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EAN : SIE133670_623
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Peindre c'est aimer à nouveau :

Ecrire est la seule activité qui ait jamais paru à Henry Miner digne que l'on y consacre son temps, la Providence ou à son défaut le système D se chargeant de pourvoir aux nécessités accessoires. Mais si ardemment que brûle en lui le feu sacré, il connaît des passages à vide, où les mots semblent perdre leur sens et la vie toute substance.
Son esprit infatigable, « bourdonnant >, a découvert dans un de ces moment... >Voir plus
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   27 mai 2011
Quand je repense à l'année 1928, l'année où j'ai fait mes premières aquarelles, il me semble que si je n'avais pas découvert cet exutoire, je serais devenu fou. Mon oeuvre écrite ne me menait nulle part, ma vie domestique était des plus désordonnées et mes capacités à mendier réduites à zéro. Quand je découvrais les ressources de ma main gauche, ("la main gauche est la main du rêve"), je fus d'une activité débordante. Je me mis à peindre le matin, le midi, et le soir, et quand j'étais à court de peinture, j'utilisais des crayons, du fusain ou des morceaux de charbon. (Le papier de boucherie tâché de sang donne toujours des effets surprenants avec du charbon.) Mon esprit était toujours actif, car je voyais tout sous un jour nouveau, mais j'avais l'impression de peindre avec une partie cachée de mon être. Mon esprit ne cessait pas de bourdonner, comme une roue qui continue à tourner quand on la lâche, mais il n'était plus ivre et épuisé comme après quelques heures d'écriture. En jouant, (cela n'a jamais été pour moi un vrai travail), je sifflais, je fredonnais, je dansais d'un pied sur l'autre, et je me parlais à moi-même.
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nadejdanadejda   27 mai 2011
Peindre, c'est se remettre à aimer. Pour voir comme le peintre voit, il faut regarder avec les yeux de l'amour. Son amour à lui n'a rien de possessif : le peintre est obligé de partager ce qu'il voit. Le plus souvent il nous fait voir et sentir ce que nous ignorons ou ce contre quoi nous sommes immunisés. Sa manière d'approcher le monde vise à nous dire que rien n'est vil ou hideux, que rien n'est banal, plat ou indigeste si ce n'est notre propre puissance de vision. Voir n'est pas seulement regarder ; ce qu'il faut c'est regarder-voir ; c'est pénétrer du regard et observer.
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TomsolubleTomsoluble   17 janvier 2013
Peindre, c'est se remettre à aimer. Pour voir comme le peintre voit, il faut regarder avec les yeux de l'amour. Son amour à lui n'a rien de possessif: le peintre est obligé de partager ce qu'il voit. Le plus souvent, il nous fait voir et sentir ce que nous ignorons ou ce contre quoi nous sommes immunisés. Sa manière d'approcher le monde vise à nous dire que rien n'est vil ou hideux, que rien n'est banal, plat ou indigeste si ce n'est notre propre puissance de vision. Voir n'est pas seulement regarder; ce qu'il faut, c'est regarder-voir; c'est pénétrer du regard et observer.
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nadejdanadejda   27 mai 2011
La pratique de tout art exige plus qu'un simple savoir-faire. Il ne suffit pas seulement d'aimer ce que l'on fait, il faut encore savoir comment faire l'amour. Dans l'amour, la personne est effacée. Seule compte la personne aimée. Que ce qu'on aime soit une coupe de fruits, une scène pastorale ou l'intérieur d'un bordel importe peu. On doit y être et y être complètement. Avant qu'un sujet puisse être transformé esthétiquement il faut le dévorer et l'absorber. Et si c'est une peinture elle doit exhaler l'extase.
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nadejdanadejda   27 mai 2011
Chez les peintres comme chez les écrivains, on trouve ceux qui s'accrochent à leurs armes et qui suivent la trace comme de bons limiers et ceux qui s'installent comme des oiseaux de proie sur une corniche ou sur un surplomb imaginaires prêts à fondre sur l'incident heureux qui les amènera à un port inconnu dont ils n'avaient jamais rêvé. Et chacun dans la mesure où il suit la pente de sa nature, parle une langue différente des autres.
