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Cécile Deniard (Traducteur)
ISBN : 2757820192
Éditeur : Points (25/11/2010)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 41 notes)
Résumé :
A cinquante ans, Pippa Lee apparaît à tous ceux qui la connaissent comme "une des dames les plus charmantes, les plus gentilles, les plus adorables, les plus simples et les plus rassurantes qu'ils aient jamais vues". Épouse parfaite, mère dévouée, hôtesse accomplie et sereine, elle semble avoir tout pour être heureuse. Mais lorsqu'elle et Herb, son mari octogénaire, quittent New York pour s'installer dans une luxueuse banlieue pour retraités, cette belle façade se f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
SeverineB
  02 juin 2013
J'avais vu le film, forcément, un film avec Robin Wright (à l'époque encore Penn), je me manque pas. Cette femme a ce je ne sais quoi de fort et fragile à la fois, une beauté extérieure bien sûr mais pas que, une des rares femmes qui a passé la quarantaine sans respirer le Botox et le Collagène à plein nez. Bref, je te l'avoue : je suis un peu beaucoup amoureuse de Robin. Et, cerise sur le cupcake, dans le film, il y a Keanu également.
Seulement, je suis atteinte d'un dysfonctionnement (oui, un de plus) : bien qu'ayant globalement une assez bonne mémoire, je suis incapable de me souvenir des détails d'une intrigue plus de 3 mois que ce soit pour un film ou un livre. Au delà de cette période, voire même avant, tout disparaît dans une brume amnésique où je ne me souviens plus que de l'impression générale que m'a laissé l'histoire. En résumé, je ne me souviens que d'une chose : si j'ai aimé ou pas. Remarque, cela a aussi ses avantages : je suis capable de voir et revoir un film sans me lasser (oui, comme tes enfants lorsqu'ils étaient petits et repassaient en boucle le Petit Dinosaure). Tout ceci pour te dire que j'avais vu le film, je me souvenais l'avoir aimé et du coup, j'ai acheté le livre.
Et bien, même comme ça, je ne me suis pas souvenue exactement du film (alzheimer, me voilà) mais bon, ayant fini le livre depuis une dizaine de jours, je vais quand même pouvoir t"en parler. Pippa, la cinquantaine, est mariée avec Herb qui a dépassé les 80 ans. Ils quittent les fastes d'une vie new-yorkaise (Herb est un réputé éditeur) et vont s'installer dans un lotissement pour retraités fortunés. Dans cet environnement, Pippa fait figure de jeunette. le livre commence donc dans cette ambiance "fin de règne" où il semble que rien ne peut plus arriver, que le temps va se dérouler sans heurts. Pippa est l'épouse et la mère idéale, calme, serine, entièrement dévouée aux siens mais on sent que ce n'est que la surface, qu'il y a dessous plus de remous, de complexité Et puis, soudainement, Chris, le fils d'une voisine, d'une trentaine d'année, débarque dans le lotissement et sert du grain se sable qui va enrayer la machine. On va alors remonter dans la jeunesse de Pippa, et suivre son cheminement jusqu'à présent. Et je n'en dirai pas plus si ce n'est que j'ai beaucoup aimé ce roman qui raconte une vie ou plutôt les vies dans une vie, qu'au final, la vie continue et peut emprunter de multiples voies et ce, jusqu'à la fin. Et après avoir passé la quarantaine, je t'avoue que c'est réconfortant lorsqu'on se sent d'humeur un peu terne.

Lien : http://sevandco.canalblog.com
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fanfan50
  02 novembre 2014
Quelle idée pour Pippa à 50 ans à peine d'aller avec son mari dans Papyland, un lotissement consacré au troisième âge ! Bien sûr, elle déprime fortement et se remémore son enfance, ses liens chaotiques avec sa mère et le début de sa vie d'adulte assez dissipée dans l'alcool et la drogue, les amours de passage - une vie hippie qui se termine brutalement par sa rencontre avec Herb, un homme de trente ans son aîné mais si séduisant ! Elle mène alors une vie rangée d'épouse modèle jusqu'à leur arrivée, Herb et elle, dans ce centre de gériatrie luxueux à l'américaine avec tout le confort inimaginable pour les retraités argentés de la haute société newyorkaise. Elle s'y ennuie très certainement et tout son passé revient en surface. Elle fait des crises de somnanbulisme que le Dr consulté prend à la légère. La fin est surprenante mais oh combien, plaisante pour elle... J'ai aimé.
