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ISBN : 2809456704
Éditeur : Panini France (07/09/2016)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Il y a quarante ans, Duke McQueen a sauvé une civilisation alien. De retour sur Terre, personne ne l'a cru. Depuis, ses enfants ont grandi, sa femme est morte. La vie n'a plus grand intérêt à ses yeux, jusqu'au jour où un garçon venu du monde qu'il a sauvé, lui fait une offre qu'il ne peut pas refuser : une dernière aventure.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Presence
  16 mars 2015
Ce tome regroupe les 6 épisodes de la minisérie, initialement parus en 2014, écrits par Mark Millar, dessinés et encrés par Goran Parlov, et mis en couleurs par Ive Svorcina. Il s'agit d'une histoire complète et indépendante de toute autre.
Il y a 40 ans sur la planète Tantalus, la Reine Attala remercie Duke McQueen d'avoir sauvé le peuple du joug du méchant tyran Typhon. de nos jours sur Terre, Duke McQueen a 65 ans et Joanne son épouse vient de décéder. À son retour de Tantalus personne ne l'a cru. Ses enfants l'ont pris pour un mythomane. McQueen se retrouve seul, ses enfants le délaissant. Un soir de solitude, avec une pluie battante, il voir arriver un vaisseau spatial devant chez lui. Il en sort un jeune garçon qui s'appelle Krish Moor et qui lui explique qu'il est venu le chercher.
En 2013/2014, Mark Millar lance 4 nouvelles séries avec des dessinateurs de premier plan : Fran Quitely pour Jupiter's legacy, Duncan Fegredo pour MPH, Dave Gibbons pour The secret service: Kingsman, et donc Goran Parlov pour Starlight.
Le premier épisode est magistral de bout en bout. Mark Millar brode autour de Flash Gordon d'Alex Raymond pour l'histoire de cet américain bon teint qui a vécu des aventures extraordinaires sur une planète lointaine. Millar manie l'ellipse avec dextérité, laissant les images parler d'elles-mêmes. le lecteur peut alors pleinement apprécier le travail épatant réalisé par Goran Parlov. Il a un peu adouci son trait depuis son travail sur Punisher MAX et Fury MAX.
Dès la première séquence (3 pages sur Tantalus), le lecteur se dit que Parlov s'est inspiré de Moebius (Jean Giraud). Cette impression naît d'abord du choix des couleurs, puis ensuite des formes choisies par Parlov. Son trait n'est pas aussi fin et gracieux que celui de Moebius, mais la filiation est bien là. Parlov dessine des décors plus fournis, et des visages plus marqués.
Chaque image, chaque séquence est parfaite, expressive, présentant les faits avec élégance et efficacité. Parlov réussit à transcrire la bravoure et les décors romantiques de Flash Gordon, en quelques cases, réalisant des images archétypales réveillant les souvenirs du lecteur, ou ouvrant son imagination sur des mondes exotiques, et des hauts faits spectaculaires. le lecteur termine ce premier épisode charmé par cette narration en état de grâce.
Krish Moor est donc venu chercher Duke McQueen pour le ramener sur Tantalus parce qu'un nouveau tyran Kingfisher y sévit. le lecteur suit donc cet homme de 65 ans plongé dans des aventures pour lesquelles il a dépassé l'âge. Au départ, Mark Millar joue le jeu et le montre rater une ou deux interventions physiques du fait d'une forme défaillante. Mais au fil des épisodes, McQueen redevient plus fort, retrouvant une forme d'un homme de 20 ou 25 ans entretenant régulièrement sa forme physique.
Il évite les tirs de pistolet laser avec adresse et souplesse. Il triomphe d'un monstre aquatique sans effort apparent. le seigneur Kingfisher dirige une armée venue pour soumettre le peuple de Tantalus par la force. Il se montre d'une cruauté systématique, plus qu'il n'est nécessaire pour inspirer la peur au peuple soumis, un peu caricaturale. Il est vraiment très méchant sous son masque.
Malgré ce retour à un schéma narratif plus classique, la lecture reste de bon niveau car Goran Parlov maintient une narration graphique exemplaire. La filiation avec Moebius perdure sans qu'il ne s'agisse de plagiat, avec des moments magiques. Si le scénario prête une forme physique étonnante à McQueen, Parlov sait donner des expressions de visage à McQueen qui correspondent à son âge, à sa situation de protecteur de Krish Moor, à sa position de symbole de la rébellion.
