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ISBN : 2702013767
Éditeur : Buchet-Chastel (01/04/1994)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Henry Miller y décrit son lieu de vie et ses habitants avec sa verve habituelle : caustique, directe, pleine d’humour et de questionnements.

Mais ce livre est également une réflexion datant des années 50 sur le mode de vie consumériste, sur notre relation à la nature et aux autres.

Henry Miller se livre également à la critique des communautés qui naissaient ici et là, chacune proposant un modèle à sa dimension.
Mais ces pages s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Charybde2
  17 mars 2013
Après la Grèce, les années passées par Miller dans la sauvage nature de Big Sur.
Publié en 1957, ce récit d'Henry Miller peut être lu comme un pendant et une "mise en application" d'un certain nombres d'idées esquissées avant-guerre dans "Le colosse de Maroussi".
Installé rudimentairement en 1940, à son retour De Grèce, sur la sauvage côte de Big Sur en Californie, étroite bande de terrain ingrat et magnifique logée entre falaises et montagnes, nettement à l'écart de la "civilisation", il y mène une vie simple, austère, souvent difficile, en compagnie de voisins tous exceptionnels sous certains aspects... le récit de cette vie, de sa dureté et de ses bonheurs, des visites d'amis, d'inconnus et d'importuns, pour le meilleur et pour le pire, entre difficultés d'éducation des enfants et plaisirs complexes d'aquarelliste, constitue en soi une "leçon", parsemée d'apparentes digressions plus théoriques, qui trouvent leur belle cohérence au fil de ces 400 pages...
Un livre qui résonne longuement dans le coeur et dans l'intellect du lecteur...
"Qui habitait ici à l'origine ? Des Troglodytes peut-être. Les Indiens sont venus tard. Très tard.
Quoique jeune, géologiquement parlant, cette terre a un air de vieillard. Des profondeurs de l'océan ont surgi d'étranges formes, des contours uniques et envoûtants. Comme si les Titans des abysses avaient oeuvré pendant des éternités pour façonner et modeler la terre. Il y a des millénaires déjà les grands oiseaux de la terre étaient effrayés par les surgissements abrupts de ces formes.
Il n'y a ni ruines ni reliques dont on puisse rendre compte. Nulle histoire que l'on puisse évoquer. Visage de ce qui a toujours été. La Nature se sourit dans le miroir de l'éternité.
Très loin, là-bas, les phoques se chauffent sur les rochers, se tortillant comme de gros vers bruns. Et, dominant le grondement des vagues sur les brisants, on peut entendre leurs aboiements rauques à des kilomètres."
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LeaTouchBook
  16 août 2018
*Chronique de Grybouille - Sur le blog Léa Touch Book*
Si vous lisez ce livre, promettez-moi une chose, prenez votre temps. le roman que nous propose Henry Miller doit se déguster, ligne après ligne, page après page, mais surtout mot après mot. Car il existe des écrits, comme celui-ci, qui doivent prendre le temps d'être fouillés. Et lorsque la maturation est atteinte, la lumière se fait d'elle-même.
Après la mise en place du décor, le niveau d'écriture monte « crescendo » pour emmener le lecteur (trice) vers des questions essentielles, tout là-haut.. .
BIG SUR, le lieu de la colonie, pour ne pas dire de la communauté, où Henry Miller a posé sa famille en rentrant d'une Europe en pleine seconde guerre mondiale.
« Voici le visage de la Terre tel que le Créateur l'a conçu. », ainsi est présentée la contrée de BIG SUR.
Avec le bottin des habitants que vous aurez gratuitement, vous allez découvrir comment se débrouillent ceux qui ont choisi de vivre libre. le paradis, en 1946 ? C'est une nouvelle cabane que l'on vous donne, pas de vêtements neufs mais du bon vin.
« … cette existence au jour le jour était merveilleuse… »
« le lieu idéal…livré à vous-mêmes et à vos seules ressources. »
Les habitants ? Une communauté d'artistes et de « Nous autres américains… », venus s'isoler pour mieux se livrer à leurs arts avec 7 dollars pour vivre par semaine. Une galère ? Non, une nécessité… Car vivre à l'écart ne protège que partiellement du visiteur désoeuvré, qui vous tombe dessus à l'improviste et toujours au mauvais moment malgré la difficulté d'accès du lieu. Alors en ville…
Les enfants dans tout cela ? Ils sont très tôt responsabilisés à l'image de la famille Lopez : « Les trois garçons Lopez… savent réparer n'importe quoi, oui, absolument n'importe quoi et s'adapter à n'importe qu'elle situation, bien avant d'être des adultes. »
Les adultes ont un devoir, être des exemples et prier lors des moments difficiles. Un retour aux sources…
« La volonté de Dieu… ces quatre mots signifient simplement que l'intelligence qui dirige l'Univers ou l'esprit qui est l'Univers est là, prête à se manifester, prête à collaborer, dés que vous cessez de vous mettre en avant. »
Un clin d'oeil à Léa. Cette question qui arrive au milieu du roman, que tout à chacun se pose un jour : « Quel rôle jouerai-je dans la vie ? »
Peut-être le début d'une réponse « Sois potentat », que le p'tit Duc comprend comme sois souverain de ta destinée, ne doute de rien…
A travers les chapitres, nous sommes invités à réfléchir sur les grandes questions que se posent la plupart d'entre nous.
