AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2744179582
Éditeur : France loisirs (01/01/2005)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Il y a ceux qui naissent sous une bonne étoile, bénis des dieux, heureux au jeu et en amour et il y a... Aristide. Roi de la guigne, prince de la poisse, il a fait de la malchance son sport favori, son hobby à plein temps. Tout ça à cause d'un nom à coucher dehors, car notre Aristide s'appelle... Klobe.
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
kielosa
  10 décembre 2017
Claude Michelet, né en 1938 à Brive-la-Gaillarde en Corrèze, est le fils d'Edmond Michelet, ministre de la Fonction Publique et des Affaires Culturelles et à ce titre le successeur d'André Malraux. Cet ancien agriculteur publia, déjà à l'âge de 27 ans, son premier roman "La terre qui demeure", mais est surtout connu pour son très beau "Des grives aux loups" de 1979. Dans "Les copains d'Aristide" nous sommes loin des malheurs des fermiers des Vialhe, où plus précisément de Saint-Libéral sur Diamond, près de la Dordogne.
Il s'agit d'un divertissement, dans lequel le protagoniste principal au nom magnifique d'Aristide Klobe, nous est dépeint comme " roi de la guigne et prince de la poisse". En guise d'introduction à cet éternel déveinard, l'auteur cite une superbe phrase d'Eugène Labiche : "Les chanceux sont ceux qui arrivent à tout... Les malchanceux sont ceux à qui tout arrive."
Et ils en arrivent des vertes et des pas mûres à notre pauvre Aristide. Allant de calamités en catastrophes. Lui qui était affublé non seulement d'un nom pas possible, mais est en plus chargé d'une "scoumoune héréditaire". Aristide doit son nom au malentendu entre un ancêtre illettré, qui s'exprimait en patois normand, et un jeune secrétaire de mairie, qui eût pour effet de transformer Claude en Klobe ! Par ailleurs, "Klo" en Allemand, signifie "les wc" en Français. Notre héros, qui pesait 10 livres à sa naissance, en 1953 et qui a eu toutes les maladies infantiles connues (y compris celles qu'on croyait éradiquées), affronte ses premiers malheurs déjà à la petite école en la personne de son institutrice, la vieille Mlle Dumond (qui avait au moins 25 ans) et qui ose rigoler lorsqu'un môme le surnomme Crotte. du coup, elle figure en tête de liste des personnes que le gosse entend zigouiller par vengeance. D'autant plus qu'elle décide de l'appeler Aristide tout court, ce qui lui vaut un autre nom de famille charmant : Toucourt !
Et l'infortune poursuit notre bonhomme : il rêvait d'entamer des études de lettres, mais est appelé pour son service militaire, le sursis ayant été supprimé. À l'armée, il devient très vite la bête noire de ses chefs, ce qui se traduit par des corvées déplaisantes et des jours de taule, aussi bien que son service dure 2 mois de plus que normal. Après cette expérience fâcheuse, son goût pour les études est passé, mais pas celui de la littérature. Pendant son temps libre, il lit les grands classiques et se met à remplir des feuilles (son journal et des thrillers).
Après avoir "tâté d'emplois aussi divers que peu exaltants" et mal payés, il rencontre un jour un ancien de l'armée, Jean Leloup, propriétaire des Éditions de la Carène ("plutôt les Éditions de l'Arnaque et de l'Escroquerie réunies"), qui refuse ses thrillers, mais lui offre un emploi de "rewriter", en fait une "façon distinguée d'appeler un nègre". Et comme nègre, il bosse entre autres pour la voyante à succès du moment, la fantastique et frapadingue Bérénice Bérénices (de son vrai nom Josette Duplat), nymphomane à ses heures.
Ses difficultés avec le duo Leloup-Bérénice l'amènent à consulter une avocate, pour laquelle il éprouve un sentiment de solidarité à cause de son nom : Me A. Krazarutika, à qui, bien qu'elle soit probablement la seule avocate de l'univers qui bégaie, il confie son dossier criminel.