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BMR
  20 mars 2010
On avait été charmés par le film récent que Rebecca Miller (la fille d'Arthur) avait tiré de son propre livre : Les vies privées de Pippa Lee.
Comme il n'est pas si fréquent de voir un auteur adapter au ciné ses propres romans, on avait eu envie de lire le roman original.
Verdict : plaisir redoublé à la relecture de cette histoire, même quelques semaines seulement après le film.
L'histoire d'une femme qui arrive à la cinquantaine, femme au foyer parfaite, mariée avec Herb Lee, un successfull éditeur ... de trente ans de plus qu'elle.
À l'approche des 80 ans de son mari, ils emménagent dans une banlieue pour personnes âgées (on est aux US) qu'elle surnomme Papyland.
Les premières pages pourraient faire penser à un roman américain gnangnan décrivant avec forces détails (et beaucoup d'humour) la vie des riches.
Mais Rebecca Miller ne s'en contente pas.
Car Pippa Lee tourne en rond dans sa belle maison aux côtés de son mari vieillissant, trop vite ou pas assez, c'est selon. Elle se met à faire des crises de somnambulisme.
Et Rebecca Miller nous emmène alors à la recherche de son passé.
La mère possessive constamment speedée aux amphèt's, le père pasteur, la tante Trish lesbienne et son amie Kat fétichiste, ...
La rencontre avec Herb Lee (elle avait vingt ans, lui cinquante), le mariage ...
La fréquentation des amis artistes de Herb ...
Ensuite jusqu'à Papyland, la boucle est bouclée.
L'écriture est fluide et agréable et Rebecca Miller parsème le parcours de Pippa Lee de petits grains de folies, des petits grains de poivre qui lui donnent moult occasions de très belles pages.
Le papillon Pipa des folles années 70 était rentré trop sagement dans son cocon : la très belle fin de l'histoire lui permettra d'éclore à nouveau.
Un très beau portrait de femme, à l'écran comme sur le papier.
Un livre qui devrait plaire au plus grand nombre et tout autant satisfaire les lecteurs exigeants.
Ceux qui étaient restés sous le charme du film peuvent se replonger confiants dans le bouquin : plaisir garanti.
Les autres ont l'occasion de se rattraper !
Quand à nous, noius voici condamnés à revoir le film qui vient de sortir en DVD !
Un livre où l'on découvre qu'à cinquante ans on peut encore mettre le bazar dans la classe du cours de poterie de Madame Mankevitz.

Lien : http://bmr-mam.over-blog.com..
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Aela
  22 janvier 2011
Ecrit par Rebecca Miller, la fille de..Arthur Miller..c'est l'histoire d'une dame charmante d'une cinquantaine d'années qui a eu une jeunesse difficile et qui est entièrement dévouée à sa famille. Epouse parfaite, mère dévouée, elle semble avoir tout pour être heureuse. Mais elle vit très mal l'installation dans une luxueuse banlieue que lui impose son mari octogénaire..Elle est déchirée entre son désir de sécurité affective et son besoin de liberté..Un certain visage de l'Amérique apparaît ici, avec son instrumentalisation de la femme et une certaine hypocrisie..La petite phrase clé du roman, dans la bouche de l'héroïne: "Mais le mariage ne fonctionne que parce que nous y mettons de la volonté. Si tu laisses à l'amour le soin de tout faire tenir, ce n'est pas la peine d'y penser. L'amour va et vient au gré du vent, d'une minute à l'autre.
