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EAN : 9782505066095
64 pages
Éditeur : Dargaud (02/06/2017)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 127 notes)
Résumé :
New York, 1932. Malgré la grande dépression qui frappe durement l'Amérique, les buildings s'élèvent toujours plus haut dans le ciel de Manhattan et les chantiers prolifèrent. C'est là que travaille Giant, un homme taciturne à la carrure imposante. Ses collègues le chargent d'avertir la famille d'un compatriote irlandais du décès accidentel de celui-ci. Mais, dissimulant la triste vérité, le mystérieux colosse envoie une belle somme d'argent à Mary Ann, la jeune veuv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
tchouk-tchouk-nougat
  28 juillet 2018
Dans le New York des années 30, les tours prennent l'assaut du ciel et pour les construire on emploie une main-d'oeuvre bon marché provenant de l'immigration.
C'est ainsi que l'on fait connaissance avec Dan, tout fraichement arriver de la verte Erin, et de Giant, colosse irlandais taiseux.
Ce que j'ai particulièrement aimé c'est l'ambiance qui nous frappe dès les premières pages. le dessin au couleurs sépias nous met tout de suite dans le ton des années 30 mais le soin des détails nous permet aussi de ressentir la vie de cette ville. Et bien sur tout particulièrement des conditions de travail des employés qui vivent dans la misère pour pouvoir envoyer l'argent à leur famille restée au pays.
Dans la construction des gratte-ciel, les travailleurs se regroupent par nationalité. Nous nous attachons plus particulièrement au groupe Irlandais dont sont issu nos deux personnages principaux, mais on comprend bien vite les rivalités.
J'ai aimé voir cette relation se nouer entre l'extraverti et amical Dan qui fait figure de crevette rousse à côté de l'armoire à glace quasi muette qu'est Giant.
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Catilina38
  06 mai 2019
J'avais vu passer à sa sortie ces très belles couvertures inspirantes, montrant le travail des noirs de l'auteur et le contexte de la grande Dépression à New-York. Ayant lu auparavant l'excellent Blue Note portant un peu sur le même thème (la destinée d'un costaud mystérieux dans le New-York de la Prohibition) je me suis laissé tenter par cette série aux très bons échos presse et dont la fausse suite, Bootlack, sort ce printemps chez le même éditeur.
Dans la Dépression il y a des hordes de chômeurs et d'immigrants attirés par les feux de l'Amérique, mais il y a aussi des riches qui mènent une course aux plus hauts grattes-ciel. Cela fait de l'emploi, dangereux mais rémunérateur et crée des sociétés d'ouvriers rassemblées par nationalité. Parmi eux il y a "Giant", l'irlandais quasi muet. C'est son histoire qui nous est contée...
Le problème avec les BD dont on parle beaucoup c'est qu'on attend un chef d'oeuvre à chaque fois. C'est parfois le cas, mais la plupart du temps on a "juste" de très bonnes BD... C'est un peu ce qui se passe avec ce diptyque Giant qui emprunte un chemin déjà très balisé, celui de la Dépression américaine dont l'iconographie a été allègrement diffusée par la photo et le cinéma. Difficile ensuite de trouver un élément qui justifiera cette énième vision, tant ces plans de gamins jouant dans le jet des bouches d'incendie, ces ouvriers en salopettes trop grandes et ces villes entre noir et miroir font partie de l'imaginaire collectif!
L'ouvrage commence d'ailleurs sur ce cliché mythique d'ouvriers déjeunant sur une poutre suspendue pendant la construction du Rockfeller Center et c'est le point de départ de cet album qui vise à nous conter les dessous de l'image: qui était le photographe, qui étaient les ouvriers, quelle était leur vie et le pourquoi de leur arrivée à New-York. En prenant pour focus un colosse mystérieux, l'auteur instaure un mystère nécessaire au déroulement de sa photographie. L'homme qui manie le pistolet pneumatique destiné à enfoncer les rivets est de celui que l'on ne titille pas. Il sait être protecteur avec son nouveau partenaire d'équipe, un jeune idéaliste beau parleur, pour peu qu'on ne lui pose pas de questions sur son passé. C'est à ce moment que l'on découvre une correspondance avec Mary-Anne, une irlandaise restée au pays et dont les lettres indiquent une grande proximité. Mari? Frère? le lecteur est titillé par de nombreuses questions que Mikaël délie subtilement tout au long de ses deux tomes. Sur ce plan le scénario est très habile et parfaitement rythmé.
