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Lorraine Darrow (Traducteur)
ISBN : 2878270312
Éditeur : Rackham (01/10/2002)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 71 notes)
Résumé :
En 480 avant J.-C., devant l'envahisseur perse, les Grecs se mobilisent. Léonidas, roi de Sparte, décide de livrer bataille aux Thermopyles, défilé rocheux considéré comme la porte de la Grèce centrale. Xerxès, à la tête de la plus gigantesque des armées, doit avoir recours à la ruse pour venir à bout d'une poignée de soldats spartiates déterminés. Enfant, Frank Miller découvre médusé ce combat désespéré au cinéma. Son intérêt pour l'Antiquité est né, et l'héroïsme ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
garrytopper9
  21 septembre 2014
Comme sans doute beaucoup de monde, j'ai découvert 300 lors de la sortie du film, il y a de cela quelques années. J'ai adoré ce film et je n'ai appris que récemment qu'il était tiré d'un comics.
Par chance je suis tombé dessus l'autre jour dans ma bibliothèque et je me suis empressé de le lire.
Il n'y a rien a dire, c'est beau, c'est incisif, et c'est rapide. Peut-être trop rapide. Honnêtement, j'ai du lire le comics en une vingtaine de minutes, à un rythme normal, en m'attardant sur les superbe planches qui font tout le charme de cet ouvrage.
Hélas, en ayant vu le film avant, la lecture du comics n'apporte rien de nouveau. L'histoire est exactement la même, l'intrigue se déroule de la même manière.
Alors, je ne vais pas mal juger ce comics, car il est d'une très grande qualité, tant au niveau des dessins qu'au niveau du scénario.
Malheureusement, si vous avez vu le film, la lecture du comics ne vous apportera rien de plus.
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Dionysos89
  01 février 2012
Voilà un comic particulier et qui a fait parler de lui ! One-shot offert à nos yeux ébahis par Frank Miller, 300 met en scène l'épisode historique de la bataille des Thermopyles, celle des 300 Spartiates menée par le roi Léonidas face aux troupes du roi perse Xersès. le film qui a adapté ce comic a largement popularisé ce "conte épique", mais je serai plus réservé (un peu, pas d'inquiétude...) sur la qualité dudit comic, même s'il faut déjà saluer le travail de scénariste ET de dessinateur de Frank Miller.
Mettons de côté les réalités historiques qui sont évasés ici, pour nous concentrer sur la qualité de l'ouvrage en lui-même. Côté dessin d'abord, le style est flamboyant, très coloré et accrocheur. C'est pour moi la force-même d'un comic : la force de l'image, provocante et motivante ! Une réussite à plein ici véritablement !
Du point de vue du scénario, Frank Miller ne dément son talent qu'il a depuis largement fait connaître. Et même si je regrette énormément que le récit soit si court, je citerais, pour une fois, une très bonne remarque prise sur Wikipédia : "Frank Miller assume et revendique ce parti-pris romanesque, il affirme ne pas chercher à jouer le rôle de l'historien, mais celui du conteur : en effet, 300 se veut une épopée, à la manière d'Homère, transcrite au XXIe siècle sous forme de bande-dessinée." Voilà le reproche faisable à l'intrigue, c'est sa trop grande propension à exagérer la réalité et à isoler ces 300 acteurs de l'Histoire du reste du contexte. La justification de Miller est en revanche parfaite : se positionner du côté du mythe et du conte épique compense largement les "erreurs historiques" du comic et le voir ainsi me fait le même effet que pendant le film : Spartiates ? AHOUU !!
Un délice à beaucoup d'égards !
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jyrille
  15 avril 2015
Nous sommes en Grèce, 480 ans avant J.C. Refusant de prêter allégeance au puissant envahisseur Perse, le Roi des Spartes, Léonidas, décide d'aller combattre une armée à lui tout seul ou presque.
Peut-on vraiment parler encore de comics ici ? le format de l'oeuvre est à l'italienne, le sujet est loin de toute ville et se passe en antiquité. Solidement documenté, 300 propose un sujet très original, que Miller avait déjà utilisé dans le troisième tome de sa série Sin City.
Nous y suivons le roi des Spartes se battre avec sa garde personnelle (les fameux 300) contre plus de dix mille perses venus envahir l'ouest. C'est l'histoire des Thermopyles (The Hot Gates en anglais), un étroit passage incontournable.
Frank Miller détourne une histoire vraie pour créer une leçon sur le courage - à sa sauce. Comme dans Sin City, peu de choses semblent réalistes. Les hommes sont presque infatigables et incroyablement résistants et forts, Xerxès présente une impressionnante collection de piercings, chaque acte devient une ombre angoissante ou éclate de lumière, toujours pour le même résultat : magnifier le moment.
Sur bien des points, 300 se révèle contradictoire. Les Spartes défendent la raison, la logique, la démocratie et la justice grecque, celle qui est censée avoir eu une portée historique sur l'évolution de la civilisation humaine entière. Or ils se montrent arrogants, méprisants, racistes et sans pitié aucune. Ils sont nus la majeure partie du temps mais se moquent des Athéniens "amateurs de garçons". Ils se battent pour la liberté mais parlent comme des soldats. Chaque titre de chapitre en atteste : honneur, devoir, gloire, combat, victoire.
Le sang coule en abondance, les tortures sont légions, on se sert du corps des soldats morts pour faire rempart, et pourtant tout est pensé, la stratégie et la raison prévalent : Léonidas se sert des Thermopyles pour transformer une immense armée en une chaîne d'hommes qui foncent à l'abattoir. Il use aussi de l'orgueil de Xerxès pour lui faire commettre des erreurs.
Les seuls moments de douceur sont tenus par les femmes. Et encore, ce sont des femmes fortes, des spartiates. On est en plein survivalisme et dans l'eugénisme, puisque le seul personnage difforme est rejeté. Les Spartes prônent l'endoctrinement aveugle et l'entraînement incessant. Voilà de quoi sont faits les soldats d'élite.
Mais 300 est une histoire, un conte. La victoire finale décrite n'est pas un haut fait d'arme, mais ce qu'il devient : une histoire inspirante pour garder sa liberté, coûte que coute. Une histoire pour former de nouveaux soldats prêts à mourir... En ce sens, 300 peut être pris pour une ode au combat pour la liberté. Mais après Gandhi et les manifestants pour la paix, ce discours semble bien réactionnaire.
Essayons cependant de nous replacer dans le contexte. Nous arrivons à l'aube d'une civilisation nouvelle. Les hommes survivent sans doute plus qu'ils ne vivent.
Dans la forme, Miller se montre donc guerrier, transformant son texte en pamphlet de tribune de foot. Pour la gloire, pour l'honneur, nous avançons, nous chargeons, nous combattons. Mais ce n'est rien à côté de l'explosion graphique.
Un seul mot semble avoir été retenu pour la bible d'étude de 300 : iconique. Sur ses planches en paysage, Miller fait poser tout le monde, y compris la vague de Hokusaï. Lynn Varley y est pour beaucoup. La terre, le sang, l'eau et le soleil vivent et irradient sous ses couleurs, tout comme la chaleur et le froid, la pierre et le fer. La couverture et son logo "300" tracé en sang et tout en angle donnent le ton.
Nous sommes dans l'épique. Il n'y a pas de milieu, pas de recours. Miller force le trait sur tout, sur ces fameux Spartes qui vivaient dans les pires conditions pour former leur discipline. Des prêtres guerriers, inflexibles et sûrs de leur valeurs.
Si on extrapole, on peut donner beaucoup de rôles à chaque partie. Les Perses sont-ils l'impérialisme américain, se posant partout, inondant d'or les plus corruptibles ? Où l'Amérique est-elle représentée par Léonidas, ultra-rigide ? Doit-on déjà y voir la peur de l'islamisme, alors que 300 a été élaborée bien avant le 11 septembre 2001 ?
Zack-je-ralentis-toutes-mes-scènes-d'action-Snyder a adapté 300 en film, très fidèlement, parfois plan par plan. Esthètiquement agréable, il ne donne pas beaucoup à penser, mais à jouir d'une violence stylisée. Il sera sans doute l'inspirateur de la série Spartacus des années 2000 (que je déconseille). Pour la bande dessinée 300, c'est un peu pareil. Profitez surtout du spectacle.

