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Georges Tanesse (Traducteur)
EAN : 9782081217942
181 pages
Flammarion (25/08/2008)
3.38/5   42 notes
Résumé :
Ce traité de John Stuart Mill a été publié en 1863. Il s'inspire de la morale de Bentham, fondateur de l'utilitarisme à la toute fin du XVIIIe siècle, qui partait du principe que le plaisir est l'unique but de l'existence. Mill, son disciple, a su comprendre que même une philosophie utilitaire ne saurait se passer d'une conscience et il a voulu la doter d'un sentiment du devoir et d'une obligation morale.
Bentham avait lancé la formule : chercher le bonheur d... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
candlemas
  15 juin 2016
J'avais connu John Stuart Mill étudiant, comme économiste classique libéral. Je le découvre aujourd'hui philosophe progressiste, féministe, sensible et... avignonnais durant une partie de sa vie...
Se fixant comme objectif suprême le bonheur, l'utilitarisme de cette fin XVIIIème puise ses racines hédonistes dans l'antiquité d'Aristippe et Epicure, mais ne s'y résume pas. de même, J.S. Mill répond aux a-priori de celui qui serait tenté de le réduire à une morale cynique et égoïste, ou à l'absence de morale. Il s'agit bien de définir un souverain bien collectif. En cela, plus pragmatique, mais aussi moins élégant, J.S. Mill rejoint Kant et Platon, qu'il critique.
Prolongeant Jérémy Bentham, mais à mon goût avec plus d'humanisme dans la démonstration, J. S. Mill gagne vraiment à être connu autrement que par l'exégèse assez insipide des économistes libéraux, aux côtés de Ricardo et A. Smith...
La lecture n'est pas aisée, mais assez rapide... enrichissante, sans être enthousiasmante.... stimulante, sans forcément emporter l'adhésion sur tout, 150 ans plus tard...
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darcourt
  03 juin 2012
Le but de la morale est le bonheur du plus grand nombre. Même un acte motivé par l'égoïsme est moral s'il est socialement utile, autrement dit s'il apporte du bonheur et du plaisir (entendu comme l'absence de douleur).
Beaucoup de causes de malheur pourraient être évitées grâce à une meilleure répartition des richesses, l'éducation pour tous, les progrès de la science.
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Pingouin
  07 août 2019
Ouvrage posant les fondements de la doctrine de l'utilitarisme qui connaîtra des fortunes diverses mais toujours vivace aujourd'hui.
L'intérêt intellectuel n'est pas fou, la démonstration philosophique non plus.
Intéressant en tant que livre fondateur du mouvement.
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nrisovics
  03 juillet 2021
Livre intéressant où Mill nous explique que chacun cherche le plus brand bonheur possible.
Intéressant pour les éléments sur la loi, les sentiments, l'expérience; las science qui portent des espérances énormes.
Intéressant mais pas indispensable.
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gigi55
  29 octobre 2018
Un livre de base sur l'utilitarisme anglais, après Bentham.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
candlemascandlemas   15 juin 2016
Du lien qui unit la justice et l'utilité :
Page 122 : il peut y avoir des lois injustes, et la loi par conséquent ne peut fournir le criterium suprême de la justice. On regarde comme injuste une loi aussi bien que la violation de la loi lorsqu'il y a violation du droit (moral) de quelqu un. (...) une personne mérite d'être bien traitée quand elle agit bien, mal traitée lorsqu'elle agit mal. (...) L'intérêt en question est celui de la sécurité, qui nous permet de nous préserver du mal et de donner pleine valeur aux biens, au delà du moment qui passe. Car nous ne pourrions attacher de prix qu'au plaisir de l'instant si nous risquons, l'instant suivant, d'être dépouillés de tout.(...)
Page 154 : "Tous les hommes, étant également fondés à réclamer le bonheur, sont également fondés à réclamer les moyens de l'atteindre, mais seulement dans les limites qu'imposent les exigences inévitables de la vie humaine, et l'intérêt général, dans lequel est compris celui de chaque individu (...) cette maxime s'infléchit selon l'idée que se fait chacun de l'intérêt social (...) l'histoire entière des progrès sociaux a été une série de transitions qui ont amené les coutumes ou les institutions les unes après les autres à passer du rang de nécessités premières -ou supposées telles- de la vie sociale, au rang d'injustices (...)"
