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ISBN : 2081404281
Éditeur : Flammarion (18/01/2017)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Depuis des années, je suis amené à animer des conférences et des séminaires dans des écoles, des entreprises, des hôpitaux. J'en ressors immanquablement avec le même constat : nous nous torturons à longueur de journée.
Nous nous torturons à intégrer des normes, des injonctions, des modèles qui ne nous correspondent pas. Nous nous torturons parce que nous voulons "mieux faire" et que nous estimons ne jamais "bien faire". Nous nous torturons parce que nous somm... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
Ellane92
  02 février 2017
Je ne suis pas une grande fan de la méditation. Les rares fois où j'ai tenté l'exercice, je n'ai jamais réussi ne serait-ce qu'à me détendre. Il faut dire que rien que l'idée de devoir penser sans cesse à ne pas penser, ça m'épuise. Puis la position en tailleur ne m'est pas habituelle, du coup, j'ai vite mal au dos, au genou ou ailleurs ! Enfin, essayer de respirer, de se tenir droit, de ne pas penser... fichtre, je préfère m'abstenir et me vider l'esprit en lisant un bon bouquin.
Je ne suis pas sure que "Foutez-vous la paix ! et commencez à vivre", le dernier livre de Fabrice Midal, connu comme philosophe et enseignant en méditation, participe de ma définition d'un bon bouquin. En revanche, c'est un ouvrage facilement abordable, qui évoque la vie de tous les jours, et le petites misères que l'on s'inflige soi-même quand elles ne viennent pas des autres, avec pas mal de franchise et de liberté.
Je regrette personnellement la formulation du titre et des chapitres, au format d'injonctions au final contradictoires (la forme impérative a quand même un côté contraignant qui jure à côté du message de se foutre la paix, non ?). J'ai moyennement apprécié le déballage de la vie de l'auteur, qui expose sa propre expérience pour nous démontrer comment il s'est sorti de cet engrenage, en prenant le temps de s'écouter et de constater ce qu'il en était de lui et de son état émotionnel du moment, grâce à la méditation pleine présence (et pas pleine conscience, ne pas confondre SVP !!). du coup, il nous invite à y parvenir, comme lui y est parvenu ; ce qui est quand même un chouïa culpabilisant.
Ceci dit, je me trouve plutôt mauvaise langue : ce livre de F. Midal est, comme je l'ai dit, facile à lire et à appréhender. Ses messages sont relativement simples, et vont, me semble-t-il, dans le bon sens, celui d'un peu plus de bienveillance et de tolérance envers soi. Même si je parais un peu ironique, j'ai apprécié la précision du discours, l'attention portée par exemple à des mots pouvant paraitre proches mais qui sont significativement dissemblables : la pleine conscience vs la pleine présence (l'une procède de la conceptualisation, l'autre de la sensation), être calme vs être en paix (quand l'un se prémunie des émotions, les autres les accepte pour ce qu'elles sont).
Je suis un peu critique sur cet ouvrage car il donne une impression de facilité "à se réconcilier avec soi-même", ce qui, finalement, ne dépend que de nous et de notre capacité à nous foutre la paix. Or, si les problématiques exposées me semblent à la fois pertinentes et bien amenées, il n'y a pas tellement de "solutions" apportées, en dehors d'une exhortation à moins de violence vis-à-vis de soi, et de l'apport que peut avoir la méditation pour certains. Un peu court, me dis-je, si des lecteurs de ce livre se trouvaient en souffrance...
Quoiqu'il en soit, un grand merci à Babelio et aux éditions Flammarion pour cette découverte !
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Junie
  14 janvier 2017
Mais quand va t-on enfin nous lâcher avec toutes ces injonctions au bonheur, au nirvanâ, au lâcher-prise, à la grande félicité intérieure, à la béatitude ineffable? A coup de méditation transcendantale, de séances de yoga, de voyages au Tibet, de marche dans le désert, de communication avec le cosmos, de feng-shui ou de spiritisme, chacun nous donne la vraie recette garantie de l'accès à la sagesse infinie, le chemin vers un moi authentique et nettoyé en profondeur.
Le dernier en date se paye le culot de nous balancer que tout ça n'est que foutaises et qu'il faut oublier au plus vite les préceptes des précédents ouvrages. Inutile de se farcir la position du lotus pendant des plombes ni de psalmodier des mantras en respirant de l'encens, c'est mauvais pour les poumons et pour les lombaires. Suffit juste de se la jouer cool et de pas trop se mettre la rate au court-bouillon. Et la méditation, on sait pas trop à quelle sauce la pratiquer, finalement.
