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Brice Matthieussent (Traducteur)
ISBN : 2266052292
Éditeur : Pocket (30/11/-1)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 117 notes)
Résumé :
Jeunes écrivains fauchés en quête d'aventures, d'amour et de sexe, amoureux de la bohème et de ce Paris pittoresque d'avant-guerre, Joey, l'Américain, et Carl, le Tchèque, partagent tout : la chambre, les jours de dèche et.
les filles ! Celles qu'on rencontre, entre Montmartre et la place Blanche, au coin d'une ruelle dans un bar louche ou un dancing. Il y a Jeanne la nymphomane, Colette l'ingénue, Nys la perle précieuse, et tant d'autres. Filles de joie ou d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
markko31
  13 janvier 2015
Bohème des années 30 à Paris, dans un Montmartre à cent lieues de la carte postale.
Joey/Henry et son comparse Carl, apprentis écrivains, multiplient les rencontres plus ou moins louches, les arnaques mesquines en manquant le plus souvent du minimum vital : un estomac plein.
Ecrire, créer, oui, plutôt moins que plus, plus tard peut-être. Il faut dire que les femmes occupent le plus clair de leur temps. Elles défilent, et même si parfois mal traitées par ces jeunes mufles qui font leurs armes, elles sont plutôt vivantes, superbes, pathétiques : Mara, Colette ou Nys entre autres…
On l'imagine on est pas chez Martine (ou alors un rêve sale: « Martine déambule Place Clichy »), mais chez Miller, alors oui c'est plutôt vert, plutôt cru, mais avec du style, un style vif et mordant.
Possible que la patine du temps nous fasse apparaitre pittoresque ce qu'aujourd'hui on nommerait misère sociale et nous masque ce que ces chroniques peuvent avoir de sordide.
Et pourtant, cette jeunesse exilée volontaire dans les bas-fonds parisiens possède un élan vital qui emporte le morceau. Ces perpétuels affamés semblent surtout assoiffés d'un absolu, à la poursuite d'un rêve hédoniste. In extremis la plume de Miller, des années plus tard, se teinte de nostalgie.
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eireannyvon
  17 mars 2014
Sexe in Clichy.
Relire avec un autre regard, celui de l'âge. Reprendre en main les livres lus quand j'avais quelques années (quelques dizaines seraient plus près de la vérité) de moins ! Bref se faire plaisir avec Henry Miller qui fut un de ces auteurs un peu tabous et sulfureux, alors pourquoi pas ? Il fut avec Jack Kerouac , avant les auteurs de série noire, mes guides pour la littérature américaine. Par contre je n'avais pas encore lu ce titre, alors réparons cet oubli !
Un petit livre de 120 pages, séparé en deux parties , "Jours tranquilles à Clichy" et "Mara-Marignan". La trame est la même : l'obsession sexuelle de Miller ou de son ami allemand Carl. Tous les deux passent de la misère noire où certains repas sont faits de pain ayant largement dépassé la date de péremption (chose qui heureusement à l'époque n'existait pas !) à d'autres somptueux avec moult litres de vins, filles tarifées et trajets en taxis.
La bohème américaine à Paris avec, par exemple, une virée au Luxembourg pour des conquêtes féminines avec force boissons.
Certaines situations sont pour le moins immorales, par exemple vivre avec une jeune fille de 14 ans Colette et en abuser, les parents ne porteront pas plainte, Miller et la littérature sauveront la mise. Une autre , maîtresse d'un poète de l'époque, prête à tout pour deux cents francs, prix de son loyer, en jurant ses grands dieux que certains hommes sont prêts à aller jusqu'à mille francs ! Et deux cents, c'est le prix pour les deux ! L'affaire du siècle.
"Mara-Marignan" concerne une jeune femme nommée Mara Saint-Louis car née dans l'île du même nom. Miller en fût très amoureux et la rupture douloureuse. Mais une de perdue, une bonne douzaine de retrouvées !
