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EAN : 9782266172363
384 pages
Éditeur : Pocket (19/12/2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.07/5 (sur 488 notes)
Résumé :
Saint-Libéral, petit village de Corrèze, début du XXe siècle. Dans la neige crissent trois paires de sabots. Les enfants relèvent les collets. Sept grives ! C'est un beau butin. Qu'à l'approche des loups il faudra leur abandonner... Ce qu'il faut laisser derrière soi, déjà, pour survivre ! Plus tard, faute de grives, ils sacrifieront les coutumes d'antan, un savoir-faire dépassé, un père, une mère, une terre. Nous sommes en 1914, et les loups ont passé les Vosges...... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
  14 septembre 2017
Sept p'tites grives, sept p'tites grives....
Grivoiserie, grivoiseries...
Riz qui colle ....
Col de chemise...
Mise en garde....
Garde à vous....
Vous en prie ...
Prison ferme ...
Ferme ta gueule ...
Gueule de Loup .
Voilà voilà, des grives aux Loups. :-)

Début septembre, je chemine parmi les palombières du Pays Basque, même si je ne suis pas chasseur, n'empêche, ça fleure bon le terroir....palombière ça me renvoie engoulevents....donc Michelet ! Oui, y a presque quarante ans j'ai lu ce livre l'appel des engoulevents, je suis entrain de me dire qu'il serait p'tete temps de le reprendre. ..
J'arrive au refuge de Lescar, près de Pau, je prends la douche (ça c'est obligé, c'est le premier plaisir après 25 kms de marche), je jette un oeil sur la bibliothèque du gîte (2 em reflex instinctif) ... ... ...
(y a trois rangées donc trois fois trois points de suspension...)
Oh my God Michelet ! ça s'excite entre mes synapses : Grives aux Loups ! (tamponné à la Coquille St Jacques de Compostelle)
Obligé de l'emporter et Obligé de le laisser après lecture, plus loin sur le chemin...
Au fait, de quoi notre destinée se compose-t'elle !?
Dire que j'avais emmené 1Q84 Livre 3 ( 600 pages qui pèsent dans le sac ! ) , mais je n'ai pas pu me résigner à l'abandonner sur mon chemin, trop d'annotations, trop de semblant de réponses à cette question de destinée....Miladiou, revenons aux sources, Michelet et son fleure bon le Terroir...
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lecassin
  08 juin 2013
Comme le dit si justement Moravia dans son commentaire à ma modeste chronique au sujet « J'ai choisi la terre » de Claude Michelet : « un grand succès pour sa sortie ! et d'autres bons livres suivront. »…
Et parmi les autres bons livres évoqués ici, je voudrais signaler la « la saga des Vialhe » :
« Des grives aux loups », « Les palombes ne passeront plus », « L'appel des engoulevents », « La terre des Vialhe ». Une saga familiale qui retrace la vie rurale en Corrèze d'en gros 1900 à 1990.
Premier tome : « Des grives aux loups ».
Nous sommes entre 1899 et 1920, à Saint-Libéral sur Diamond , un village de basse Corrèze, non loin de la Dordogne. Dans cette zone d ‘élevage et de polyculture, Jean-Edouard Vialhe exploite un domaine d'une dizaine d'hectares et règne en maître sur sa famille : sa femme Marguerite et ses enfants, Pierre-Edouard, Louise et Berthe.
La vie rurale n'a pas beaucoup changé pendant le XIX ème siècle. Mais nous voilà à l'aube du XX ème siècle qui connaîtra l'émergence d'idées et de techniques nouvelles ; mais avant tout, la guerre de 14/18…Pierre-Edouard partira pour la guerre…Les filles parviendront-elles à construire leur vie sous la poigne du patriarche ?
Une histoire simple comme il y en eut tant dans nos villages confrontés à l'accélération de l'Histoire. Des personnages touchants et un style fait de mots simples comme la vie à la campagne, rythmée par les semailles et les moissons, le rythme des animaux…
Une saga que je ne manque jamais de rapprocher de « Au bonheur de Dieu » de Jean d'Ormesson, même s'il s'agit d'un autre milieu ; il s'agit de la même époque.
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RChris
  17 avril 2017
Entre les rivières Dordogne, Vézère et Corrèze, ce roman rural qui sera suivi de deux autres naît avec le 20ème siècle.
Cette histoire de notre patrimoine terrien est scandée par les traditions dont le curé, l'instituteur et le docteur sont les piliers.
Histoire des avancées du progrès où les gens s'ébaudissent en voyant leur première automobile comme les spectateurs du film du train entrant en gare de la Ciotat s'effrayèrent.
Le patriarcat sera cependant fragilisé par la première guerre mondiale; en effet, les femmes vont être capables de gérer les fermes et les jeunes découvriront qu'une autre vie existe hors des limites de la commune.
La progression linéaire du roman en facilite la lecture et nous attache aux personnages émouvants par la pudeur des sentiments et les non-dits des laborieux de la terre.
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Oliphant
  16 juillet 2013
Dans le premier livre de cette saga, Des grives aux loups retrace la vie des Vialhe : Jean-Edouard, Marguerite et leurs trois enfants : Pierre-Edouard, Louise et Berthe des années 1890 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Dans leur village de Corrèze, où les Vialhe possèdent le plus de terre, ils voient les changements s'opérer dans le monde de l'agriculture et changer radicalement leur façon de travailler. Pour eux, la vie s'apparente à un lent combat entre agriculteurs, à celui qui aura le plus de cultures, le meilleur bétail… Jean-Edouard va tout faire pour que ses enfants respectent l'honneur de la grande famille Vialhe et restent sous ses ordres, à lui, le chef de famille.