Côté dessin j'ai été un peu déçu en comparaison de l'album de Mickaël Bourgoin, dont le trait est plus organique, plus râpeux et reflète ces espaces sales d'une Amérique à peine sortie du tiers-monde. Intrinsèquement il n'y a rien à reprocher à Mikaël, qui propose des planches aux beaux plans très encrés, suffisamment proches de nos attentes sans tomber dans le fan-service. Simplement, comme dit plus haut, il arrive après beaucoup de très bons travaux et pour comparer à l'album précédent on constate sans doute la différence entre un auteur autodidacte et un autre formé à Emile Cohl.... le diable est dans les détails.
Giant propose une bonne histoire, une époque et un lieu passionnants, dispose de bons dessins et de deux couvertures très marquantes. Il rate néanmoins l'excellence par un petit manque d'originalité, par une touche d'auteur qui permettrait à l'album de dépasser la carte postale. Par de nombreux moments (lorsqu'on aborde la photographe) on n'en est pas loin. Mais ce Giant reste trop longtemps une image, une figure manquant un peu de contenu qui empêche le lecteur de s'impliquer dans sa lecture. Je recommande néanmoins ce diptyque qui est une très bonne lecture pour qui s'intéresse à ce sujet, mais qui n'est pas l'ouvrage majeur dont certains ont parlé.

Lien : https://etagereimaginaire.wo..
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MarquePage
  17 février 2018
Un thème de chantiers des gratte-ciels très peu utilisés. J'ai découvert tout un univers et une ambiance.
L'ambiance est très importante. Accompagnée de couleurs sépias, nous suivons les ouvriers immigrés avec leurs difficultés du métier et du quotidien. On est plongé dans ce New York de 1932. Ce côté est très intéressant et prenant.
Nous avons en plus le mystère autour de Giant, ce grand bonhomme secret, qui ne parle pas beaucoup. Et qu'on apprend à découvrir au fur et à mesure des lettres. Il y a un côté contemplatif et poétique.
Une lecture agréable aux dessins emprunt de nostalgie, efficaces.
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Amindara
  06 juillet 2017
Voilà une BD qui, si elle n'avait pas fait partie du comité de lecture, ne m'aurait pas attirée plus que ça. Je ne l'aurais même certainement jamais lue. Cette couverture sombre sur fond de gratte-ciel me laissait à penser que ce ne serait pas l'un de mes sujets favoris.
Je l'ai lue, pourtant. Et je dois avouer que sans l'avoir vraiment adoré, je ne l'ai pas non plus détestée. Giant est l'histoire d'un homme, un immigré irlandais, qui travaille sur le chantier d'un gratte-ciel dans un New-York du début du siècle. Comme nombre de ses compatriotes, il a immigré aux Etats-Unis pour échapper à la crise qui se déroule actuellement en Irlande. (Pour rappel, la situation n'est pas très enviable pour les catholiques du Nord de l'Irlande à cette époque-là). Seulement contrairement à ses compatriotes, Giant, lui, n'a pas de famille au pays qu'il doit entretenir.
Cette histoire est assez complexe, je dirais qu'il y a plusieurs intrigues dans la même. Nous avons cette histoire de Giant qui, alors qu'il doit prévenir la femme de l'un de ses camarades que celui-ci est décédé, se fait justement passer pour le dit camarade auprès de la dite femme, laquelle est restée en Irlande avec les enfants. Pourquoi ? On l'ignore. Ce qu'on sait en revanche, c'est qu'il entretient une correspondance avec elle, s'intéresse à sa vie, à ses enfants (en même temps, il se fait passer pour son mari) et il lui envoie de l'argent. Nous avons ensuite l'histoire de cet autre irlandais, fraichement arrivé sur le chantier qui semble s'attirer des ennuis avec un clan italien. Si la première intrigue m'a intéressée, la seconde beaucoup moins. J'aurais néanmoins envie de connaitre la suite de l'histoire, certaines questions restant sans réponses à la fin de ce premier tome.
Niveau dessins, j'ai du mal avec ce style, je dois bien l'avouer. Les visages m'apparaissent comme trop semblables et j'avais du mal à différencier les personnages (en dehors de Giant qui, comme son nom l'indique, est une sorte de géant). Ces couleurs restant toujours dans le gris/marron/noir ne m'ont pas aidée non plus. Je reconnais cependant que l'illustrateur a su nous montrer des décors riches en détails, des visages assez expressifs.
Je ressors donc de cette BD avec un bilan assez mitigé. Mais si elle ne m'a pas totalement convaincue, elle a tout de même suffisamment attiré ma curiosité pour que j'envisage de lire la suite un jour.
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badpx
  17 mars 2019
Je pense qu'on a tous vu au moins une de ces photos de constructeurs de gratte-ciel, dans les années 20 à New York : ces hommes mi funambules, mi ouvriers prenant la pose sur des poutres métallique au dessus du vide. C'est effrayant et fascinant.
C'est ce qui m'a fait emprunter cette BD, la représentation de cet homme faisant une pause au dessus de la ville.