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MadameTapioca
  23 mai 2017
Un livre que j'ai beaucoup aimé. Au début, on pense avoir à faire à un personnage de de série américaine ou être dans un roman d'Alison Lurie. La résidence, les voisins, le milieu littéraire, les repas, les amis intellectuels…. Sauf que Pippa va remonter le cours de sa vie et tout ressurgit : une mère shootée aux amphétamines, des relations mère-fille difficiles qui se transmettent d'une génération à l'autre, une jeunesse baignée dans les abus des 70'. "Les vies privées de Pippa Lee" rappelle à toutes que la vie ne s'arrête pas à 50 ans, et qu'il n'est jamais trop tard pour (re)vivre. le roman parle entre autre de cette seconde vie, une fois les enfants partis. du réveil de la femme et du besoin de laisser s'exprimer sa liberté et sa sensualité.
Un livre aussi sur la complexité et la multiplicité de chaque personne.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
fanfan50fanfan50   02 novembre 2014
Pippa écouta l'histoire de Chris, captivée. Lorsqu'il eu fini, il prit une bouchée de toast.
"A quoi vous pensez ? demanda-t-il.
- A rien.
- Dites.
- je me disais juste que vous aviez l'air très intelligent et que c'était dommage... que vous n'ayez jamais choisi un métier qui vous tienne à coeur. Ca vous faciliterait tellement la vie." Pourquoi avait-elle dit ça? Tant de sentiments (inquiétude, identification, admiration) l'avaient traversée pendant son récit. Mais, comme d'habitude, elle avait dit la seule chose qui lui donnait l'air d'une ménagère matérialiste.
Chris s'adossa à sa banquette et la regarda. La surprise, la peine, puis la colère se lurent sur son visage en une succession que Pippa trouva alarmante. "D'accord, dit-il. Bien, merci.
- Je ne voulais pas vous vexer.
- Je vous suggère de retourner à cette petite vie que vous vous êtes fabriquée. Je suis sûr que vous êtes très heureuse sous toute cette détresse."
Pippa serra son sac contre sa poitrine, se glissa hors de la banquette, le coeur battant dans les oreilles. Il s'était remis à manger.
"Vous avez raison, vous savez, dit-elle? Vous êtes un trouduc.
- Je vous l'avais dit." Il se voûta au-dessus de ses dernières frites maison, agita sa fourchette. "On se revoit dans quelques pets", conclut-il gaiement en prenant une bouchée.
Elle était déjà derrière lui et s'arrêta pour se retourner, stupéfaite. Puis elle regagna sa voiture en tremblant. Mais une fois qu'elle fut à bord, elle éclata de rire. Elle rit si fort qu'elle dut essuyer les larmes de ses yeux.
Lorsqu'elle rentra à la maison, elle prépara des spanakopitas pour Herb en repliant soigneusement des feuilles de brick autour d'un mélange de feta et d'épinards. Puis elle s'assit dans une chaise longue inclinable sur la terrasse pour siroter un grand verre de jus de grenade. Herb était au bureau. Il était plus d'une heure, il n'allait pas tarder.
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BMRBMR   20 mars 2010
[...] J'étais cependant rongée par un insécurité lancinante concernant l'amour de Herb pour moi. presque invariablement, le même rêve éveillé empoisonné s'insinuait dans mes pensées lorsque je promenais les enfants dans le parc pour essayer de les endormir dans leur poussette après le déjeuner. Les détails du fantasme variaient, mais l'idée restait la même : je trouve une lettre. Je trouve un foulard. Je trouve des sous-vêtements. Je surprends Herb en compagnie de sa maîtresse dans notre appartement. Je les surprends dans la maison de la plage. Je les surprends dans le parc en promenant les jumeaux. Elle est toujours brune, grande, pulpeuse, plus intelligente que moi. Je sanglote. Je me désole. J'accuse. Je défie. Il me quitte.
