre était impossible à suivre.
-- Même en prenant cette précaution, de nombreuses personnes citées m'étaient inconnues surtout que, pour corser la chose, le nom des personnes encore vivantes n'était qu'une initiale, afin de les préserver.
Bref. Il s'agissait pour moi, en quelque sorte, d'un défi.
J'ai donc pris tout mon temps, lisant un chapitre par jour, ce qui était largement suffisant pour ma comprenette...
Michel Peyramaure a raison en disant que Louise Michel est une femme en colère. L'injustice la révolte. Elle prend toujours le parti des plus faibles, des plus vulnérables, des plus démunis. Elle exècre toute forme de pouvoir. En cela, c'est une anarchiste.
C'est aussi une féministe, une révolutionnaire qui se sert de sa plume comme d'une arme.
C'est une femme forte et déterminée qui a consacré toute sa vie à défendre ses idées.
C'est une poétesse ( d'ailleurs le livre est ponctué de nombreux poèmes ) mais ses poèmes sont le plus souvent militants.
C'est une femme sensible qui sait apprécier la beauté de la nature. Elle fait des descriptions magnifiques des paysages de Nouvelle-Calédonie.
C'est aussi une fille, tout simplement, qui éprouvait un immense amour pour sa mère et souffrait de la faire souffrir.
Qu'ai-je retiré de cette lecture ?
Une admiration sans borne pour Louise Michel et ses compagnons, tous prêts à sacrifier leur vie pour un idéal, cet idéal étant de rendre le monde meilleur et plus juste.
Merveilleuse utopie !
Les 5 étoiles attribuée ne le sont pas pour son oeuvre littéraire, mais pour sa vie, sa passion et son abnégation.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
thisou08thisou08   17 octobre 2017
CHANSON DU CHANVRE

Le printemps rit dans les branches vertes,
Au fond des bois gazouillent les nids ;
Tout vit, chantant les ailes ouvertes,
Tous les oiseaux couvent leurs petits.
Le peuple, lui, n'a ni sou ni mailles,
Pas un abri, pas un sou vaillant ;
La faim, le froid rongent ses entrailles.
Sème ton chanvre, paysan ! Sème ton chanvre, paysan !
Il ferait bon, si Jacques Misère
Pouvait aimer, de s'en aller deux !
Mais loin de nous amour et lumière !
Ils ne sont pas pour les malheureux !
Ne laissons pas de veuve aux supplices,
Ne laissons pas de fils aux tyrans,
Nous ne voulons pas être complices.
Semez le chanvre, paysans ! Semez le chanvre, paysans !
Forge, bâtis chaînes, forteresses.
Donne bien tout, comme les troupeaux,
Sueur et sang, travail et détresses.
L'usine monte au rang des châteaux.
Jacques, vois-tu, la nuit sous les porches,
Comme en un songe au vol flamboyant,
Rouges, errer, les lueurs des torches.
Sème ton chanvre, paysan ! Sème ton chanvre, paysan !
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thisou08thisou08   30 octobre 2017
Ils se trompaient en parlant de mon " enthousiasme " pour cette institution. Ce n'est pas un pareil sentiment que peuvent inspirer les workhouses. Je constatai seulement avec plaisir que l'Angleterre, elle, considère comme un devoir de s'occuper de ceux qui n'ont ni pain ni abri.
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thisou08thisou08   09 octobre 2017
Mais c'était M. J. Miot qu'on emmenait en prison. Quelques-uns de ceux qui suivaient les masques du carnaval les avaient quittés pour voir emmener le vieux républicain par les valets de l'Empire ; cette foule joyeuse au jour de deuil n'est pas le peuple, c'est la même qu'on voit aux exécutions capitales et qu'on ne trouve jamais quand il faut soulever les pavés.
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coco4649coco4649   07 mai 2015
AU BORD DES FLOTS


Voix étranges de la nature,
Souffles des brises dans les bois,
Souffle du vent dans la mâture
Force aveugle! puissante voix!
Tempêtes, effluves d’orages,
Que dites-vous, gouffres des âges,
Souffles des brises dans les bois?

Le cyclone hurle, la mer gronde,
Le ciel a crevé; toute l’onde
Se verse dans le noir tombeau.
La mer échancre le rivage,
Soufflez, soufflez, ô vents d’orage,
La nuit emplit la terre et l’eau.

La terre frémit, le sol fume,
Au milieu de la grande nuit.
La mer, de ses griffes d’écume,
Monte aux rochers avec grand bruit.
Un jour, pour ses œuvres suprêmes,
L’homme prendra tes forces mêmes,
Nature, dans la grande nuit.

Toute ta puissance, ô nature,
Et tes fureurs et ton amour,
Ta force vive et ton murmure,
On te les prendra quelque jour.
Comme un outil pour son ouvrage,
On portera de plage en plage
Et tes fureurs et ton amour.

p.37-38
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6L206L20   18 novembre 2017
Au fond de ma révolte contre les forts, je trouve du plus loin qu’il me souvienne l’horreur des tortures infligées aux bêtes.
Depuis la grenouille que les paysans coupent en deux, laissant se traîner au soleil la moitié supérieure, les yeux horriblement sortis, les bras tremblants, cherchant à s’enfouir sous la terre, jusqu’à l’oie dont on cloue les pattes, jusqu’au cheval qu’on fait épuiser par les sangsues ou fouiller par les cornes des taureaux, la bête subit, lamentable, le supplice infligé par l’homme.
Et plus l’homme est féroce envers la bête, plus il est rampant devant les hommes qui le dominent.
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