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Brice Matthieussent (Traducteur)
EAN : 9782266052290
135 pages
Pocket (30/11/-1)
3.7/5   140 notes
Résumé :
Jeunes écrivains fauchés en quête d'aventures, d'amour et de sexe, amoureux de la bohème et de ce Paris pittoresque d'avant-guerre, Joey, l'Américain, et Carl, le Tchèque, partagent tout : la chambre, les jours de dèche et.
les filles ! Celles qu'on rencontre, entre Montmartre et la place Blanche, au coin d'une ruelle dans un bar louche ou un dancing. Il y a Jeanne la nymphomane, Colette l'ingénue, Nys la perle précieuse, et tant d'autres. Filles de joie ou d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
3,7

sur 140 notes
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markko31
  13 janvier 2015
Bohème des années 30 à Paris, dans un Montmartre à cent lieues de la carte postale.
Joey/Henry et son comparse Carl, apprentis écrivains, multiplient les rencontres plus ou moins louches, les arnaques mesquines en manquant le plus souvent du minimum vital : un estomac plein.
Ecrire, créer, oui, plutôt moins que plus, plus tard peut-être. Il faut dire que les femmes occupent le plus clair de leur temps. Elles défilent, et même si parfois mal traitées par ces jeunes mufles qui font leurs armes, elles sont plutôt vivantes, superbes, pathétiques : Mara, Colette ou Nys entre autres…
On l'imagine on est pas chez Martine (ou alors un rêve sale: « Martine déambule Place Clichy »), mais chez Miller, alors oui c'est plutôt vert, plutôt cru, mais avec du style, un style vif et mordant.
Possible que la patine du temps nous fasse apparaitre pittoresque ce qu'aujourd'hui on nommerait misère sociale et nous masque ce que ces chroniques peuvent avoir de sordide.
Et pourtant, cette jeunesse exilée volontaire dans les bas-fonds parisiens possède un élan vital qui emporte le morceau. Ces perpétuels affamés semblent surtout assoiffés d'un absolu, à la poursuite d'un rêve hédoniste. In extremis la plume de Miller, des années plus tard, se teinte de nostalgie.
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PatriceG
  02 mars 2020
Pendant que Paris, ou la France comme on veut, s'enfonce dans la bêtise et autre "chicounegounia", en regardant les magnifiques livres brochés jaune orangé cadmium de chez Buchet /Castel desquels je ne peux me soustraire qui ornent ma bibliothèque, je veux parler de la Crucifixion en rose Sexus, Nexus, Plexus, de Henry Miller, parus en 1968 - époque dont on aurait dit qu'il soufflait comme un vent de liberté -, je n'ai pu m'empêcher de les toucher, de les feuilleter, de les sentir même sans masque, de rappeler au bon souvenir de ma jeunesse de les avoir lus avec frénésie et rebellion , et d'imaginer la fierté du brave Henry qui a réalisé là son rêve en ayant pu faire son pavé qui consacre une vie d'écrivain qui en rêve naturellement. Je me serais bien mis à les relire tout de suite avec l'entrain de mes jeunes et insouciantes années, mais la lecture de 1700 pages tout de même m'aurait poussé à modifier mon programme de mars, bien qu'on nous dise qu'il faut rester confiné. Mon esprit vagabondant avec un peu de nostalgie, s'est alors porté sur "Jours tranquilles à Clichy", format de dix fois moins de pages mais que je considère comme un chef d'oeuvre. Je me souviens de l'avoir lu d'une traite. Certes on n'est pas éloigné d'un érotisme torride, mais je n'y ai pas trouvé ni vulgarité, ni de choses à ne pas dire, car on a toujours l'impression que le brave Henry au delà de ses aventures érotiques donne d'abord rendez-vous avec la littérature, la manière bien à lui, singulière, de jeter un regard de l'intérieur presque physique entrecoupé de ses réflexions sur le monde qui l'entoure qui l'étreint avec pour le coup une sobriété non pas dans le style qui est lyrique mais dans son essence même faite de sagesse, ce qui est pour le moins curieux. J'ai lu ce petit chef d'oeuvre d'une traite disais-je, mais je pense que Henry aussi a dû l'écrire d'un jet tellement la narration est fluide, le verbe inspiré. Plutôt que de chercher mes mots, ce n'est nullement besogneux, voilà. Et j'adore toujours l'entrée en matière si je puis dire de Henry, elle est absolument inspirée, comme celle d'un peintre - peintre qu'il était d'ailleurs - qui va passer une journée une nuit sans pause casse croute que l'état de grâce empêche, et qui sait qu'il n'aura pas deux fois l'occasion d'attaquer la veine heureuse qui se présente à lui comme un moment évanescent et indicible de la vie . J'adore aussi son rapport au langage, il n'est jamais pédant mais il aime les mots, il les sert avec un raffinement exquis, dans la trilogie particulièrement ..