« La Nature, elle, ne vieillit jamais… elle donne et elle reprend… nous sommes tous les membres d'un même corps. »
« …il est préférable de trouver la réponse soi-même que de l'obtenir de quelqu'un d'autre. Même si ce n'est pas la bonne réponse. »
« On ne nait pas artiste. On choisit de l'être. »
« J'avais été un mari, j'avais été un père, j'avais été une mère… et une gouvernante et un compagnon de jeux, et un pitre, et un imbécile... » Henry Miller
L'auteur qualifie, lui-même, son livre de « pot-pourri ». C'est vrai que thématique après thématique tout y passe sous la plume d'Henry Miller. Génial…
Vous êtes prêts pour un grand bol d'air ? C'est parti… Vivez heureux…
Lien : https://leatouchbook.blogspo..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   30 janvier 2012
Être seul, ne serait-ce que quelques minutes, et le comprendre de tout son être, est une bénédiction que nous songeons rarement à invoquer. L’homme des grandes villes rêve de la vie à la campagne comme d’un refuge contre tout ce qui le harcèle et lui rend la vie intolérable. Ce dont il n’a pas conscience, c’est qu’il peut être plus seul dans une ville de dix millions d’habitants que dans une petite communauté. L’expérience de la solitude conduit à une réalisation spirituelle. L’homme qui fuit la vie, pour être à même de faire cette expérience, risque bien de s’apercevoir à ses dépens, surtout s’il amène dans ses bagages tous les désirs que la ville entretient, qu’il n’a réussi qu’à trouver l’isolement. « La solitude est faite pour les bêtes sauvages ou pour les dieux », a dit quelqu’un. Et il y a du vrai là-dedans.  (p. 54)
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nadejdanadejda   30 janvier 2012
Il est rare qu’un homme n’ait pas éprouvé, à un moment de sa vie, le sentiment d’être en si parfait accord avec toutes choses qu’il ait été sur le point de s’écrier : «Ah, maintenant je pourrais mourir !» (...) Je crois que dans de tels moments nous essayons de nous dire à nous-mêmes ce que nous savons depuis longtemps mais que nous avons toujours refusé d’admettre : que vivre et être mort ne font qu’un, que tout est un, et que vivre un jour ou mille ans ne fait aucune différence.
Confucius l’exprime ainsi : «Si un homme voit la Vérité le matin, il peut mourir le soir sans regret. p 49
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nadejdanadejda   30 janvier 2012
Les oranges du Jardin des Délices de Bosch dégage cette réalité baignée de rêve qui nous échappe constamment et qui est la substance même de la vie. Elles sont infiniment plus délectables, infiniment plus nourrissantes et riches en vitamines que les oranges sunkist que nous consommons journellement. Les oranges que Bosch a créées nourrissent l’âme ; le milieu où il les a plantées est l’impérissable verger de l’esprit devenu vrai. (p. 48)
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nadejdanadejda   30 janvier 2012
Il semble que ce dont on ait le plus de mal à s’accommoder, soit la paix et le contentement. Tant qu’ils ont quelque chose contre quoi lutter, les gens semblent prêts à tous les courages et toutes les prouesses. Ôtez-leur la lutte, et les voilà comme des poissons hors de l’eau. (p. 47)
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nadejdanadejda   30 janvier 2012
Si jamais nous devons assister à la naissance d’un nouveau paradis, d’une nouvelle terre, ce sera sûrement un paradis où l’argent sera absent, oublié, parfaitement inutile. (p. 35)
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Videos de Henry Miller (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry Miller
Denis Lavant, pour son seul-en-scène, "Le Sourire au pied de l?échelle", d?après un texte de Henry Miller, au Théâtre de l??uvre. le récit de la crise existentielle d'un clown qui visait la lune, et qui ne voulait plus faire rire les gens, mais leur apporter de la joie. Ecoutez l'entretien avec Denis Lavant : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/denis-lavant-fait-le-clown
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