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Vidéo de Henry Miller
Henry Miller : Le Colosse de Maroussi (Extraits) [France Culture / Le Feuilleton]. Série de cinq épisodes de l'émission “Fictions / Le Feuilleton”, diffusés sur France Culture du 29 février au 4 mars 2016. « En Grèce, on a envie de se baigner dans le ciel. » Henry Miller. © Photograph by Larry Colwell/Anthony Barboza/Getty. Traduction : Georges Belmont. Réalisation : Etienne Vallès. Conseillère littéraire Emmanuelle Chevrière. Texte dit par Olivier Claverie. Prise de son et mixage : Olivier Dupré. Assistance technique et montage : Nicolas Depas Graf, Clotilde Thomas. Assistante à la réalisation : Louise Loubrieu. Production : Blandine Masson. “Le Colosse de Maroussi” d’Henry Miller est publié aux éditions Buchet-Chastel. « Ce n’est pas un hasard si ce pays a été de tous temps la terre des héros et des poètes, la terre où l’homme était l’égal des dieux et où les dieux eux-mêmes prenaient stature humaine. » (in “Le Colosse de Maroussi”) : portrait de la Grèce par l'écrivain américain Henry Miller. Henry Miller, célèbre écrivain américain, né en 1891, auteur entre autres de la trilogie “Plexus”, “Nexus”, “Sexus” et des “Tropiques”, écrit “Le Colosse de Maroussi” à la fin d'un voyage en Grèce qu'il fait en 1939, en quelque sorte ses premières vacances depuis plus de vingt ans, une parenthèse dans une vie jusque-là tumultueuse, scandée par de nombreuses ruptures et controverses. Le livre sera publié en 1941 et magnifiquement traduit en français par Georges Belmont en 1958. Miller le considérait à la fin de sa vie comme “son meilleur livre”. Il constitue, sur un mode autobiographique propre à l'auteur, la chronique d'une rencontre avec un pays, une nature et ses habitants. C'est sa réponse au “choc” qu'a constitué pour lui ce voyage. Cette découverte de la Grèce s'établit en contraste avec une Amérique honnie, qu'il avait quittée huit ans auparavant, et avec un exil français difficile, impécunieux, chaotique. Le texte se présente, au-delà du récit et de la chronique, comme un essai brillant, truculent et impertinent, contrasté dans ses thématiques, son style et son propos. Le voyage de Miller en Grèce est dû au hasard de l'invitation d'un de ses plus fidèles amis, Lawrence Durrell. Le choc, l'éblouissement que lui procurent la découverte de la Grèce constituent la trame constante du récit, qui alterne anecdotes, portraits, considérations philosophiques, digressions diverses. Il a été écrit, un peu à la manière d'un journal, pendant le séjour, entre 1939 et 1940, et terminé juste après, lors de son retour aux USA, à New-York, en 1940. “Le Colosse de Maroussi” est un des textes de Miller les plus empreints de métaphysique et de religiosité, mais ses développements sont à interpréter dans une acception poétique et dans une tonalité qui nous dresse avant toute chose “le portrait d'un pays”. Quelle que soit notre propre sensibilité, notre rapport à la métaphysique, à la religiosité ou au mysticisme, le bouleversement de l'écrivain devant ce qu'il voit ou ressent s'y découvre de manière explicite, directe, vivante, dans une intimité constante. C'est sa manière d'honorer tout un peuple et de nombreux personnages hauts en couleur, d'une humanité bouleversante (dont Séfériadès, alias Georges Séféris ou Katsimbalis, le Colosse) et, dans le même mouvement, de peindre la beauté de la nature ou celle des sites archéologiques. L'expérience de la Grèce constitue pour Miller, à 48 ans, un tournant profond dans sa carrière d'écrivain. 0:00 1) Le départ, Athènes 23:58 2) Corfou, Calami, Athènes 48:09 3) Séfériadès (Georges Séféris), Poros 1:12:07 4) Hydra, Nauplie, Epidaure 1:36:36 5) Le retour Source : France Culture
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