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EAN : 9782757830284
264 pages
Éditeur : Points (07/03/2013)
3.63/5   59 notes
Résumé :
Ancien policier à Belfast, Jack Calvert, alcoolique, élève seul son fils adolescent, Adrian. En faisant l’école buissonnière, celui-ci découvre un os humain dans la forêt, mais ne parle à personne de son trésor. Quelques jours plus tard, il est kidnappé. Jack retrouve l’os qui s’avère être celui de la petite Nancy, disparue depuis trois ans. Alors qu’il enquête, d’autres personnes disparaissent, des restes humains sont retrouvés dans les bois et les anciennes pratiq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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Crossroads
  18 juin 2013
Sam Millar , né en 1958 à Belfast , est un ancien combattant de l'IRA qui a tâté de la prison , 20 longues années , pour avoir braqué un fourgon . D'emblée , ça vous pose un bonhomme qu'on a pas vraiment envie de dénigrer . Ça tombe bien , Poussière Tu Seras ne s'y prête vraiment pas.
Adrian Calvert , 14 ans , pourrait facilement prétendre au titre de gamin le plus poissard du comté . S'il participait à mo-mo-motus , six tirages plus tard , il serait en possession de sept boules noires , c'est dire .
Une maman fauchée par un conducteur alcoolisé ; un père , ancien flic renommé , totalement dévasté et trouvant du réconfort en éclusant désormais à toute heure ; d'inexplicables disparitions d'enfants auxquelles il faut désormais ajouter la sienne ; le doute n'est plus permis , Adrian boxe dans une autre catégorie . Jack , son paternel , n'a plus d'autre choix que de rempiler s'il veut le retrouver vivant .
Bienvenue dans l'univers poisseux de Sam Millar .
L'auteur fait ici l'éloge du désespoir . Rien à attendre au sortir de cette lecture . Noir c'est noir , il ne reste même plus l'espoir . Outre un scénario implacable mais terriblement glauque , Millar brosse les portraits de personnages majoritairement habités par un enfer destructeur et une folie bien loin d'être douce . Pas un seul pour venir apporter son petit écot de légèreté à ce polar racé magnifiquement construit .
Sorte de longue chute vertigineuse sans fin , ce récit malsain , sec comme un coup de trique , aborde frontalement des problématiques telles que la perte d'un être cher , l'acceptation et la reconstruction , qu'elle soit adulte ou adolescente , en basant son intrigue sur l'enfance maltraitée et les terrifiantes conséquences qui en découlent .
Merci à Babélio et aux éditions Points pour cette terrible leçon de boxe au K.O. imparable .
Poussière Tu Seras , un coup à vous ramasser à la pelle...
http://www.youtube.com/watch?v=_wp4O7v5320
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marina53
  26 août 2013
C'est au cours d'une promenade dans les bois (attention au loup!) que le jeune Adrian Calvert fait une bien macabre découverte. En effet, il a déniché sous un tas de feuilles mortes un os. Humain ou animal? Sa curiosité le poussera à ramener cet ossement chez lui, sans en dire un mot à son père, Jack. Il faut dire que ce n'est pas tout rose à la maison. Depuis le décès tragique de sa maman dans un accident de voiture causé par un chauffard ivrogne, il passe son temps dans son atelier de peinture à boire. Ancien flic à la dérive, reconverti en minable détective privé, il dérive de plus en plus. Même sa liaison avec Sarah, une galeriste, en pâtit. Mais, voilà que de nouveaux ossements sont retrouvés à d'autres endroits reculés et le pire de tout, c'est qu'Adrian est porté disparu. Jack, avec l'aide de son ancien collègue, n'aura pas d'autres choix que de renfiler sa casquette de flic et partir à sa recherche...
Millar pose ici toute une galerie de personnages, que ce soient l'ancien flic, son collègue, le barbier de Belfast et son amie droguée ou encore son apprenti. Tous vont inévitablement finir par se croiser pour le pire. Poussière tu seras est avant tout un roman social qui traite de la maltraitance des enfants, du travail de deuil et d'une société en perdition. Avec des chapitres très courts soutenant un suspense crescendo et d'une écriture sans fioritures et concise, Millar va droit à l'essentiel. L'atmosphère du roman est inquiétante et sombre, les personnages noirs et parfois sans état d'âme. L'auteur nous offre un polar de bonne facture, précis et direct.
Poussière tu seras... j'vais attendre un peu!
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Sylviegeo
  18 juillet 2018
Oulalal ! Sam Millar n'était pas d'humeur joyeuse quand il a écrit "Poussière tu seras". Sombre, très sombre récit, abordant des thèmes qui font froid dans le dos. Mais était-il pressé ? Car je suis restée disons, insatisfaite.
