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ISBN : 288250425X
Éditeur : Noir sur blanc (25/08/2016)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Albertin n'est pas un bon fils, c'est pourquoi son père, fatigué par le départ de sa femme et par son travail, décide d'aller se mettre au vert à la campagne, et va tenter de remettre son fils sur les rails. Tout cela ne semble pas très bien fonctionner dans ce huis clos où ce fils refuse de travailler au lycée et ce père qui refuse de jouer son rôle de parent.L'arrivée inopinée d'un dénommé Hans, un ami de longue date, va tout bouleverser. Derrière ses bonnes maniè... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
  08 mai 2017
J'ai appris qu'il y avait un chêne, oui un chêne, un chêne centenaire planté au beau milieu de la cour, et je me suis dit ça alors quelle coïncidence !, entre deux classes, je pourrai toujours lui glisser un mot ou deux, j'étais heureux vois-tu.
p36
En fait, non, le chêne les profs avaient exigé de l'administration, au vu d'une baisse constante et inquiétante du niveau général, qu'on abatte l'arbre.
c'est alors que tout, sans chêne....Il jette son dévolu sur le premier arbre qui l'interpelle, ce sera le frêne, son fidèle confident.
La fille à la robe aux boutons d'or," les pommiers et les poiriers" sont en fleurs, avec son complexe d'OEdipe trop développé, Albertin, car son prénom n'est pas toujours Constant, (il a dû abusé de la moquette !!!) est sur la réserve, son père a délégué pour parfaire son éducation, pour en faire un bon fils, un pseudo ami d'enfance, Hansi.
Ami plein de "charme" mais méfions-nous de la face cachée , il n'y a que Albertin qui "tremble" , le corps couvert de bleus, à cause des châtaignes mais dans la vie fiston, il y a toujours un prix à payer, voilà ce que lui serinait du matin au soir, ce cher Hansi.
Si je le sais, c'est que son arbre me l' a avoué tout trHansi, Albertin était trop attiré par tant de frênésie...
Style très singulier, ainsi tous les cours cités proviennent des cours de seconde générale et de première ES de l'auteur. Fallait y penser !
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pyrouette
  18 novembre 2018
Albertin est en voiture avec son père. Ils traversent une partie du pays pour habiter dans la campagne. C'est mieux pour la santé du père. C'est mieux pour qu'Albertin devienne un bon fils. le père se lamente, geint, se plaint, tout le temps. Albertin, ado, déjà conditionné en prisonnier, souffle. Sa mère est partie à cause de ce petit. Elle a essayé pourtant.
Dans ce nouvel environnement, le seul ami d'Albertin est un frêne à qui il se confie. Il ne travaille pas trop au Lycée et son père continue de gémir et de se plaindre.
Et puis Hans, ami de longue date du père, arrive. le père va pouvoir se reposer, Hans prend tout en charge. Il change le prénom de cet ado : Constant, désormais. Hans prépare à manger, aménage la maison, range, nettoie et s'occupe de Constant. Il l'amène au lycée en voiture, le ramène à la maison et fait en sorte qu'il soit un bon fils. Les quelques coups qui pleuvent sur Constant ne sont que des accidents. Hans est un artiste, il peint dans le sous-sol de la maison.
Le père vit dans son fauteuil à côté de la cheminée, dans ce salon-salle à manger traversant, sans regarder vraiment ce qui se passe dans la maison, soulagé de ne plus s'occuper de son fils.
Albertin devenu Constant deviendra t-il un bon fils ?
Une histoire insaisissable racontée avec subtilité.

Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Fleitour
  11 octobre 2016
Le Bon Fils de Denis Michelis, un huis clos diabolique.
"Tu voudrais bien te débarrasser de moi, te débarrasser de ton pauvre père, p15", c'est ainsi que nous découvrons les relations singulières, tendues et totalement conflictuelles entre le père et Albertin son fils, dans cette colocation, en pleine campagne, après le divorce de ses parents.

La mère avait baissé les bras et dans une longue tirade, avait déclaré, épuisée, " Albertin, je te laisse à ton père , j'ai tout essayé, la douceur, la sévérité, l'exaspération, l'attendrissement, apprendre en s'amusant, la méthode Singapour...pour apprendre à être un bon fils,..Tout."
L'ambiance dans cet espace restreint, est volcanique, ce sont des joutes verbales sur des propos sarcastiques, les prières du père sont vite esquivées par un Albertin, qui ajoute, "aucune envie d'aller dans cette nouvelle école"p35.
Les dialogues de cette première partie, défilent comme des sketches huilés, où les acteurs n'ont pas le temps de reprendre leur souffle, ça siffle comme dans une cocotte minute, de cavalcades en bons mots qui blessent, qui laminent, d'où le père sort épuisé, malade et impuissant. "les pères ont tous les droits ! p61"

l'épuisement de l'élève Albertin, venait d'être relevé sur son bulletin, par les professeurs et Mademoiselle Gheorghe avec deux h, Albertin n'avait franchi aucune barre, de sa scolarité de 1ère ES, aucun de ses sauts n' avait été validé. L'école attendait d'Albertin un sursaut !
L'arrivée de Hans, l'ami d'enfance de son père, allait bouleverser son adolescence. Déjà à peine franchi le seuil de la maison, Hans décrète qu'Albertin est un nom ridicule, "horrible", pour réussir dans la vie ,dorénavant il s'appellera Constant, le père acquiesce sans réagir.
Hans, artiste peintre, mais brillant dans tous les domaines, l'homme providentiel, comme les mamies miraculeuses. Ainsi "mon père pris la parole,  Constant : à présent c'est Hans ton père, Hans apparu dans le salon traversant, arrête de pleurer bon sang, c'est ce que tu voulais, non." 