Et en lisant cette histoire, l'effet fascinant de la photo s'est un peu estompée. C'est les années 30, la grande dépression, ces constructeurs qui prennent des risques terribles, survivent plus qu'il ne vivent, tout en tentant d'envoyer de l'argent à la famille rester de l'autre côté de l'océan.
J'ai lu récemment le Bateau-usine, un roman qui se passe à la même époque du côté du Japon. Finalement, quelque soit le continent, la vie prolétaire était très dure... étrangement cette BD fait écho au roman lu il y a quelques semaines.
Il me reste donc le tome 2 à lire.
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critiques presse (11)
LeJournaldeQuebec   12 avril 2018
Par le biais d’un immigré irlandais de forte carrure surnommé Giant, cette superbe bande dessinée raconte la construction du Rockefeller Center, à New York, dans les années 1930.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
BullesEtOnomatopees   20 février 2018
Cette histoire en deux tomes fait voyager, à une époque et aux côtés de gens qui nous font vivre une magnifique aventure humaine. Les splendides dessins valent à eux seuls l’achat, il suffit de voir les couvertures pour s’en convaincre. A lire !
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
LaLibreBelgique   31 janvier 2018
"Giant" de Mikaël, premier diptyque d’une série qui va parler de New York. Giant est un colosse irlandais qui travaille sur le Rockfeller Center.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeJournaldeQuebec   09 octobre 2017
Après les contrées montagneuses de l’Idaho, à la fin de la guerre de Sécession, l’illustrateur de Promise nous transporte dans le New York de la grande dépression, avec le premier volet de Giant.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse   21 septembre 2017
La Grosse Pomme fascine Mikaël depuis qu'il est petit. Le Québécois d'adoption comptait bien, un jour, y camper une histoire. C'est maintenant chose faite avec Giant.
Lire la critique sur le site : LaPresse
BDGest   06 juillet 2017
Imprégné de sépia pour mieux installer son ambiance rétro, l'album véhicule de solides valeurs humaines dans un contexte historique perturbé - quel que soit le côté de l'Atlantique où l'on se trouve -, où tout n'est heureusement pas aussi froid qu'une poutre métallique.
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi   21 juin 2017
Un graphisme vertigineux aux teintes sépia qui donne vie au récit grâce aussi à un découpage narratif parfait et un rythme bien maîtrisé malgré, parfois, des textes longs ou répétitifs.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Auracan   15 juin 2017
Mikaël hameçonne aisément le lecteur avec ce premier volet. Gageons que la suite soit à sa hauteur et nous tiendrons la une excellente surprise et le nom d'un auteur à suivre de près !
Lire la critique sur le site : Auracan
Sceneario   14 juin 2017
Le dessin de Mikael est magnifique. Ce travail est remarquable. Tout y est bien reconstituté, bien reproduit.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Bedeo   14 juin 2017
Une plongée sans filtre dans la folie des grandeurs Américaines, que nous vous invitons à découvrir !
Lire la critique sur le site : Bedeo
BDGest   30 mai 2017
Le graphisme semi-réaliste est agréable et expressif. Le travail de recherche sur l'architecture transpire au travers des vues urbaines avec ses ruelles étroites, les bars et bien sûr les immeubles.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
fannyvincentfannyvincent   04 novembre 2017
J'ai débarqué ici en 29, le jour du Krach ! Le jeudi noir comme ils l'ont appelé ! C'était la poisse, franchement ! Des gens se jetaient par les fenêtres !! Comment j'allais faire pour nourrir ma marmaille, hein ?!
Eh bien, voilà ce que je me suis dit ce jour-là... Daniel James Shackleton, après ça, rien ne pourra être pire !!
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robert7robert7   13 octobre 2017
Les gens racontent même que lorsqu'on manque de place dans la cité, on met une rue à la verticale, et on la rebaptise Gratte- Ciel.
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MarquePageMarquePage   17 février 2018
- Ce n'est pas une "bonne amie". C'est... compliqué.
- Eh oh ! Alors là, je t'arrête tout de suite ! Rien n'est compliqué en ce bas monde, ce sont les gens qui rendent les choses compliquées...
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ColibrilleColibrille   21 septembre 2017
- Toi, Giant, tu es arrivé il y a longtemps ?
- Te fatigue pas. On a plus de chance de voir se pointer les danseuses de Ziegfeld Follies que d'avoir une conversation de trois mots avec ce type-là !
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trogloniotroglonio   17 juin 2017
- Pour l'homme plus fort que le diable, sûr que cet épais n'était pas de taille, hi, hi ! [...]
- Plus fort que le diable peut-être, Dan. Mais tu vois, pas assez face à ses vieux démons... Et plus c'est caché loin, plus ça fait mal quand ça sort, ces satanées bestioles...
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