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Frank Reichert (Traducteur)
ISBN : 2840557509
Éditeur : Delcourt (07/04/2004)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Sous le IIIème Reich, un sorcier invoque une puissance infernale qui lui échappe. De cette puissance naît Hellboy. Élevé par les américains, il sera le plus grand des enquêteurs paranormaux. Sa mission présente le conduit sous un manoir, au fond des abysses, là où le culte du Serpent s'abreuve du sang et des âmes des innocents. Son grand prêtre attend Hellboy : le temps est venu de reprendre le contrôle de sa créature et pour les ténèbres d'engloutir la lumière.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  27 juin 2016
N'ayant encore jamais commencé cette série (honte à moi !), j'ai profité de la promotion émise par Delcourt pour acquérir ce volume ainsi que le tome 1 de B.P.R.D. pour le premier d'un seul, et ainsi découvrir les origines de l'univers construit du personnage d'Hellboy, les origines du « Mignola-verse ».
Avec Les Germes de la destruction, Mike Mignola emmène son lecteur sur les traces d'Hellboy, personnage qu'il a créé pour l'occasion. Mi-homme mi-diable, avec une main droite en pierre et un caractère très humain mais aussi bien trempé, Hellboy porte parfaitement ce premier tome à lui tout seul. le premier épisode pose le contexte de son arrivée sur Terre : le 23 décembre 1944, au fin fond de l'Angleterre, un groupuscule nazi guidé par un mage mystique et charismatique (dont l'identité est dévoilée plus tard) organise une cérémonie infernale et déclenche l'apparition sur notre plan d'une créature démoniaque qui sera recueillie par le contre-espionnage des Alliés. Bien des années plus tard, cet Hellboy a grandi dans une société occidentale et a désormais rejoint le Bureau de Recherche et de Défense sur le Paranormal (B.P.R.D. en anglais), lui donnant l'occasion de mettre à profit ses capacités surhumaines dans des contextes surnaturels.
Pour ceux qui connaîtraient davantage les adaptations cinématographiques, ce premier tome a, à peu près, été adapté dans le premier opus dû à Guillermo del Toro. Visuellement, il ne faut pas forcément s'attendre au même genre d'univers, puisque Mike Mignola a une patte assez particulière si on ne s'y est pas préparé auparavant. En effet, dès le départ, l'influence d'un Frank Miller se fait un peu ressentir et on ne peut s'éviter de faire un parallèle avec Sin City (publiée dans ces mêmes années, à partir de 1994, coïncidence ?) : Hellboy peut facilement se comparer à un Marv dans « le Grand Carnage » où, héros solitaire, il remonte le fil de ses pensées et de ses combats pour déceler la vérité. Ici, de même, Hellboy mène l'enquête pour trouver l'origine des mystérieuses créatures reptiliennes qui commencent à pulluler. Même si Mike Mignola ne cherche pas du tout à transcrire les émotions des personnages au vu de son utilisation des visages, il utilise en revanche énormément les contrastes de couleur et de lumière, mettant en valeur les sauts, les envolées et les mouvements du personnage principal.
De plus, la série Hellboy débute par un premier tome ouvrant sur un monde gigantesque de possibilités et très dense en matière de personnages à découvrir. Que ce soit Trevor Bruttenholm, le père adoptif, ou Elizabeth Sherman, ou le fameux et attachant Abe Sapiens, un homme-poisson, tous les personnages secondaires mériteraient de s'attarder sur leur histoire. de fait, Mike Mignola a depuis 1994 largement étendu son univers autour de Hellboy avec quantité de séries dérivées de cette première série (Hellboy Aventures, Hellboy en enfer, B.P.R.D., etc.).
Un bon premier tome donc, déroutant par son aspect visuel particulièrement sombre, alors même que la couleur est tout aussi présente : l'ensemble est solide et pose parfaitement un univers entier à faire vivre.
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Commenter  J’apprécie          270
idevrieze
  18 avril 2014
Hellboy est un mélange entre ambiance noire et humour.