Alors pour étayer mes dires, je n'ai pas d'autre choix que d e livrer au lecteur un extrait du début de "Jours tranquilles à Clichy" évidemment :
"J'écris, la nuit tombe et les gens s'en vont dîner. Ce fut une
journée grise, telle qu'on en voit si souvent à Paris. Tout en
faisant mon tour dans le quartier, question de m'éclaircir
les idées, je ne pouvais m' empêcher de penser à l'énorme contraste qu'il y a entre ces deux villes (New York et Paris). C'est la même heure, une heure semblable, et pourtant, même le mot gris qui fit surgir en moi cette association d'idées, n'a rien de commun avec ce gris qui, à l'oreille d'un français, peut évoquer tout un monde d'idées et de sensations. Il y a longtemps, lorsque je déambulais dans les rues de Paris, m'attardant aux aquarelles que l'on voyait dans les vitrines, j'étais déjà sensible à cette curieuse absence de ce que l'on dénomme le gris de Payne en peinture. Je fais cette remarque parce que chacun le sait, Paris est essentiellement une ville grise. Je le mentionne parce que, dans le domaine de l'aquarelle, les peintres américains usent à l'excès et d'une manière obsessionnelle de ce gris préfabriqué. En France, la gamme des gris paraît sans fin ; ici, l'effet même du gris est perdu.."
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eireannyvon
  17 mars 2014
Sexe in Clichy.
Relire avec un autre regard, celui de l'âge. Reprendre en main les livres lus quand j'avais quelques années (quelques dizaines seraient plus près de la vérité) de moins ! Bref se faire plaisir avec Henry Miller qui fut un de ces auteurs un peu tabous et sulfureux, alors pourquoi pas ? Il fut avec Jack Kerouac , avant les auteurs de série noire, mes guides pour la littérature américaine. Par contre je n'avais pas encore lu ce titre, alors réparons cet oubli !
Un petit livre de 120 pages, séparé en deux parties , "Jours tranquilles à Clichy" et "Mara-Marignan". La trame est la même : l'obsession sexuelle de Miller ou de son ami allemand Carl. Tous les deux passent de la misère noire où certains repas sont faits de pain ayant largement dépassé la date de péremption (chose qui heureusement à l'époque n'existait pas !) à d'autres somptueux avec moult litres de vins, filles tarifées et trajets en taxis.
La bohème américaine à Paris avec, par exemple, une virée au Luxembourg pour des conquêtes féminines avec force boissons.
Certaines situations sont pour le moins immorales, par exemple vivre avec une jeune fille de 14 ans Colette et en abuser, les parents ne porteront pas plainte, Miller et la littérature sauveront la mise. Une autre , maîtresse d'un poète de l'époque, prête à tout pour deux cents francs, prix de son loyer, en jurant ses grands dieux que certains hommes sont prêts à aller jusqu'à mille francs ! Et deux cents, c'est le prix pour les deux ! L'affaire du siècle.
"Mara-Marignan" concerne une jeune femme nommée Mara Saint-Louis car née dans l'île du même nom. Miller en fût très amoureux et la rupture douloureuse. Mais une de perdue, une bonne douzaine de retrouvées !
Un inventaire à la Miller, des femmes mariées, des mondaines, des demies-mondaines et des pas mondaines du tout ! Un monde pour le moins surprenant, on parle de libération sexuelle après 1968. Après la lecture de ce livre, on peut se poser la question suivante : que restait-il à libérer ? Car la première mouture de ce livre a été écrite en 1940 ( puis réécriture en 1956), les femmes ici avaient pour le moins la cuisse légère !
Carl, son colocataire allemand, camarade de fredaine, compagnon des bons et des mauvais coups, collègues d'orgie. Personnage que j'ai trouvé plutôt antipathique. Autant Miller, malgré son langage très cru, a un semblant de gentillesse, donnant souvent son argent, Carl est plus cynique et méprisant.