La narration visuelle fait preuve d'une grande habilité, permettant à Millar de se reposer sur les images. Ainsi quand McQueen pilote le vaisseau de Krish Moor, Parlov réalise un plan fixe sur le poste de pilotage. Il lui suffit d'incliner l'assise du vaisseau pour montrer que McQueen a besoin d'une mise à niveau de ses compétences. Parlov utilise des cases rectangulaires, avec souvent des cases de la largeur de la page, ce qui donne au lecteur une sensation de grand spectacle. Il utilise toute la largeur de ces cases pour répartir l'information visuelle, proscrivant les cases sans décor avec juste une tête au milieu en train de parler.
Goran Parlov a conçu une civilisation extraterrestre, avec une grande cohérence dans l'architecture, les vêtements, et les vaisseaux (il ne s'agit pas d'un assemblage disparate au gré de sa fantaisie). Il sait insérer des clins d'oeil visuels discrets, par exemple la posture de Tilda à la dernière page de l'épisode 3 qui rappelle celle de Han Solo lors de sa première apparition. Les scènes d'action bénéficient d'une chorégraphie simple avec une prise de vue mettant en évidence la logique de déplacements des individus.
Au fil des épisodes, Parlov ne peut faire autrement que de suivre le scénario de Millar, et de mettre en images une aventure qui glisse progressivement vers le moule classique du héros qui triomphe de tous les périls, avec des scènes de bravoure à couper le souffle, et d'une habilité surnaturelle au maniement des armes de tir (couper une carde à plusieurs dizaines de mètres de distance).
Ces séquences dégagent le panache attendu. Néanmoins elles montrent aussi que le récit retrouve le schéma classique du héros triomphant par la force, de l'individu rétablissant à lui tout seul la liberté d'un peuple, de l'américain blanc instaurant les valeurs de courage et de ténacité, la volonté permettant de triompher de tout (et même de s'affranchir des limites physiques venant avec l'âge).
Millar délivre un récit conformiste, et manipule le lecteur pour que dans le dernier épisode il ait oublié la particularité de Duke McQueen (pourtant bien établie dans le premier épisode) : son âge (il refume même le cigare dans le dernier épisode). Au final il reste un récit divertissant, magnifique du point de vue de la narration visuelle, tout public.
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Oliv
  22 décembre 2016
Inconditionnel de "Kick-Ass" et de ses dérivés, ayant également aimé "Superman Red Son", "Wanted", ainsi que le moins connu "Chosen", je n'avais jusqu'à présent eu que de très bonnes expériences avec Mark Millar... "Starlight" constitue ma première déception. Au vu des critiques très positives, voire carrément élogieuses, je n'en attendais que du bon. Les résumés présentant le personnage de Duke McQueen, sexagénaire américain revenu à une existence paisible après avoir sauvé une civilisation extraterrestre dans sa lointaine jeunesse, me faisaient saliver. Au final, si les six épisodes constituant "Starlight" ont été lus sans déplaisir, après avoir refermé le volume il me reste l'impression assez désagréable de ne pas en avoir eu pour mon argent.
Le style graphique du Croate Goran Parlov, que je ne saurais qualifier autrement que par les termes "coloré et naïf", s'il semble faire l'unanimité parmi les critiques spécialisés, ne m'a pas aidé à entrer dans cet univers. Et si les premières visions de la planète Tantale m'ont enchanté, avec cette géographie fantasmagorique et cette reine géante à la beauté inhumaine, j'ai malheureusement cessé d'y croire dès le retour du vieux héros sur le théâtre de ses exploits passés. Les extraterrestres de Goran Parlov ont en réalité une apparence tristement humaine (hormis quelques peaux vertes ça et là), ils peuvent trouver des bananes et des pastèques sur les étals du marché, boivent des pintes de bière dans des bars et fument des cigarettes qu'ils éteignent dans des cendriers de PMU... Volonté délibérée de proposer un univers calqué sur le nôtre, ou regrettable facilité due à un manque d'imagination ? Dans un cas comme dans l'autre, impossible d'adhérer.