J'ai mis du temps à aimer Hellboy. Parce que c'est un héros de comics dont il faut du temps et de la maturité à apprécier. En effet, il est bourré de contradiction. Tout d'abord, et on le voit dans ce premier tome, il est âgé - plus de la soixantaine - mais il apparaît à peine être la trentaine, ce qui signifie qu'il ne vieillit pas du tout à la même vitesse que nous. Je me dis que dans la psychologie du personnage, cela explique son côté un peu bourru. Il ne doit pas vouloir s'attacher à qui que ce soit, puisque tous sont appelés à mourir avant lui. Hellboy est ainsi entouré de très peu de personnes, il est assez solitaire et n'est entouré que d'un noyau de relations très restreint : son père adoptif mais qui vient de décéder, Abe qui possède les mêmes caractéristiques de vieillissement que lui et Liz qui provoque du feu et qui se rapproche le plus de lui en matière de comportement.
C'est dans un monde très sombre avec des rituels magiques et des monstres plutôt costaud qu'Hellboy évolue. On peut dire que ce garçon de l'Enfer nage en plein milieu d'horreurs. Et pourtant, il garde le moral et se permet de nous lancer une petite vanne pour alléger cette ambiance limite malsaine. Et je dois dire que c'est cette particularité qui fait qu'on apprécie vraiment le héros. Même s'il est perdu, même s'il ne sait pas comment s'en sortir, il va prendre les commandes et tout faire pour résoudre le problème, souvent de façon bourrine d'ailleurs, et nous alléger la sauce avec une blague parfois bien grasse.

Hellboy, c'est aussi un mélange d'action et de références.
Et oui, lorsqu'on prend en main le comics, on voit un monstre tout rouge qui castagne des monstres pire que lui. On se dit que chouette. On pose le cerveau à côté et on vit les castagnes. Mais ce n'est absolument pas cela. Au milieu de ces scènes de bataille extrêmement musclées, on voit déjà toutes les références à Lovecraft en matière de bestiaire monstrueux (et croyez moi, les dessins sont extrêmement bien réalisés, je peux me relire tout le mythe de Cthulu en visualisant le tout maintenant), mais aussi les références historiques du III° Reich, de la Seconde Guerre Mondiale et de la Russie.
Ajoutez à ceci toutes les références religieuses et mystiques puisque Hellboy est sensé tout de même être une incarnation de l'Enfer. Et bien, sous couvert d'action et de bastonnage, nous avons là un premier tome extrêmement dense qui regroupe des thèmes plus compliqués qu'il n'y paraît et d'une richesse sans pareil. Comme vous pouvez vous en douter, je sens que je vais poursuivre gentiment cette saga :)
Lien : http://labibliodekoko.blogsp..
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MassLunar
  17 octobre 2019
Il était enfin temps de découvrir cette incomparable référence du comics fantastique et indé !
Bien évidemment, Hellboy est sans doute une icône très appréciée par les amateurs de comics. Crée au début des années 90, cette pièce maîtresse de l'oeuvre du génial Mike Mignola comprend 16 tomes, juste pour la série principale, sans parler de l'univers étendu du Hellboy à travers d'autres séries comm B.P.R.D. ou Abe Sapiens. le démon s'est depuis imposé comme l'icône badass d'un univers fantastico- horrifique fortement inspiré par l'aura lovecraftienne (oh yeah ! ).
Bien évidemment, je pense qu'Hellboy a également eu sa relance de succès avec les fameuses adaptations de Guillermo del Toro. Autant le dire, c'est cette première adaptation qui m'a donné envie de découvrir le comics de Mignola avec le premier tome Les Germes de la destruction !
Aucun regret, quel plaisir de découvrir cette oeuvre qui mêle habilement polar hard-boiled et horreur cosmique lovecraftienne. Mike Mignola a montré son attirance pour les univers de l'imaginaire avec un penchant plus ou moins ténébreux avec des titres comme le cycle des épées ou encore Corum, des titres adaptés de la fantasy pur jus.
Mignola s'impose dans Hellboy en créant d'abord son propre imaginaire avec tout de même un véritable hommage à Lovecraft. Jouant énormément avec les contrastes, le clair-obscur, un trait taillé à la serpe, des silhouettes longilignes, Mignola ne signe pas un graphisme riche en détails et poussé au réalisme brut, il signe avant tout une atmosphère , une déclaration d'amour à un fantastique à la fois brut et délicat, digne héritier graphique de Cthulhu, des films de la Hammer... J'ai tout simplement adoré mais le génialissme auteur-dessinateur ne se limite pas à cela puisqu'il nous propose un antihéros digne de ce nom. Hellboy est un démon, tout droit débarqué sur notre Terre à la suite d'un rituel nazi mené par un sorcier terrifiant. Mais Hellboy fut élevé par un savant humain plutôt généreux. de ce fait, le petit démon rouge est devenu un inspecteur badass , un peu cynique et blasé sur les bords . La série est portée par une efficace voix-off assortie à une mise en case tout aussi efficace.