Je me laissais tellement absorber par ces scénarios de trahison et d'abandon que je ne savais plus très bien où j'étais. Un jour où je marchais dans Central Park en m'imaginant morigéner Herb pendant que sa sublime maîtresse tirait sur elle les draps de la chambre d'amis, une dame d'une soixantaine d'années m'aborda. « Mme Lee ? » Je la regardais, déconcertée. Elle avait un nez pointu, des petits yeux noirs sympathiques. Elle était anglaise. Ce fut alors que je m'aperçus que j'avais des larmes sur le visage. Je souris, gênée, et les essuyai. Elle se présenta sous le nom de Miranda Lee,. La première femme de Herb ! Elle avait vu une photo de moi à ses côtés dans une réunion de bienfaisance. Elle voulait me saluer. Elle était devenue psychothérapeute. J'aurais dû prendre sa carte. Au lieu de cela, nous bavardâmes sur un banc du parc pendant que les jumeaux dormaient. C'était une femme intelligente et plein d'humour, surtout à propos de Herb. Quand elle parlait de lui, c'était avec un air amusé et condescendant, comme s'il s'agissait d'un enfant pas sage. Elle dégageait une impression de solitude mais sans trace d'amertume. Cette solitude semblait simplement faire partie de sa vie, comme une chose qu'elle acceptait, chérissait même. Depuis le divorce, elle avait réussi beaucoup de choses. Elle avait un cabinet florissant et deux fils avec qui elle s'entendait à merveille, elle menait une vie sociale animée, allait à l'opéra.
Lorsque nous nous séparâmes, elle me dit que j'avais l'air de quelqu'un d'adorable. Puis elle ajouta : « Prenez soin de vous, Pippa. » Elle me regarda droit dans les yeux en disant cela. Je fus troublée de son avertissement et quelque peu insultée, pour Herb et pour moi, mais ses paroles ne me quittèrent plus. De ce jour, je bannis de mes pensées le fantasme de l'infidélité de Herb. Il me fallut beaucoup de discipline, mais je réussis à le chasser presque chaque fois qu'il commençait à se dérouler dans ma tête, jusqu'à finir par me débarrasser tout à fait de cette habitude. Je m'exerçai à avoir confiance en Herb.
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fanfan50fanfan50   02 novembre 2014
De retour à Orchard Street, Terry était maintenant à la colle avec l'impassible Craig et j'héritai donc de sa chambre, qu'elle avait repeinte en brun-rouge lors d'une crise de jalousie des années avant que je sois adoptée par le groupe. Autrefois, quand le Lower East Side était un quartier juif, ce loft était un atelier dédié à la confection de gaines pour dames et où, à n'en pas douter, s'entassaient des femmes et des enfants aux yeux caves qui passaient leur vie à coudre épaule contre épaule pour des salaires de misère. Mais les temps avaient changé. Le quartier était désormais aux mains de résidents latinos installés de longue date, de quelques artistes désespérément en quête de faibles loyers et bien sûr de toxicos.
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BMRBMR   20 mars 2010
[...] Voilà ce à quoi nous n'avions pas pensé : un après-midi, tante Trish rentra du travail avec la fièvre. Elle fit tourner la clé dans la serrure, entendit Gladys Knight à fond dans sa chambre, entra en toute hâte et me trouva menottée au lit avec la jupe d'une robe à crinoline rose sur la tête, fessée par Shelly sous l'objectif de Kat qui criait « Super ! Recommence. On ne bouge plus. Génial ! Magnifique ! » Tante Trish était là, blême, tremblante et horrifiée, lorsque je me retournais et la vis. Je partis l'après-midi même, pendant que Tante Trish soignait sa grippe en dormant après avoir appelé la police et vu la femme qu'elle aimait fuir son appartement.
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LuuinaLuuina   03 octobre 2016
En règle générale, elle évitait de le regarder quand il dormait. Les yeux hermétiquement fermés, la bouche relâchée, il avait l'air d'un très vieil homme, fragile. Elle se détourna et se leva.
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Videos de Rebecca Miller (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rebecca Miller
Fannie, étudiante, lit un extrait de "Les Vies privées de Pippa Lee" de Rebecca Miller (Seuil, 2009) Dans le cadre de "A vous de lire !" © Des auteurs aux lecteurs, 2010
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