Quant aux aventures de Duke McQueen sur la planète Tantale, je ne leur ai finalement pas trouvé grand intérêt, même si mon manque de références en termes de SF d'aventure "à l'ancienne" pourrait expliquer que je sois passé à côté de certaines choses. Est-on dans le premier degré ou la série B assumée comme telle ? Dans l'hommage systématique ou la volonté de raconter une histoire cohérente et indépendante ? Aucune grille de lecture ne m'a paru tout à fait satisfaisante. En fait je crois que j'aurais tout simplement voulu que Mark Millar nous raconte une autre histoire à partir de son postulat de départ ; qu'il joue davantage avec les incertitudes (Duke McQueen a-t-il réellement vécu ce qu'il prétend ou est-il un affabulateur comme le croient ses fils ?) ou avec les difficultés rencontrées par un authentique héros confronté à une existence banale, au lieu de projeter rapidement son personnage dans le feu de l'action et lui faire vivre une nouvelle aventure au déroulement linéaire, sans surprise, dont il était voué dès le départ à sortir vainqueur...
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kanux
  21 septembre 2016
Il se trouve qu'hier je disais un peu de mal de Mark Millar avec un ami, notamment pour Chrononauts qui, quoique sympathique, fun et diablement rehaussé par la qualité du dessin de Sean Murphy, m'a laissé une impression mitigée. Ce n'est pas le cas du tout de Starlight, une autre histoire de SF - j'allais dire à l'ancienne - qui raconte l'histoire d'un pilote d'essai américain (toute ressemblance à Buck Rogers, etc.) tombé dans une faille spatio-temporelle, sauveur d'un monde appelé Tantale, puis retourné sur Terre sans que personne ne croie en son aventure - y compris ses enfants, gênés par la réputation de "menteur" de leur père. 40 ans après ses exploits sur Tantale, alors que sa femme, la seule qui l'a toujours cru, vient de mourir, un jeune homme débarque dans une fusée, et prétend venir de Tantale. Là-bas, il est un héros, une légende : et son peuple a de nouveau besoin de sa légende, car un nouveau tyran les opprime. Vieux, essoufflé par le temps, Duke va finalement repartir à l'aventure, peu sûr de lui, mais avec le coeur qui fait les héros...
Franchement, j'ai adoré. L'histoire peut paraître simple, vue et revue, elle n'en reste pas moins habilement ficelée, nerveuse, parfois drôle et fait de Duke un personnage attachant au côté duquel il est bon de vivre cette aventure. Même la fin, habituellement le gros point faible de Millar, laisse un instant le lecteur dans les étoiles, avec le sourire ! Un très bon moment que le dessin de Parlov, loin des hachures de Sean Murphy, plus dans les lignes faussement simples d'un Moebius, renforce amplement par ses qualités un peu vintages.
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critiques presse (4)
ActuaBD   19 octobre 2016
Un touchant hommage à une période classique de la science-fiction.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest   14 octobre 2016
Sous ses allures de série B, Starlight est un bel hommage aux héros de SF doublé d'un pur divertissement. Une preuve que lorsque l'on sait raconter une bonne histoire, pas besoin d'en faire un cinéma.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   07 septembre 2016
On est dans l'aventure avec un grand A, du rythme, du suspense, des combats, des personnages secondaires très bien caractérisés et des décors magnifiques.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Sceneario   08 juin 2015
Surveillez de très près une éventuelle traduction, ça en vaut vraiment la peine !
Lire la critique sur le site : Sceneario
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Vidéo de Mark Millar
THE MAGIC ORDER: une saga complète par deux magiciens des comics, Mark Millar et Olivier Coipel. Déjà disponible!
La première création de Mark Millar pour NETFLIX.
Cinq familles de magiciens ont prêté serment : celui de protéger les humains des créatures qui rôdent dans la nuit. Mais un ennemi a mis en place un plan implacable et se débarrasse des membres de l'ordre l?un après l'autre?
C'est sans aucun doute l'une des plus grosses sorties comics de l'année : Mark Millar (Old Man Logan, Empress, Jupiter's Legacy) fait équipe avec la star de Marvel Olivier Coipel (Thor, Avengers vs X-Men, House of M).
http://www.paninicomics.fr/web/guest/productDetail?viewItem=930693
#TheMagicOrder #MarkMillar #OlivierCoipel
http://PaniniComics.fr | http://facebook.com/PaniniComicsFrance | http://twitter.com/PaniniComicsFR | http://instagram.com/paninicomicsfrance
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