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Christophe Rosson (Traducteur)
EAN : 9782846262149
636 pages
Éditeur : Au Diable Vauvert (22/10/2009)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 85 notes)
Résumé :
Roman traduit de l'anglais par Christophe Rosson
Illustrations de China Miéville

Par une entrée dérobée, Zanna et Deeba pénètrent dans la ville délirante de Lombres. Ici sont échouées les choses perdues ou cassées de Londres et même quelques uns de ses habitants, comme Brokkenbroll, le patron des parapluies cassés, ou Hemi, le garçon à moitié fantôme.
Lombres, c'est Londres de l'autre côté du miroir, une ville merveilleuse aux chamres ét... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
carre
  17 décembre 2012
« Ici radio Lombres » les lombrissiens parlent aux londoniens, le Smog est épais et dangereux, je répète le Smog est épais et dangereux ».
Ok, vous me direz, il se foule pas la rate pour résumer ce roman jeunesse de China Miéville (qui entre parenthèse pour les non puristes est un garçon), mais pourquoi en dire plus puisque l'attrait du livre est de flatter l'imaginaire de ces jeunes lecteurs. Et le gars China, côté j'ai le cerveau qui fourmille d'idées est plutôt inventif. En gros, et pour ne rien dévoiler de l'histoire vous suivrez les aventures de Zanna et Deeba, vous rencontrerez une multitude de personnages rigolos et loufoques ou menaçants et antipathiques. Vous mènerez le tout, sur un rythme effréné, saupoudrez d'une écriture plaisante et vous aurez un roman qui ravira nos chères têtes blondes (rousses et brunes aussi, pas de discrimination). Voilà, je vous rend l'antenne en remerciant les Editions Pocket et Babelio de m'avoir fait découvrir China Miéville.
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Walktapus
  11 février 2016
Après le cycle monumental commencé avec Perdido Street Station, China Miéville aurait pu continuer à écrire dans la même veine jusqu'à une retraite paisible. Mais tel un Recréé, il s'est greffé un nouveau tentacule, premier d'une longue série, en forme de livre pour la jeunesse.
Voici donc Lombres (Un Lun Dun), double de Londres à l'envers (l'hommage à Neverwhere est assumé), où le soleil ressemble à un donut, les déchets sont en manque d'affection, les fantômes habitent leur propre quartier, les autobus à impériales volants sont attaqués par des pirates sillonnant les cieux à bord de mouches géantes, et les dirigeants sont gardés par des poubelles ninjas. L'invention est constante, foisonnante du début à la fin. C'est du Miéville, pas de doute !
L'intrigue semble à première vue une classique du genre (une héroïne juvénile de Londres est destinée à libérer Lombres de son Grand Méchant), mais c'est compter sans la volonté affichée de l'auteur de rompre avec les clichés de la fantasy de papa, et c'est donc très discrètement subversif et socialement responsable, sans que ça soit jamais pesant. Le méchant n'est autre que le Smog, le nuage de pollution historique de Londres, personnifié, chassé de la ville, selon la légende, par une arme magique nommée « Klinneract ». (1)
J'ai eu du mal à le lire, pas emballé par l'histoire un peu assommante de péripéties rapides, ni par les personnages, mais c'est contrebalancé par l'invention, la cohérence délirante de l'univers, et les dessins de l'auteur.
(1) « clean air act » - le grand smog de 1952 aurait causé 12 000 morts !
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Foxfire
  23 octobre 2013
Deeba, jeune fille londonienne, se retrouve propulsée à Lombres, ville "parallèle", étrange et farfelue. Lombres est menacée par un terrible danger que Deeba devra affronter.
Ce roman à destination des adolescents peut être lu avec plaisir par tous. le style n'est pas extraordinaire mais l'intrigue est prenante et réserve son lot de surprises, l'héroïne est attachante et le récit ne manque pas d'humour.
Mais le point fort du livre est la description de la ville . Chaque quartier de Lombres a sa particularité et son identité. Et l'auteur a imaginé une galerie de personnages tous plus loufoques et originaux les uns que les autres. Ces trouvailles font le sel du roman. Une lecture très divertissante.
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ATOS
  30 décembre 2012
Londres/Lombres : 02 mondes. L'un recevant de l'autre, l'autre se déversant dans l'un.
Chacun dépendant de l'autre.