Adrian, jeune ado, fils d'une ex star retraitée de la police de Belfast, trouve un os dans la forêt et le cache dans sa chambre sans un mot à personne. Jack, son père, vit très mal depuis la mort accidentelle de sa femme car il garde pour lui un secret et se console dans le whiskey. Puis il y a un duo de barbiers avec surtout Jeremiah, abusé, agressé dominé, par sa femme Judith à qui il est totalement soumis. Puis, il y a cette Judith, accro à l'héroïne, pur produit blessé des orphelinats/familles d'accueil et complètement disjonctée. . Bref, beaucoup de thèmes intéressants, beaucoup de personnages aussi. Mais tout ça est lié assez fragilement. Les actions comme les personnages. Ce n'est que légèrement effleuré. Les personnages au potentiel grandiose, marqués au fer rouge par la vie, auraient eu avantage à être mieux exploités, décrits plus finement. Et ces actions, menées et sorties d'on ne sait trop comment par Jack...On dirait le synopsis, le canevas d'un récit. La sauce laisse des grumeaux.
J'aime Sam Millar, j'aime le Sam Millar "Des chiens de Belfast" , moins celui-ci.
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gruz
  28 juillet 2013
Nous ne sommes que poussière à la fin. Avant cette (d)échéance, nous sommes douleurs. C'est en tout cas ce qui ressort des personnages dépeints par Sam Millar.
Dans ce premier roman paru en France, (2006 pour la version originale, 2009 pour la version française), l'auteur nous plonge dans les méandres de l'âme humaine sans aucun puits de lumière à l'horizon.
Un récit à plusieurs niveaux de réflexion, tout en désespérance. Sur la maltraitance de l'enfant, l'acceptation de la perte de l'être aimé et les conséquences psychologiques dramatiques qui peuvent en découler.
Le ton et le style d'écriture sont sobres, sans fioritures, les mots sont bien à leurs places, contribuant à renforcer la tension du récit.
Là où le bât blesse à mon sens, c'est au niveau de la construction de l'histoire ; certains passages sont bien détaillés, d'autres évacués d'un simple trait de plume.
Le roman est court (250 pages), sans doute trop court pour que l'emprise du récit soit totale. Certains développements de l'intrigue sont clairement capilotractés et nuisent malheureusement à la cohérence du tout.
Au final, une oeuvre imparfaite, mais qui donne l'envie de plonger plus avant dans l'univers de cet auteur. On sent que le talent est bien là et qu'il mérite d'être mis au service d'une intrigue plus fouillée que celle-ci.
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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eireannyvon
  28 juin 2012
Sur le fil du rasoir.
Écrivain irlandais dont c'est le premier roman traduit ; j'espère que le reste de son oeuvre le sera bientôt. Ancien combattant de l'IRA , il a passé 20 ans en prison. Décidément le roman noir irlandais se porte très bien et c'est tant mieux. Celui-ci ne dépareille vraiment pas le genre, surtout en ce moment où, personnellement, je pense que la littérature irlandaise est au creux de la vague.
Adrian, un jour d'école buissonnière dans un bois près de Belfast, découvre un os et un corbeau mort. Il ramène cet os chez lui, ainsi qu'une plume.
Charlie Stanton, clochard fortement alcoolisé, découvre dans les ruines d'un orphelinat désaffecté, un cadavre sans tête ayant subi des violences sexuelles.
Adrian vit avec son père Jack, ancien policier, qui commence une carrière d'artiste peintre. C'est un enfant traumatisé par la mort de sa mère renversée par un chauffard ivre. Ses relations avec son père sont conflictuelles, Jack buvant beaucoup. Il a une relation avec Sarah qui expose et vend les toiles de ce dernier. Un jour Adrian les surprend dans une attitude sans équivoque, provoquant un traumatisme chez l'enfant, qui sera accentué par une révélation pour le moins maladroite du père! Alors Adrian s'enfuit! Jack rongé par la culpabilité, retrouve son esprit d'enquêteur, et découvre dans la chambre de son fils l'os qui s'avère être un reste humain. Une petite fille a disparu dernièrement, est-ce son corps que la police découvre? Qui est responsable de l'assassinat du révérend Richard Toner? Quelqu'un qui le connaissait bien, assez pour lui rappeler un surnom qu'il voudrait bien oublier « Petit Dickey ». Mais comme on n'emmène pas ses souvenirs dans l'au-delà, son sobriquet disparaîtra avec lui. L'enquête sur la découverte du corps de Nancy Mc Tiers amène les policiers à s'intéresser à Joe Harris et Jeremaih Grazier, les coiffeurs et barbiers du quartier. Or, chez Joe qui a disparu, les enquêteurs découvrent des magazines pédophiles qui en font un coupable idéal. Jack recherche désespérément Adrian, un coup de téléphone lui offre une possibilité de revoir son fils, un chantage en forme de test : s'il ne réunit pas les vingt et un points nécessaires, son fils sera tué! Avec son ex-collègue Benson, qui est également le parrain d'Adrian, la course contre la montre peut commencer!