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candlemascandlemas   15 juin 2016
Ce que c'est que l'utilitarisme :
Page 48 : "une remarque en passant, c'est tout ce que mérite la bévue des ignorants qui supposent qu'en adoptant l'utilité comme criterium du bien et du mal, les utilitaristes donnent à ce mot le sens étroit et propre à la langue familière qui oppose l'utilité au plaisir (...) contresens d'autant plus extraordinaire que, parmi les autres griefs couramment formulés contre l'utilitarisme, figure l'accusation contraire de tout ramener au plaisir, et même au plaisir sous sa forme la plus grossière (...). L'utilitarisme soutient au contraire que la seule chose désirable comme fin est le bonheur, c'est-à-dire le plaisir et l'absence de douleur (...). L'idéal utilitariste, c'est le bonheur général et non le bonheur personnel (... ) ; selon le principe du plus grand bonheur, la fin dernière (...) est une existence aussi exempte de douleurs, aussi riche que possible en jouissances, envisagées du double point de vue de la quantité et de la qualité".
Page 114 : "c'est en associant la bonne conduite avec le plaisir, la mauvaise avec la peine, c'est en lui faisant découvrir, en gravant dans son esprit, en lui rendant sensible par l'expérience, le plaisir qui est la suite naturelle de la première, ou la peine qui suit la seconde, qu'il est possible de mettre en valeur cette volonté d'être vertueux qui, une fois affermie, s'exerce indépendamment de tout idée de plaisir ou de peine".
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JacopoJacopo   26 avril 2018
Parmi les quelques faits qui constituent l’état présent de la connaissance humaine, il en est peu qui diffèrent davantage de nos attentes ou qui soient plus révélateurs du retard dans lequel se traîne la spéculation sur les plus importants sujets que le peu de progrès fait pour trancher la controverse sur le critère du bien et du mal. Depuis l’aube de la philosophie, la question du summum bonum ou, ce qui est la même chose, la question du fondement de la morale, a été considérée comme le problème essentiel de la pensée spéculative, elle a occupé les esprits les plus talentueux et les a divisés en sectes et en écoles qui poursuivent une lutte acharnée les unes contre les autres. Après plus de deux mille ans, les mêmes discussions continuent, les philosophes sont toujours rangés sous les mêmes drapeaux ennemis et ni les penseurs, ni les hommes en général, ne semblent plus près de l’unanimité sur ce sujet que quand le jeune Socrate écoutait le vieux Protagoras et soutenait (du moins si le dialogue de Platon se fonde sur une conversation réelle) la thèse de l’utilitarisme contre la morale populaire du soi-disant sophiste.
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DanieljeanDanieljean   05 novembre 2015
Il vaut mieux être un homme insatisfait qu'un porc satisfait; il vaut mieux être Socrate insatisfait qu'un imbécile satisfait.
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DanieljeanDanieljean   27 septembre 2020
Le principe de l’utilité, reconnu ou non, a exercé une influence profonde sur la formation des croyances et des doctrines morales.
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Videos de John Stuart Mill (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Stuart Mill
La liberté d'expression est le sujet d'ardentes polémiques depuis plusieurs années. D'un côté, l'abondance de commentaires, d'analyses "à chaud" et de polémiques donnent l'impression d'un brouhaha permanent. de l'autre, de nombreuses voix s'inquiètent de l'apparition de nouvelles formes de censures qui émaneraient de la société civile elle-même et redoutent la "cancel culture".
Des juristes s'inquiètent quant à eux des appels à durcir la législation dans le cadre de la lutte antiterroriste et redoutent que l'État ne finisse, au nom de la protection de la liberté d'expression, par s'en prendre à cette dernière. Dans un essai dense, "Sauver la liberté d'expression", la philosophe Monique Canto-Sperber retrace l'histoire de ce principe moral, élevé au pinacle du système de valeurs dans nos sociétés libérales. Elle rappelle que pour de nombreux auteurs fondateurs de nos modèles politiques comme le philosophe John Stuart Mill, c'est de l'échange public et contradictoire qu'émerge le progrès intellectuel et, éventuellement, la vérité.
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