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Marcel Aymé (Adaptateur)
ISBN : 2221114892
Éditeur : Robert Laffont (15/04/2010)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 104 notes)
Résumé :
En 1692, Abigaïl Williams, une jeune femme habitant Salem dans le Massachusetts, est servante chez d'honnêtes fermiers, les Proctor. Très vite, Abigaïl tombe amoureuse de John Proctor qui en fait sa maîtresse. Élisabeth, sa femme, découvre leur relation et la chasse de la maison. Pour se venger, la jeune fille, âgée de 17 ans, se livre avec Tituba, la servante noire du révérend Parris, et Betty, la fille de ce dernier, à un rituel de sorcellerie. Elles sont découver... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
patrick75
  21 septembre 2012
Nous sommes au printemps de l'année 1692, dans la petite ville de Salem ( Massachusetts).
Un fait divers somme toute anodin va déclencher une "chasse aux sorcières" sans précédents.
Cette petite ville va connaître " l'enfer ", pas celui dont on accuse les habitants d'être des dévots, mais celui importé par les juges venu de l'extérieur. A partir de là, la mécanique diabolique va démarrer pour ne plus s'arrêter. Par lâcheté ou bien par intérêts, sur des souvenirs approximatifs, voir ridicules, les uns et les autres vont se dénoncer auprès des autorités.La bassesse humaine n'aura pas de limites, on veut voir le sang coulé, les corps pendus aux gibets. Les juges veulent se faire "un nom" sur cette affaire tombée du ciel, ou remontée des enfers,,,La justice est piétinée, la folie règne.
Arthur Miller semble avoir pris l'exemple de ce procès pour dénoncer celui des années cinquante à Hollywood ( liste noire). Enclenché par le sénateur Mc.Carthy ( comme tremplin pour la présidence) avec Hoover en " coulisse" et qui dénonçait l'infiltration communiste dans le milieu du cinéma.
Citoyens, méfiez-vous de vos lectures d'aujourd'hui...Demain, celle-ci pourraient vous être reprochées.
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Musardise
  15 avril 2019
Des quatre pièces d'Arthur Miller que j'ai lues jusqu'à présent, Les sorcières de Salem est celle qui m'a parue la moins convaincante. Sa lecture fut même une belle déception après celle de Mort d'un commis voyageur. Il y a eu quelque chose qui m'a dérangée assez vite, c'est le parallèle fait systématiquement entre le maccarthysme et l'affaire des sorcières de Salem de 1691-1692 , qui semble aller de soi depuis la création de la pièce. Ça me semblait une facilité de la part de Miller, et pas si pertinente que ça. Mais ce n'est pas ce qui m'embêtait le plus. Et quelques temps après la lecture des Sorcières de Salem, j'ai lu ce qu'en disait l'auteur dans l'Introduction à son Théâtre (1958).
Je pense qu'il est bon de revenir aux sources de la pièce. Miller a bien été inspiré par le maccarthysme, mais il n'a pas eu l'intention de faire de sa pièce une métaphore de ce qu'on appelait la chasse aux sorcières dans les États-Unis des années cinquante. Il visait plus haut, si je puis dire. Peut-être avons-nous été induits en erreur par ses autres pièces, qui parlent de la société contemporaine, et sans doute qu'une longue tradition d'interprétation "maccarthyste" nous a trompés également. Miller a déploré qu'aucun critique n'ait compris de quoi traitait la pièce à sa création, parce que si son sujet apparent - et réel, tout de même - était le maccarthysme, le sujet principal n'était pas là. Peut-être que c'est en partie de sa faute, après tout, si on n'a pas saisi quel était le thème sous-jacent et profond de la pièce, peut-être qu'il n'a pas réussi à faire passer son message. Reste un gros malentendu sur Les sorcières de Salem.
Ça n'est pas toujours évident de suivre le cheminement de la pensée de Miller à propos de cette pièce, mais ce qu'on peut en retenir de façon globale, c'est qu'il a été stupéfié, pendant le maccarthysme, de voir l'apparition d'une espèce de mystique collective qui, de plus, était insufflée de l'extérieur, c'est-à-dire par MacCarthy et ses sbires. Il était également étonné qu'une campagne politique qu'il jugeait grotesque, menée à renforts de gros sabots et de grosses ficelles, puisse être avoir un impact aussi fort sur les citoyens américains - je dois dire que j'ai vu là une espèce de naïveté à l'américaine, vu que le monde entier sortait d'une guerre particulièrement atroce, et que l'hystérie collective, le lavage de cerveau, et les gros sabots, entre autres, avaient joué leur rôle pendant des années. Toujours est-il que, malgré le fait que la pièce soit née de réflexions de Miller liées au maccarthysme, le thème principal est fondé sur la "lucidité morale", sur le fait que certaine personnes soient capables de garder la tête froide et des valeurs morales intactes au milieu d'une foule infectée, pour ainsi dire, par une terreur collective et choisissant la soumission sociale, à cause d'un sentiment de culpabilité (ne pas être assez de droite dans le cas du maccarthysme, être un candidat potentiel à la possession démoniaque, dans le cas de Salem). Je laisse bien entendu à Arthur Miller la paternité de ce point de vue.