Voici le premier conte pour adolescents écrit par l'auteur anglais China Miéville.
On tenterait un rapprochement avec Alice aux pays des merveilles de Lewis Carroll. Mais en vain. Alice, enfant du 19e siècle, s'égarait, errait dans un monde imaginaire, dans celui du rêve, de l'absurde, et de l'inversion de l'ordre établi des choses.
Pourrait on tenter une filiation avec l'héroïne en justaucorps jaune et masque noir de Georges Chaulet,  justicière du 20e siècle? En vain, également. Car Fantômette ne connaissait ni lourdeur ni souffrance sociale comme l'a exposé si bien Thomas Clerc sans l'émission de Marie Richeux du 21 décembre 2012  sur France Culture. Singulière, rebelle, forte de son dédoublement, elle troublait la quiétude de l'ordre social.
La jeune héroïne de Lombres, Deeba, enfant du 21e siècle, quant à elle va devoir trouver par sa propre volonté le passage qui la mènera au coeur de Lombres. Elle devra rétablir l'ordre des choses pour sauver le monde. Elle n'est pas prédestinée, elle n'est le sujet d'aucune prophétie. Elle ne rêve pas, elle ne se transforme pas. Elle va devoir faire face aux évènements qui se présentent.
Le récit est dense, le rythme très soutenu, l'écriture se laisse emporté par le tourbillon de l'action. La rébellion des mots est un merveilleuse trouvaille et aurait mérité d'être davantage développée.
Cette enfant supporte sa mission. Elle doute, Elle est constamment tiraillée, écartelée entre les deux mondes. Elle connaît la faim, la peur, la fatigue. Elle se culpabilise, se soucie de son entourage, de l'empreinte qu'elle peut laisser. Elle très humaine, trop peut être. Très, trop adulte en fait.
C'est ce qui est pour l'adulte que je suis extrêmement frappant.
En comparant ces 3 héroïnes, comment ne pas s'étonner de la mutation des contes de notre enfance ? Plus exactement du langage qui s'adresse à l'enfance.
Roman écolo- fantastique Lombres étonne par la maturité de cette enfant qui se démène pour que puisse survive le monde.
Pas d'évasion, pas d'initiation, la seule certitude d'être obligé de faire face.
Les héros des enfants de notre siècle ressemblent à des Titans.
La charge n'est elle pas trop lourde ?
L'insouciance est le souffle qui permet aux enfants s'envoler vers leurs rêves.
Ne les obligeons pas à constamment marcher, sur Terre, à nos côtés.
Merci aux Editions Pocket et à Balelio pour m'avoir donné l'occasion de découvrir cet auteur et de plonger un peu dans la littérature jeunesse de notre siècle.
Astrid SHRIQUI GARAIN
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MissJZB
  18 novembre 2012
Voici un livre jeunesse qui propose un univers loufoque à souhait, et qui fait bien travailler l'imagination. En tout cas, celle de China Miéville est débordante pour lui avoir permis d'inventer ce Londres parallèle, peuplé par des habitants aux physiques atypiques, vivant dans une ville à l'urbanisme « recyclé ». Les jeux de mots sont sympathiques, quoique peut-être trop nombreux… Il y a clairement un message de protection de l'environnement, avec cette lutte contre un ennemi qui se nourrit de la pollution sous toutes ses formes, ce qui est plutôt positif, même si à mon sens, il aurait gagné à être plus sous-jacent. À côté de cela, le récit est bourré d'action, et les chapitres courts donnent un bon rythme à l'ensemble jusqu'au combat final.
Compte tenu de tous ces éléments, Lombres est sans conteste un bon livre, mais malheureusement, me concernant, il a dépassé les limites de l'originalité, me perdant un peu en chemin dans ce monde trop rocambolesque à mon goût. Et autre élément assez négatif — sans doute le point noir qui m'a fait vraiment tiquer — c'est le fait que les deux jeunes filles, censées être les personnages principaux, me sont apparues insipides face aux protagonistes qui les entourent. Et heureusement qu'ils étaient là, car sans eux, il y aurait une absence d'émotion dans ce texte, du moins durant la première moitié du livre. En effet, Zanna et Deeba sont plutôt banales, sans compter que leur façon de parler à la « d'jeuns » est assez agaçante. Je ne vous raconte pas le nombre de fois où l'absence de négation m'a fait grincer des dents… Heureusement, en cours de route, Deeba devient plus intéressante. Mais il n'en demeure pas moins que j'ai eu plus d'affection pour Hemi, le demi fantôme, mal dans sa peau à moitié éthérique, et Caillet, la brique de lait qui fait office de chien (j'adore!).
Revenons sur l'histoire et l'univers à proprement parler. On est bien dans le classique roman jeunesse avec les ados plus intelligents que les adultes, qui voient des choses qui leur échappent et doivent donc déjouer l'ultime complot pour sauver les deux mondes. Chose plutôt positive, on ne s'attend pas à certaines trahisons. le fait que le méchant ne soit pas incarné est bien trouvé, d'autant plus que sa méthode de recrutement est plutôt vicieuse. J'ai vraiment adoré le fait que Londres et Lombres soient étroitement liées, les techniques de passage entre les deux villes et les conséquences de la venue d'un londonien à Lombres. Sinon, je n'ai pas vraiment été convaincue par cette histoire de prophétie, qui est finalement aussi fouillie que l'auteur a voulu nous le faire comprendre, avec ce grimoire qui en perd son latin. Il y a quelques longueurs, pas inintéressantes pour les amateurs de l'univers dépeint, mais on aurait pu arriver au dénouement un peu plus vite.
Au final, un livre copieux de par son univers — peut-être un peu trop — qui manque de profondeur dans la première moitié, mais qui a le mérite de se lire facilement et de faire travailler l'imagination dans une ambiance très dépaysante. En prime, on a droit à des illustrations bienvenues par-ci par-là.
Lien : http://www.place-to-be.fr/in..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ConfidencesLitterairesConfidencesLitteraires   24 mars 2016
- […] Sur certains trajets, les receveurs ont parfois le malheur de tomber sur des girafes. »
Entendant cela, les deux filles intervinrent.
« Vous êtes la deuxième personne à nous parler des girafes, dit Deeba.
- Moi j’en ai déjà vu… ajouta Zanna.
- Et elles n’ont rien d’effrayant.
- Ah bravo ! s’exclama Jones. Elles ont réussi leur coup. Faire croire que les gentils réfugiés qu’on voit dans les zoos sont des girafes normales. Et vous allez sûrement me dire que si elles ont de longs cous, c’est pour mieux atteindre les hautes branches ! Et pas pour secouer les cadavres sanguinolents de leurs victimes, c’est ça ? » Les girafes ne sont pas les seules reines de la désinformation. Pourquoi croyez-vous qu’il n’y a pas de chats à Lombres ? Parce que ce sont des crétins. Ils ne savent rien de la magie ou du mystérieux. Par contre, les cochons, les chiens, les grenouilles, toutes les autres bêtes arrivent à nous rejoindre. La communication est permanente, entre les deux villes. Les messages passent.
- Ça se tient, Za, le coupa Deeba. Tous ces animaux qui savaient que tu étais… ce que tu es, là.
- La Schwazzy… indiqua l’intéressée.
- Mais pas les chats, reprit Jones. Sans doute trop occupés à avoir l’air cool.
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TwiTwiTwiTwi   07 octobre 2011
Dans mon Lombres, on brûlera les livres sitôt sortis des presses... que je goûte à l'encre fraîche. Vous mettrez le feu aux bibliothèques. Et au rayonnage du Puits Lettré. Puis l'incendie s'étendra aux bibliothèques du monde entier. Moi, j'attendrai patiemment, au-dessus de ce gigantesque brasier, que les fumées parviennent à mes narines. Alors plus rien ne me sera inconnu.
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TwiTwiTwiTwi   07 octobre 2011
Rien de comparable à ma très haute couture. Qui rime si bien avec littérature. Si tu veux, je te confectionne un gilet avec ton roman préféré ; une écharpe de poèmes ; une jupe épique ; des chaussettes historiographiques ; et des dessous en pages bibliques. Pour que tu te cultives en t'habillant.
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TwiTwiTwiTwi   07 octobre 2011
L'astre flottait au-dessus de la ville, non pas comme un disque, une pièce de monnaie ou un ballon, mais comme un donut. On voyait le ciel gris à travers le cercle parfait qui lui faisait défaut.
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MaliaeMaliae   09 juin 2017
Mais tu as d’autant plus de mérite à être une héroïne que c’était pas ton destin.
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