Mais jusqu'où iront-ils dans le foutage de gueule? Surtout avec un titre aussi tarte!
Le développement personnel me sort par les yeux, cette vaste arnaque pour gogos qui génère de gros bénefs pour les gourous de tout poil (souvent barbus, les gars) avec produits dérivés en tout genre me fout les glandes. Derrière toutes ces petites ou grandes misères humaines il y a souvent de belles grosses névroses, qui mériteraient une vraie thérapie et non une couche de pommade pour les bobos. Quant aux autres, plus légèrement atteints, qu'ils s'en remettent à des moyens plus classiques, une petite aspirine, une tisane ou quelques bouffées de plantes séchées, et tout ira bien.
Je tiens cependant Fabrice Midal pour un type capable d'écrire de bien meilleurs livres, comme "Pourquoi la poésie? l'héritage d'Orphée", un essai dont j'ai dit le plus grand bien dans une autre critique et que je recommande aux amateurs de poésie. Car la poésie c'est la vérité qui jaillit toute nue de l'inconscient et ne s'accoutre pas des oripeaux du marketing. Elle pousse comme les herbes folles, pauvre comme une bohémienne qui dort sur la paille. Elle ne rapporte pas un kopeck aux éditeurs.
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babel95
  26 janvier 2017
J'avais repéré ce titre depuis peu… son titre m'interpellait, et puis mardi je n'ai pas pu résister à la tentation, lorsque je l'ai vu à la devanture d'une librairie boulevard Voltaire - j'avais un peu de temps avant de participer à une rencontre Babelio… et bien m'en a pris.
Foutez-vous la paix est un ouvrage assez déroutant. Son titre est volontiers provocateur. Si, comme moi, vous recherchez un ouvrage sur la méditation, vous serez surpris ; Fabrice Midal est avant tout un philosophe. S'il place la méditation au centre de sa « pratique » philosophique son propos est avant tout de nous mettre en garde : le fameux « Foutez-vous la paix » qu'il répète tout au long de son ouvrage vise à nous interpeller, à nous faire douter, à remettre en cause nos certitudes. Se foutre la paix, c'est renoncer , c'est choisir d'être "autrement", de déplacer le curseur de soi vers les autres, c'est donner la préférence à l'être et non pas au faire, c'est renoncer à l'action fébrile.
Foutez-vous la paix est un ouvrage qui n'est pas vraiment facile ; le langage de Fabrice Midal peut surprendre. Deux chapitres :« Cessez de vous torturez, devenez votre meilleur ami », et « Cessez de vous comparer, soyez vous-même » m'ont paru un peu plus abordables… Pour autant, je suis convaincue que cet ouvrage ne va pas me quitter. La dernière page tournée, j'ai envie de reprendre certains chapitres pour les approfondir - et en particulier mieux comprendre la notion de « paix » que développe Fabrice Midal.
Pour moi, Foutez-vous la paix est un ouvrage original, qui défend et développe des idées neuves, c'est une réflexion qui nous enrichit, qui nous donne envie d'avancer. Bien loin du « prêt à penser contemporain», il s'agit d'une redécouverte du sens de la méditation et de la plein présence.
Un petit plus : une bibliographie bien conçue, et même un site internet permettent au lecteur d'aller plus loin.
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Horizon_du_plomb
  10 janvier 2017
Je remercie les éditions Flammarion et Babelio pour cette masse critique privilégiée.