Miller s'était déjà intéressé à l'affaire des sorcières de Salem, il s'est replongé dedans à cette occasion, lisant toutes les minutes du procès. Il a remarqué que la petite Abigaïl Williams (qui avait 11 ans en 1691) avait dénoncé Elizabeth Proctor mais jamais John Proctor. La tournure de la pièce lui est apparue en conséquent : il a fait d'Abigaïl une adolescente de 16-17 ans, qui, servante chez les Proctor, a eu une liaison avec le mari et a été chassée de la maison par l'épouse trompée, et cherchant à se venger de l'épouse en question par la pratique d'une sorcellerie de pacotille, puis par la dénonciation. On est donc très loin de la véritable affaire des sorcières de Salem, où des enfants furent certainement manipulés par des adultes, et qu'on explique aujourd'hui par diverses hypothèses (intoxication à l'ergot de seigle, qui contient une substance dont est dérivé le LSD, conflits sociaux entre la communauté de Salem Village et celle de de Salem Town, maltraitance d'enfants, vengeance familiale, pratiques divinatoires ayant dérapé, angoisse collective liée aux attaques régulières des Indiens, etc.) Miller a donc fait un choix dramatique très fort en s'éloignant des faits historiques, même s'il a regretté de ne pas être allé assez loin : il s'en est voulu d'avoir représenté un ecclésiastique, Danfort, comme relativement ouvert et réfléchi, alors que les minutes du procès montrent que le véritable Danfort, ainsi que tous les autres juges, n'a pas fait preuve d'une once de compréhension, de réflexion ou de clémence. Je serais assez d'accord avec Miller sur ce point. La pièce aurait peut-être gagné en force si tous les ecclésiastiques avaient été montrés aussi implacables et, disons-le, délirants et cruels, que lors des faits historiques. Mais je trouve surtout que le personnage-phare de Miller, son martyr de la "lucidité morale", selon les propres termes de l'auteur, est raté.
Car il me paraît difficile de comprendre que le but de la pièce est de mettre en avant une rigueur morale intacte lorsqu'on utilise un John Proctor baisant sa domestique dans tous les coins, maltraitant la domestique qui la remplace, et se montrant infect avec sa femme. le type s'est tapé la servante et la traite ensuite de putain sans relâche, mais fait acte de contrition en disant qu'il est un débauché. Les deux mots n'ont sensiblement pas la même valeur, et si une gamine de seize ans est censée être une putain , que doit-on dire de l'homme d'âge mûr et marié qui couche avec elle ? Qui est la première putain de la pièce ? Alors oui, tout ça est censé se passer au XVIIème, et donc la domination masculine et la façon dont on traite les domestiques, c'est raccord avec l'époque. Mais choisir et construire ce genre de personnage comme chantre de la vertu morale, c'est un curieux choix dramatique. John Proctor m'a gâché en bonne partie la pièce.
Le délire collectif est pourtant bien cerné et la pièce est parfaitement structurée, nous amenant de l'anecdote au drame, de la rouerie d'une adolescente (Abigaïl n'est pas un personnage positif, c'est le moins qu'on puisse dire) à l'hystérie d'une communauté. le premier moment où Abigaïl se met en scène comme si elle était envoûtée, crachant en cachette sur une croix et montrant le crachat comme preuve de la présence d'une sorcière, dupant son entourage et un ecclésiastique, est extrêmement efficace et convaincante. La façon dont monte l'hystérie dans la communauté est également très maîtrisée et tout aussi efficace : la mise en scène et la duperie sont des armes puissantes... Mais les Proctor restent pour moi le gros point faible de la pièce, Elizabeth n'étant pas un personnage très intéressant, voire assez niais, et John, comme je le disais, défendant paradoxalement tout autant, voire davantage, des valeurs qu'on pourrait qualifier de "négatives" que des valeurs "positives" - et je doute que ce soit dû à une volonté de ne pas se montrer manichéen de la part de Miller.