Un inventaire à la Miller, des femmes mariées, des mondaines, des demies-mondaines et des pas mondaines du tout ! Un monde pour le moins surprenant, on parle de libération sexuelle après 1968. Après la lecture de ce livre, on peut se poser la question suivante : que restait-il à libérer ? Car la première mouture de ce livre a été écrite en 1940 ( puis réécriture en 1956), les femmes ici avaient pour le moins la cuisse légère !
Carl, son colocataire allemand, camarade de fredaine, compagnon des bons et des mauvais coups, collègues d'orgie. Personnage que j'ai trouvé plutôt antipathique. Autant Miller, malgré son langage très cru, a un semblant de gentillesse, donnant souvent son argent, Carl est plus cynique et méprisant.
Un Paris un peu glauque des années 1930, une foule de gens souvent étranges et des femmes renversantes ! Des promenades à pied , la fréquentation des cafés parisiens, le "Wepler" ou le "Marignan", mais aussi des gargotes sans noms de Clichy, d'Aubervilliers et de certaines banlieues du nord de Paris.
Un livre qui se laisse lire , un témoignage d'une époque, un peu lassant dans sa succussion de scènes de sexe. Et Henry Miller, qui pourtant les aimait, ne donne pas une image très flatteuse de la femme et des parisiennes en particulier.
Un ouvrage qui n'est pour moi absolument pas indispensable dans la bibliographie d'Henry Miller même si l'écriture est agréable.
Lien : http://eireann561.canalblog...
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Snarkk
  12 janvier 2015
J'ai rarement eu l'occasion de lire un auteur qui se focalise principalement sur le sexe. C'est chose faite avec "Jours tranquilles à Clichy". Attention, je ne parle pas d'érotisme ou de pornographie, je ne parle pas non plus de romance. le sexe vu par Henry Miller est plus une allégorie du lumpenprolétariat (donc de l'exploitation et de la misère) qu'autre chose.

Tout ce déballage de relations sexuelles pas vraiment normées me semble présent dans le seul et unique but de raconter la répétitivité, la misère affective et matérielle, les conditions de vie glauques et sordides qui affectent le petit peuple de Paris. Ce n'est pas un livre sur la sexualité débridée et perverse de l'auteur, réelle ou supposée, c'est un livre sur la misère et l'exploitation réelle à l'oeuvre dans notre monde.
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Maks
  19 février 2016
Une tranche de vie d'Henry Miller à Paris, débauche, bohème, divagations, perversités, prostitution sont les direction prises ici.
C'est bien écrit, les descriptions sont assez crue mais jamais sans raison, par contre il est dommage que LA Femme soit si mal menée par Miller et son compère qui au final s'avèrent très matchiste, pour eux la femme est un objet de desir, ni plus, ni moins.
Au final je suis mitigé sur l'intérêt de nous raconter tout ça.
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Marti94
  24 novembre 2013
Les gens entrent dans la vie de Miller, au hasard, et cela donne un ton au récit de sa tranche de vie de bohème à Clichy. le plus dévergondé des américains vivant en France, même s'il est dans un délire exhibitionniste sait rester excitant sans être vulgaire. C'est sans doute pour ça qu'il est un auteur culte.
Lu en avril 2010
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
MedelieMedelie   17 février 2013
Elle avait le charme froid et séducteur typique des femmes du Nord, chez qui la pruderie le dispute sans cesse à la lascivité. Je sentais qu’elle désirait que je lui parle d’amour. Dites tout ce que vous voudrez, faites tout ce qui vous plaira, mais parlez-moi d’amour – prononcez les mots splendides et sentimentaux qui cachent la réalité laide et nue de l’assaut sexuel.
