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EAN : 9782266242516
768 pages
Pocket (08/10/2015)
3.26/5   68 notes
Résumé :
Billy Harrow est un employé du musée. C'est un geek, un vrai, qui se passionne pour les mollusques. C'est lui qui a supervisé l'installation du calmar dans son aquarium de formol. C'est aussi lui qui, à l'occasion, donne des visites guidées des collections « privées » (non exposées au public), qui culminent avec ce calmar − qui arrive même à éclipser les échantillons rapportés par Darwin lui-même, dans la même pièce, c'est dire. C'est lui qui, alors qu'il anim... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Quelle farce ! Non, mais quelle farce !
Jamais je n'aurais lu Kraken si j'avais su d'emblée que ce livre ressemblait à s'y méprendre à tous ceux écrits par Johan Heliot, Fabrice Colin et consorts. Bref, tous ces auteurs que j'exècre en général.
Pourtant, il y avait de quoi allécher le curieux : non seulement François Angelier en avait vanté l'intérêt lors de l'émission "Mauvais genres", mais la couverture donnait très envie d'ouvrir le livre (je sais, c'est stupide de ma part), et le sujet... et bien le sujet ne pouvait qu'appâter un amateur de Lovecraft !
Or, cette histoire de poulpe géant qui disparaît d'un musée et qui précipite le destin d'un universitaire se retrouvant, évidemment bien malgré lui (comme c'est original !), le seul espoir d'une espèce de secte qui oeuvre à je ne sais plus quoi trop quoi (j'ai fini par décrocher)... Cette histoire, donc, est mal construite, fourre-tout, incohérente ; on y sent l'influence, par exemple, de Tim Powers, mais sans les qualités (le côté ludique et enlevé des Voies d'Anubis) et avec ses pires défauts (on met dans l'intrigue tout ce qu'on a dans la tête, bon ou mauvais, on mélange un bon coup^et on couche par écrit le résultat du tirage au sort).
C'est aussi mal écrit, le manque de rythme est effarant, les dialogues tombent à plat et c'est évidemment bourré de métaphores plus indigestes les unes que les autres - car c'est rappelons-le, une spécialité de ce genre d'auteurs européens que de masquer la faiblesse - pour ne pas dire la nullité - de leur style par des cascades d'images et de métaphores. A croire que c'est le seul élément de stylistique qui leur soit accessible.
Et, pour ne rien gâcher, la traduction est mauvaise et aggrave encore le tout. Mais nous ne sommes plus à cela près...
Cerise sur le gâteau, c'est d'une grande prétention. Ce que vous confirmera n'importe quelle interview de China Miéville, qui se prend pour une sorte de génie littéraire et de pourfendeur d'auteurs médiocres. Bref, il a tout pour plaire, ce merveilleux roman qu'on m'a vendu comme un chef-d'oeuvre et qui représente, à mes yeux, rien moins qu'une vaste supercherie.
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Kraken de China Miéville, un chef d'oeuvre de la littérature de l'étrange, bien sûr ce n'est que mon avis, l'avis d'une lectrice peu habituée à ce genre littéraire.
L'aventure débute au Museum d'Histoire Naturelle de Londres où Billy Harrow, spécialiste des céphalopodes, anime des visites dont l'Architeuthis dux est la pièce majeure. Lors d'une visite routinière, Billy constate avec horreur que Kraken, l'Architeuthis dux, a disparu de même que sa cage de verre, hors cette pieuvre est un calmar géant de huit mètres soixante.
Le roman débute par une enquête menée par une police spéciale et secrète et, c'est au fil du roman que l'on découvre un Londres fantasque peuplé d'étranges créatures d'apparence humaine dont certaines possèdent une force extraordinaire et des pouvoirs maléfiques.
L'Architeuthis dux a-t-il été enlevé par les membres de la secte des adorateurs du dieu Kraken ?
Kraken de China Miéville, une histoire étrange que j'ai appréciée jusqu'au dernier mot !
Je remercie Masse critique Babelio et les éditions Fleuve Noir pour ces bons moments de lecture.
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Billy Harrow est un jeune conservateur du muséum d'Histoire Naturelle de Londres. Il s'occupe plus particulièrement des créatures marines et c'est lui qui constate un matin la disparition de leur calamar géant et de son aquarium.
A partir de là, tout s'enchaîne dans un grand n'importe quoi avec des policiers étranges, des méchants, des tueurs, des illuminés de toutes sortes...