Progressivement, Hans, personnage inquiétant, semble t-il, prend en main la destinée de la famille, « Hans avait la clé de la cave !», comme il aura la clé de tout !
"Merci Hans, balbutiai-je. C'est tout ce que tu sais dire, lâcha Hans. Avec tout ce que je fais pour toi, je devrais être en mesure de monter au ciel.
Je cuisine, je répare, je dépanne, je conduis, je lave, je repasse, j'achète, je range, je débarrasse, je te surveille toi, je surveille ton père, je vérifie..."

Dans ce ménage à trois la première saute d'humeur arrive p 118, "étourdi par la douleur", la violente réaction met à jour, une nouvelle donne dans cette cohabitation où la violence distille son poison.
Roman sur la faillite de l'éducation, versée à pondre des bons fils, pour de bonnes écoles, pour de bons jobs, pour de bons salaires...
Albertin devenu Constant, car constant il l'est devenu, grâce à ses résultats mais à quel prix ?
Albertin dérive sans repères sans vie sociale, seul son frêne reçoit ses confidences, il y a aussi la fille aux boutons d'Or, mais bien des zones d'ombre l'entourent et ne dira t-elle pas à Constant "tu es un véritable malade mental".
Hans exerce sur lui une fascination presque malsaine, le père s'efface "je n'ai plus parlé avec lui p150" , tout devient un peu flou, et magique tant Hans est présent et insaisissable, le livre plonge dans quelque chose proche du fantastique...
Ce livre exerce sur le lecteur la même fascination. Passé la dernière page, nos questions flottent sans réponses. Denis Michelis a tissé une toile, comme pour mieux ficeler son adolescence, la conjurer, la dissoudre définitivement, en finir avec le père, disparu dans ses fureurs et ses contradictions, il doit passer la main, lui Albertin passer à autre chose.
Un livre qui signe un étonnant talent d'écrivain.
Denis Michelis nous offre un texte magique, des mots pleins d'ironie de drôlerie parfois, un roman tragi-comique à souhait.
Le bon fils se veut grinçant, loufoque et un peu fantastique.
Quelle belle pioche dans la masse critique proposée, il faut oser pour tomber sur une vraie pépite.
A lire et relire.

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Annchachou
  24 septembre 2016
Tout d'abord, merci à Babelio et à la dernière masse critique sans qui je n'aurais peut être jamais découvert ce livre!
Son résumé m'attirait et m'intriguait. Je ne suis pas déçue! Je l'ai pour ainsi dire dévoré dés sa réception..
Une couverture superbe, une écriture fluide et pourtant si spéciale en même temps.
Nous découvrons les désaccords, la mésentente, le conflit, entre un père et son fils. Albertin considéré son père mauvais, et vice et versa. Mauvais père, mauvais fils. Que faire? le duo part vivre une nouvelle vie au vert, bien qu'Albertin n'ai pas vraiment eut le choix finalement...
Jusqu'au jour ou Hans, Hansi pour les intimes, un soit disant "ami" du père débarque. C'est très simple, il fait tout, sait tout, amuse, est empli de savoir, de gentillesse, etc...
Mais finalement qui est-il réellement?
Ce cher Hansi prends pour mission de transformer Albertin en bon fils. Pardon, de transformer Constant en bon fils. Et oui, son évolution commencera par là, u' changement de prénom. Qu'à cela ne tienne !
Pourtant si "parfait" , Hans se révèle avoir des méthodes plus que douteuses pourtant..
Bref, je ne vais pas résumé tout le livre, mais c'est une véritable critique de ce que l'on appelle communément aujourd'hui la "réussite scolaire", et qui aborde egalement cette complexité dans la relation père/fils.
Un style qui peut déranger, dérouter mais en bref (OK, deuxième bref), un livre adoré, dévore et recommandé!