J'ai pas mal pensé aux histoires de maisons hantées du XIXème en lisant la pièce : parmi les personnes qui ont témoigné qu'un esprit hantait une maison à cette époque, on retrouvait souvent des jeunes filles, domestiques de surcroît. Ce serait lié au moins en partie à des questions de conflit social entre des domestiques corvéables à merci et leurs employeurs. Il y a de ça dans Les sorcières de Salem, ainsi que le sujet de la domination masculine. Miller ne s'est pas intéressé à cet aspect des choses, et pourtant lesdits sujets ressortent bizarrement de sa pièce. Et donc, l'impression la plus forte que m'ait laissée la lecture des Sorcières de Salem, c'est celle d'une misogynie prégnante tout du long...

Challenge Théâtre 2018-2019
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michfred
  01 février 2016
Cette pièce est inspirée du procès en sorcellerie qui a défrayé la chronique, à la fin du 17ème siècle, dans la communauté puritaine de la petite ville de Salem, Massachusetts, et dont les annales ont été conservées. Mais sous la plume de Miller, ce drame historique doit se lire aussi comme une dénonciation très contemporaine des procès intentés aux artistes et écrivains tentés par les idées socialistes dans l'Amérique fanatisée par le Mac Maccarthysme...une "chasse aux sorcières" d'un autre genre, qui fit des ravages terribles dans l'intelligentsia américaine des années 50.
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melusine1701
  20 janvier 2012
Nous sommes à Salem, Massachussets, en 1692. Chez le révérend Parris, on s'inquiète pour la petite Betty, dix ans, atteinte d'un mal étrange. Abigaïl, la nièce du révérend, lui apprend que les gens jasent: Betty serait ensorcelée par le diable. Parris ne sait plus quoi faire, d'autant qu'il a lui-même surpris Betty et Abigaïl se livrer à une étrange danse, nues, dans une clairière, en pleine nuit, assistées de Tituba, leur esclave noire. La rumeur se répand comme une trainée de poudre, et bientôt des femmes sont arrêtées. Par dizaines. le soupçon est jeté même sur les plus respectables d'entre elles. Vous avez gardé une poupée alors que vous n'avez pas d'enfant? Vous n'êtes pas allé à la messe dimanche dernier? Vous voilà sur le banc des accusées…
Epoustouflant. En peu de mot, peu de pages, Arthur Miller parvient à créer une tension étonnante qui ne fait que grandir. Dès les premières pages, nous sommes plongés dans un drame familial dont le révérend se serait bien passé. Et peu à peu, les voiles se lèvent, et si nombreux sont ceux qui affirment qu'Abigaïl, la première accusatrice, a tout soigneusement orchestré pour se venger de John Proctor, dont elle a été la maitresse et dont elle veut faire accuser la femme, la vindicte populaire et puritaine se met en marche de manière inéluctable, montrant que tout le monde peut finalement être considéré comme suspect aux yeux de la loi de Dieu. Les transes des accusées, les peurs et les pressions qu'elles subissent, l'extrême tension des interrogatoires, cette pièce fait froid dans le dos un peu plus à chaque page. La pièce prend d'autant plus de sens quand on sait que Miller l'a écrit en plein MacCarthisme, et qu'elle peut finalement s'appliquer à toute situation de psychose collective où dénoncer son voisin vous permettra de rester en vie.
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Ziliz
  11 mars 2012
Arthur Miller relate le véritable châtiment de prétendues sorcières près de Salem (Massachusetts) à la fin du XVIIe siècle. L'idée est bien sûr de confronter cette "crise d'hystérie puritaine" à celle qui sévit aux Etats-Unis contre les communistes/espions (ou supposés tels) lorsque Miller écrit cette pièce, en 1952, en pleine guerre froide.

Les comportements humains aberrants décrits ici sont transposables au maccarthysme, mais aussi à n'importe quel phénomène de rumeur, de suspicion, de paranoïa collective, de chaos. L'individu, libéré de certaines saines entraves peut se laisser aller, dénoncer impunément son voisin, son ennemi, son rival, par vengeance, peur, lâcheté, intérêt financier.
La pièce de Miller met en outre en évidence les paradoxes des religions, la difficulté d'en appliquer les principes de manière cohérente, tant les hommes les ont réécrits, remaniés, différemment interprétés au gré des besoins.

Bref, tout cela est très intéressant, mais... j'émets une réserve sur le style. Ce texte m'a semblé aussi difficile à suivre que 'Mort d'un commis voyageur' du même auteur (au moins sur le premier acte), en raison de la pléthore de personnages, qui, de surcroît, entrent en scène et sortent du décor sans que cela soit clairement signifié dans la structure théâtrale.