La contre culture n'est pas neuve. Dans ce livre, on apprend que la méditation est un art rebelle. Le lecteur rejoint la poésie, cette amplitude à l'être, on se souvient de ces ordres paradoxaux et l'école Palo Alto (échouer pour mieux réussir, …), de ce droit aux parents de ne pas être parfait, …
Dans ce dialogue, l'auteur parle de lectures, d'expériences vécues (son fond personnel) ou étudiées. Le verbe est facile et on sent l'art de la citation si cher à l'essai bien pensant. Fabrice Midal va dans ces différents chapitres démonter nos « fausses » valeurs d'occidental inculquées au cours de l'Histoire (ou sur la méditation pour certains) et que nous ne remettons plus vraiment en question. (Ex: nécessité d'action, nécessité d'être calme/stoïque, dualisme pensée matière,… ). On songe à ces scientifiques qui redécouvrent l'intérêt de ne rien faire ( http://share2give.eu/un-celebre-neuropsychologue-explique-comment-le-fait-de-ne-rien-faire-est-en-fait-vitale-pour-la-sante/). Je n'ai pas vraiment aimé l'approche car il semble jeter le bébé (la démarche scientifique et ses progrès) avec l'eau du bain (tout ce faux qu'on rattache à l'esprit rationnel de notre temps et, notamment, la prétention qu'ont parfois les sciences fondamentales à devenir une nouvelle religion cf Isabelle Stengers). D'ailleurs dans sa bibliographie, la seule partie « scientifique » correspond à l'hypnose, l'école Palo Alto et la psychologie positive. Aucun lien avec la médecine, la biologie et la neurologie alors que l'auteur se donne 7 portes (thèmes) d'accès à sa bibliographie. (On peut considérer que les autres portes regroupent l'anthropologie/ethnologie.)
Ne cherchez pas dans ce livre une méthode non orthodoxe, l'auteur nous parle de la philosophie de la méditation, de ses principes, pas de sa pratique effective. Si j'étais cynique, on pourrait voir son livre comme une invitation à venir prendre un de ses séminaires mais si j'étais à votre écoute, je vous dirais qu'il ne tient qu'à vous de vous créer votre propre séminaire, voire de le partager à plusieurs.
« Je suis fatigué qu'on me demande sans cesse parce que je suis engagé dans la méditation. « Comment être zen ? » Comme si cette question avait un sens ! Pourquoi ne demande t'on pas: «  Comment être un peu plus vivant ? »
« Vous êtes dans un laboratoire, derrière un microscope. Observez avec curiosité ce qui se passe. Vous n'avez rien à réussir, juste à scruter. La règle c'est le microscope. »
« Ils ont brisé le carcan, ils ont cessé d'obéir aux règles existantes et quelque chose est venu à eux. »
« Mais on connait la légende du colibri qui transporte dans son bec une goute d'eau pour éteindre un feu de forêt:
« Je fais ma part ». »
Clairement, le livre m'a paru pâlot face à ma lecture récente de « L'intelligence du stress » même s'il le rejoint comme tout livre parlant de méditation. On ne peut s'empêcher de penser au poids éditorial de certains livres ou personnalités.
« A l'inverse, méditer c'est coïncider avec la vie, ce qui n'exige pas d'être « conscient » mais d'être ouvert. »
« Le piège de la conscience nous guette en permanence, elle est cette force réflexive qui fait que je redouble tout ce que je fais. »
«  En introduisant la notion de conscience, nous avons réduit la méditation à une pure technique, un exercice cérébral qui active telle zone du cortex et place telle autre en repos. Nous nous focalisons sur ses effets mesurables sur nos neurones, mais nous oublions qu'elle concerne bien plus que nos neurones, l'ensemble de notre existence. » (De ce que j'ai lu, aucune zone ne rentre réellement au repos mais plutôt passe la main, étant elle même intégrée à une structure plus grande, connectée) 
« Ces données sont en nous, elles ne remontent pas nécessairement à la surface de notre conscience, mais c'est en elles que puise notre intuition pour nous guider. »
« La rationalité conçoit que ce qui est vrai, peut être compris selon l'ordre du calcul. Or, il existe bien d'autres manières d'avoir rapport à la réalité: le sens de la vie politique, de l'éthique, de l'art, des relations d'affections. »
On lit ce livre et on songe à tous les gens sur cette planète qui n'ont pas vraiment l'occasion « de se foutre la paix », ce luxe de l'émerveillement. A chacun ses expériences intégrées, je partage bien des lectures de Midal, mais il faut le dire, j'aurais investi 17 euros dans ce livre, je me serais senti floué. Au final, pour moi, c'est un livre 2,5 étoiles.