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jg69
  20 septembre 2016
Voici un bien étrange roman qui mélange les genres, il tient à la fois du roman noir, de la comédie, du conte, du fantastique, de la satire sociale...
Un père récemment divorcé part s'installer à la campagne avec son fils de 17 ans. le père est hypocondriaque, il traîne sa "pauvre carcasse", accablé d'une étrange fatigue.
Son fils Albertin , qui est le narrateur de cette histoire, est un ado type, dégingandé, avachi sur le canapé, il ne fait rien à l'école, aime se confier à un frêne et laisse souvent parler ses voix intérieures.
Le père reproche à son fils de ne pas être un bon fils, le fils reproche à son père de ne pas être un bon père.
Tous deux se livrent une guerre sans merci qui nous vaut des dialogues truculents entre le père et le fils.
Un jour, alors qu'ils aménagent une chambre d'amis, eux qui n'en ont aucun, arrive Hans, un homme qui se présente comme un ami de la famille, personne ne se souvient de lui mais il s'incruste peu à peu dans leur maison.
Hans est étrange, il rebaptise Albertin en Constant, est-il là pour transformer le mauvais fils en bon fils? Existe-t-il vraiment?
Etre un bon fils est tellement important : "Que peuvent attendre les bons fils sinon intégrer, une fois leur bac bien au chaud au fond de leur cartable de bon fils, de grandes classes préparatoires qui les guideront vers de grandes écoles, et ces grandes écoles, leur permettront d'obtenir sans effort de grands diplômes, et ces grands diplômes exerceront une force d'attraction telle que ces bons fils se marieront, auront beaucoup d'enfants qui à leur tour deviendront de bons fils. le pays a besoin de bons fils."
Albertin/Constant trouve rapidement en Hans un père dont il a toujours rêvé, un homme qui s'occupe de lui alors que son père a complètement démissionné. Son père est uniquement préoccupé par ses notes à l'école et lui met une énorme pression.
Nous rentrons alors dans une sorte de huis clos entre ces trois personnages. L'action se situe sur une année, l'année scolaire du fils, année décisive, année charnière selon ce que lui disent son père et les enseignants. On est dans l'action et dans le temps présent ce qui donne au récit un petit côté théâtral, de plus, il est décomposé en trois actes, l'installation, la perturbation et la confession. On ne saura rien du passé des personnages.
Hormis quelques scènes au lycée, l'action se déroule dans la maison. Peu de personnages gravitent autour du trio : des élèves de la classe du fils dont le prénom n'est jamais donné, ils sont dénommés Lunettes Rondes, la fille aux boutons d'or ; des professeurs comme Mademoiselle Gheorghe avec deux h, prof de français.
Ce roman désarçonne par moments car on a parfois du mal à comprendre où l'auteur veut en venir, à saisir certaines métaphores. Mais c'est un vrai page turner avec des phrases courtes et de courts chapitres, le suspens et les tensions et les rebondissements ne manquent pas.
J'en ai retenu un roman sur les rapports père/fils, sur le complexe d'Oedipe et une critique sociale féroce et très drôle sur le diktat de la réussite scolaire et j'ai adoré son côté déstabilisant.
La couverture est magnifique, l'écriture est très visuelle, le ton est plein d'humour et d'ironie et le mélange des genres est un délice. Un roman original qui sort des sentiers battus.
Ce roman est sélectionné pour le prix Médicis


Lien : http://leslivresdejoelle.blo..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
ninosairosseninosairosse   08 mai 2017
Le professeur de sciences économiques et sociales, à la fois ravi et surpris de mon intervention, s'exécutait, récitant une page d'un livre qu'il avait photocopié.
Le tueur en série vient en général d'une famille éclatée et à problèmes. Dans ces familles, un père sur deux a abandonné le foyer. Sept pour cent des tueurs ont eu un père alcoolique.
Trois pour cent, un père toxicomane.
Et en France ?, voulus-je savoir.
Pourquoi n'avions-nous pas de tueurs en série ici en France ?
Le crime, conclut le professeur de sciences économiques et sociales, en France est passionnel, alors qu'en Amérique le meurtre est ordinaire, voire banal. La culture française est différente, nous sommes davantage marqués par le mythe d'Oedipe par exemple.

p175
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FleitourFleitour   05 octobre 2016
Albertin, je te laisse à ton père , j'ai tout essayé, la douceur, la sévérité, l'exaspération, l'attendrissement, apprendre en s'amusant, la méthode Singapour,
l'éducabilité cognitive, le tu-seras-privé-de-dessert, l’école à la maison, les professeurs particuliers payés rubis sur l'ongle, les cahiers de vacances, tout pour
réussir son entrée en CP, mon passeport collège, mon cahier d’écriture, révise avec tes superhéros, 140 jeux pour apprendre à être un bon fils, etc.
Tout.
p27
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eckmuhleckmuhl   19 juillet 2016
Tu devrais t'estimer heureux d'avoir un père si présent, beaucoup de pères préfèrent donner de l'argent ou signer des chèques, lui ne te lâche pas, il reste assis à tes côtés pour chaque devoir, chaque exposé, chaque fiche de lecture que tu dois rendre.
Avec un père pareil, on ne peut qu'avoir de bonnes notes.
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pyrouettepyrouette   17 novembre 2018
Les images de la veille s'affadissent, pareilles à des éclats de rêves qu'on tente de recoller au réveil mais dont l'assemblage se révèle trop fastidieux.
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pyrouettepyrouette   11 novembre 2018
Le voici qui recommence à geindre, on dirait un vieil âne que l'on presse de monter au sommet d'une colline.
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