Que ce soit au niveau de la narration ou de son ambiance si stylée, Mignola délivre un premier tome réussi qui n'aura pas démérité son Eisner award.
Hellboy volume 1 Les germes de la destruction pose ici les germes d'un univers étendu que tout amateur de comics fantastiques se doit de découvrir .
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pixton
  18 octobre 2014
Tout fan de fantastique devrait connaître Hellboy. Ce personnage étrange, né en enfer, doté de cornes et d'un poing massue, destiné à devenir l'antéchrist, met de côté le destin qui était le sien pour rejoindre une unité de défense et d'enquête paranormale.
Ça décoiffe grave, tant dans le fond que sur la forme.
Hellboy est une sorte d'ultimate badass, qui n'en fait vraiment qu'à sa tête et qui déteste les nazis, créatures infernales et sorciers qui pactisent avec les forces surnaturelles. Quand il se fâche, y'a de la casse !
Les dessins sont somptueux, dans un genre minimaliste, particulièrement bons sur les contrastes et soulignent à merveille la noirceur de l'ensemble.
Hellboy n'est pas un comic pour fillette et son univers glauque et désespéré lorgne sans se cacher du côté de Lovecraft et Poe. L'étrange côtoie l'horrible, les énigmes découlent sur des machinations millénaires et des sorciers immortels.
Des savants nazis rescapés de la WWII qui font appel à Raspoutine afin qu'il réveille azatoth ? Je valide.
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GalaxioN
  02 avril 2015
D'abord un peu déçu du trait de crayon un peu trop minimaliste, j'ai continuer à tourner les pages et j'ai vite retrouver l'ambiance très sombre, le côté steampunk-nazi associé au côté mystique "Lovecraftien" et surtout le badass Hellboy, que j'avais adoré dans les films de del Toro.
Sa personnalité dénote tellement avec l'univers que ça en fait un personnage attachant et ça donne toute l'originalité à l'histoire. Ses notes d'humour et de sarcasmes alors qu'il est en train de se faire castagner par un monstre sont juste tordantes. Bref, je me suis habitué au dessin et j'ai vraiment bien accroché au scénario.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   18 juillet 2016
Ils sont la crue torrentueuse qui recouvre la Terre. Sept dieux du pouvoir. Sept démons d’oppression. Sept au firmament et sept sur la Terre.
D’une force colossale, d’un mépris souverain, ils piétineront la Terre comme on foule le grain.
Sans pitié pour l’humanité, sans colère non plus contre elle, ils verseront le sang comme la pluie se répand, et dévoreront la chair.
Que les sept remontent à présent de l’abysse. Que les chaînes se rompent. La liberté leur appartient. Comme la puissance.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   31 mai 2016
Je serais le premier à reconnaître que ce ne sont pas les défauts qui me manquent... Mais si je devais en souligner un, celui d'entre eux qui m'a, au fil des ans, embringué dans les pires ennuis... ce serait mon tempérament parfois un peu soupe au lait. Et quand la moutarde me monte au nez, je fais parfois des bêtises. Comme de charger tête baissée dans une pièce noire comme l'encre. Je suis plus coriace, plus fort que n'importe quel être humain... mais je ne vois pas mieux dans le noir. Dommage.
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GalaxioNGalaxioN   01 avril 2015
Je serais le premier à reconnaître que ce ne sont pas les défauts qui me manquent... Mais si je devais en souligner un, celui d'entre eux qui m'a, au fil des ans, embringué dans les pires ennuis... ce serait mon tempérament parfois un peu soupe au lait.
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GalaxioNGalaxioN   02 avril 2015
Mon cerveau recommence à fonctionner, au delà du pur instinct de base. Pendant un instant, j'aurais voulu que tout s'arrête... car avec les sensations, revenait la conscience. Et ça, c'était moins drôle.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   31 mai 2016
- Va... au... diable...
- Nul besoin, créature. L'enfer vient à moi !!
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