Déjà, le style est assez particulier, entre les nombreux mots inventés par l'auteur et les dialogues sans queue ni tête, la syntaxe très fantaisiste et les incohérences au niveau de l'histoire : par exemple, le héros est censé boire un chocolat chaud mais dès la première gorgée, c'est du thé qu'il avale, ou alors il prend le bus un matin mais quand il descend du bus après une petite heure de trajet, la nuit tombe.
Les personnages sont très nombreux et il y a plein de références à des auteurs, à des artistes, à des scientifiques etc...mais ça part dans tous les sens et rien n'est vraiment suivi ni développé.
Je me suis accrochée tant que j'ai pu mais j'ai refermé le livre sans regret au bout de 150 pages, cet univers n'est peut-être tout simplement pas le mien.

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Kraken...ou l'histoire d'une rencontre ratée! J'espérais vous offrir, en ce 24 décembre, une critique enjouée sur ce livre que j'ai reçu grâce à Masse Critique. (Merci beaucoup, d'ailleurs!)
Malheureusement, rien ne s'est déroulé comme prévu. Pourtant, tout commençait bien! La couverture me plaisait bien, quant à l'histoire, elle me semblait prometteuse et pour le moins originale: Un poulpe de 8mètres et son immense cage en verre disparaissent mystérieusement du Musée d'Histoire Naturelle de Londres. Billy Harrow, le spécialiste des céphalopodes, est mêlé ainsi à l'enquête policière qui va vite le dépasser, lui et bien des lecteurs!
En effet, si les premières pages sont pas mal, tout s'embrouille très rapidement et, pour ne rien faciliter, l'histoire, qui semblait "sérieuse" au début, bascule sans crier gare dans un fantastique bien barré qui ne va faire qu'embrouiller ce qui l'était déjà.
ça c'est une chose. Mais ce qui m'a encore plus gênée, ce sont les problèmes de syntaxe (phrases hachées, mal coupées, qui commencent par "et", par "lui"...) et chose assez rare tout de même (mais qui a relu ce bouquin??) les erreurs dans le texte: ainsi, pourquoi Billy, qui monte dans le bus dans la matinée n'en descend-il, 3 lignes plus bas, qu'au crépuscule? J'ai relu au moins 10 fois le passage, rien n'indique qu'il y passe la journée. de la même manière, on lui sert un chocolat chaud pour le réconforter, mais un tout petit peu plus bas, ce sont les gorgées du thé qu'il boit qui le brûlent...
Ainsi donc, je dois avouer que, lasse devant toutes ces embûches, j'ai abandonné la lecture du livre. Je vous laisse mesurer l'ampleur du désastre, en sachant que je n'abandonne jamais mes lectures, même si elles sont fastidieuses! Mais là je préférais retourner à des textes mieux écrits, et terminer l'année avec une lecture qui me plaît!
Sur ce, passez tous de belles et joyeuses fêtes!
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L'intrigue évolue donc dans les bas-fonds de Londres, au milieu de personnages plus délirants les uns que les autres, de sectes, d'organisations étranges et de services de police "spécialisés" (pour eux aussi "la vérité est ailleurs"), à la recherche du calmar géant, cette chose tentaculaire que certains vénèrent comme un dieu. Les rebondissements s'enchaînent à une allure incroyable et surtout toujours dans le sens où on ne les attend pas. Un truc de fou et on sent bien que l'auteur s'est fait plaisir. Son imagination n'ayant pas de limite ou presque, attendez vous à tout. Les références sont nombreuses, je suis sûre que je suis passée à côté de beaucoup d'ailleurs, les situations sont proprement incroyables et imprévisibles, bref, du grand délire. N'empêche que malgré tout ce déluge de "loufoqueries", l'intrigue est rondement menée et tient la route.

Ceci étant, parce qu'il y a un hic, c'est que justement soit on rentre "dans le truc", soit on y rentre pas. le roman est tellement bourré d'idées ,de références, tellement foisonnant qu'on peut facilement s'y perdre. Et pour ma part, je suis restée sur la berge. Je reconnais toute les qualités du roman et je ne saurais que le conseiller aux fans de l'auteur et aux autres, mais il faut être prévenu que vous risquez d'être un peu noyé dans ce déluge d'idées ébouriffantes. Ça fuse dans tous les sens, mais pas de façon désordonnée, l'auteur a bel et bien l'intention de vous emmener là où il le souhaite. C'est d'ailleurs tout le talent de Miéville. Cette fois cependant il risque de laisser sur le carreau certains de ses lecteurs dans cette folle cavalcade, mais on lui pardonnera parce que c'est lui justement et on sait qu'on se rattrapera sur le prochain! :)
Lien : http://bookenstock.blogspot...