Un Paris un peu glauque des années 1930, une foule de gens souvent étranges et des femmes renversantes ! Des promenades à pied , la fréquentation des cafés parisiens, le "Wepler" ou le "Marignan", mais aussi des gargotes sans noms de Clichy, d'Aubervilliers et de certaines banlieues du nord de Paris.
Un livre qui se laisse lire , un témoignage d'une époque, un peu lassant dans sa succussion de scènes de sexe. Et Henry Miller, qui pourtant les aimait, ne donne pas une image très flatteuse de la femme et des parisiennes en particulier.
Un ouvrage qui n'est pour moi absolument pas indispensable dans la bibliographie d'Henry Miller même si l'écriture est agréable.
Lien : http://eireann561.canalblog...
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generalmarechal
  09 mars 2020
Lecture ébouriffée, comme au sortir d'une nuit agitée, que celle de Jours tranquilles à Clichy !
Ce n'est pas voyeur ni obsédé ni ricanant : c'est une fresque sombre d'un petit paradis qui ne brillerait pas. L'évasion des prisons de la misère par le souillement des corps et la multiplication des expériences, voilà le parti pris de Henry Miller. Et tout y passe : les michetonneuses qui se révèlent sur le tard (et l'oreiller), les prostituées, les tout jeunes nubiles de quatorze ans insatiables, les femmes croisées dans les restaurants, la rue, les dédales...
Curieusement, malgré des scènes de sexe assez crues, on n'en ressort pas émoustillé, plutôt en demi-teinte : le sexe, sous toutes les coutures les plus sordides, ne serait-il qu'un passe-temps joué par des mufles et des dupes ? Ou ne serait-il pas la dernière joie parmi les innombrables cruautés que jette la pauvreté sur le paletot de ces forçats dilettantes ?
Un joli pied de nez aux pudibonds et à la bourgeoisie, un bras d'honneur aux puritains et aux épargnants, une langue tirée qui rapproche Miller de Céline et Bukowski plutôt que des pourtant fort parisiens Hemingway et Fitzgerald.
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lebelier
  17 octobre 2021
Joe, un écrivain Américain, vit sans le sou à Clichy dans une chambre sordide avec son ami Carl. Ils ramènent souvent des filles rencontrées dans la rue ou les bars dans lesquels ils traînent leurs guêtres et leur misère.
Le roman développe en dernière partie l'histoire de Mara-Marignan (nom du bar où il l'a rencontrée), une prostituée que le narrateur refuse de connaître charnellement par pitié ou par amour.
Largement autobiographique, Miller analyse le sentiment amoureux par le versant charnel. A l'esprit sans complexe de Carl, épicurien qui vit au jour le jour, s' oppose celui du narrateur qui analyse plus les situations et leurs conséquences. La femme apparaît alors comme la rappeleuse d'heures amoureuses. Ainsi le portrait de Mara s'imprime en filigrane sur celui de Christine, une danoise qu'il a connue et aimée. L'amour de la femme pour Miller a toujours un côté sombre (la nostalgie) et joyeux (l'aspect charnel). Ainsi les parties fines avec Carl où se mêlent le vin et les femmes sont de purs moments de félicité.
Il y a un motif répétitif dans ce livre; on a l'impression qu'il a été écrit rapidement. Or l'art de Miller est justement de rendre ce sentiment de l'urgence de la vie et de ses plaisirs, et les ralentis, les histoires plus développées s'étendent comme les langueurs des amants désunis.
On pourrait résumer en disant qu'on trouve dans cette trivialité toute célinienne, une beauté baudelairienne.
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   13 janvier 2020
Je me déshabillai rapidement, me lavai la queue et plongeai entre les draps. Le bidet était juste à côté du lit. Lorsqu’elle eut fini ses ablutions, elle entreprit de se sécher avec la serviette mince, toute usée. Je me penchai alors pour m’emparer de cette masse de poils touffus, encore trempés de rosés. Elle me repoussa dans le lit puis, s’allongea sur moi, me prit aussitôt la queue dans sa bouche rouge et chaude. Je glissai un doigt en elle pour la faire juter un peu. Puis, l’attirant sur moi, je l’estoquai jusqu’à la garde. C’était un de ces cons qui me vont comme un gant. Ses contractions musculaires fort habiles me firent bientôt haleter. Et tout le temps, elle me léchait le cou, les aisselles, les oreilles. Mes deux mains la faisaient monter et descendre, son bassin tournait tant et plus. Enfin, avec un grognement, elle se laissa aller sur moi de tout son poids ; je la fis rouler sur le dos, lui levai les jambes par-dessus mes épaules et l’attaquai bille en tête. Je crus que je n’arrêterais jamais de jouir ; cela jaillit comme l’eau d’un tuyau d’arrosage. Quand je me retirai, il me sembla que je bandais encore plus qu’avant de me mettre la queue au chaud.