Notons que cette pièce fut traduite et adaptée en France par Marcel Aymé, dès 1955, et que l'on y trouve parmi les acteurs principaux Montand et Signoret (ayant pris parti en faveur des époux Rosenberg quelque temps plus tôt).
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   14 avril 2019
HALE, étonné
Mon enfant... Vous sentez-vous mieux maintenant ? (Abigaïl halète et le regarde sans pouvoir parler.) Je vous ai vue regarder fixement quelque chose. Qu'avez-vous vu ?
ABIGAÏL
Une femme qu'il me semble avoir déjà vue, mais que son visage grimaçant m'a empêchée de reconnaître.
HALE
Dites-moi, cette femme n'a-t-elle pas craché ?
ABIGAÏL
Si, justement ! Elle a eu à l'adresse de Tituba un geste de menace et, avant de disparaître dans la muraille, elle a craché sur cette croix. (Tournant le dos à tous, Abigaïl porte la main à sa bouche et, allant au mur, décroche la croix de bois noire.) Oh ! sur la croix... Monsieur Hale... il y a encore de la salive !
HALE, il prend la croix et, solennel, s'adresse aux Putnam et à Parris.
Voilà le signe que j'attendais, le signe matériel, indéniable, du passage de Satan dans cette maison. Et ce signe, vous pourrez dire que vous l'avez vu.
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ZilizZiliz   09 mars 2012
Je vous en prie, femme, insistez pour que votre mari avoue. Laissez-le mentir. Ne tremblez-pas devant le jugement de Dieu, car il se peut que Dieu punisse les menteurs, mais Il sera sans miséricorde pour ceux qui auront fait abandon de leur vie par orgueil. (p. 218)
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jujusorel75jujusorel75   26 février 2015
Monsieur, je ne suis pas instruite et je ne vois pas très clair dans toutes vos raisons. Pourtant, il me semble qu'en cherchant un accommodement à mi-chemin de l'injustice et de la pitié, vous trahissez la cause des innocents, vous restez dans le camp des meurtriers.
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TheAustenGirl33364TheAustenGirl33364   28 juillet 2013
Parce que c'est mon nom. Parce que je n'en aurai pas d'autre dans la vie. Parce que je ne suis pas digne de la poussière qu'ont soulevée les pieds de ceux qui sont pendus. Comment pourrais-je vivre sans mon nom ? Je vous ai donné mon âme, laissez-moi mon nom.
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Marti94Marti94   07 avril 2018
Rébecca Nurse, votre observation est aussi sage que fondée. Je n’en suis que plus à l’aise pour vous affirmer qu’il n’y a, en la circonstance, aucun risque d’erreur. Car, dans ces livres, le diable est mis à nu, dépouillé de tous les déguisements qu’il peut prendre. Ici sont tous vos esprits familiers, incubes et succubes, vos sorcières qui vont par la lande, dans l’air et dans l’eau, vos enchanteurs de la nuit et du jour. S’il est parmi nous, je le trouverai et je jure de l’écraser, cette fois, pour de bon.
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Videos de Arthur Miller (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arthur Miller
En avril 2019, Luz plonge au c?ur de l'industrie du mensonge d'Hollywood ! The Misfits est l?un des films les plus emblématiques de l?histoire du cinéma. En 1960, il réunit Marylin Monroe, Clark Gable, Montgomery Clift, John Huston & Arthur Miller dans les déserts du Nevada. En s?emparant de ce mythe, Luz raconte l?envers du décor et livre un grand ouvrage sur la tragédie du mensonge.
« J?ai vu une vingtaine de fois The Misfits. L?obsession pour le film de John Huston de 1961 a crû en moi jusqu?à envahir des pages et des pages. Un vrai-faux western traversé en son sein par la tragédie du mensonge. Mais, si le mensonge trahit, aveugle ou dévore, il est parfois le seul moyen permettant à la réalité de se révéler. Malgré son tournage erratique ou sa relecture crépusculaire, The Misfits m?est apparu comme l?une des plus grande ?uvre cinématographique de vérité. Non pas de l?ordre du « cinéma-vérité », mais vers le désordre d?un « cinéma-vrai », reflet de la condition humaine de tous ses protagonistes. Jusqu?à la fabrication du mensonge même de l?industrie d?Hollywood. Au c?ur, aujourd?hui encore, de celui-ci : Marilyn. » Luz
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