Lien : http://www.brucetringale.com
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moertzombreur
  24 septembre 2014
Frank Miller met en images la bataille des Thermopyles... mai il le fait à la manière d'un conteur. Léonidas, roi de Sparte, et 300 de ses soldats se dressent face à la gigantesque armée de Xerxès. Visuellement le résultat est étonnant, de par son format très particulier, à l'italienne, par l'alternance de planches sur une page entière avec des cases plus petites. le travail sur le mouvement est incroyable, prégnant, donnant une dimension épique, et d'une grande violence, aux scènes de bataille. En regardant des dessins de vases grecs antiques, je pense que Frank Miller rend un bel hommage à l'art grec. Comme dans Sin City, il utilise parfois des silhouettes en ombres chinoises et de profil. Certaines planches me donnent même l'impression, à cause du format, qu'elle pourrait être lu sur un support de forme cylindrique, ce qui donne un dynamisme incroyable. L'auteur s'est documenté sur l'histoire de Sparte, il évoque Lycurgue (« celui qui tient les loups à l'écart »), « On ne peut absolument rien dire sur le législateur Lycurgue qui ne soit sujet à controverse : son origine, ses voyages, sa mort, l'élaboration enfin de ses lois et de sa constitution
ont donné lieu à des récits historiques très divers. » (Vies parallèles, Plutarque), il est amusant de mettre ça en parallèle avec les controverses tournant autour d'un soi-disant message fasciste dans cette bande-dessinée. Il suffit de jeter un oeil aux livres qui traite de l'histoire de Sparte, à l'éducation des hoplites, pour balayer tout ça. le scénario est peut-être simpliste, mais l'essence de Sparte, qui est une puissance militaire avant tout, est très bien rendue.
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Maks
  10 juin 2016
En tant que grand fan du film avec le grand Leonidas et aussi de sa suite avec la belle Eva Green, je m'attendais à un comics digne des films, c'est à dire esthétique et bien développé, grandiose quoi, et plouf ça casse pas trois pattes à un canard, c'est moche, le format de la bd en mode paysage et de grande taille en font un objet galère à lire.
Seul le côté guerre et le côté histoire m'ont convaincus.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
EnkiEnki   19 août 2014
Premières lueurs. Nous avançons. Les bruyants Arcadiens nous accueillent de leurs plaintes.