Je ne peux, bien entendu, pas révéler comment il en est arrivé là et si la Krazarutika lui évitera une peine de cachot. Mais en lisant les 169 pages de l'édition pocket, vous serez fixé en une heure, une heure et demie.
En plus, Claude Michelet vous réserve plein de surprises pas exactement tristes, plutôt carrément le contraire. Ses nombreuses trouvailles désopilantes m'ont fait penser à "Un cheval entre dans un bar" de David Grossman. Bref, un petit livre sans prétention, mais qui vous offrira une évasion charmante, surtout maintenant au cours de cette longue nuit d'hiver. Et pour couronner le tout, c'est terriblement bien écrit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          320
BernieCalling
  24 juillet 2014
C'est un livre qui se lit très facilement.
Aristide nous raconte ses malheurs en se traitant d'homme le plus malchanceux de la Terre. C'est certain qu'il a quelques déboires. Mais là où je ne suis pas d'accord avec lui, c'est que beaucoup pourraient être évité s'il ne se mettait pas en colère parce qu'on prononce mal son nom Et qu'il ne cherchait pas à se venger.
Vengeance qui se retourne souvent contre lui, d'où ce qu'il appelle Malchance.
J'ai passé un bon moment de lecture, même s'il n'y a pas grand chose dedans qui me donne envie de le relire
Commenter  J’apprécie          00
ilea
  18 octobre 2007
Lu ou plutôt dévoré en une journée, c'est fin ça se mange sans faim! A la fois drôle touchant et tellement simple comme écriture sans superflus. A relire!
Commenter  J’apprécie          30
Lalivrophile
  15 octobre 2011
Voilà un petit livre sympathique, divertissant, un livre de vacances. On suit avec intérêt l'histoire de ce pauvre Aristide, on s'identifie à lui, on se demande comment on aurait agi à sa place. Il ne se laisse pas décourager par les coups du sort. J'ai apprécié qu'il ne soit pas passif. Malgré son amertume, il s'en tire assez bien, et garde une certaine combativité. En outre, ses idées de vengeance sont assez amusantes. D'une manière générale, le livre est assez léger et humoristique. Il appelle une fin à son image, et celle de l'auteur m'a satisfaite.
Les personnages ne sont pas vraiment attachants, sauf le héros et son avocate.
Bérénice est une espèce de folle assoiffée de sexe, et charlatan avérée. Sa bêtise fait sourire, mais agace aussi. Si elle n'est pas sympathique, elle est malheureusement crédible. Elle rappelle toutes ces fausses voyantes qui s'en mettent plein les poches en disant aux gens ce qu'ils veulent entendre. (Je ne dis pas que toutes les voyantes sont comme ça, mais que Bérénice rappellent les charlatans profiteurs.)
[...]
Lire la suite sur:
Lien : http://www.lalivrophile.net/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
kielosakielosa   19 décembre 2017
Les chanceux sont ceux qui arrivent à tout...
Les malchanceux sont ceux à qui tout arrive.

Eugène Labiche

(page 7)
Commenter  J’apprécie          260
emi13emi13   18 octobre 2017
Pour prendre plaisir à écrire , il n'est pas nécessaire d'être édité , pas plus qu'il n'est indispensable, pour un peindre du dimanche , grand barbouilleur devant l'Eternel d'avoir ses croûtes exposées et vendues.(P81)
Commenter  J’apprécie          10
Video de Claude Michelet (2) Voir plusAjouter une vidéo

Des romans de la rentrée
Emission consacrée aux romans de l'été qui réunit sur le plateau de Bernard PIVOT plusieurs auteurs. Nella BIELSKY pour "Si belles et fraîches étaient les roses" elle évoque l'intrigue de son roman (Odessa 1918), sa vie en France, depuis qu'elle a quitté l'URSS Claude MICHELET, pour "Les palombes ne passeront plus" (la suite des"grives aux loups), la vie d'une famille dans un petit...
autres livres classés : mamanVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle