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EAN : 9782812931109
334 pages
Éditeur : Editions De Borée (16/05/2019)
3.14/5   7 notes
Résumé :
L’effroyable bête qui, au XVIIIe siècle, avait tué et dévoré une centaine de petits bergers et bergères, est de retour dans les campagnes obscures du Gévaudan. La voilà qui aujourd’hui réitère son parcours meurtrier. La rencontre entre la jeune et troublante Margeride et un fringant scientifique n’y est pas pour rien. Magie noire ou manipulation génétique ? Quoi qu’il en soit, si l’on tue ou capture le monstre échappé à ses re-créateurs, on connaîtra enfin son ident... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
polacrit
  01 mai 2020
Terreur en Gévaudan a été publié en 2006 par les éditions du Pré aux Clercs, puis réédité par les éditions de Borée en 2019, dans la collection "Polar". le style est fleuri, en même temps qu'abrupt dans les constructions de phrases et voluptueux dans son vocabulaire: "Les regards se détournent en direction des hautes fenêtres. Un vent sournois descendu du mont Mouchet fait frissonner les proches herbages. Au-delà se dresse un bois touffu et escarpé. Une forêt comme tant d'autres." (Page 9)..."A 99%, je déteste l'art contemporain. Je n'y vois que bluff, frime, goût de chiottes, verbe prétentieux et (quand les collectivités achètent) détournements de fonds." (Page 23).
L'histoire, racontée à la première personne, se déroule fébrilement au rythme de chapitres courts, ne laissant aucun répit au lecteur. Les scènes d'actions sont rythmées par des phrases courtes, un vocabulaire incisif: "Visions intermittentes. Violente nausée. Les chiens qui me lèchent sont sanglants...Mauriçou est tout souillé de mon sang. Il applique sur mes plaies je ne sais quel chiffon." (Page 322).
Fil rouge: histoire de la bête du Gévaudan qui, de 1764 à 1767, a fait plus de 120 victimes sans que ce mystère soit élucidé, le musée qui lui est consacré, les lieux, les détails historiques, les archives défaillantes=> Une documentation sérieuse et approfondie de tous les aspects des attaques du XVIIIe siècle et des recherches actuelles, des traces encore palpables dans le folklore local. "Aujourd'hui, 19 juin, le colloque qui accompagne l'inauguration du musée est censé faire le point des connaissances sur la Bête. Mes récents articles et recherches me valent d'y être invité en tant qu'intervenant...La Bête et le Gévaudan, ça compte pour moi. Je suis né et j'habite près du Malzieu, dans une ferme depuis toujours familiale. La Bête, j'ai toujours baigné dans son jus. Enfant, c'est avec une douce horreur que j'entendais narrer ses exploits réels et imaginaires. Ce qu'était la Bête du Gévaudan? Je ne suis pas le seul que le mystère de son identité fascine." (Page 17).
L'intrigue:
Margeride, jeune étudiante, se rend à l'inauguration du musée de la Bête à Ribeyrevieille situé à l'orée de la forêt de Ténazeyre, motivée par le désir de percer un dangereux secret détenu dans sa famille depuis des lustres, sous forme d'un bocal "fermé par un gros bouchon de liège", cacheté de cire, comportant "une sorte de sceau cabalistique en forme de main, index et auriculaire tendus, les autres doigts repliés, contenant un liquide trouble et jaunâtre dans lequel flotte "une fourrure associée à une doublure de chair filandreuse." (Page 44)
Serait-ce un morceau de la Bête du Gévaudan? Pour le savoir, le narrateur, avec l'aide de son ami Ulrich, se livre a des expériences génétiques consistant à cloner la Bête afin d'identifier son origine et sa race. Un peu plus tard, les deux amis partent huit mois en mission pour les îles Kouriles.
En leur absence, des événements inquiétants se produisent: plusieurs troupeaux de moutons auraient été attaqués par un prédateur, et des chiens auraient été dévorés. Aussitôt, la légende d'une assez grosse et inquiétante bête reprend vigueur. A l'aide des documents d'époque, Margeride et le narrateur se lancent sur les traces de la Bête. Une quête impossible? Rumeurs? Réalité? Hallucination collective? Magie noire?