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critiques presse (2)
SciFiUniverse
13 juin 2013
De son roman Lombres, il reprend ce Londres clandestin et inaccessible du grand public où séjournent des créatures fantastiques ou monstrueuses. [...] ce n'est pas un roman jeunesse. Malgré le ton parfois léger et les personnages bien barrés, China Miéville n'y va pas avec le dos de la cuillère.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Elbakin.net
04 juin 2013
Véritable contrepied aux romans précédents de l’auteur. Fun, mais pas forcément facile d’accès car facilement foisonnant, Kraken n’en demeure pas moins une expérience de lecture singulière et souvent formidablement enthousiasmante.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
— ... constable, que vous soyez d'accord ou pas avec leurs prédicats, vous devriez soupeser la possibilité que la foi soit une façon de raisonner plus rigoureuse que les sornettes primitives de la plupart des athéistes. Ce n'est pas une erreur intellectuelle. (Il se frappa le front.) C'est une manière de réfléchir à quantité d'autres choses, en plus de la croyance elle-même. L'enfantement par la Vierge, ça met en place un raisonnement sur les femmes et l'amour. L'arche de Noé est une méthode beaucoup plus logique sur la question de l'élevage animal que la sauvagerie utilitaire que nous avons instituée. Le créationnisme est un moyen de se dire "je ne suis pas sans valeur" à une époque où l'on racontait et montrait aux gens qu'ils n'en avaient aucune. Il y a de quoi se révolter contre cette satanée doctrine humaniste si admirable, et pourquoi en vouloir à Clinton ? Seulement, vous êtes non seulement trop jeune, mais aussi trop ignorante pour vous informer sur la réforme de l'aide sociale !
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Il n'existe pas de civils dans la guerre. Aucun pare-feu ne sépare les ignorants bienheureux des individus intimement liés aux réseaux et aux marchés du crime, ou de la religiosité. Du coup, les habitants, même les plus résolument conventionnels de tous, disparaissaient. Pas de façon mythique, en s'évaporant sans laisser de trace – ils abandonnaient au contraire des vestiges des plus déconcertants : une chaussure ; les courses qu'ils avaient prévu d'aller faire, sans les avoir encore achetées, dans un cabas posé à côté de leur porte ; un graffiti de leur main à l'endroit où on les avait repérés pour la dernière fois. Tout le monde ignorait peut-être ce qui se passait, mais nul ne pouvait plausiblement récuser qu'il se passait quelque chose.
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Leon faisait son doctorat de littérature à Londres. Et travaillait depuis une éternité à un ouvrage intitulé "Uncanny Blossom".
-Je ne me doutais pas que tu t'étais inscrit aux championnats du monde de titre merdique, avait réagi Billy à cette annonce.
-Si tu ne te vautrais pas dans une ignorance crasse, tu saurais que c'est destiné à faire chier les Français. Aucun des deux mots n'est traduisible dans leur langue grotesque.
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Ils se retrouvaient pour comparer leurs gnoses, autour d'une chicha dans les cafés d'Edgware Road, dans des pubs de Primrose Hill, ou dans un endroit appelé Almagan Yard. Ils échangeaient les mystères dissidents en un vague concours, comme si ces croyances étaient des cartes Panini.
" Et alors, ton apocalypse ?
- Eh bien, l'univers est une feuille sur l'arbre du temps. L'automne venu, elle se racornira et tombera en enfer.
(Des murmures d'admiration)
- Ah dis, donc, chouette ! Pour mes nouveaux potes, des fourmis vont manger le soleil.
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C'était cela qui les attirait ici, cette énorme chose rosâtre. Tant pis pour son immobilité, pour les plaies ralenties de sa décomposition, pour les peaux mortes qui troublaient sa solution. Tant pis si ses yeux s'étaient racornis au point de disparaître et si son écheveau de membres se tordait en un arrachement apparent... Peu importe, ils venaient pour lui.
Il resterait suspendu là,tentaculé, sépia, phénomène physique énorme jusqu'à l'absurde.
Le calmar géant.
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