Je lui posai carrément la main sur le con, lequel était brûlant comme du fumier sous sa robe, et je dis :
— Christine, quel prénom merveilleux ! Seule une femme comme vous peut porter un nom aussi romantique. Cela me fait penser à des fjords glacés, à des sapins ruisselant de neige fondante. Si vous étiez un arbre, je vous déracinerais. Je graverais mes initiales sur votre tronc…
Je lui débitai toute une kyrielle d’absurdités du même tonneau, en la serrant fermement et en glissant les doigts au plus profond de sa fente gluante. Je ne sais pas jusqu’où la situation aurait pu dégénérer dans la cuisine, si notre hôtesse ne nous avait pas interrompus. Elle aussi était une salope lascive, et je me retrouvai bientôt avec ces deux chiennes en chaleur sur les bras. Par politesse, nous revînmes finalement dans le salon pour regarder danser la femme hindoue. Nous restâmes tout au fond, dans un coin sombre. Mon bras enlaçait Christine et ma main libre faisait ce qu’elle pouvait avec l’autre fille.
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MedelieMedelie   15 février 2013
Par une grise journée parisienne je me retrouvais souvent en train de marcher vers la place Clichy à Montmartre. De Clichy à Aubervilliers on longe toute une série de cafés, de restaurants, de cinémas, de magasins de vêtements masculins, d’hôtels et de bordels. C’est le Broadway de Paris qui correspond à cette petite portion située entre les Quarante-deuxième et Cinquante-troisième rues. Broadway, c’est la vitesse, le vertige, l’éblouissement, et nulle part où s’asseoir. Montmartre est indolent, paresseux, indifférent, quelque peu miteux et sordide, séduisant plutôt que tapageur, non pas scintillant mais luisant comme des braises sous la cendre. Broadway paraît excitant, voire parfois magique, mais il est sans flamme ni chaleur, c’est un étalage d’amiante brillamment éclairé, le paradis des agents publicitaires. Montmartre est usé, délavé, flétri, ouvertement vicieux, mercenaire et vulgaire. Bref, il est plus repoussant que séduisant, mais insidieusement repoussant, comme le vice lui-même. Il y a des estaminets presque exclusivement fréquentés par des putains, des maquereaux, des truands et des joueurs, qui, même si vous passez mille fois devant sans y entrer, finissent par vous happer et vous avoir.
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le_Bisonle_Bison   14 février 2019
Je lui posai carrément la main sur le con, lequel était brûlant comme du fumier sous sa robe, et je dis :
- Christine, quel prénom merveilleux ! Seule une femme comme vous peut porter un nom aussi romantique. Cela me fait penser à des fjords glacés, à des sapins ruisselant de neige fondante. Si vous étiez un arbre, je vous déracinerais. Je graverais mes initiales sur votre tronc…
Je lui débitai toute une kyrielle d’absurdités du même tonneau, en la serrant fermement et en glissant les doigts au plus profond de sa fente gluante.
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markko31markko31   13 janvier 2015
Si vous voulez me sucer ou faire ça à quatre pattes, libre à vous, je m'en moque complètement, dit-elle en sirotant son thé comme une duchesse à une vente de charité. Mes seins sont toujours fermes et séduisants, poursuivit-elle en ouvrant son chemisier pour en sortir un. Je connais des hommes qui seraient prêts à payer mille francs pour coucher avec moi, mais je n'ai pas la moindre envie de leur courir après. Il me faut deux cents francs, ni plus, ni moins.
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aubervilliersaubervilliers   04 novembre 2014
Je me retrouvai bientôt dans une fureur noire. Tout ça parce qu'il ne restait pas une seule miette de pain dans l'appartement. Quelle bêtise ! Complètement idiot ! Dans mon délire, je me mis à rêver des milk shakes maltés, me appelant qu'en Amérique il y en avait toujours un verre supplémentaire qui vous attendait dans le shaker. Ce verre de rab m'obsédait. En Amérique, il y avait toujours plus que nécessaire, jamais moins.
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Videos de Henry Miller (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry Miller
Denis Lavant, pour son seul-en-scène, "Le Sourire au pied de l?échelle", d?après un texte de Henry Miller, au Théâtre de l??uvre. le récit de la crise existentielle d'un clown qui visait la lune, et qui ne voulait plus faire rire les gens, mais leur apporter de la joie. Ecoutez l'entretien avec Denis Lavant : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/denis-lavant-fait-le-clown
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