Le bémol: très bon début se perdant malheureusement dans les méandres des fantasmes et péripéties sexuels du narrateur, négligeant parfois l'intrigue.
Ce qui est dommage car Terreur en Gévaudan est un roman érudit, très bien documenté, intelligemment construit, présentant des aspects scientifiques sans être rébarbatif.
Le +: une intrigue moderne tissée selon la trame des faits historiques concernant les attaques de la Bête du Gévaudan. Ainsi, le passé et le présent s'entrecroisent, donnant un parfum d'authenticité au récit: "Aujourd'hui, donc, je suis à Clermont-Ferrand sur le plateau des Cézeaux. Lieu assez vague au milieu de nulle part et qu'on nomme "complexe scientifique"...Après-demain, je suis à l'INSERM de Montpellier. Comme par hasard, Clermont et Montpellier sont les extrémités nord et sud non pas exactement du champ d'action, mais du champ de rayonnement de la Bête. Voilà qui m'offre une perception stéréoscopique du Gévaudan." (Pages 47-48).
Lien : https://legereimaginarepereg..
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ba33
  11 septembre 2020
Personnages :
Le narrateur
Margeride, une étudiante
Mauriçou, c'est l'employé du narrateur
Ulrich, le chercheur qui travaille avec lui,
Jeannette son amie
Monica, l'amie de Jeannette à la science et au envies sexuelles particulières.
Le narrateur et Margeride se rencontre lors de l'inauguration d'un musée sur la bête du Gévaudan.
Malgré cette histoire ancienne, ils espèrent toujours et encore retrouver des indices qui permettraient de retrouver la forme réelle de la bête.
C'est alors que Margeride invite le narrateur dans la maison de famille qui stocke une étrange pot dans lequel un élément organique est conservé dans du formol.
Aussitôt le narrateur n'a qu'une idée en tête, utiliser la génétique pour faire renaître la bête afin de voir à quoi elle pouvait ressembler.
Il va faire des tentatives sur des chiennes, mais sans résultats.
Il part alors 8 mois à l'étranger dans le cadre de son travail.
Quand il revient des crimes étranges sont exécutés… y aurait-il une nouvelle bête qui sévirait ?
La forêt du gévaudan est sombre et bien désertique, le mont mouchet est froid… il ne donne pas envie de s'attarder…
- Bonnes références historiques
- Scène sexuelles dont on se serait passé
Origine de la 1ère bête :
Buffon aurait ramené de Madagascar une bête qui serait accouplé avec un loup…
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manue14
  02 juillet 2019
Le roman est assez particulier dans son ensemble. Au début l'auteur nous explique l'histoire de la bête du Gévaudan de manière un peu trop historique selon moi. Il y a beaucoup d'informations et j'ai eu peur qu'il y en ait tout le temps mais cela n'a heureusement pas été le cas.
Dès le début et tout au long du roman on sent vraiment que l'auteur a fait des recherches concernant cette histoire qui est quand même assez célèbre.
Il a tout de même voulu y ajouter sa propre touche en nous exposant sa propre théorie et sa propre histoire.
J'ai bien apprécié cette version même si dans celle du départ il n'y a que les humains qui sont les plus touchés.
En effet ici il y a beaucoup d'animaux morts, tués et déchiquetés. Mon petit coeur « d'amie des animaux » a trouvé cela un peu exagéré…
Les descriptions sont assez bien écrites et approfondies dans l'ensemble.
Il n'y en a ni trop ni pas assez . Philippe Magnaval est arrivé à trouver le juste milieu.
Le style de l'auteur est fluide et agréable à lire. Il y a quelques passages un peu lourds par exemple concernant les explications au tout début du roman mais ce n'est pas tout le temps.
Les idées sont intéressantes et s'enchaînent bien. Il n'y a pas trop de retournements de situations et l'auteur ne cherche pas à rajouter des éléments pour charger l'histoire.
La fin est selon moi un peu trop romancée. Personnellement je n'aurais pas mis les informations du dernier chapitre dans une scène comme celle-là…
Je trouve que ça ne va pas avec la partie thriller/horreur du roman.
En résumé, si vous aimez les romans avec la bête du Gévaudan, les thrillers un peu gore et si vous ne connaissez pas cet auteur alors n'hésitez pas à lire ce livre, il vous plaira peut-être.
