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ISBN : 2130540643
Éditeur : Presses Universitaires de France (05/11/2003)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Si je devais aujourd'hui me chercher un thérapeute, je me demanderais en premier lieu : avec qui vais-je conserver mon autonomie ? Qui me donnera des informations vérifiables ?

Qui répond sincèrement, et de façon satisfaisante, à mes questions, noue avec moi une relation de travail loyale et transparente, accepte les critiques, est prêt à se confronter avec les faits ?

Contrairement au petit enfant, l'adulte a des options. II peut se fo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Tatooa
  23 mars 2014
J'ai été cet enfant "hyper-adapté" au monde des adultes, enfouissant ses souffrances au plus profond, dont parle A. Miller dans ce livre, et comme de bien entendu, tout ça a fini par une très grosse dépression post-natale à la naissance de mon aînée....
Et les livres d'A. Miller m'ont "sauvée" (associés à 8 ans de thérapies intensives, mais rares sont les psys qui acceptent de tout entendre et de ne pas prêcher pardon et réconciliation)...
Dans un style simple et accessible à tous, une des grandes qualités d'A. Miller, ce livre répond à des questions intéressantes, comme pourquoi les psy deviennent psy? A quoi sert l'analyse? Pourquoi ceux qui ont "tout pour être heureux" ne le sont pas? (LA grande question que je me posais en boucle au début de ma dépression, quand je ne savais même pas encore que c'était une dépression...)
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Bruno_Cm
  18 septembre 2018
Très bon livre dans sa veine. C'est-à-dire dans une démarche-école analytique. Accent mis très fort sur les qualités d'un psychothérapeute, sur la nécessaire connaissance, reconnaissance de ses propres démons du passé et éducation, et de la qualité du transfert possible ainsi que de la gestion d'un contre-transfert pouvant être très négatif. le travail analytique et la cure est considérée comme le lieu de re-jeu et de redécouverte des « maltraitances » du passé, les grosses comme les plus subtiles, ces maltraitances déniées, un passé réillusionné pour vivre le présent, mais qui non nettoyé pollue ce même présent et qu'il s'avère nécessaire de remettre au jour et revivre avec ses compétences d'adultes pour tout dépasser.
« Quelle aide pouvons-nous attendre ici de la psychothérapie ? Elle ne peut nous rendre notre enfance perdue, elle ne peut changer les faits ni les effacer. On ne peut guérir les blessures par des illusions. le paradis de l'harmonie pré-ambivalente, en lequel tant de blessés placent tous leurs espoirs, est inaccessible. Mais vivre sa propre vérité, avec la connaissance postambivalente que nous en acquerrons, nous permet à un niveau adulte, de retrouver notre propre monde affectif – sans paradis, mais avec la capacité de sentir et de vivre nos émotions, qui nous rendra notre élan vital, et nous aidera  nous repérer. »
Pour Miller, tout thérapeute aurait un passé troublé, passé qu'il s'avère indispensable de traiter :
« L'on entend souvent dire que les psychothérapeutes souffrent d'un trouble de leur vie affective. Les idées que j'ai exposées ci-dessus voulaient mettre en évidence combien cette affirmation peut être étayée par des faits, fruits de l'expérience. La sensibilité du psychothérapeute, sa capacité d'intuition, ses "antennes" particulièrement développes indiquent qu'enfant il a été utilisé - sinon abusivement exploité - par des êtres en état de besoin. »
Cet auto-travail est nécessaire pour éviter toute manipulation, abus, reproduction de violence...
« Tout processus thérapeutique, mais tout particulièrement la confrontation avec les traumatismes précoces, nécessite un accompagnement compétent et loyal. [...] ... en l'absence d'un tel accompagnement le client peut devenir la victime d gravissimes manipulations. Elles ne se pratiquent pas seulement dans les sectes que nous connaissons, mais aussi dans certains soi-disant centres thérapeutiques qui ont déjà pris des structures de sectes. »
En fin d'ouvrage, Alice Miller explique ce qu'elle estime être les critères pour trouver son thérapeute, celui avec qui on osera remettre en jeu ses illusions, les perdre et retrouver le chemin d'une vie voulue.
J'ajoute encore deux citations qui montre que l'auteure présente une certaine humilité et limite à ce livre et ce travail :
« Un livre, fût-il écrit avec la plus grande sensibilité aux problèmes d'autrui, ne peut remplacer un bon thérapeute. »
« Ma gratitude à mes lectrices et lecteurs pour leur abondant courrier s'exprime déjà à travers bien des pages de ce livre, mais je voudrais, ici, la leur dire expressément. Ils sont en fait nombreux à avoir "participé"', à leur insu-, à cet ouvrage, mais ils doivent rester anonymes, car leurs informations étaient confidentielles. Leurs histoires, leurs destins tragiques, souvent inconcevables, et enfin leurs expériences décevantes avec des thérapeutes inconscients ou malhonnêtes, de toutes orientations, m'ont montré, à maintes reprises, combien il est aisé pour des thérapeutes d'abuser de la tragique situation des êtres maltraités dans leur enfance. »
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Citations et extraits (94) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   24 mai 2013
Nous ne pouvons rien changer à notre passé, faire que les dommages qui nous ont été infligés dans notre enfance n'aient pas eu lieu. Mais nous pouvons nous changer, nous "réparer", regagner notre intégrité perdue. Pour cela, il faut nous décider à considérer de plus près le savoir que notre corps a emmagasiné sur les événements passés, et à le faire émerger à notre conscience. Cette voie est certes inconfortable, mais c'est la seule, semble-t-il, qui nous permette de sortir enfin de l'invisible prison de notre enfance et de nous transformer, d'inconsciente victime du passé, en un homme ou une femme responsable, qui connait son histoire et vit "avec elle".
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TatooaTatooa   23 mars 2014
L’enfant se conduit de manière à ne montrer que ce que l’on attend de lui, et il s’identifie complètement avec cette apparence. Son vrai Soi ne peut se développer et se différencier car il ne peut pas être vécu. Rien de surprenant à ce que ces patients se plaignent d’un sentiment de vide, disent que leur existence leur paraît dénuée de sens, qu’ils ne se sentent chez eux nulle part. Ce vide est réel. Il s’est effectivement produit un tarissement, un appauvrissement, un étouffement partiel de leurs possibilités. L’enfant a été blessé dans son intégrité, et cela l’a amputé de sa spontanéité, de son élan vital. Ces enfants font parfois des rêves où ils se voient à demi morts.
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basilic92basilic92   24 février 2015
Un adulte ne peut vivre ses sentiments que si, enfant, il a eu des parents, ou des substituts parentaux, attentifs à ses besoins. Comme l'individu maltraité dans son enfance n'a pas connu cela, il ne peut se laisser surprendre par des sentiments, car seuls trouvent accès en lui des sentiments que la censure intérieure, successeur des parents, autorise et approuve. La dépression, le vide intérieur sont le prix à payer pour ce contrôle. Le vrai Soi ne peut pas communiquer parce qu'il ne s'est pas développé, étant resté à l'état inconscient, enfermé dans une prison intérieure. La fréquentation des geôliers ne favorise pas l'épanouissement. C'est seulement après la libération que le Soi commence à s'exprimer, à croître et à développer sa créativité. Et là où autrefois n'existaient que ce vide redouté ou d'angoissants fantasmes de grandeur, surgit un jaillissement de vie, d'une richesse inattendue. Ce n'est pas un retour chez soi – car on n'en a jamais eu. C'est trouver son chez-soi.
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TatooaTatooa   03 juillet 2014
Un engagement politique peut se nourrir de la colère inconsciente de l'enfant dont on a abusé, de l'enfant prisonnier, exploité, étouffé, dressé. Cette colère peut trouver un certain exutoire dans, par exemple, la lutte contre des adversaires politiques, tout en préservant l'idéalisation de sa propre et concrète personne de référence dans la petite enfance. La vieille inféodation peut alors être déplacée sur des figures de chef ou des groupes.