- Ça, c’est quelque chose, dit-elle en me tripotant la bite d’une main experte. Tu sais t’y prendre, toi, hein ?
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MedelieMedelie   17 février 2013
Elle avait le charme froid et séducteur typique des femmes du Nord, chez qui la pruderie le dispute sans cesse à la lascivité. Je sentais qu’elle désirait que je lui parle d’amour. Dites tout ce que vous voudrez, faites tout ce qui vous plaira, mais parlez-moi d’amour – prononcez les mots splendides et sentimentaux qui cachent la réalité laide et nue de l’assaut sexuel.
Je lui posai carrément la main sur le con, lequel était brûlant comme du fumier sous sa robe, et je dis :
— Christine, quel prénom merveilleux ! Seule une femme comme vous peut porter un nom aussi romantique. Cela me fait penser à des fjords glacés, à des sapins ruisselant de neige fondante. Si vous étiez un arbre, je vous déracinerais. Je graverais mes initiales sur votre tronc…
Je lui débitai toute une kyrielle d’absurdités du même tonneau, en la serrant fermement et en glissant les doigts au plus profond de sa fente gluante. Je ne sais pas jusqu’où la situation aurait pu dégénérer dans la cuisine, si notre hôtesse ne nous avait pas interrompus. Elle aussi était une salope lascive, et je me retrouvai bientôt avec ces deux chiennes en chaleur sur les bras. Par politesse, nous revînmes finalement dans le salon pour regarder danser la femme hindoue. Nous restâmes tout au fond, dans un coin sombre. Mon bras enlaçait Christine et ma main libre faisait ce qu’elle pouvait avec l’autre fille.
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MedelieMedelie   15 février 2013
Par une grise journée parisienne je me retrouvais souvent en train de marcher vers la place Clichy à Montmartre. De Clichy à Aubervilliers on longe toute une série de cafés, de restaurants, de cinémas, de magasins de vêtements masculins, d’hôtels et de bordels. C’est le Broadway de Paris qui correspond à cette petite portion située entre les Quarante-deuxième et Cinquante-troisième rues. Broadway, c’est la vitesse, le vertige, l’éblouissement, et nulle part où s’asseoir. Montmartre est indolent, paresseux, indifférent, quelque peu miteux et sordide, séduisant plutôt que tapageur, non pas scintillant mais luisant comme des braises sous la cendre. Broadway paraît excitant, voire parfois magique, mais il est sans flamme ni chaleur, c’est un étalage d’amiante brillamment éclairé, le paradis des agents publicitaires. Montmartre est usé, délavé, flétri, ouvertement vicieux, mercenaire et vulgaire. Bref, il est plus repoussant que séduisant, mais insidieusement repoussant, comme le vice lui-même. Il y a des estaminets presque exclusivement fréquentés par des putains, des maquereaux, des truands et des joueurs, qui, même si vous passez mille fois devant sans y entrer, finissent par vous happer et vous avoir.
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le_Bisonle_Bison   14 février 2019
Je lui posai carrément la main sur le con, lequel était brûlant comme du fumier sous sa robe, et je dis :
- Christine, quel prénom merveilleux ! Seule une femme comme vous peut porter un nom aussi romantique. Cela me fait penser à des fjords glacés, à des sapins ruisselant de neige fondante. Si vous étiez un arbre, je vous déracinerais. Je graverais mes initiales sur votre tronc…
Je lui débitai toute une kyrielle d’absurdités du même tonneau, en la serrant fermement et en glissant les doigts au plus profond de sa fente gluante.