« Pourquoi se battre contre la réalité ? On est toujours sûr de perdre. » (Pas d'accord, surtout si on abandonne une certaine idée figée de la réalité, à comparer d'ailleurs plus tard avec « Toujours insatisfait et animé d'un désir toujours plus ample et profond de mieux libérer la réalité » et sans viser la perfection toutefois)
« Le temps véritable est … celui qu'il nous faut pour nous autoriser à être. »
« Prêter attention à son expérience de l'instant présent dés ses dix ans fait que l'on se voit grandir. »
« Le bonheur tel que je l'entends est une véritable aventure, avec son coté héroïque, ses épisodes inattendus, les peurs qu'elle réveille parfois, le sentiment de liberté qu'elle nous procure et les victoires qu'elle nous fait vivre. »
A noter que tout au long de ma lecture, j'ai été en contact avec l'écriture en relief de la citation de Psychologies Magazine sur le quatrième de couverture (et celle de couverture). Vous savez quoi ? J'ai plus appris en sentant les reliefs, les contours et arabesques, l'étrange adhérence des écritures sous mes doigts. Je me suis plus ouvert à ma cécité qu'en lisant à la distance de mes yeux le sens de la citation. A noter que les « cessez … soyez … » écrits, eux, n'avaient quasiment aucun relief. De même, au début de ma lecture, je ne voyais que le titre à rallonge. A la fin de ma lecture, je ne voyais plus que cette coccinelle que je n'avais même pas remarquée au début.
« Mes parents m'avaient inscrit ma soeur et moi à un concours de châteaux de sable. Nous disposions d'un heure, je me suis attelé à la construction d'un vrai château avec ses donjons et ses ponts-levis. Je n'ai pas réussi à en terminer la moitié. Ma soeur, elle, avait décidé de sculpter une coccinelle et, pour qu'elle soit parfaite, elle l'avait ponctuée de confiture de fraise. » Devinez qui a gagné haut la main ?
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ninachevalier
  05 février 2017
Fabrice Midal Foutez-vous la paix ! Et commencez à vivre
Flammarion /Versilio ( 188 pages- 16, 60€)

Un titre choc pour un livre qui nous invite à cesser de nous gâcher la vie.
Un livre idéal pour se déculpabiliser et y puiser d'autres résolutions.
Fabrice Midal étaye les 15 chapitres en glissant des expériences, personnelles ou pas.
Les citations sont pléthore, celles en exergue de chaque rubrique donnent le ton.
Son but ? Nous recentrer sur l'essentiel. Savoir dire non aux multiples sollicitations, aux injonctions, savoir s'affranchir du carcan des contraintes.
Commencez par «  être son meilleur ami » et non pas son tyran, son bourreau.
Pourquoi vouloir toujours être parfait en tout, jouer au super -héros, être le best?
L'auteur nous encourage à savoir prendre des micro pauses, afin de retrouver notre liberté, notre énergie majeure , afin de doper notre créativité, et de nous éviter le burn out inévitable quand les tensions s'accumulent.
Dans le chapitre 12, intitulé : Cessez d'avoir honte, l'auteur souligne la nuance entre s'aguerrir et s'endurcir. Comme Thomas Andrieu, le héros du roman de Philippe Besson, Fabrice Midal, confie avoir mal vécu sa différence, obligé de la taire dans une famille où l'homosexualité relève d'une maladie. Il met en garde, conseillant de s'aguerrir pour être capable d'aimer, de s'émerveiller , d'espérer et non pas de s'endurcir, comme ceux qui se renferment jusqu'à « manquer la vie ».
L'auteur incite à cesser d'avoir honte, à ne pas rejeter sa vulnérabilité et à vivre « ses émotions avec douceur et humour ».
Le chapitre final s'adresse aux parents à qui on demande de «  cesser de discipliner leurs enfants », de les «  bombarder d'injonctions ». le philosophe ne cache pas son admiration pour le parcours du footballeur Griezmann qui s'est lancé un défi à 14 ans, un choix personnel et non le «  fruit du désir inassouvi de ses parents ».
Pour les émules de Fabrice Midal, les adeptes de la méditation, il faut savoir qu'il organise des séminaires. Dans ce recueil, il décline les nombreux bienfaits que la méditation apporte. «  Méditer, c'est s'oublier pour s'ouvrir au monde ». «  La méditation est une respiration sans consignes ni sanctions », «  un art de vivre ».
«  Rester ouvert et curieux », comme le préconise la pratique de la «  mindfulness, la pleine présence ».
Ce livre extrêmement libérateur et déculpabilisant ne se lit pas d'une traite, le propos demande une relecture parfois, vu sa portée philosophique.
Les notes bibliographiques listent les ouvrages de références de l'auteur, nourri par la poésie ( Dickinson, Eliot), le bouddhisme, l'hypnose, la philosophie.
Fabrice Midal, philosophe et enseignant de la méditation, signe un livre rassérénant, dans lequel chacun peut tirer profit. La bienveillance, un maître mot.