Les personnages, à part Adrian, qui est trop jeune pour être perverti, sont pour la plupart des êtres avec des passés pesant des tonnes. Jack se console dans l'alcool et la peinture, Judith dans la drogue.
Adrian pleure sa mère décédée suite à un accident provoqué par un chauffard ivre, il lui semble que son père le délaisse, la révolte monte en lui, qui éclatera au premier incident provoquant sa fuite.
Jack Calvert, son père, après une mauvaise période, reprend sa vie en main, la disparition de son fils devient une affaire entre lui et la société, en particulier la police. Mais lui aussi a quelques cadavres dans son placard. Sarah qui vend des tableaux, en particulier ceux de Jack, a une liaison avec celui-ci, est-ce pour cette raison qu'elle sera selon le journal agressée un soir?
Jeremiah, un des barbiers et son épouse Judith, forment un couple terrifiant . Lui adepte du rasoir et elle complètement accro aux drogues dures. Leur relation sado-masochiste où Judith domine est particulièrement violente. Judith semble l'incarnation du mal, d'où lui vient cette haine et cette violence? Son enfance fut sordide comme celles de centaines d'orphelins et d'orphelines aux mains de l'église catholique et de notables complaisants. Joe, l'autre barbier, est veuf. D'après Jeremiah, il buvait et jouait beaucoup, et avait des dettes, dont certaines avec des gens peu recommandables, est-ce la raison de sa soudaine disparition?
Un livre éprouvant, très sombre où certaines scènes sont très « fouillées ». Les autorités policières et les notables sont égratignés au passage, à cause de leurs carriérismes et leurs complaisances pour ne pas dire leurs complicités avec un système qui encourageait le vice et la cruauté sur des enfants sans défense.
L'âme humaine est mise à nue ; la violence et la perversité forment la trame de ce roman dans lequel l'auteur va à l'essentiel. Pas d'humour ou de faux fuyant, la race humaine engendre des monstres, ne nous voilons pas la face, les journaux sont remplis de faits-divers atroces. Une oeuvre forte qui va sans doute déranger quelques lecteurs, mais l'intrigue est de grande qualité. La fin est absolument grandiose, le dénouement étant comme un plaidoyer pour tous les enfants victimes innocentes d'un système qui les livrait corps et âmes à des adultes pervers. le thème de la vengeance étant ici poussé au paroxysme de la violence.
Lien : http://eireann561.canalblog...
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critiques presse (1)
Actualitte   23 avril 2013
Honnête, sympathique et efficace polar que ce Poussière tu seras, œuvre de Sam Millar publiée en Français chez Fayard noir voilà déjà quelque temps (2009), dans une traduction tout à fait satisfaisante de Patrick Raynal.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   24 août 2013
Il n'est rien qui soit pour un homme plus infinie torture que ses propres pensées.
John Webster, Le démon blanc
Commenter  J’apprécie          320
marina53marina53   26 août 2013
La vérité est rarement pure, et jamais simple.
Oscar Wilde, L'importance d'être constant
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fanfan50fanfan50   03 juillet 2016
Son regard s'arrêta sur un tableau au mur : Suzanne et les vieillards, la reproduction d'une toile d'Artemisia Gentileschi, une des premières artistes à avoir été reconnue dans l'univers phallocratique de la Post-Renaissance. Violée par un monstre nommé Tassi, la vie et la peinture d'Artemisia avaient été profondément influencées par le traumatisme du viol et le simulacre de procès qui avait suivi. Ses représentations graphiques étaient des tentatives, aussi cathartiques que symboliques, d'expression de la douleur physique et psychologique que lui avait infligées un homme.
Suzanne et les vieillards montre une jeune femme vertueuse harcelée par les vieillards de sa communauté. Ils l'espionnent alors qu'elle se baigne dans l'espoir de la faire chanter et de la posséder. Un des vieillards pose un doigt sur sa bouche pour lui imposer le silence pendant qu'un autre la lorgne d'un air aussi menaçant que complice. Ce doigt sur lèvres de Suzanne fait terriblement froid dans le dos ; en une scène, ce tableau raconte des centaines d'histoires.
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GabySenseiGabySensei   17 septembre 2013
Quand tu crois que les choses sont devenues trop noires dans ta vie, Adrian, souviens-toi toujours qu'il n'y a que dans la nuit qu'on peut voir les étoiles.

(P51)
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Enya75Enya75   18 mars 2019
- Tu aurais fait un excellent homme politique, Jack Calvert, en admettant que cela existe.
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Vidéo de Sam Millar
Sam Millar - Un sale hiver
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