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markko31markko31   13 janvier 2015
Si vous voulez me sucer ou faire ça à quatre pattes, libre à vous, je m'en moque complètement, dit-elle en sirotant son thé comme une duchesse à une vente de charité. Mes seins sont toujours fermes et séduisants, poursuivit-elle en ouvrant son chemisier pour en sortir un. Je connais des hommes qui seraient prêts à payer mille francs pour coucher avec moi, mais je n'ai pas la moindre envie de leur courir après. Il me faut deux cents francs, ni plus, ni moins.
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Vidéo de Henry Miller
Henry Miller : Le Colosse de Maroussi (Extraits) [France Culture / Le Feuilleton]. Série de cinq épisodes de l'émission “Fictions / Le Feuilleton”, diffusés sur France Culture du 29 février au 4 mars 2016. « En Grèce, on a envie de se baigner dans le ciel. » Henry Miller. © Photograph by Larry Colwell/Anthony Barboza/Getty. Traduction : Georges Belmont. Réalisation : Etienne Vallès. Conseillère littéraire Emmanuelle Chevrière. Texte dit par Olivier Claverie. Prise de son et mixage : Olivier Dupré. Assistance technique et montage : Nicolas Depas Graf, Clotilde Thomas. Assistante à la réalisation : Louise Loubrieu. Production : Blandine Masson. “Le Colosse de Maroussi” d’Henry Miller est publié aux éditions Buchet-Chastel. « Ce n’est pas un hasard si ce pays a été de tous temps la terre des héros et des poètes, la terre où l’homme était l’égal des dieux et où les dieux eux-mêmes prenaient stature humaine. » (in “Le Colosse de Maroussi”) : portrait de la Grèce par l'écrivain américain Henry Miller. Henry Miller, célèbre écrivain américain, né en 1891, auteur entre autres de la trilogie “Plexus”, “Nexus”, “Sexus” et des “Tropiques”, écrit “Le Colosse de Maroussi” à la fin d'un voyage en Grèce qu'il fait en 1939, en quelque sorte ses premières vacances depuis plus de vingt ans, une parenthèse dans une vie jusque-là tumultueuse, scandée par de nombreuses ruptures et controverses. Le livre sera publié en 1941 et magnifiquement traduit en français par Georges Belmont en 1958. Miller le considérait à la fin de sa vie comme “son meilleur livre”. Il constitue, sur un mode autobiographique propre à l'auteur, la chronique d'une rencontre avec un pays, une nature et ses habitants. C'est sa réponse au “choc” qu'a constitué pour lui ce voyage. Cette découverte de la Grèce s'établit en contraste avec une Amérique honnie, qu'il avait quittée huit ans auparavant, et avec un exil français difficile, impécunieux, chaotique. Le texte se présente, au-delà du récit et de la chronique, comme un essai brillant, truculent et impertinent, contrasté dans ses thématiques, son style et son propos. Le voyage de Miller en Grèce est dû au hasard de l'invitation d'un de ses plus fidèles amis, Lawrence Durrell. Le choc, l'éblouissement que lui procurent la découverte de la Grèce constituent la trame constante du récit, qui alterne anecdotes, portraits, considérations philosophiques, digressions diverses. Il a été écrit, un peu à la manière d'un journal, pendant le séjour, entre 1939 et 1940, et terminé juste après, lors de son retour aux USA, à New-York, en 1940. “Le Colosse de Maroussi” est un des textes de Miller les plus empreints de métaphysique et de religiosité, mais ses développements sont à interpréter dans une acception poétique et dans une tonalité qui nous dresse avant toute chose “le portrait d'un pays”. Quelle que soit notre propre sensibilité, notre rapport à la métaphysique, à la religiosité ou au mysticisme, le bouleversement de l'écrivain devant ce qu'il voit ou ressent s'y découvre de manière explicite, directe, vivante, dans une intimité constante. C'est sa manière d'honorer tout un peuple et de nombreux personnages hauts en couleur, d'une humanité bouleversante (dont Séfériadès, alias Georges Séféris ou Katsimbalis, le Colosse) et, dans le même mouvement, de peindre la beauté de la nature ou celle des sites archéologiques. L'expérience de la Grèce constitue pour Miller, à 48 ans, un tournant profond dans sa carrière d'écrivain. 0:00 1) Le départ, Athènes 23:58 2) Corfou, Calami, Athènes 48:09 3) Séfériadès (Georges Séféris), Poros 1:12:07 4) Hydra, Nauplie, Epidaure 1:36:36 5) Le retour Source : France Culture
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