LEONIDAS : Daxos. Quelle bonne surprise.

DAXOS, CHEF DES ARCADIENS : Ce matin est plein de bonnes surprises, Leonidas ! On nous a dit que Sparte était sur le sentier de la guerre ! Nous nous joignons à vous.

LES SOLDATS ARCADIENS : C’est quoi ça ? Il doit y en avoir juste quelques centaines ! Je n’y crois pas ! Mince ! C’est une blague ? On s’est fait avoir !

DAXOS, CHEF DES ARCADIENS : … mais vous n’êtes qu’une poignée … contre Xerxès ? Nous pensions que Sparte s’engagerait au moins autant que nous !

LEONIDAS : C’est le cas. Toi l’Arcadiens quelle est ta profession ?

UN PREMIER ARCADIEN : Je suis potier, sire.

LEONIDAS : Et toi l’Arcadien quelle est ta profession ?

UN DEUXIEME ARCADIEN : Sculpteur, sire.

LEONIDAS : Et toi ?

UN TROISIEME ARCADIEN : Maréchal-ferrant.

LEONIDAS : Toi ?

UN QUATRIEME ARCADIEN : Boulanger.

LEONIDAS : Spartiates quelle est votre profession ?

[Comme un seul homme, les spartiates dressent leurs lances vers le ciel.]

LEONIDAS : Tu vois mon ami ? J’ai plus de soldats que tu n’en as.

DAXOS, CHEF DES ARCADIENS : Sacrés spartiates ! Ils ont toujours réponse à tout.
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garrytopper9garrytopper9   21 septembre 2014
Que les âmes libres traversent ce lieu, pour tous les siècles à venir, que nos voix vous parviennent à travers les pierres sans âge.
Passants, dites aux spartiates : ici, pour la loi spartiate, nous reposons.
Souvenez-vous de nous.
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garrytopper9garrytopper9   21 septembre 2014
Nous avançons.
Depuis la Laconie, depuis la Sparte sacré,
Nous avançons.
Pour l’honneur, pour la gloire,
Nous avançons .
Dans la gueule de l’enfer,
Nous avançons.
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kaliemlirkaliemlir   03 septembre 2011
- Mon bras...
- Il n'est plus à toi. Ton fouet non plus. Dis à ton maître qu'il a affaire à des hommes libres... pas des esclaves.
- Des esclaves non. Vos femmes seront des esclaves. Vos fils, vos filles, vos frères et vos anciens seront des esclaves. Mais pas vous. A midi... vous serez des hommes morts ! Cent nations s'abattront sur vous ! Nos flèches masqueront le soleil !
- Alors nous combattrons à l'ombre.
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EnkiEnki   20 août 2014
LEONIDAS : Dilios, j’espère que cette éraflure ne t’as pas rendu impotent.
DILIOS : A peine Sire. C’est juste un œil. Les Dieux m’ont fait la grâce d’un œil de secours.
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Videos de Frank Miller (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frank Miller
Frank Miller is back ! Vingt ans après 300, l'auteur revient avec Xerxes. A découvrir le 9 mai prochain et en avant-première avec des planches ici : http://www.futuropolis.fr/wp-content/uploads/2019/03/XERXES.pdf
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