Merci à Babelio pour la découverte de cet ouvrage, qui m'a permis de ne pas stresser en voyant le décompte des jours qui me restaient pour rédiger une chronique.
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Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
babel95babel95   25 janvier 2017
Nous allons de masque en masque derrière lesquels nous nous dissimulons. Mais quand est-ce que je suis moi ? Quand est-ce que je touche la vie nue, cette chose qu'on ne contrôle pas, qu'on ne décide pas, qu'on ne maîtrise pas, et qui est là, et qui ne peut, au fond, que nous émerveiller ? Prisonnier de toutes mes identités, j'ai l'impression de ne plus être que ma fonction, ma position sociale, ma place dans ma famille. Quand je me fous la paix, je me désapproprie de ces fonctions, je redeviens un être humain, juste un être humain. Et c'est un soulagement extraordinaire...
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PrudencePrudence   29 janvier 2017
"Selon les lois de l'aérodynamique, le bourdon ne peut pas voler: le rapport mathématique entre sa tête, trop grande; et ses ailes, trop petites, l'empêche de soutenir son corps en l'air. Mais le bourdon ne le sait pas: c'est pourquoi il vole", s'amusait Igor Sikorsky, un pionnier russo-américain de l'aviation, inventeur de l'hélicoptère, en développant la théorie de ce qu'il nommait "le pouvoir de l'ignorance".
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BigDreamBigDream   05 juin 2017
La vraie paix est celle que l'on découvre au coeur même de l'angoisse; ce n"est pas une paix isolée des émotions, des passions, d'une certaine insécurité. La paix ne découle pas d'un contrôle absolu de ce que l'on est, mais d'une transmutation des aléas de la réalité. Je donne souvent l'exemple d'un enfant malade, fiévreux, endoloris. Il geint, sa mère vient à ses côtés, elle lui tient la main. Elle l'aime. La maladie est là certes, mais en même temps, ele est autre. Il se sent désormais en sécurité.
La méditation telle que je l'entends, la pratique et la transmets est une voie pour parvenir à cette transmutation. Elle n'efface pas les émotions, quelles qu'elles soient, mais elle les transmute en nous ouvrant à la bienveillance, à une forme de paix, elle nous amène à un tout autre rapport aux petits et grands bobos du quotidien. Une telle paix n'est pas l'effacement de ces bobos ni leur contournement, elle est une autre manière de les percevoir, et surtout d'entrer en réaction quand ils se présentent. La méditation telle que je l'entends est la voie d'accès vers l'exaltation, la passion, l'action.
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babel95babel95   25 janvier 2017
Vous êtes submergé de pensées ? Soit. Je ne vais pas m'obliger à faire le vide dans ma tête - je serais certain d'arriver au résultat inverse et me retrouver avec un déluge incontrôlable de pensées. Je vais rentrer en rapport avec ce qui se passe, prendre ces pensées comme elles viennent. Je ne vais pas les disséquer, je ne vais pas non plus leur déclarer la guerre ni les obliger à s'en aller. Je vais considérer que toutes mes pensées, toutes mes perceptions, y compris sensorielles, participent de la méditation. A fond, je ne vais rien faire, je vais être.
Méditer n'est pas se détacher ni se désincarner, mais, au contraire, s'ouvrir au monde à travers ses sens, donc à travers son corps.
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prune42prune42   14 janvier 2017
(La méditation) Elle ne nous demande rien. Elle ouvre un espace où nous sommes autorisés à nous foutre la paix. J'ignore s'il faut méditer tous les jours ou deux fois par semaine. Je sais seulement que la méditation est perdue d'avance si on l'installe dans notre vie comme une nouvelle consigne. Peu importe si vous n'arrivez pas à méditer certains jours. Si parfois, en vous asseyant, il vous arrive de vous lever aussitôt. N'essayez pas de relever un défi ou de tenter de réussir quoi que ce soit.
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Vidéo de Fabrice Midal
«?Un grand livre, porteur d?une profonde lumière, et d?un genre complètement nouveau. Passionnant !?» FABRICE MIDAL
"Lorsque j?étais quelqu?un d?autre" Partir à la découverte de soi-même peut mener sur d?étranges chemins.
https://www.mamaeditions.com/catalogue/temoignages/lorsque-j-etais-quelqu-un-d-autre
Parution le 20 octobre 2017. © Mama Éditions (Paris). https://www.mamaeditions.com
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