Lien : https://fais-moi-peur.blogsp..
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Virginy
  31 août 2019
La majorité de ce thriller est narré à la première personne, du point de vue d'un scientifique dont le domaine est la génétique. Rencontrant une jeune étudiante lors d'un colloque organisé lors de l'ouverture du Musée de la Bête du Gévaudan, la belle Margeride, notre scientifique va découvrir grâce à elle quelque chose qui lui permettrait enfin de savoir ce qu'était cette Bête tant entourée de mystères. Alors quand des attaques ont lieu dans les environs, rappelant beaucoup celles ayant eu lieu au XVIIIè siècle, rapidement, il devient évident que la Bête est de retour. Toujours aussi insaisissable, aussi sanguinaire, meurtrière, terrifiante.
Si la tension face aux méfaits de la Bête est palpable et bien rendue, si les indices qui mènent à l'identifier sont bien répartis et amenés dans le récit, il y a cependant un aspect qui ne m'a pas super emballée. L'auteur a ajouté à son intrigue principale une rivalité amoureuse, pour ajouter un peu de « piquant », j'imagine. Cela donne lieu à des scènes érotiques qui sont pour moi dispensables, sans parler de pratiques sexuelles que je trouve malsaines. L'intrigue autour de la Bête se suffisait à elle-même. Alors pourquoi? Pour montrer que nous sommes tous des bêtes, à notre façon? Possible…
Cela reste un récit agréable, bien documenté, qui oscille entre faits historiques et légendes, ces dernières nourrissant notre imaginaire, nos peurs.
Lien : https://deslivresdesfilsetun..
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Jelistulisnousaimons
  24 août 2019
Je suis plutôt fervente des romans historiques donc un polar sur la bête du gevaudan était parfait pour moi.
Alors j'ai aimé le côté justement très abouti sur l'histoire initiale, on voit que l'auteur sait de quoi il parle et c'est très appréciable. La plume est brute et expérimentée, agréable à lire.
Maintenant cette bête 2.0 si je peux dire me gêne un peu dans la dimension sexuelle qu'à voulu lui donner l'auteur mais mis à part cet aspect j'ai beaucoup aimé.
Les personnages sont très différents et on tous un attrait intéressant.
En résumé, c'est une bonne histoire sur la Bête du Gevaudan.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
manue14manue14   02 juillet 2019
- Les pattes de devant, ajoute le prof de Montpellier, étaient plus courtes que celles de derrière. De nombreux témoignages de gens attaqués le confirment. Mais ces gens n’ont-ils pas été conditionnés ?
- De l’avis des chasseurs, on n’a jamais vu aux loups pareilles couleurs. La couleur de chevreuil. Les côtes aussi ont attiré l’attention. Elles donnaient à l’animal la liberté de se retourner aisément…
Ses feuillets à la main, le conservateur remonte lentement l’allée. C’est mortifiant, mais c’est ainsi. L’histoire officielle de la Bête s’achève sur cette description contradictoire et décevante. C’était un loup, mais ce n’en était pas un.
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polacritpolacrit   01 mai 2020
Comme tout le monde, j'aime les histoires qui font peur. Mais je les préfère sans cinéma, sans effets tonitruants. Je ne crois pas aux monstres dotés de super-pouvoirs. Je crois à de simples présences dans la nuit. Les monstres sont des êtres insaisissables, mais élémentaires. La vraie peur s'enracine dans des rencontres réelles et des faits. Des faits véritables du vrai passé.
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polacritpolacrit   01 mai 2020
L'absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et allume le feu.
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polacritpolacrit   01 mai 2020
Cette cloche, c'est une cloche qui existe plus depuis mille ans et qui sonne quand même. Elle sonnait quand c'était la guerre avec les protestants. Elle sonnait à la Révolution quand on coupait la tête à un curé. C'est chaque fois qu'il vient un malheur pour le Gévaudan.
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polacritpolacrit   01 mai 2020
Ici, la Bête est un fonds de commerce. Elle est historique, ancestrale, touristique. Elle fait vendre des livres, des contrats, des paysages, des nuitées de camping, de la charcuterie, des circuits de randonnée. La Bête est un label.
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