Si la désillusion et le deuil qui lui fait suite peuvent être vécus, cela ne conduit généralement pas au relâchement de l'engagement social ou politique, mais simplement à une libération: au lieu d'agir sous l'empire de la compulsion de répétition, on pourra agir de manière claire, consciente et en fonction d'un objectif, sans se nuire à soi-même.

La nécessité intérieure de bâtir sans cesse de nouvelles illusions et de nouveaux dénis pour éviter de vivre sa propre vérité disparaît une fois que cette vérité a été vécue. Nous voyons alors que toute notre vie nous avons redouté quelque chose, nous nous sommes défendus contre quelque chose, qui ne peut plus arriver, car c'est déjà arrivé, et ceci au début de notre vie, alors que nous étions sans défense.
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Bruno_CmBruno_Cm   20 septembre 2018
On observe des comportements analogues chez bien des psychiatres, des psychologues cliniciens et des thérapeutes. Certes, ils n'utilisent pas des mots tels que ; mauvais, sale, méchant, égoïste, dépravé. Ils parlent entre eux plutôt de patients "narcissiques", "exhibitionnistes", "destructeurs" "régressifs" ou "cas limite", sans voir qu'ils prêtent à ces mots un sens dépréciatif. Il se pourrait que leur vocabulaire abstrait, leur attitude objectivante, et même leurs théorisations et leur passion de poser des diagnostics aient quelque point commun avec les regards indignés de la mère du garçonnet (ou de la fillette) de 3 ans, merveilleusement adapté, enfoui en eux.
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Videos de Alice Miller (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alice Miller
Lecture (par un logiciel? la lecture est assez hachée, peu naturelle mais compréhensible) complète de l'article d'Alice Miller "D'où vient le mal dans le monde et comment se génère-t-il?" en 20 minutes.
Introduction: "Il n'est plus possible de mettre en doute, aujourd'hui, que le Mal existe et que certains individus sont capables d'une extrême destructivité. Chacun peut s'en faire une idée grâce à la télévision. Mais ce constat n'entérine nullement l'idée fort répandue que certains êtres humains naissent "mauvais". Tout dépend, bien au contraire, de la façon dont ces personnes ont été accueillies à leur naissance et traitées par la suite. Les enfants qui font dès le début de leur vie l'expérience de l'amour, du respect, de la compréhension, de la gentillesse et d'un soutien affectueux, développent évidemment d'autres traits de caractère qu'un enfant qui se heurte dès le départ à l'abandon, la négligence, la violence ou la maltraitance, sans avoir près de lui une personne bienveillante qui lui permette de croire à l'amour. Quand manque cet élément - ce qui est le cas dans l'enfance de tous les dictateurs que j'ai étudiés - l'enfant aura tendance à glorifier la violence qu'il a subie et à l'exercer lui-même plus tard, sans limite, chaque fois qu'il le pourra. Car chaque enfant se forme par l'imitation."
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>Maladies du système nerveux. Troubles psychiques>Névroses et troubles apparentés>Troubles de la personnalité (43)
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