Leur terre va être source de conflits, va les amener à entacher leur réputation auprès des habitants, vivre la première guerre mondiale de façon désunie et disloquée, où le village va vivre les profonds changements dans les moeurs, leurs habitudes avec le départ de tous leurs jeunes, les annonces des morts au front…
J'ai beaucoup aimé ce premier tome, Claude Michelet a su écrire cette histoire avec brio. Il est très intéressant de retrouver les moeurs des habitants de campagne à la fin du XIX et au début du XX, l'industrialisation de l'agriculture, l'amour et le respect pour la terre… Même si j'ai trouvé qu'il y avait quelques rapidités à la fin de ce livre, j'en ai apprécié tous les aspects : la vie au village, celles des deux soeurs qui prennent leurs indépendances, la fierté de Jean-Edouard, le point de vue de Pierre-Edouard : son service militaire, son passage au front, son entêtement face à l'autorité de son père,… Et j'ai très envie de découvrir la suite avec Les palombes ne passeront plus.
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PiertyM
  06 février 2017
Des grives aux loups nous parle de la plus grande mutation que le monde n'ait jamais connu, il s'apprête à fêter l'arrivée du XXé Siècle, cette arrivée verra non seulement les villes se transformer, mais aussi les campagnes où la paisible vie des hommes de la terre va connaitre des changements qui vont altérer leurs habitudes, leurs coutumes...
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
ninosairosseninosairosse   14 septembre 2017
Léonie Vialhe s'éteignit paisiblement à l'âge de soixante-dix-neuf ans, le mardi 28 avril 1914. Étant donné l'état végétatif dans lequel elle s'était engourdie depuis des années, les soins constants qu'elle réclamait, sa mort fut accueillie comme une libération par Marguerite et par Berthe. En revanche, et pour soulagé qu'il fût, lui aussi, Jean-Edouard fut marqué par la disparition de l'ultime lien qui le rattachait encore à sa jeunesse. Dorénavant, qu'il le veuille ou non, il était le plus âgé de la famille, il devenait l'ancêtre, celui qui, en bonne logique, serait le prochain à partir...
Vivante, sa mère avait été pour lui comme un gage de sécurité, une assurance, irrationnelle bien sûr, mais quand même solide ; un rempart contre sa propre vieillesse. Ses cinquante-quatre ans lui semblaient légers tant qu'il pouvait les comparer aux soixante-dix-neuf ans de sa mère. Elle partie, il les trouva soudain plus lourds. Et le fait de savoir que vingt-cinq ans le séparaient de sa mère n'était pas un réconfort. C'était si vite passé, un quart de siècle, si vite rempli !
P246
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ninosairosseninosairosse   15 septembre 2017
Mais si tout sembla retrouver un cours normal, si l'on s'efforça même d'en revenir aux vieilles habitudes d'avant guerre, nul ne fut dupe. Tout le monde savait que les moeurs, les mentalités, le climat général avaient changé dans de telles proportions qu'il était rigoureusement impossible de reprendre la vie telle qu'on l'avait laissée au 1er août 1914...
Avec la guerre, ce n'étaient pas seulement un million trois cent mille hommes qui étaient morts, c'était toute une époque, un siècle même. Cela se décelait à mille détails flagrants, et chaque jour qui passait apportait la preuve qu'une ère nouvelle était en train de naître.
p325
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ninosairosseninosairosse   13 septembre 2017
En février 1917, la température tomba à moins 20°, paralysa les hommes, les chevaux, la guerre même.
Courte trêve qui déboucha sur l'immonde boucherie du Chemin des Dames et du plateau de Craonne. A compter de ces jours, ni Pierre-Edouard ni ses camarades ne se flattèrent d'avoir eu, en début de guerre, un colonel nommé Nivelle.
P301
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ninosairosseninosairosse   13 septembre 2017
Quand toute la famille fut attablée, il servit la soupe comme à l'accoutumée et commença à manger. C'est après avoir fait chabrol, bu la dernière goutte de son bouillon mêlé de vin et essuyé sa moustache d'un revers de bras, que son énorme main s'abattit sur l'épaule de Louise et l'immobilisa, tandis que l'autre, large ouverte, toute luisante et bourrelée de cals, s'écrasa sur sa joue.
p116
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ninosairosseninosairosse   12 septembre 2017
- Comprends-moi, insista l'abbé Feix, ton petit est un brillant sujet, un bon garçon bien honnête, tu n'as pas le droit de gâcher ses dons. Souviens-toi de la parabole des talents, Dieu te demandera un jour ce que tu as fait de ton fils !
p59
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Des romans de la rentrée
Emission consacrée aux romans de l'été qui réunit sur le plateau de Bernard PIVOT plusieurs auteurs. Nella BIELSKY pour "Si belles et fraîches étaient les roses" elle évoque l'intrigue de son roman (Odessa 1918), sa vie en France, depuis qu'elle a quitté l'URSS Claude MICHELET, pour "Les palombes ne passeront plus" (la suite des"grives aux loups), la vie d'une famille dans un petit...
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